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Livre numérique

  • Partout le long combat des libraires pour exister

    La bonne nouvelle pour commencer cette nouvelle année 2019 nous vient de Belgique, « Les libraires grignotent des parts de marché à Amazon » titre Le Soir. Le quotidien explique que c’est grâce à la plateforme Librel, que les libraires indépendants de Wallonie-Bruxelles ont vendu dix mille e-books en un an. Une petite part de marché, 6%, mais qui démontre qu’on peut faire évoluer les achats des lecteurs, y compris dans le domaine du numérique, vers les libraires. Le Soir rajoute « Alors que Librel.be n’est opérationnelle que depuis mars 2015, les (près de) 10.000 livres numériques vendus sur la dernière année représente malgré tout un signal encourageant. » Une tendance étudiée par Ipsos qui constate que « Librel.be convainc en particulier lecteurs jeunes (25-34 ans), bruxellois et issus classes sociales supérieures. » Un sondage est trop réduit pour être fiable écrit le journal, mais ces chiffres de vente permettent à Philippe Goffe, de la Librairie Graffiti, à Waterloo, et administrateur de Librel.be, de confirmer un succès pour les livres de fantasy, de romance, et des livres d’actualité ».

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    La mauvaise nouvelle nous vient d’outre Atlantique, où, nous apprend le site Actualitté, en moins de dix ans les États-Unis ont perdu près de la moitié de leurs libraires. Une situation qui touche aussi les personnels car ce secteur de l'économie américaine est celui qui a perdu le plus d'emplois entre 2008 et 2017. Le site spécialisé précise également « Les activités annexes à l'impression en prennent aussi un coup : tout ce qui concerne la reliure, la gravure ou encore le gaufrage fait les frais d'une baisse de l'utilisation du papier et de l'imprimé. On compte 23.920 employés dans le secteur, une baisse de 44,2 % par rapport à 2008. » Dans ce pays 48% des achats de livre en ligne passent par Amazon (Livres Hebdo).

    Heureusement un autre article d’Actualitté révèle que les librairies indépendantes américaines ont connu une bonne année 2018 : « Dans un courrier envoyé aux membres de l'association et consulté par Publishers Weekly, le président de l'American Booksellers Association (ABA), Oren Teicher, s'est réjoui d'une croissance des ventes d'environ 5 % par rapport à celles de l'année précédente. D'après lui, l'une des explications derrière cette bonne année 2018 réside dans une meilleure collaboration entre les libraires et les éditeurs. »

    Mes meilleurs vœux pour 2019 à tous les lecteurs et lectrices de ce blog.

  • De l'auto-édition, de la pub à la télé, et un robot pour les livres

    L’auto-édition numérique

    « Librinova publie, accompagne et valorise tous les écrivains... qui deviendront peut-être les grands auteurs de demain ! Nous sommes convaincus que tous les livres méritent d'être lus et avons à cœur d'accompagner nos auteurs au mieux pour qu'ils puissent vivre pleinement la belle aventure de l'édition », annonce ce nouveau partenaire de l’auto-édition. Parmi les services proposés un « Pack publication numérique » qui donne accès à plus de 200 librairies en ligne et comprend : la création du livre numérique aux formats, la commercialisation sur 200 librairies en ligne pendant 1 an, un outil de création de couverture standard, un référencement sur la Plateforme Editeurs de Librinova, et, à partir de 1 000 exemplaires, l’Intégration du « Programme Agent littéraire ». Le site de Librinova.

