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Livre

  • Brèves informations sur le livre

    Le livre fait salon à Paris

    Ticket Livre Paris.pngLivre Paris, anciennement salon du livre de Paris se déroule du 24 au 27 mars 2017 toujours à la Porte de Versailles. Cette année l’invité d’honneur est le Maroc. Le prix d’entrée, 8 euros, et 10 euros le week-end, est toujours aussi élevé surtout si on y va pour acheter des livres. Plus d’informations : https://www.livreparis.com/Livre2017/Conferences/#

    Un malheureux concours de circonstances

    Lu dans La Nouvelle République : « Les étudiants ont été révoltés de découvrir 6 m3 de livres jetés dans une benne. « J'ai honte…, a confié un étudiant. Tous ces livres sont peut-être dépassés mais ils font partie de la culture scientifique. Balancer des livres, ça ne se fait pas. » Avec plusieurs camarades, il a tenté de sauver quelques ouvrages mouillés par les averses. Mais des responsables de la BU leur ont signalé l'interdiction d'en prélever. Ce qui a ajouté à l'incompréhension générale. « Nous sommes soumis à une réglementation stricte, en qualité d'établissement public. Nous pouvons donner des ouvrages à des associations, pas à des particuliers », s'est justifiée la direction de l'université. » Un des responsables de la bibliothèque a déclaré « « Je comprends l'émoi. Habituellement, on ne jette pas les livres dans une benne… celle-ci n'était pas censée se trouver ici. C'est un malheureux concours de circonstances. »

    Topor_cover_web.jpgUn créateur génial à la BnF

    Roland Topor a disparu en 1996 laissant « une œuvre protéiforme : dessins, romans, nouvelles, chansons, pièces de théâtre, films, série télévisée ». La BnF lui consacre une grande exposition du 28 mars au 16 juillet 2017. A cette occasion la BnF et Les Cahiers dessinés éditent un catalogue de ses dessins accompagnés de textes de Céline Chicha-Castex, Alexandre Devaux, Philippe Garnier, Dominique Noguez, Frédéric Pajak, et Bertrand Tillier.

    Le livre d'une femme étudié pour le Bac

    Pour la première fois un livre d’une écrivaine est au programme du baccalauréat littéraire, il s’agit de La Princesse de Montpensier de Madame de La Fayette. En 2006, Françoise Cahen, professeure de lettres dans le Val-de-Marne, avait lancé une pétition pour que l'Education nationale accorde enfin une place aux grandes figures féminines de la littérature. Najat Vallaud-Belkacem ministre de l'Education nationale avait alors répondu « J'ai donné des consignes pour que toutes les commissions en charge de l'élaboration de sujets, de sources pédagogiques ou d'énoncés d'examen soient sensibilisées à l'égalité femmes-hommes. » (Source FranceTvInfo)

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    Ci-dessus, photo du livre Travailler moins pour lire plus de Alain Serres et Pef (Rue du monde - 2010) emprunté à la page Facebook Improbables librairies Improbables bibliothèques.

  • Donald Trump et l’inculture

    Savez-vous que Donald J. Trump milliardaire et désormais président des Etats-Unis est le co-auteur de 19 livres, autobiographies ou livres d’affaires ?

    C’est ce que nous dévoile la rubrique culture du site Actualité. Dans cet article on apprend aussi :

    8c51824227a6cea6e3549a8c06314bb6.jpg« Durant la campagne présidentielle, il a souvent affirmé que son livre préféré était la Bible, mais il a changé d’avis quand on a commencé à lui demander d’en citer son verset préféré. Il s’est alors rabattu sur ses propres œuvres, dont il a la plus haute opinion. Néanmoins, il a déjà fait l’éloge du roman À l’ouest, rien de nouveau, d’Erich Maria Remarque, qui date de 1929 et raconte les désillusions d’un soldat allemand durant la Première Guerre mondiale. Et, dans Trump 101 : The Way to Success, il fait plusieurs suggestions de lectures utiles, dont celles-ci : L’art de la guerre, de Sun Tzu, Le prince, de Nicolas Machiavel, Essais politiques et sociaux, de Ralph Waldo Emerson, Les essais d’Albert Einstein, La puissance de la pensée positive, de Norman Vincent Peale, Iacocca, autobiographie de Lee Iacocca, ancien président de Chrysler. »

    donald trump,nicolas machiavel,norman vincent peale,ralph waldo emerson,albert einstein,lee iacocca,erich maria remarque,sun tzu,george orwellLe milliardaire président n’est donc pas vraiment un homme de culture et d’ailleurs il pense même pouvoir s’en passer. On peut lire dans Le Monde : « Donald Trump n’a pas tremblé dans son projet de budget pour l’année fiscale qui débutera en octobre. Comme en attestent les chiffres communiqués jeudi 16 mars, le président républicain a purement et simplement supprimé les financements de quatre agences fédérales, dont le National Endowment for Arts, et le National Endowment for Humanities, créées par le président démocrate Lyndon B. Johnson en 1965 et qui distribuent notamment de nombreuses bourses. Les fonds alloués à l’Institute of Museums and Library Services passent également à la trappe, tout comme ceux de l’audiovisuel public (Corporation for Public Broadcasting). »

