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Livre numérique

  • De l'auto-édition, de la pub à la télé, et un robot pour les livres

    L’auto-édition numérique

    « Librinova publie, accompagne et valorise tous les écrivains... qui deviendront peut-être les grands auteurs de demain ! Nous sommes convaincus que tous les livres méritent d'être lus et avons à cœur d'accompagner nos auteurs au mieux pour qu'ils puissent vivre pleinement la belle aventure de l'édition », annonce ce nouveau partenaire de l’auto-édition. Parmi les services proposés un « Pack publication numérique » qui donne accès à plus de 200 librairies en ligne et comprend : la création du livre numérique aux formats, la commercialisation sur 200 librairies en ligne pendant 1 an, un outil de création de couverture standard, un référencement sur la Plateforme Editeurs de Librinova, et, à partir de 1 000 exemplaires, l’Intégration du « Programme Agent littéraire ». Le site de Librinova.

    Pas de pub télé pour les livres

    « Pourquoi il n’y a et n’y aura pas de pub pour les livres à la télévision » titre Slate.fr précisant que le législateur l’interdit depuis 1992. L’article cite Arash Derambarsh, élu politique, ancien directeur de collection au Cherche Midi, très engagé sur cette question et qui regrette ce choix : « Cela bénéficierait aux auteurs, aux éditeurs et aux lecteurs, qui entendraient ainsi parler de tous les livres, et pas seulement de ceux qu’on leur impose dans les médias, parfois par complaisance ou amitié ». Un objectif qui ne séduit pas forcément les professionnels cités dans l’article se terminant par ce constat : « Dès lors, l’enjeu pour le monde du livre ne serait, peut-être, pas tant l’accès à de nouvelles plateformes publicitaires, qu’une sélection accrue des ouvrages, de manière à pouvoir leur offrir à tous de vraies chances de percer. »

    Un robot pour les livres

    Livres Hebdo a consacré un article à Gutenberg One, un robot de fabrication de livres conçu par Hubert Pédurand. Celui-ci « fonctionne avec un bras polyarticulé, auquel le créateur a « appris les gestes du métier : massicoter, plier, brocher, etc. ». « Le moteur d’impression réalise à la fois l’intérieur et la couverture du livre » et occupe 2m2 au sol, précise –t-il. Cette installation est destinée à fonctionner dans des « corners » placés en librairies, bibliothèques, ou dans des magasins dédiés. Une première démonstration devrait avoir lieu le 5 décembre en Alsace, et le modèle économique sera précisé lors de la présentation publique du robot prévue en mars 2019, au cours du salon Livre Paris.

    Gutenberg One, Hubert Pédurand, Slate.fr, Arash Derambarsh, Librinova,

  • Quel avis sur les livres ?

    Les commentaires des Internautes favorisent-ils la commercialisation des livres cités ? La question se pose à nouveau avec le problème soulevé par Actualitté.com qui reprend un article de The Bookseller.

    Actualitté explique : « Amazon semble avoir envoyé aux oubliettes des centaines de critiques postées sur les pages de livres, sans raison apparente. L'auteure Isabella May a ainsi vécu « une semaine de l'enfer » au cours de laquelle ont disparu plusieurs critiques relatives à ses deux romans. Et pour une auteure indépendante comme elle, la disparition de critiques équivaut à une perte majeure de visibilité et de crédibilité. L'auteure a vu engloutie une dizaine de critiques en une semaine, et ces disparitions l'inquiètent alors que son éditeur, l'indépendant Crooked Cat Books, « compte uniquement sur Amazon » pour les ventes en ligne. »

    En cause, la teneur trop souvent positive des commentaires soupçonnés d’être des avis de complaisance, mais plus pernicieux, la raison pourrait être la concurrence de ces livres avec ceux édités par les maisons d’édition liées… à Amazon.

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    Si Amazon justifie cette situation par des « problèmes techniques », le bon sens reste la meilleure méthode pour faire le tri dans les commentaires. L’argumentation du rédacteur, ses impressions, bonnes ou mauvaises, peuvent attiser notre curiosité et nous pousser à en connaître plus sur l’auteur-e, ou le contenu du livre. Certains sites non professionnels - Critique Livre - demandent aux commentateurs-trices de s’inscrire en mentionnant leur adresse e-mail (non publiée) et attribuent un mot de passe ce qui assure une certaine traçabilité.

    Et pourquoi ne pas faire tout simplement appel à l’avis des lecteurs avertis que sont les libraires. De plus en plus nombreux sont ceux qui présentent dans leurs rayons les ouvrages avec une note de lecture, ou les publient sur leur site Internet à l’image de la librairie Mollat à Bordeaux qui proposes ses blogs de libraires, ou Sauramps à Montpellier avec les plus classiques « Coups de cœur ».

    Terminons en laissant la parole à Tom Joad qui laisse se message sur Actualitté : « Je rêve d'un monde où la qualité des ouvrages serait le principal critère de succès, mais il ne faut pas rêver. Nous sommes dans un monde capitaliste d'offre et de demande, les auteurs sont aussi bien considérés que tous les petits producteurs face aux distributeurs... »

    Photos : Document Librairies Indépendantes en Nouvelle Aquitaine et La Griffe Noire à St Maur.

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  • Livre ou liseuses le duel continue

    Dès son apparition on a annoncé sa disparition programmée, et plusieurs années après on a toujours autant de mal à connaître le nombre de livres numériques désormais en circulation dans le monde.

    De quoi alimenter le sempiternel débat sur l’affrontement entre le livre papier et le livre numérique. Début février le journal Les Echos titrait « Comment le numérique va révolutionner le livre » et expliquait « Comme tous les autres secteurs de l'économie, l'édition se trouve confrontée à une évolution de fond des modes de consommation et des pratiques quotidiennes portées par Internet et les nouvelles technologies de l'information. En tout état de cause, la digitalisation de l'écrit n'apparaît pas être, à elle seule, la réponse appropriée, car le consommateur, aujourd'hui rodé à l'usage du numérique, en attend une valeur ajoutée bien supérieure », et de prédire que l'interactivité sera un élément majeur du livre numérique pour compenser l’attrait d’Internet. »

    Une concurrence qu’une étude menée par Nielsen Book Research confirme en analysant les habitudes de lecture des enfants Britanniques : « La concurrence croissante du numérique, en particulier, se fait sentir dès le plus jeune âge sur l'appétit des petits Britanniques pour les livres. Trois parents sur cinq (61 %) se disent inquiets du temps passé par leurs enfants devant un écran. En particulier pour les garçons : 40 % de ceux âgés de 3 à 4 ans préfèrent être sur Internet plutôt que de lire. Au total, pas moins de 28 % des enfants de cette classe d'âge regardaient quotidiennement YouTube en 2017... alors qu'ils n'étaient que 10 % en 2013. »

    Paradoxe des études, le même organisme dévoile que les millenials (génération née entre les années 1980 et 2000) utilisent des livres imprimés pour se reposer des écrans et des réseaux sociaux… (sic).
    Un constat qui permet à France Culture d’affirmer que « le boom de la liseuse n’a pas eu lieu » et de raconter l’ «
    Histoire d'une révolution qui n'aura pas eu lieu », même si l’auteure termine son article ainsi : « la révolution du livre numérique n’a peut-être pas eu lieu, mais celle du livre augmenté ou nativement numérique reste à venir. »

    En attendant les deux types de livre continuent de cohabiter, pour le plus grand plaisir des amateurs de littérature.

    Photo : document Radio-Canada.ca

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