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Librairies

  • 3 nouvelles librairies, 3 initiatives très différentes

    Si nombre de librairies continuent à fermer, d’autres ouvrent choisissant des projets souvent inattendues.

    En France, nombre de communautés Emmaüs ont des endroits spécifiques dédiés aux livres, à Châtellerault, Emmaüs ouvre carrément une librairie avec pignon sur rue. Celle-ci se trouve 77 Grande Rue Châteauneuf, dans un ancien bar-tabac Le Fontenoy, fermé depuis deux ans. Le quotidien local La Nouvelle République indique que « Hassène, le responsable libraire, assure gestion des ouvrages et conseils. Il faut savoir que la librairie possède un stock de plusieurs milliers de livres. Les titres (tous les genres) proposés à des prix allant de 50 centimes à 2€, seront régulièrement renouvelés. Cerise sur le gâteau : sur place, les clients pourront aussi prendre un petit café ! Normal dans un ancien troquet. »

    Une librairie spécialisée en langues des signes pour tous, c’est l’idée de Delphine et Nathalie, atteintes elles-même de surdité, qui viennent d’ouvrir L'Ouï-Lire, 5 Rue Léon Gambetta à Toulouse. Interviewée par l’édition locale de 20 minutes, qui annonce la nouvelle Delphine déclare : « Nous avions remarqué que les personnes sourdes sont souvent très isolées, elles cherchent des informations seules mais c’est souvent difficile de s’y retrouver. Nous voulions réunir toutes ces informations en un seul lieu. Mais nous ne pouvions pas non plus nous contenter uniquement de livres sur la Langue des signes, nous avons donc orienté la librairie aussi vers la littérature jeunesse » Pour se lancer dans ce projet, Delphine et Nathalie, ont suivi des cours à l’Institut national de formation de la librairie. L’Ouï-Lire est également présente sur Facebook.

    La nouvelle librairie, L'ouïe-Lire, L'express, Emmaüs, La nouvelle République

    Dans un autre registre, vient d’ouvrir à Paris, 11 rue de Médicis, au cœur du Quartier Latin, à deux pas de la Sorbonne, La Nouvelle librairie se revendiquant d’extrême droite. Dans L’Express son propriétaire François Bousquet explique son objectif : « Cinquante ans après Mai 68, la vraie droite fait son retour au cœur du Paris intellectuel et étudiant. Depuis cette librairie, nous allons mener une véritable guérilla culturelle ». Une volonté mise en pratique avec une première séance de dédicace du dernier livre d’Eric Zemmour sous protection policière. L’article du magazine détaille la liste des auteurs et ouvrages disponibles et précise que dès que l'on monte à l'étage, dans la partie réservée aux livres d'occasion, on trouve à côté des éternelles étagères consacrées à l'histoire du IIIe Reich, un rayon entier proposant des livres d'Henry Coston, "antisémite forcené" et les œuvres complètes de Saint-Loup, alias Marc Augier, "passé des cabinets ministériels du Front populaire aux Waffen-SS".

  • Une rentrée littéraire mitigée

    La rentrée littéraire 2018 s’annonçait plutôt bien, les listes de nouveaux livres fleurissaient dans les journaux et les spécialistes signalaient la présence de nombreux premiers romans, une aubaine pour le secteur.

    Et puis début septembre paraît un article dans Le Monde titré : « Edition : un automne inquiet » (payant). Son auteure Nicole Vulser évoquait « Le rachat probable d'Editis, numéro deux du secteur, par Vivendi. L'absorption en cours du groupe La Martinière par Média Participations. L'existence de France Loisirs menacée... » et concluait ainsi son énumération « Les éditeurs et les auteurs ont quelques raisons de se sentir malmenés. »

    Suit ensuite une polémique à propos de la présence dans la présélection du prix Renaudot 2018 d’un livre publié et diffusé exclusivement sur Amazon, distributeur bête noire à juste titre des libraires. La présélection définitive le 3 octobre devrait peut-être apaiser les esprits.

    Quelques jours après on reparle livres dans les médias avec Destin français, le dernier ouvrage d’Eric Zemmour, gros vendeur, mais également auteur de déclarations fracassantes dont la teneur dérange, au point de se voir décommandé son passage dans On n’est pas couché de Laurent Ruquier. Emission prescriptrice s’il en est.