    Le Figaro, lui, avance une explication : « Cette décision radicale semble surtout être un choix politique. La culture ne relève pas, selon Trump, de la sphère publique. En outre, les élus républicains reprochent souvent aux artistes d'être trop marqués « démocrates ». Lors de la campagne pour la Présidentielle, la majorité du monde de la culture a soutenu la candidature d'Hillary Clinton à la Maison Blanche. »

    Seul mérite, indirect, de Donald Trump dans le domaine de la littérature, son mode de gouvernance et ses « faits alternatifs » on fait exploser les ventes du roman 1984, de George Orwell, paru en 1949, mais on ne sait pas si ce fan de Twitter et de Télé réalité a eu le temps de le lire.

    Photo : Donald Trump avec sa petite-fille, Chloe Sophia.

    A lire aussi sur Livres Hebdo : "Trump veut supprimer les aides au livre et à la culture."

     

  • A l’école du livre

    Slate, Xavier High School, Erin Lockwood, Banon, Positivr.fr

    L’école reste le meilleur endroit pour faire découvrir la lecture et la littérature aux jeunes. Deux initiatives permettent de s’en persuader.

    Les livres de la récréation

    « C’est quand même très agréable ce moment de cohésion dans le silence. C’est assez remarquable un silence de cette qualité-là. » dit un professeur collège de Banon (Alpes-de-Haute-Provence). Ce qui motive cette satisfaction c’est une initiative que raconte le site Positivr.fr : « Si vous vous promenez dans les couloirs de ce collège après l’heure du déjeuner, vous serez sans doute surpris par un silence complet… Depuis la rentrée de septembre, c’est en effet devenu un rituel : des élèves à la cantinière en passant par le principal et le secrétaire, plus personne ne parle, plus personne ne bouge, plus personne ne travaille… mais tout le monde lit ! Lumière sur une initiative exemplaire qui a l’air de faire énormément de bien à tous ! »

    L’idée : « entre 13h40 et 14h05, il y est interdit de faire autre chose que de lire. On peut lire n’importe quel livre, n’importe où ET dans n’importe quelle position, mais on est obligé de lire ! »

    Un succès que commente ainsi la principale du collège : « On est parti un peu à l’aventure en se disant, « c’est une injonction de demander aux gens de lire chaque jour à la même heure ». On s’est inquiété. On s’est dit ça va marcher trois fois, quatre fois… et ça fait des mois que ça dure ! »

    Lettres lycéennes à un reclus

    Dans un récent blog j’évoquais la série d’articles publiés par Slate sur les Mystères d’écrivains. L’un d’eux raconte un exercice que donna en 2006 à ses élèves de troisième Erin Lockwood professeure d’anglais à la Xavier High School, une école privée catholique pour garçons de New York.

    Ce devoir donné aux élèves consistait à convaincre une personne recluse de répondre à leur lettre, le mot « “Reclus” devait faire parti du vocabulaire à apprendre, à ce moment-là. » précise Slate.

    L’un d’entre eux répondit une longue lettre. Un exercice qui laissera des traces puisqu’un ancien élève écrit à son propos :« Ce que j’ai retenu de la lettre de Kurt Vonnegut, c’est que pour grandir, il faut être heureux de faire ce que l’on fait. En être fier. Trop souvent, les gens sont impitoyables envers eux-mêmes. ça vaut même pour moi. J’ai toujours traversé la vie en voyant les étapes comme des pierres de gué. Avoir le bac: c’était ce que j’étais censé faire. Entrer à la fac : c’était ce que j’étais censé faire. Passer mes diplômes : ce que j’étais censé faire. Il y a tant de réussites que nous prenons pour acquises… Nous ne pouvons pas grandir en tant que personnes sans prendre un peu de recul et apprécier ce que nous avons fait pour nous-mêmes. »

    Photo : capture d’écran du reportage de France 3 au collège de Banon à voir sur Positivr.fr.

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