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Marque Pages - Page 5

  • Ces libraires qui nous sont très proches

    Le système de distribution de la multinationale Amazon reste la bête noire des libraires mais ceux-ci, bien obligés de cohabiter, font face et s’organisent.

    Individuellement, notamment à Epinal où Isabelle Colin, responsable de la librairie "Quai des mots" a obtenu la fermeture du "locker" Amazon, des casiers pour récupérer les commandes, installé illégalement en face de son commerce. La libraire, soutenue par ses clients, les riverains et le réseau des librairies indépendantes, a porté l’affaire en Justice pour concurrence déloyale. Selon France 3, Amazon a fermé « son « armoire à colis » mais n’a pas confirmé qu’elle sera définitive, ce qui fait dire à la librairie qu’elle se réserve le droit de poursuivre la procédure judiciaire en référé et de demander le règlement d'une astreinte journalière. » si ce n’était pas le cas.

    L’action peut aussi être collective comme l’indique France Inter qui met en avant cette initiative de « 2500 libraires proposent une alternative à Amazon ». Cette librairie en ligne fédère 2500 libraires et référence 350 000 ouvrages, lalibrairie.com revendique la promotion des libraires indépendants. Le principe est simple on commande l’ouvrage et soit on le récupère chez le libraire le plus proche, soit on a la possibilité de le faire livrer à domicile en 24 à 72 heures, avec des frais de port compris entre 4€ et 50 centimes.

    Sur le site L’Info durable, Georges-Marc Habib, président de la Générale Librest, société propriétaire de lalibrairie.com, explicite l’objet de l’entreprise qui se veut « responsable éthiquement et socialement » : « Nous sommes une petite entreprise : la Générale Librest est une petite PMA avec moins de vingt salariés. Nous sommes installés sur le territoire français, nous payons nos salariés qui sont tous en CDI à temps complet et nous leur versons des primes en fonction de nos résultats. Nous sommes inscrits dans une vision sociale de ce que doit être une entreprise, responsable vis-à-vis des gens avec qui elle travaille. »

    Pour terminer cette illustration de la défense du libraire, on peut lire l’article de Paul Vacca « Pourquoi nous avons encore besoin des librairies à l'heure d'Internet », qui écrit sur le site du journal Le Vif : « Autrement plus sophistiqué que le stupide algorithme d'Amazon qui se contente de suivre notre parcours et d'acoquiner les livres qui ont été achetés ensemble par ses clients, l'algorithme du libraire est un sésame qui nous ouvre à notre propre désir, celui que nous ignorons encore. Pas un désir dont on aurait par avance cocher les cases - comme dans un site de dating - mais un désir inédit. »

    Quai des mots, Paul Vacca, Le Vif, Georges-Marc Habib, L’Info durable, lalibrairie.com, France Inter, Isabelle Colin,

  • Le mystère Henri Pick au cinéma et la magie Harry Potter en boutique

    L’adaptation cinématographique du livre, Le Mystère Henri Pick de David Foenkinos, sort dans les salles le 6 mars 2019. Fabrice Luchini, Camille Cottin sont au générique du film réalisé par Rémi Bezançon. C’est le quatrième titre de l’écrivain adapté pour le grand écran après La Délicatesse, Les Souvenirs et Je vais mieux.

    ActuaLitté rappelle que le livre publié par Gallimard en 2016, voit son scénario se dérouler dans un milieu de l'édition et des critiques littéraires et que « Foenkinos s'était inspiré de la fameuse bibliothèque Brautigan, à Vancouver, qui abrite uniquement des manuscrits non publiés, pour l'intrigue de son roman. »
    L’histoire : « 
    Dans une étrange bibliothèque au cœur de la Bretagne, une jeune éditrice découvre un manuscrit extraordinaire qu'elle décide aussitôt de publier. Le roman devient un best-seller. Mais son auteur, Henri Pick, un pizzaïolo breton décédé deux ans plus tôt, n'aurait selon sa veuve jamais écrit autre chose que ses listes de courses. Persuadé qu'il s'agit d'une imposture, un célèbre critique littéraire décide de mener l'enquête, avec l'aide inattendue de la fille de l'énigmatique Henri Pick. »

    A revoir le passage de David Foenkinos dans l’émission La Grande Librairie à propos du livre.