    Le milieu de l’édition aurait pu retrouver un semblant de sérénité si la publication du livre illustré « Petit Paul » de Bastien Vivès par les éditions Glénat, n’avait pas mis le feu aux poudres. Taxé par une pétition sur Internet de « pédopornographique » cet album est le premier d’une collection dirigée par Céline Tran, ex-actrice de films pornographiques. La campagne demande le retrait du livre, les chaînes Gibert et Cultura l’ont déjà fait, et relance en parallèle le débat sur la liberté d’expression.

    Une rentrée morose donc, pimentée de quelques éclats médiatiques, en attendant les résultats des prix qui nous permettront de retourner à la lecture et de retrouver un peu d’optimisme comme Nicole Vulser qui termine son article du Monde ainsi : « Mais si les grandes manœuvres capitalistiques et le jeu des concentrations dans l'édition sont sources d'inquiétudes, elles disent aussi que ce secteur demeure assez solide, et porteur d'avenir. Ainsi, Arnaud Lagardère, gérant commandité du groupe Lagardère, a désigné l'édition comme le pôle promis à un bel avenir. Et surtout celui avec les magasins d'aéroports dans lequel il est urgent d'investir. C'est la raison pour laquelle un essaim de banquiers bourdonne dans le bureau d'Arnaud Nourry, le PDG d'Hachette Livre, en lui proposant tout un catalogue de bonnes affaires... »

    Photo : Document Actualitté.com

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  • Amazon vs Renaudot, une ex ministre de la Culture, et les écrivains du Québec à Paris

    Renaudot vs Amazon suite

    Ce blog a évoqué la polémique née de la présence d’un livre diffusé par Amazon dans la pré-sélection du prix Renaudot (13.9.2018). Son auteur, Marco Koskas, a répondu aux libraires, dénonçant un « diktat scandaleux ». Dans Ouest-France on peut lire : « « Les libraires devraient s’en prendre aux éditeurs qui ont refusé de me publier, et pas à moi », ajoute-t-il, en notant qu’ils pouvaient se raviser, Amazon n’ayant pas d’exclusivité sur son livre. » (…) « Marco Koskas, qui se présente non pas comme un écrivain israélien, mais comme un « écrivain français vivant à Tel-Aviv » et racontant « l’univers (qu’il) connaît, celui des Français qui y vivent », a reconnu avoir été surpris par l’annonce de sa nomination. « Je suis tombé des nues en l’apprenant même si j’en caressais l’espoir », confie-t-il. Le jury du Renaudot fera connaître sa deuxième sélection le 3 octobre.»

    festival America Vincennes, Aurélie Filippetti, Marco Koskas, Bernard Poirette, Fayard, Europe 1, Aurélie Filippetti et la littérature

    "La littérature, ça me nourrit. Je ne pourrais pas vivre sans, cela donne une dimension supplémentaire à la vie" a déclaré Aurélie Filippetti, ancienne ministre de la Culture, au micro de Bernard Poirette, sur Europe 1 qui écrit : « Pour comprendre la relation particulière qu'entretient celle qui vient de publier Les Idéaux chez Fayard, il faut remonter à l'enfance d'une "petite fille en Lorraine". "Pour moi, les livres, c'était la liberté. Le soir, j'avais toujours un livre caché dans mon lit, que je lisais avec une lampe de poche pour pas que ma mère me surprenne et me dise qu'il fallait éteindre", se souvient Aurélie Filippetti. Fantômette, Le Club des Cinq... la jeune lectrice écume la littérature jeunesse avant de gagner en maturité avec Le Petit Prince, de Saint-Exupéry, puis "Balzac, les grands romans du 19e siècle, Stendhal, Flaubert...» Comme souvent, ce goût de la lecture lui a été donné par une professeure de français au collège : "Elle nous donnait des idées, nous amenait à la littérature en nous faisant découvrir des auteurs. Elle en parlait d'une telle manière, c'était passionnant et ça donnait envie" ».

    Les écrivains québéquois à Paris

    Dans le cadre d’un partenariat entre la RATP et la 9e édition du festival America, qui se déroule du 20 au 23 septembre à Vincennes, près de Paris, les citations de dix des 28 écrivains québécois invités, seront exposées dans le métro et le RER jusqu’au 17 octobre, nous apprend Livres Hebdo.

    Des extraits de leurs textes visibles jusqu’au 17 octobre, sur les quais des RER A et B ainsi que dans les rames des lignes 6, 10, 11 et 12. "Avec ce projet, la littérature québécoise se mêle à la vie quotidienne des Parisiens. C’est un symbole de notre proximité culturelle, favorisée par une langue et une histoire que nous partageons", déclare dans un communiqué, repris par Livres Hebdo, la déléguée générale du Québec en France, Line Beauchamp.

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