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télérama - Page 5

  • Nos amis les bêtes en livres

    « Les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité ». Ainsi en ont décidé les députés français dans le cadre d’un projet de loi relatif à la modernisation et à la simplification du droit et des procédures. Jusqu’au vote de cet amendement (qui doit être confirmé par le Sénat), le code civil considérait les animaux comme des « biens meubles ». Air du temps, stratégie commerciale, ou véritable prise de conscience, plusieurs livres parus récemment prennent leur défense.

    718ZBR4OpyL.jpgLe site 30 millions d’amis publie un entretien avec Franz-Olivier Giesbert à propos de la parution de son livre « L’animal est une personne » (Fayard). Un intérêt du journaliste pour les bêtes qui remonte à très loin : « J’ai donc vécu mon enfance puis mon adolescence au milieu des bœufs, des vaches, des chèvres, des chats, des poules, des canards, des pintades... A mes yeux, ils étaient tous des membres de ma famille que j’agrandissais même aux veaux et aux porcs qu’élevaient nos voisins. C’est là que j’ai commencé à avoir un rapport particulier avec les animaux, à leur parler, à les aimer, à les comprendre. »
    Un livre qui ne fait pas forcément l’unanimité, puisque sur Médiapart il est qualifié de « honte » car F-O Giesbert y célèbre l’art de la viande de boucherie et fait l’éloge du cirque avec animaux.

    matthieuricardcouvbandeau-rvb-tt-width-300-height-430-bgcolor-FFFFFF.jpgPlus zen, le livre « Plaidoyer pour les animaux » de Mathieu Ricard (Allary éditions ), bouddhiste pratiquant et médiatique, qui se demande comment on peut-on manger d’autres êtres vivants. A Télérama il explique « « Si nous poursuivons au rythme actuel, explique Ricard, notre style de vie aura causé la disparition de 30 % de toutes les espèces animales d'ici à 2050. », et le magazine d’écrire : « Magnifiquement documentée – comme toujours chez cet auteur à l'érudition éblouissante, qui s'appuie sur des sources historiques et philosophiques glanées au cours de ses incessantes recherches –, la réflexion de Matthieu Ricard dépasse largement la seule question de l'alimentation. En réa­lité, c'est l'omnipotence de l'homme, à tous égards – dans les univers du cirque, de la corrida, de la chasse... –, que cet amoureux de la vie sous toutes ses for­mes questionne avec vigueur. De quel droit, au fond, nous croyons-nous tout permis ? »

    51yUXH86fsL.jpgEt les abeilles ? Didier Van Cauwelaert vient de se voir attribuer le prix du livre environnement 2014 par la fondation Veolia pour son livre « Les abeilles et la vie », publié aux éditions Michel Lafon. Le Figaro nous apprend : « Cela fait bien longtemps qu'il s'intéresse à l'insecte et à son monde extraordinaire vieux d'au moins 100 millions d'année, plus ou moins concomitant à l'apparition des plantes à fleurs et surtout, bien antérieur à l'homme. »
    L’écrivain s’est aussi inspiré des travaux du scientifique Rémi Chauvin, aujourd'hui décédé, et de ceux de Karl Von Frisch, un chercheur reconnu dans le monde entier pour ses travaux sur les abeilles. Dans une lettre adressée au chercheur, Albert Einstein lui écrit : « Si l'abeille disparaissait de la surface du globe, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. »
    La fondation Veolia distribuera dans les écoles 1500 exemplaires de l'ouvrage illustré par les photos de Jean-Claude Teyssier.


  • La Grande Librairie de François Busnel

    Cela ne semblait pas évident de concevoir et d’animer à la télévision une émission sur les livres après l’empreinte qu’avait laissé Bernard Pivot avec « Ouvrez les guillemets », «Apostrophes », et « Bouillon de culture ».
     
    Pourtant c’est le pari que réussit « La Grande Librairie » de François Busnel diffusée depuis 2008 le jeudi soir à 20h 35 sur France 5 (rediffusée le dimanche à 23 h). Une chaîne de service public moins exposée à l’audimat qui a permis au rendez-vous littéraire de s’installer et de fidéliser un public.

    Une émission qui doit aussi son succès à la pertinence de son animateur, au savant dosage d’écrivains en tous genres, et au temps qui leur est donné pour parler de leur travail. L’émission a même battu son record d’audience le 10 avril en réunissant 504 000 téléspectateurs qui ont assisté au dialogue entre le très rare Jean-Marie Gustave Le Clézio, prix Nobel de littérature 2008, venu présenter son livre « Tempête » (Gallimard), et Pierre Rabhi, pionnier de l’agro-écologie, apôtre de la décroissance, et auteur de « Semeurs d’espoirs » (entretiens avec Olivier Le Naire - Actes Sud) (photo).
     
    François Busnel complète son rendez-vous hebdomadaire avec, une fois par mois, « Les Carnets de Route », série de documentaires où il parcours le monde à la rencontre de grands écrivains. Débutée en 2011 avec la littérature américaine contemporaine, l’émission a également évoqué les écrivains anglais, et irlandais avec « Gens de Dublin » diffusée le 17 avril 2014. Ces entretiens sont disponibles en DVD.
     
