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victor hugo - Page 3

  • Les mots pris en faute

    Peut-être avez-vous trouvé au pied du sapin la dernière édition du Larousse, Le Robert correcteur, ou un exemplaire du Bescherelle. A l’époque des SMS et de Twitter, le vocabulaire, l’orthographe et la grammaire restent malgré tout les piliers de la langue française et de la littérature.

    Mais peut-être avez-vous reçu parmi vos cadeaux le livre d’Anne Boquel et Etienne Kern, Les plus jolies fautes de français de nos grands écrivains (éditions Payot). Un recueil présenté ainsi par Jean-Michel Ogier sur Culturebox : « Les plus jolies fautes de français de nos grands écrivains est un ouvrage qui va nous décomplexer, nous rappeler que même les plus grands sont faillibles... et permettra d’être pardonné si une faute se glissait inopinément dans mon article. Mais voilà, c'est un livre qui va aussi entamer sérieusement l’autorité des profs de français. Imaginez un petit malin à la copie rougie par les corrections, qui aura tôt fait de relever "Mais m’dame c’est pas juste ! Céline lui-même n’écrivait-il pas dans sa lettre à Cillie Amor : "Enfin je vais connaître les environs de Vienne et on va remanger de la saussisse"? »

    Céline, mais aussi Voltaire, Honoré de Balzac, Jules Verne, Guillaume Apollinaire, Antoine de Saint Exupéry, Victor Hugo, et bien d’autres.

    41Akh+gtiBL._SX328_BO1,204,203,200_.jpgCulturebox poursuit : « Partant du constat que : de l’orthographe à la syntaxe, de l’accord des verbes aux pléonasmes, nos grands auteurs n’ont pas échappé à ces fautes de français, Anne Boquel et Etienne Kern ont réalisé un ouvrage malin. Ils se sont appuyés sur ces fautes pour établir une liste de 17 règles à respecter afin de les éviter. Ainsi "Choisir le mot juste" est la règle numéro 9 pour éviter de faire comme Victor Hugo dans "Les Rayons et les Ombres" qui, emporté par un élan panthéiste met "s’épanche" pour "s’étanche".
    "Nous sommes la nature et la source éternelle
    Où toute soif s’épanche, où se lave toute aile".»

    TV5 , qui consacre également un article à l’ouvrage, cite cette anecdote : « Parfois, c'est le mot juste qui fait cruellement défaut. Les auteurs rapportent cette anecdote délicieuse au sujet d'Emile Littré, l'insurpassable lexicographe. Le grand homme avait un faible pour sa bonne. Les auteurs racontent : "Un jour qu'il la lutinait,  Madame Littré poussa la porte et s'écria " Ah, monsieur, je suis surprise !" Et le regretté Littré, se rajustant, lui répondit : "Non madame, vous êtes étonnée. C'est nous qui sommes surpris..."»

    Pour terminer cette dernière chronique de l’année 2015, je citerai un article de Louise Tourret dans Slate qui commence ainsi : « Vos élèves lisent beaucoup trop ». Cette semaine, une professeure de lettres d’un collège de banlieue parisienne a été si dépitée par une conversation avec la principale de son lycée qu’elle l’a en partie reproduite sur Facebook :

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    Une très bonne année 2016 à tous les lecteurs de ce blog.

  • Nancy fête le livre

    « C’est le premier rendez-vous national de la rentrée littéraire : le Livre sur la Place, du 11 au 13 septembre, rassemble tout le gratin des lettres et de l’édition avec 170.000 visiteurs et 500 auteurs attendus. » L’Est Républicain.
     
    Le président de l’édition 2015 est Daniel Picouly qui vient de publier « Le Cri Muet de l’Iguane » (Albin Michel).
     
    Parmi les auteurs présents on peut citer dans le désordre : Jonathan Coe, Philippe Delerm, Frédéric Beigbeder, Didier Decoin, Tahar Ben Jelloun, Françoise Chandernagor, Patrick Rambaud, Pierre Assouline, Mathias Enard, Judith Perrigon, Bernard Pivot, Paule Constant, Edmonde Charles-Roux, Jean-Marie Rouart, Jean-Christophe Ruffin, Edgar Morin, Delphine de Vigan, etc.
     
    Si le Livre sur la Place se déroule dans le centre de Nancy (place de la Carrière sous chapiteau) et dans divers endroits (à l'Hôtel de ville, à l'Opéra, à la Préfecture, au Palais du Gouvernement, au Conservatoire, au LEM, et au Musée-aquarium), les auteurs se déplacent aussi dans la périphérie, Laxou, Vandœuvre, Maxéville, pour aller dans les écoles ou les collèges qui en font la demande.
     
