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Ecriture

  • Leçons d'écriture

    Vous aimez l’écriture et vous rêvez d’avoir le même succès que des auteurs comme Eric-Emmanuel Schmitt ou Bernard Werber. Pas de problème c’est possible.

    Pour atteindre le niveau d’Eric-Emmanuel Schmitt, « écrivain multi-récompensé, jury du Prix Goncourt », mais aussi « philosophe, dramaturge, réalisateur », et « l’un des auteurs francophones les plus lus et les plus représentés dans le monde, avec plus de 20 millions de livres vendus », il suffit de s’inscrire à la masterclass que propose The Artist Academy. Vous avez le choix entre 2 formules de « 120 à 500 euros » et « selon la formule choisie, vous pourrez même rencontrer l’artiste ! ».

    Le site détaille les 20 chapitres de cet apprentissage vidéo dont les exercices sont corrigés « en live » : « A travers ces 20 chapitres, Eric-Emmanuel Schmitt va véritablement vous faire vivre une expérience unique. En 6 heures : ses secrets, ses techniques, ses exemples, ses inspirations, son travail, son œuvre, les exercices qu’il vous fera faire, tout absolument tout ce qui a fait de lui un auteur à succès vous sera livré de façon inédite, afin que vous alliez au bout de votre rêve. »

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    Autre auteur, autre style, Bernard Werber qui lui distille gratuitement sur Youtube des conseils d’écriture. A travers plusieurs vidéos, vous apprenez « Comment écrire un roman » et vous recevez des conseils d’écriture. Ces 4 vidéos sont diffusées par la chaîne Les Artisans de la Fiction qui propose également des entretiens avec Amélie Nothomb dans lesquels elle évoque « le travail de préparation d'un roman : l'importance de lire pour écrire, le trajet comme point de départ d'un roman, l'importance de construire un incipit. »

    Pour terminer, une histoire racontée par France Info et qu’aucun atelier d’écriture n’aurait pu imaginer : Maria Konnikova, journaliste au New Yorker, a eu l’idée d'écrire un livre sur le monde du poker professionnel, ne connaissant rien à ce jeu elle s’est immergée dans le milieu de la compétition comme joueuse débutante. Résultat explique France Info : « En janvier dernier, la journaliste a remporté l'un des plus gros tournois de poker du monde, réunissant 240 personnes, et a gagné 84 600 dollars ». La parution du livre a été reportée mais l’auteure a déjà trouvé le titre : « Comment je suis devenue l'une des meilleures joueuses de poker du monde ».

  • Pierre Desproges écrivain

    Le 18 avril 2018 France Inter commémorait les 30 ans de la disparition de Pierre Desproges. Etait-il un amuseur, un humoriste, ou un écrivain ?

    Les trois sûrement et celui qui ne se considérait pas forcément comme un écrivain mais plutôt comme un « écriveur » déclarait en 1987 : « Je travaille comme un artisan. Je suis très méticuleux, soigneux, besogneux même. Je pèse chaque phrase, chaque mot et je passe des heures dans les dictionnaires. J’ai des Quillet, des Robert, des Larousse. J’aime bien les dictionnaires. »

    Toujours sur France Inter, l’émission « Affaires sensibles » de Fabrice Drouelle lui était dédiée et pour sa présentation piochait sur Wikipedia un résumé de sa carrière : « Il a été journaliste à L'Aurore, puis débute à la télévision sur TF1 dans l’émission de Jacques Martin, Le Petit Rapporteur. À la radio, il est le procureur fantasque du Tribunal des flagrants délires sur France Inter. Auteur de spectacles, il a aussi présenté l'émission humoristique La Minute nécessaire de monsieur Cyclopède sur FR3 ».

    A ces prestations audio-visuelles, il faut cependant rajouter ses livres, un dizaine publiés de son vivant, parmi lesquels Chroniques de la haine ordinaire, Manuel du savoir-vivre à l'usage des rustres et des malpolis, Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des bien nantis, et surtout son seul et unique roman Des femmes qui tombent, publié en1985.

