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  • Le Goncourt "Je ne l'aurai jamais" Amélie Nothomb

    Dubois Goncourt.pngBingo ! La période d’annonce des prix littéraires est lancée. Elle commence cette année avec Jean-Paul Dubois, qui se voit couronner par le jury du Goncourt pour son livre Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon (éditions de l'Olivier). Le prix Renaudot 2019 est lui attribué à Sylvain Tesson pour La panthère des neiges (Gallimard).

    A la clé pour les lauréats une nouvelle mise en place dans les librairies avec le fameux bandeau rouge qui signalera leur livre aux lecteurs distraits. Un joli coup financier pour l’auteur (et l'éditeur) puisque un prix devrait normalement augmenter le chiffre de ses ventes.

    France Info s’intéresse à ceux qui n’ont pas été retenus dans la sélection finale  titre : « Les "Poulidor" du prix Goncourt : qui sont ces auteurs souvent sélectionnés mais jamais primés ? » et cite Delphine de Vigan Karine Tuil, Jean-Philippe Toussaint, et Amélie Nothomb qui déclare : « le Goncourt, il ne faut pas rêver, je ne l'aurai jamais ». « Je crois que c'est eux qui ont renoncé à moi ».

    France Info mesure aussi l’impact que peut avoir l’attribution d’un prix sur un auteur et écrit que « La réussite est parfois un lourd fardeau pour les lauréats du prix littéraire le plus prestigieux de France. » La preuve avec Alexis Jenni, prix Goncourt 2011 avec L'Art français de la guerre qui confie : « Ce prix, je ne l'ai jamais désiré. De ce fait, ce n'est pas un accomplissement. Je l'ai eu tard, j'avais connu des échecs, c'est peut-être un avantage. Si je l'avais eu plus jeune, l'argent, le succès aurait pu me monter à la tête et j'aurais pu finir en plein délire narcissique."

    9782072822322_1_75.jpgEn attendant la proclamation des autres prix, les auteurs.es pourront toujours se dire que les lecteurs n’ont peut-être pas besoin qu’on leur souffle (en dehors des libraires) ce qu’ils aimeront lire, et qui sait, si avec un peu de chance ils n’obtiendront pas un des 2 000 prix littéraires que le monde de l’édition décerne en France chaque année.

  • Exposition Jean Giono au Mucem de Marseille

    Paul Greveillac, Mucem Marseille, Jean Giono, Marcel Pagnol, Jean-Paul Rappeneau,L'Express, Didier Sénéchal, Les organisateurs écrivent : « À la veille des commémorations du cinquantenaire de sa disparition, le Mucem présente une grande rétrospective consacrée à Jean Giono (1895-1970). Loin de l’image simplifiée de l’écrivain provençal, cette exposition suit le trajet de son œuvre écrite et filmée en lui rendant toute sa noirceur, son nerf et son universalité. Poète revenu des charniers de la Première Guerre mondiale, Giono s’est en effet autant attaché à décrire la profondeur du Mal qu’à en trouver les antidotes : création, travail, pacifisme, amitié des peintres, refuge dans la nature, évasion dans l’imaginaire. »

    L’écrivain Jean Giono est connu pour ses romans, entre autres, Regain, Le chant du monde, Le Hussard sur le toit, L'Homme qui plantait des arbres dont certains ont été popularisés par leur adaptation au cinéma notamment par Marcel Pagnol ou Jean-Paul Rappeneau.

    Auteur prolifique, né et mort à Manosque il n’a jamais voulu quitter sa Haute-Provence ce qui l’a longtemps classé parmi les auteurs régionalistes.

    En 1995, Didier Sénéchal écrivait dans L’Express : « Bien sûr, Jean Giono n'est pas un écrivain provençal. Bien sûr, il dépasse de la tête et des épaules le cadre étriqué du régionalisme. Mais cet infatigable créateur - dont les rivaux se comptent sur les doigts de la main au XXe siècle - a tout de même choisi de comprimer l'univers dans un coin de terre bien délimité. Au sud, la Durance; au nord, le Vercors et le Trièves; dans le ciel, un vent soufflant d'Italie et des effluves venus de la Grèce homérique. Il est donc parfaitement légitime d'aller chercher un écho de ses romans sur le plateau de Valensole ou dans la montagne de Lure. »

    Il existe un prix littéraire Jean Giono créé en 1990 par la femme et la fille de l’écrivain. Celui-ci récompense « un ouvrage en français laissant une large place à l’imagination, dans l’esprit de Jean Giono. » En 2018 il a été attribué à Paul Greveillac pour Maîtres et esclaves, publié chez Gallimard.

    L’exposition du Mucem (Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée,
    7 promenade Robert Laffont 13002 Marseille) amorce une série d'hommages à Jean Giono
    qui se poursuivra en 2020 dans sa région et à Paris.

    Sur Internet : le Centre Jean Giono.

    A écouter : une série d’émissions sur France Culture (2017).

    Les titres de Jean Giono sont disponibles dans la collection Le livre de Poche et Folio.

  • Amélie Nothomb obtiendra-t-elle le prix Goncourt 2019 ?

    Fabienne Claire Nothomb dite Amélie Nothomb, écrivaine belge née en 1966 à Kobé au Japon où son père était diplomate. Auteure prolifique, qui se définit comme une "graphomane", une "malade de l'écriture", elle publie un ouvrage tous les ans depuis son premier roman Hygiène de l'assassin paru en 1992. Son éditeur depuis toujours est Albin Michel.

    Chapeau Nothomb.pngReconnue pour les chapeaux étonnants qu’elle porte lors de ses apparitions publiques elle est aussi depuis 2015 membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Le magazine Elle écrit à son sujet « Excentrique et extravagante, Amélie Nothomb est considérée aujourd’hui comme l’un des écrivains de langue française les plus lus. Ses ouvrages sont parmi les meilleures ventes en librairies, et sont traduits dans près d’une quarantaine de langues. Si elle peut séduire ou irriter ses lecteurs, son originalité et son style littéraire hors du commun sont salués. »

    Cette année son dernier livre Soif (le 28ème) est toujours présent dans la dernière sélection pour le prix Goncourt. Le titre imprimé à 180 000 exemplaires n’a cependant pas attendu cette récompense pour se placer dès le mois de septembre en tête du Top 20 des meilleures ventes de romans de la rentrée littéraire.

    "Depuis que je suis écrivaine, j’ai toujours voulu raconter cette histoire : c'est le livre de ma vie", a révélé Amélie Nothomb sur Europe 1 à propos de ce roman où elle se glisse dans la peau de Jésus pour vivre ses derniers instants et la crucifixion. " Elle confie à la radio que depuis toute petite, elle a un rapport particulier avec Jésus, "C'est mon héros absolu, (...), il a été mon ami pendant toute mon adolescence".

    Nausicaa Dewez du site Actualitté.com commente : « Concentrée en 160 pages particulièrement denses, la matière est exigeante, parfois ardue. « La lecture», fait dire Amélie Nothomb à son Jésus, est « une attention calme, patiente, un déchiffrement réfléchi » : une définition qui sied à ce roman où le champagne, si cher à l’écrivaine, a cédé la place à l’eau claire, et le pétillement à l’essentiel. »

    Si les ouvrages d’Amélie Nothomb ont reçu de nombreux prix, elle n’a jamais obtenu le prix Goncourt (décerné le 4 novembre).

    Dans une vidéo diffusée sur Youtube elle explique comment lui est venue l’idée d’écrire Soif.

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