    La manifestation a été créée en 1978 et se déroulait à ses débuts sur la célèbre place Stanislas.
     
    Plusieurs prix sont décernés à l’occasion de cet événement : la « Feuille d’Or de la ville de Nancy » qui récompense un auteur lorrain ayant écrit sur sa région, le « Goncourt de la biographie », le prix « Livre et Droits de l’Homme », et le « Prix des libraires de Nancy ».
     
    Le magazine de bandes dessinées Fluide Glacial, créé par le dessinateur Gotlib, y fêtera cette année ses 40 ans d’existence avec un table ronde le 12 septembre à 10h, et le salon se terminera par une lecture publique d’extraits du livre « Victor Hugo vient de mourir »de Judith Perrignon (L’Iconoclaste) par le comédien Charles Berling, une lecture complétée par des textes de Victor Hugo à l’occasion du 130ème anniversaire de sa mort.
     
    Le programme complet sur le site du Livre sur la Place.
     
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  • Dur d’être un auteur reconnu

    Peut-on vivre de son écriture ? J’ai déjà abordé le problème de ceux qui tentent de vivre de leur écriture. Un objectif de plus en plus difficile à atteindre si l’on en croit l’article du Monde « Inédit défilé d’auteurs en colère au Salon du livre ».

    « Romanciers, essayistes, illustrateurs, dramaturges, scénaristes ou encore traducteurs : entre 200 et 300 auteurs ont défilé samedi 21 mars à Paris dans les allées du Salon du livre afin d’alerter l’opinion sur les menaces qui pèsent sur leur métier. Jamais en 34 ans d’existence le traditionnel rendez-vous du monde de l’édition n’avait été le théâtre d’une telle manifestation. Organisée par le Conseil permanent des écrivains (CPE) – qui regroupe 17 syndicats et associations d’auteurs – celle-ci fait suite à une lettre ouverte rendue publique cette semaine, signée à ce jour par plus de 1700 personnes et titrée : « A ceux qui oublient qu’il faut des auteurs pour faire des livres » »,  peut-on lire dans le compte rendu de cet événement rédigé par le journaliste Frédéric Potet. « Revenus dérisoires, incertitudes sociales, menace européenne, ... auteurs en danger ! Pas d’auteurs, pas de livres » peut-on également lire sur la banderole qui ouvre le cortège. (cf photo de l’article).

    jean d’ormesson,amélie nothomb,bertrand morisset,salon du livre de paris,victor hugo,eve roger,marc levy,françois bégaudeau,verticales,emmanuelle allibert,léo scheer,frédéric potet,jean birnbaum,conseil permanent des écrivains,selfiesDes auteurs dont le grand public a du mal à cerner le statut. Dans une vidéo qui accompagne l’article du Monde, le journaliste Jean Birnbaum évoque les « dédicaces et le désarroi » auxquels sont confrontés le auteurs présents au Salon du livre, et cite deux ouvrages : « Hommage de l’auteur absent de Paris » d’Emmanuelle Allibert (Leo Scheer) et « La politesse » de François Bégaudeau (Verticales), qui en parlent.jean d’ormesson,amélie nothomb,bertrand morisset,salon du livre de paris,victor hugo,eve roger,marc levy,françois bégaudeau,verticales,emmanuelle allibert,léo scheer,frédéric potet,jean birnbaum,conseil permanent des écrivains,selfies

    Autre problème, d’un autre ordre, celui des selfies avec les auteurs qui tendent à remplacer les dédicaces. Sur Europe 1, Eve Roger dévoile que Marc Levy « joue le jeu » des selfies. La star de l’édition (qui se classe parmi les écrivains préférés des Français avec Victor Hugo) déclare que « les séances de signatures deviennent des séances de gym », car précise-t-il « il faut se lever 200 à 300 fois, c’est hyper bon pour les abdos ».  Cependant, Marc Levy « quelque part trouve ça dommage » et raconte « On passe plus de temps à faire des photos qu’à dédicacer des livres ou à converser. avant on discutait autour des personnages, maintenant on discute autour de la façon de faire marcher l’appareil photo ».

    Un problème qu’évoque, toujours sur Europe 1, Bertrand Morisset, directeur du Salon du livre de Paris : « J’entends dire que les selfies on en a marre. Eh bien moi personnellement, j’en ai pas marre et je trouve personnellement que se photographier avec Jean d’Ormesson ou Amélie Nothomb, c’est plutôt sympa. Après, c’est bien d’acheter leur livre et de les lire ». ça leur permet aussi de vivre décemment de leur métier et de ne pas avoir à manifester dans les allées du salon du livre.

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