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Marque Pages - Page 3

  • Le métier d’écrivain, de l’imaginaire à la réalité

    L’alchimie de l’écriture

    La romancière Célia Houdart a accordé un grand entretien au magazine Diacritik. Elle y parle avec Johan Faerber de son dernier roman « Tout un monde lointain » (P.O.L), mais évoque aussi son travail d’écriture. Morceaux choisis :

    41qqN2rZtaL._SX195_.jpg« Littérature du sensible est une belle façon de qualifier ce que je cherche et laisse venir au cœur de l’écriture. Je façonne des personnages et puis, dans une sorte d’attitude contemplative, presque passive, je les observe. Je vois comment le contexte (lieu, climat, lumière) où ils sont, agit aussi sur eux, les modifie. Je compose alors un monde suffisamment ouvert pour que les personnages et ensuite les lecteurs puissent se l’approprier. Se glisser dedans. » (…)

    (…) « Je trouve que souvent la relation linéaire, cause-conséquence ne rend pas assez compte de la complexité du monde. Alors je m’en remets à des matières, à la lumière, à des rythmes, à l’atome, oui, à toute une alchimie du vivant. Cela me semble plus fidèle au réel, tel que je le perçois. La lecture de Musil a été, sur ce point, déterminante pour moi. Elle m’a ouvert de nouveaux horizons. Mon intérêt pour les lois physiques, la thermodynamique, la météo, vient de là. Ma défiance aussi pour la psychologie des personnages et la soi-disant logique du récit. »

    Les difficultés à en vivre

    direct.jpgLe livre « Profession ? Écrivain » (CNRS édition) publié sous la direction de Gisèle Sapiro et Cécile Rabot, est présenté par le blog Pierre Bourdieu un hommage, comme « la première enquête de fond sur les conditions d’exercice du métier d’écrivain aujourd’hui en France. » L’auteur de l’article écrit : « Alors même que l’activité d’écrivain tend à se professionnaliser, les auteurs connaissent aujourd’hui une précarisation : rares sont celles ou ceux qui parviennent à vivre uniquement de leur plume. Certains exercent un autre métier plus ou moins lié à l’écriture (enseignement, édition, écriture de scénarios, etc.), qui est leur source de revenus principale. Pour d’autres, les activités connexes occasionnelles – lectures-débats, résidences, ateliers d’écriture – constituent une ressource économique de plus en plus importante. C’est sur ces activités et les échanges qu’elles impliquent avec d’autres médias, théâtre, cinéma, musique, qu’est centré le présent ouvrage. Quel est le rôle de ces interactions dans le processus de reconnaissance littéraire ? Comment s’articulent-elles avec l’écriture ? »

  • L'école, les arbres, et les livres

    L’école dans les livres

    « Rentrée scolaire: Les livres pour enfants sur l’école s’arrachent en librairie » titre le quotidien 20 minutes qui donne la parole à l’auteure Angela Portella : « « Ces livres dédramatisent l’entrée à l’école et permettent aux enfants de s’identifier aux personnages. Et à la fin de chacun d’eux, des instituteurs délivrent des conseils aux parents pour échanger avec leurs enfants sur ce qui passe à l’école ». Le quotidien cite également Claude Combet, spécialiste de la littérature jeunesse chez Livres Hebdo. Qui explique, « ils permettent de calmer les angoisses des parents comme celles des enfants face à l’entrée en maternelle ou au CP ». Toutes les classes d’âge sont concernées et les adolescents ont également droit à leurs romans ou bandes dessinées qui décrivent le collège comme « comme un terrain de rencontres, qui permet à l’adolescent de découvrir l’altérité, la violence, l’amour », selon Sylvie Vassallo, directrice du Salon du livre jeunesse en Seine-Saint-Denis.