    La bande-annonce du film :

    Le Mystère Henri Pick, Rémi Bezançon, Fabrice Luchini, Camille Cottin, Actualitté.com, Gallimard, David Foenkinos,

    France 3 Grand Est et France Info nous apprennent que « Une boutique Harry Potter va ouvrir à Strasbourg, dans le courant des vacances de Pâques 2019. Un jeu de piste permettra d'en découvrir l'adresse », et rappellent les ouvertures précédentes « Avant elle, depuis 2017, les premières boutiques Harry Potter non éphémères ont ouvert à Versailles, Clermont-Ferrand, Limoges, Niort, Bayonne, et plus récemment à Nancy, « Avec, à chaque fois, un certain succès » précise l’article. 

    A l'initiative de ce nouveau magasin, Maxime Michel, déjà créateur et gérant de L’échoppe Magique de Nancy. Interrogé sur son attrait pour Harry Potter il répond : « C'est la plus belle saga qui ait jamais existé! J'ai 22 ans, et c'est pile la tranche d'âge... J'avais 5 ans quand je l'ai découverte, c'est ma tante qui m'a emmené voir les films au cinéma. J'ai connu l'époque où on relisait les livres 10 fois en attendant la sortie du suivant. Et ça se retrouve dans la clientèle: il y a des enfants de 10 ans, des gens de mon âge, et des parents. »

    A suivre sur Facebook.

    Ci-dessous le premier indice dévoilé pour retrouver l’adresse de L’échoppe Magique de Strasbourg.

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  • Le livre n'est pas un produit comme les autres

    A quelques jours de l’ouverture du salon annuel Livre Paris – du15 au 18 mars 2019 - se pose la question de l’état actuel du monde de l’édition.

    Livre Paris 2019, Livres Hebdo, France Info, Vincent Monadé, Xavier Moni, Bruno Caillet, Marie Sellier (SGDL), Stéphane Marsan (Bragelonne), Grégory Sapojnikoff, Vincent Montagne, Anne­-Laure Walter, Fabrice Piault

    Surproduction, méventes, restructurations, sont les problèmes actuels que doivent résoudre les éditeurs. Livres Hebdo y consacre même un dossier titré « La production en 2018 : toujours les hautes eaux ». Les auteurs, Anne­-Laure Walter et Fabrice Piault, écrivent en introduction : « Alors que la production de livres s'est stabilisée depuis quatre ans, l'impression de surproduction croît en raison de la dégradation des ventes. Une inquiétude qui traverse le monde du livre, à la recherche de solutions. »

    Beaucoup plus direct France Info annonce une : « Forte baisse des ventes de livres en France en 2018 » et écrit « Les ventes de livres ont reculé de 1,7% l'an dernier par rapport à l'année précédente. L'année 2018 a été plombée par un très mauvais second semestre, analyse Livres Hebdo. Comparé au commerce, qui ne recule que de 0,2% en 2018, le livre est à la traîne. Si l'on excepte 2015 et 2016, le marché n'a cessé d'être en baisse depuis 2010. »

    Autre signe inquiétant, plusieurs déclarations de responsables de l’édition : Vincent Monadé, président du Centre national du livre (CNL), pour qui "l'année 2018 ne restera pas comme un grand millésime pour le livre", et celle de Vincent Montagne, président du Syndicat national de l'édition (SNE), qui parle de 2018 comme « une année en demi-teinte », et enfin celle de Xavier Moni, président du Syndicat de la librairie française mettant en cause « la surproduction [qui] n'est pas un indice de bonne santé de la diversité mais, au contraire, ce qui l'étouffe ».

    Le dossier de Livres Hebdo détaille les chiffres de vente secteurs par secteurs et la production des éditeurs (4 534 éditeurs ayant publié au moins un titre dans l'année) constatant que « les éditeurs affichant une production annuelle supérieure à 200 nouveautés et nouvelles éditions sont, globalement, ceux qui ont fait en 2018 le plus d'efforts pour modérer ou restreindre le nombre de leurs titres. »

    Peut-être en saurons-nous un peu plus lors du prochain Livre Paris qui rassemble plus de 33 000 professionnels, et qui organise un débat ayant pour thème « Publie-­t-­on trop de livres en France ? La surproduction éditoriale en question.
 », avec Bruno Caillet, Marie Sellier (SGDL), Stéphane Marsan (Bragelonne) et Grégory Sapojnikoff (librairie Le Bonheur à Montrouge), le 18 mars à 9 h sur le stand du Centre national du livre.

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