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victor hugo - Page 2

  • Quand les bons livres font leur cinéma

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    Les livres sont une source d’inspiration pour le cinéma et les réalisateurs y puisent allègrement leurs idées. A l’occasion de la sortie en salles du film « Un sac de billes », Europe 1 consacre sur son site Internet un article à « Ces livres plusieurs fois adaptés au cinéma ».

    L’auteur de l’article cite le livre de Joseph Joffo adapté au grand écran par Jacques Doillon en 1975 et Christian Duguay en 2017, mais également « Alice au pays des merveilles » de Lewis Carol (3 versions minimum), « Charlie et la chocolaterie » de Roald Dahl, « L’écume des jours » de Boris Vian, « La guerre des boutons » de Louis Pergaud (3 versions), « Les misérables » de Victor Hugo (4 versions dont une comédie musicale en 2012), « Le livre de la jungle » de Rudyard Kipling, « La planète des singes » de l’écrivain français Pierre Boulle, entre autres.

    Les cinéastes (et les producteurs) utilisent les histoires, mais s’appuient aussi sur le succès en librairie de ces ouvrages en espérant que celui-ci amènera les lecteurs dans les salles de cinéma.

    Le site Sens critique propose le « Top 100 des adaptations de livres au cinéma », et attribue la palme des « meilleures transpositions d'œuvres littéraires en films » à « Les liaisons dangereuses » de Chanderlos de Laclos adapté par Stephen Frears en 1988, « La Planète des singes » réalisé en 1968 par Franklin J. Schaffner, et « Le seigneur des anneaux : la communauté de l’anneau », signé Peter Jacson d’après l’œuvre de J. R. R. Tolkien.

    Sens critique invite également ses lecteurs à participer au « Top 50 des plus mauvaises adaptations de livres au cinéma ». Au palmarès de ce classement « Les trois mousquetaires », « Eragon », et « Le septième fils ».

    On retrouve la plupart de ces titres dans la liste de 200 noms établie par La voleuse de livre et publié par Babelio. Celle-ci va de « Charlie et la chocolaterie » aux « Schtroumpfs », des films destinés à un public jeune, mais on y trouve aussi les long-métrages adaptés des livres « Le Pianiste » de Wladyslaw Szpilman, « Le Silence de la mer » de Vercors, ou du «  Cercle des poètes disparus » qui fut d’abord un roman de Nancy Horowitz Kleinbaum.

    A défaut de succès, au cinéma la reprise de récits publiés, à l’avantage de rappeler que les auteurs et l’écriture restent la source essentielle de l’imagination.

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  • Fabrice Luchini l’homme qui fait aimer les textes

    Louis-Ferdinand Céline, Arthur Rimbaud, Roland Barthes, Victor Hugo, La Fontaine, Sacha Guitry, Charles Peguy, Chrétien de Troyes, Fabrice Lucchini, Rimbaud, Molière, Céline, Flaubert, Labiche, Laurent Terzieff, Paul Valéry,  Louis-Ferdinand Céline, Arthur Rimbaud, Roland Barthes, Victor Hugo, La Fontaine, Sacha Guitry et même Charles Peguy ou Chrétien de Troyes, Fabrice Lucchini a lu, ou plus souvent dit - de mémoire -, les textes de ces auteurs. Des écrivains du répertoire qui l’ont « métamorphosé » explique-t-il à Culturebox.

    Amoureux du verbe et de la littérature, le comédien a bâti nombre de ses spectacles autour d’eux. Sur le blog des « Luchinistes » (sic) on trouve cette citation à propos de son travail : « Voilà : si on ne s'est pas demandé comment l'écrit pouvait devenir de l'oral, si on ne s'est pas demandé comment oraliser l'écrit sans le trahir, alors on ne peut pas réussir. C'est quoi, l'écrit ? Ça n'a l'air rien de rien, cette question, mais on doit se la poser de façon quasiment névrotique. L'imprimé, c'est des cicatrices, pas des mots. Je parle des cicatrices organiques dont les mots sont porteurs. Les mots sont des planches jetées sur un abîme. Et un acteur, c'est celui qui déchiffre non pas les mots mais les cicatrices. Dès l'âge de 26, 27 ans, je ne me suis plus occupé que de ça : les cicatrices. Je suis un obsédé de la note. La note qui se trouve dans la phrase. C'est ça, travailler un texte. Mon obsession, avec Céline, était la suivante : comment restituer la perfection de l'écrit dans une oralité qui ne trahisse pas les intentions premières de l'œuvre ? Voilà. Cette obsession est devenue une passion. »