    Pierre Desproges, Perrine Desproges, éditions du Courroux, Fabrice Drouelle, Une dizaine de titres seront publiés après sa mort en 1988, et en 2014 paraîtra Encore des nouilles (Les Echappés) recueil de ses chroniques culinaires parues dans Cuisine et vins de France en 1984-1985, illustrées par l’équipe de dessinateurs de Charlie Hebdo.

    Pierre Desproges, Perrine Desproges, éditions du Courroux, Fabrice Drouelle, En 2017, sa fille Perrine lui a consacré un très bel album Desproges par Desproges (éditions du Courroux), puisant dans les archives pour nous faire découvrir des facettes plus intimes de sa vie. Interrogée sur France Info elle dit à propos du travail d’écriture : « Mon père, il ne fallait pas toucher à une seule de ses virgules (…) Je ne vous dis pas la pression quand on fait ce livre... Un livre, et il n’est pas là pour se défendre ! »

    Le site officiel de Pierre Desproges

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  • La disparition des "nègres-littéraires"

    Dans un communiqué officiel le Ministère de la Culture a indiqué dans un communiqué officiel que, « Considérant que le terme "nègre (littéraire)" est inapproprié pour désigner la fonction ou le métier d’écrivain de substitution, il est proposé, après consultation des membres de la Commission d’enrichissement de la langue française, d’employer le terme « prête-plume », notamment utilisé en Amérique du Nord, ou encore, en fonction des contextes, les termes "auteur ou écrivain ou plume cachée", voire "auteur ou écrivain ou plume de l’ombre" »

    Une nouvelle victoire pour le CRAN qui avait déjà fait débaptiser des pâtisseries nommées « Négro » et « Bamboula ». 

    Dans un article très documenté publié par Slate, Emeline Amétis nous raconte les origines de ce terme encore employé dans le monde de l’édition et des médias : « Il y a toujours eu des écrivains qui se faisaient aider de collaborateurs, et c'est ainsi qu'ils se faisaient appeler : des « collaborateurs », ou « secrétaires » selon Jean-Yves Mollier, professeur d'histoire à l'université de Versailles et co-auteur de « L'histoire de l'édition, du livre et de la lecture en France aux XIXe XXe siècles ». Ils devinrent « nègres » au XVIIIe siècle, et surtout au XIXe. « Saint-Simon (que cite le dictionnaire Littré) parlait de faire travailler quelqu’un "comme un nègre", et c’est au milieu du dix-huitième siècle qu’on a commencé d’appliquer le mot aux écrivains », raconte le professeur de sociologie Eric Fassin, dans un article publié sur Mediapart. »

    "prête-plume", Alexandre Carjat, CRAN, Emeline Amétis, Slate, Eugène de MirecourtC’est Alexandre Dumas, à son corps défendant qui va « populariser » le terme. Lui-même fait appel a de nombreux collaborateurs qui participent à son énorme production littéraire. Eugène de Mirecourt le révèlera publiquement dans le livre « Maison Alexandre Dumas & Cie, fabrique de romans » expliquant que ceux-ci « se ravalaient à la condition de nègres ». Plus tard, nous dit Slate « le fils d'Alexandre Dumas dira lui-même de son père métis qu'il était un « mulâtre qui a des nègres ». L’expression restera, adoptée par les maisons d'édition et reprise par les médias. Le politiquement correct oblige aujourd'hui, au mieux, aux guillemets et à l'ajout de l'adjectif « littéraire » à celui qui était juste « nègre » hier. »

    Fini donc les « nègres littéraires », une appellation qui visait bel et bien une race, mais à qui étonnamment on a préféré une expression déjà en vogue au 17ème siècle, tout en sachant que en 2017 peu d’écrivains utilisent encore la plume pour écrire. Le débat n’est peut-être pas terminé.

    Photo : Alexandre Dumas par Etienne Carjat.

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