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écriture inclusive

  • Le masculin l’emporte-t-il sur le féminin ?

    Dernier avatar du débat autour de la langue française, un manifeste de 314 enseignants publié par Slate qui proclame « Nous n'enseignerons plus que « le masculin l'emporte sur le féminin ». Une prise de position qui rejoint la campagne actuelle dans les médias pour « l’écriture inclusive ». Vous n’êtes pas au courant ? Pourtant depuis plusieurs mois les médias s’enflamment pour ce nouveau sujet de controverse.

    Un site lui est même dédié qui explique « L'écriture inclusive désigne l'ensemble des attentions graphiques et syntaxiques permettant d'assurer une égalité des représentations entre les femmes et les hommes», et le site (où il est possible de télécharger un manuel d’utilisation) de formuler des propositions :

    « Accorder en genre les noms de fonctions, grades, métiers et titres

    Exemples : "présidente", "directrice", "chroniqueuse", "professeure", "intervenante", etc.

    User du féminin et du masculin, par la double flexion, l'épicène ou le point milieu

    Exemples : "elles et ils font", "les membres", "les candidat·e·s à la Présidence de la République", etc.

    Ne plus mettre de majuscule de prestige à "Homme"

    Exemple : "droits humains" ou "droits de la personne humaine" plutôt que "droits de l'Homme"

    Pour l’instant en dehors d’une prise de position de l’Académie française qui y voit une "mise en péril mortel de la langue française", et de Bernard Pivot qui la juge « insupportable », peu d’écrivains ont émit un avis mais nul doute qu’ils apporteront leur point de vue sur une pratique qui risque de changer considérablement leur mode d’écriture.

    D’autant plus que l’usage de l’écriture inclusive se double d’un débat de société. L’académicienne Dominique Bona estime sur France Culture que : « Nous sommes quatre académiciennes, et toutes les quatre, nous pensons que la liberté et l’égalité des femmes ne passent pas par le massacre de la langue française. Ce n’est pas en la compliquant, en la rendant pour le moins illisible, qu’on obtiendra un progrès de la condition féminine. La condition féminine n’a rien à voir avec tout ça, et je crois que c’est une mauvaise idée. Je crois que la langue française est belle par la clarté, par la limpidité, donc c’est vraiment tout à fait dommage de penser à la compliquer. »

    Certains font remarquer que les règles concernant l’orthographe et la grammaire ont toujours été évolutives comme l’explique François Reynaert, journaliste à l’Obs dans la vidéo ci-dessous :

    Obs Inclusive.png

    Une chose est certaine, ces polémiques autour de la langue démontrent que celle-ci reste bien vivante et digne d'intérêt.

    Une émission sur France Inter.

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