    Pas de pub télé pour les livres

    « Pourquoi il n’y a et n’y aura pas de pub pour les livres à la télévision » titre Slate.fr précisant que le législateur l’interdit depuis 1992. L’article cite Arash Derambarsh, élu politique, ancien directeur de collection au Cherche Midi, très engagé sur cette question et qui regrette ce choix : « Cela bénéficierait aux auteurs, aux éditeurs et aux lecteurs, qui entendraient ainsi parler de tous les livres, et pas seulement de ceux qu’on leur impose dans les médias, parfois par complaisance ou amitié ». Un objectif qui ne séduit pas forcément les professionnels cités dans l’article se terminant par ce constat : « Dès lors, l’enjeu pour le monde du livre ne serait, peut-être, pas tant l’accès à de nouvelles plateformes publicitaires, qu’une sélection accrue des ouvrages, de manière à pouvoir leur offrir à tous de vraies chances de percer. »

    Un robot pour les livres

    Livres Hebdo a consacré un article à Gutenberg One, un robot de fabrication de livres conçu par Hubert Pédurand. Celui-ci « fonctionne avec un bras polyarticulé, auquel le créateur a « appris les gestes du métier : massicoter, plier, brocher, etc. ». « Le moteur d’impression réalise à la fois l’intérieur et la couverture du livre » et occupe 2m2 au sol, précise –t-il. Cette installation est destinée à fonctionner dans des « corners » placés en librairies, bibliothèques, ou dans des magasins dédiés. Une première démonstration devrait avoir lieu le 5 décembre en Alsace, et le modèle économique sera précisé lors de la présentation publique du robot prévue en mars 2019, au cours du salon Livre Paris.

    Gutenberg One, Hubert Pédurand, Slate.fr, Arash Derambarsh, Librinova,

  • Quel avis sur les livres ?

    Les commentaires des Internautes favorisent-ils la commercialisation des livres cités ? La question se pose à nouveau avec le problème soulevé par Actualitté.com qui reprend un article de The Bookseller.

    Actualitté explique : « Amazon semble avoir envoyé aux oubliettes des centaines de critiques postées sur les pages de livres, sans raison apparente. L'auteure Isabella May a ainsi vécu « une semaine de l'enfer » au cours de laquelle ont disparu plusieurs critiques relatives à ses deux romans. Et pour une auteure indépendante comme elle, la disparition de critiques équivaut à une perte majeure de visibilité et de crédibilité. L'auteure a vu engloutie une dizaine de critiques en une semaine, et ces disparitions l'inquiètent alors que son éditeur, l'indépendant Crooked Cat Books, « compte uniquement sur Amazon » pour les ventes en ligne. »

    En cause, la teneur trop souvent positive des commentaires soupçonnés d’être des avis de complaisance, mais plus pernicieux, la raison pourrait être la concurrence de ces livres avec ceux édités par les maisons d’édition liées… à Amazon.

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    Si Amazon justifie cette situation par des « problèmes techniques », le bon sens reste la meilleure méthode pour faire le tri dans les commentaires. L’argumentation du rédacteur, ses impressions, bonnes ou mauvaises, peuvent attiser notre curiosité et nous pousser à en connaître plus sur l’auteur-e, ou le contenu du livre. Certains sites non professionnels - Critique Livre - demandent aux commentateurs-trices de s’inscrire en mentionnant leur adresse e-mail (non publiée) et attribuent un mot de passe ce qui assure une certaine traçabilité.

    Et pourquoi ne pas faire tout simplement appel à l’avis des lecteurs avertis que sont les libraires. De plus en plus nombreux sont ceux qui présentent dans leurs rayons les ouvrages avec une note de lecture, ou les publient sur leur site Internet à l’image de la librairie Mollat à Bordeaux qui proposes ses blogs de libraires, ou Sauramps à Montpellier avec les plus classiques « Coups de cœur ».

    Terminons en laissant la parole à Tom Joad qui laisse se message sur Actualitté : « Je rêve d'un monde où la qualité des ouvrages serait le principal critère de succès, mais il ne faut pas rêver. Nous sommes dans un monde capitaliste d'offre et de demande, les auteurs sont aussi bien considérés que tous les petits producteurs face aux distributeurs... »

    Photos : Document Librairies Indépendantes en Nouvelle Aquitaine et La Griffe Noire à St Maur.

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