    A propos du spectacle « Poésie ? » qu’il joue actuellement et jusqu’à fin juin à Paris et où il dit des textes de Rimbaud, Molière, Céline, Flaubert, Labiche, il explique :

     « J’ai eu envie de me confronter de nouveau à des textes de pure poésie, des textes de pure littérature, de pur théâtre… Après une année passée aux côtés de Laurent Terzieff et en souvenir des dîners qui prolongeaient nos représentations, j’ai eu envie de lui rendre un hommage discret, lui qui disait : “être un poète, c’est une manière de sentir”»

    En 2014 dans Le Figaro il racontait la genèse du spectacle : « La poésie ne s'inscrit plus dans notre temps. Ses suggestions, ses silences, ses vertiges ne peuvent plus être audibles aujourd'hui. Mais je n'ai pas choisi la poésie comme un militant qui déclamerait, l'air tragique : « Attention, poète !» J'ai fait ce choix après avoir lu un texte de Paul Valéry dans lequel il se désole de l'incroyable négligence avec laquelle on enseignait la substance sonore de la littérature et de la poésie. Valéry était sidéré que l'on exige aux examens des connaissances livresques sans jamais avoir la moindre idée du rythme, des allitérations, des assonances. Cette substance sonore qui est l'âme et le matériau musical de la poésie. »

    Si Fabrice Luchini "passeur de textes", se passionne pour les auteurs, il raconte aussi sa vie dans « Comédie française » (Flammarion) qui vient de paraître.

  • Quand les écrivains guident nos promenades

    Le "Da Vinci Code" de Dan Brown avait un peu lancé la mode et nombre de ses millions de lecteurs avaient voulu retrouver les lieux cités dans le best-seller, que ce soit à Paris avec le musée du Louvre ou l’église St Sulpice, mais aussi à Londres avec l'Abbaye de Westminster. Ce type de tourisme culturel a toujours de nombreux adeptes.

    Le site TimeOut propose une carte interactive de Paris « pour marcher sur les traces des classiques de la littérature » et leurs auteurs, Emile Zola, Michel Zévaco, Guy de Maupassant, Gustave Flaubert. Au total seize écrivains de notre patrimoine littéraire. La carte est présentée ainsi : « A travers leurs plumes, ils ont pris la Ville Lumière pour décor. La preuve avec le plan interactif ci-dessous qui associe les rues parisiennes à leurs apparitions dans les grands classiques que l’on savoure à l’école, particulièrement dans les filières littéraires. Rappelons-nous le poème de Guillaume Apollinaire, « sous le pont Mirabeau coule la Seine et nos amours », nous l'avons tous appris un jour. Même chose pour le roman de Victor Hugo dont le titre fait référence à la cathédrale de Paris, Notre-Dame. »

    En 2013, l’hebdomadaire Marianne consacrait un article au « boom du tourisme littéraire » et expliquait : « Les itinéraires de découverte d'une ville sur les traces d'un héros de roman connaissent un grand succès, d'Italie jusqu'en Ecosse. Une alternative aux habituels circuits culturels.» L’auteure de l’article, Agnès-Catherine Poirier, citait Toni Sepeda, enseignante de l'histoire de l'art à l'université américaine de Venise, qui pendant les vacances organisait des visites guidées de la Venise du commissaire Brunetti, personnage de roman policier créé par sa compatriote Donna Leon.

    Le site France.fr propose, lui, de « découvrir la France dans la littérature » du Paris est une fête d’Ernest Hemingway, à Etretat, repaire d’Arsène Lupin, le héros de Maurice Leblanc, et à la Provence de Marcel Pagnol et Jean Giono. De son côté Terre des écrivains dresse une liste non exhaustive des lieux ayant inspiré ou été fréquentés par les écrivains, et si le site ne semble pas avoir été mis à jour depuis 2015, les liens restent actifs comme ceux, par exemple, qui vous amènent au Havre sur les pas de Gustave Flaubert, Jean-Paul Sartre, Benoît Duteurtre, Céline, Stendhal, Simenon, ou celui qui vous invite à une balade littéraire avec Proust à Paris. Citation extraite du site : "Je pense que tous les lieux gardent une empreinte. C'est peut-être cela la littérature : l'obsession de la trace. » Jean-Paul Kauffmann

    Autre site (photo) à visiter : http://lafrancevueparlesecrivains.fr/

    Bonnes ballades et… n’oubliez pas le guide.

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