     

    Angela Portella, Michel Nissefort, Un livre perché, Olga Ternova-Nissefort,Sylvie Vassallo, Claude Combet,

    Des livres dans les arbres

    Le journal Sud Ouest a consacré cet été un article à la cabane de bouquiniste construite dans les arbres à Saubion dans les Landes (article payant). Imaginée par Michel Nissefort et Olga Ternova-Nissefort, sa réalisation a été financé en 2014 avec l’aide du site de financement participatif Ulule qui raconte la naissance de ce projet original : « Qui n'a pas rêvé d'une cabane dans les arbres ? Nous en avons rêvé et notre rêve est en train de se réaliser et nous voulons le partager ! Nous sommes bouquinistes depuis 25 ans, sur les marchés dans le sud-ouest, une boutique saisonnière à Hossegor dans les Landes pendant 11 ans puis une boutique saisonnière, toujours dans les Landes, à Capbreton pendant 9 ans : nous avons une clientèle fidélisée et curieuse... Un retour à la nature, des idéaux écologistes, notre lieu de travail et le terrain avec la chesnaie à notre disposition, plus notre envie de partager nous ont naturellement conduit à imaginer le projet Sur Un Livre Perché et construire une cabane de 100 m2 remplie de livres d'occasion ainsi qu'un espace d'animation de 60m2, pour créer un lieu où partager des connaissances, le tout brut de bois et de paille à 3m de hauteur, trois chênes ont été préservés et traversent la cabane ! »

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    Le site de Un livre perché

  • Au revoir là-haut, le Juge Lambert, et Jerry Lewis

    Au revoir là-haut au cinéma

    On peut découvrir avec la bande-annonce d'Au Revoir Là-Haut (ci-dessous), les premières images de l’adaptation cinématographique du roman de Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013, par Albert Dupontel. Le réalisateur et comédien explique à Europe 1 son approche du livre : « "C'est un prisme très personnel, très intérieur. J'ai lu un pamphlet déguisé contre le monde actuel", explique le réalisateur au sujet du roman. "Quand j'ai rencontré Pierre Lemaitre je lui ai présenté ma vision. J'ai dit : 'Les Péricourt sont des grands capitalistes au point de négliger leurs propres familles'. Il était tout à fait d'accord", assure-t-il. "Les films sont une façon bénigne et pacifique de protester contre un monde qui nous fait du mal" ». Au cinéma le 25 octobre.

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    Le roman testament du Juge Lambert

    L’actualité elle aussi alimente la production des éditeurs. Le dernier roman de Jean-Michel Lambert, « Témoins à charge » (De Borée ) qui paraît fin août, est un livre posthume, en effet son auteur le magistrat rendu célèbre par l’affaire Grégory, s’est suicidé quelques semaines avant sa sortie dans les librairies. Le journal 20 minutes écrit au sujet de ce « thriller judiciaire » : « Dans ce onzième ouvrage du juge Lambert, retrouvé mort à son domicile le 11 juillet, peu après un énième rebondissement dans l'enquête sur la mort du petit Grégory le 16 octobre 1984, un des personnages ressemble trait pour trait à l'auteur. Un sexagénaire aux épais cheveux blancs, regard bleu derrière des lunettes à fine monture... Surtout, ce notable, le Professeur Chabert, se suicide, «pour sauver son honneur», de la même façon que le juge Lambert, «la tête recouverte d'un sac plastique». »

    La mort de Jerry Lewis

    JLewis Benayoun.jpgAutre actualité, la disparition le 20 août du comique et réalisateur américain Jerry Lewis, dont beaucoup de commentateurs ont souligné qu’il était beaucoup plus populaire en France que dans son pays. Un auteur a beaucoup contribué à cette réputation, il s’agit de Robert Benayoun qui lui a consacré en 1972 un livre désormais culte « Bonjour Monsieur Lewis » (Losfeld). Critique de cinéma pour la revue Positif, France Observateur, ou Le Point, il a publié d’autres ouvrages sur le rire parmi lesquels on peut citer « L'Anthologie du non-sens » (Pauvert-1957), « Les Frères Marx » (Seghers-1980), et « Le Mystère Tex Avery » (Seuil-1988).

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