    François Busnel est un passionné venu à la littérature sur le tard, après un passage par le journalisme et l’enseignement de la philosophie. Aujourd’hui, l’univers du livre occupe une grande partie de sa vie professionnelle. Depuis 2004, il dirige le magazine spécialisé Lire (fondé par Bernard Pivot) et après avoir été rédacteur en chef  de la rubrique livres de L’Express de 2006 à 2008, il en est resté l’éditorialiste.
     
    Sa vie privée semble aussi être dédiée au livre, non seulement parce qu’il dévoile dans Côté Maison « qu’il y a des bibliothèques dans toutes les pièces » chez lui, mais aussi parce qu’elle crée la polémique lorsqu’il reçoit dans son émission l’auteure Delphine Le Vigan. Il expliquera plus tard dans Télérama « On était ensemble depuis trois ou quatre mois. Est-ce que vous savez ce que peut devenir une relation au bout de trois mois ? Peut-être que si on avait été ensemble depuis dix ans, je ne l'aurais pas fait. Mais lorsqu'elle est venue dans La grande librairie, elle avait déjà vendu des milliers d'exemplaires de " Rien ne s'oppose à la nuit ", elle figurait sur la liste du Goncourt, elle avait obtenu le Prix Fnac... Si vous me dites que c'était une erreur de l'inviter dans une émission littéraire, je l'entends. »  

    La Grande Librairie a son site internet où l’on trouve des informations sur les auteurs et leurs livres, sur le sommaire des émissions, et où on peut les revoir intégralement en replay.

     

    Grande-Librairie.jpg

  • Revue de presse

    Les journaux parlent de livres et de littérature :

     

    régine deforge,james ellroy,marie desplechin,marguerite duras,alain vircondelet,télérama,libération,nouvel observateur,sabrina champenoisDans Libération, interview de James Ellroy à l’occasion de sa participation au dixième festival Quais du polar de Lyon pour son livre « Extorsion » (Rivages) :

    Question de Sabrina Champenois : « Vous ne suivez même pas les faits divers ? » : Mes amis m’en parlent. Et puis j’ouvre les yeux, les oreilles, et j’ai beau ne pas être sur Internet, ça me suffit pour combler mon retard. On vit une crise spirituelle profonde, les gens sont désormais en quête d’instantané plutôt que d’éternité, et ils ressentent le besoin de se remplir ad libitum de données, d’imagerie… Ils sont même incapables, en voiture, de s’arrêter au feu et de patienter sans rien faire, d’être juste là. Ils sont plongés dans leurs portables, leurs tablettes, c’est dingue, j’ai d’ailleurs failli me faire renverser plusieurs fois. Moi, j’ai besoin de temps pour ruminer. Je rumine beaucoup. Je suis un pervers, je suis un voyeur. » [...]

    A voir en complément l’entretien accordé à France 24.

     

    Dans Le Nouvel observateur sous le titre « Quand j’allais boire le thé chez Duras » un extrait de « Rencontrer Marguerite Duras » par Alain Vircondelet (éditions Mille et une nuits) :

    [...] « Écrire, selon elle, c’est atteindre à quelque chose d’invisible, pour être rapide, au mystère, ce que les chrétiens appellent l’âme et dont on n’a jamais su vraiment ce que ce terme recouvrait. On sait, dit-elle, à quel moment on est dans l’écriture. C’est-à-dire dans cette musique secrète, évidente et absolue. On le sait par quelque chose qui n’est pas de l’ordre du rationnel mais de l’intuition. Quelque chose qui atteint au silence, comme une vibration étrangère à soi. » [...]

    Télérama daté du 2 avril 2014 consacre sa couverture et un dossier de 4 pages à Marguerite Duras, et un numéro hors-série à l’occasion du centenaire de sa naissance.

     

    Télérama publie également un entretien avec l’écrivaine Marie Desplechin :

    [...] « Oui, des choses vont se perdre, et alors ? Il faut d'autant mieux accompagner celles qui vont rester. Imaginer qu'aucune transmission ne se fera est complètement idiot. Mais si nous voulons réussir à transmettre quelque chose, il faut le faire dans la joie, pas dans la peur et l'imprécation. Cesser de dire que les jeunes ça ne va pas, que la civi­lisation est finie, que la barbarie est à nos portes. Et ne pas se tromper de combat. On aurait dû, par exemple, réformer l'orthographe depuis longtemps. Mais on ne le fait pas, et à force de rester braqués sur des références mortes, des nostalgies d'un monde immuable, nous allons vers une langue d'une complexité inutile, réservée à une communauté de plus en plus restreinte. Si la transmission, c'est organiser des concours de dictée, ça n'a aucun intérêt. » [...]

     

    régine deforge,james ellroy,marie desplechin,marguerite duras,alain vircondelet,télérama,libération,nouvel observateur,sabrina champenoisDans Libération, Claire Devarrieux évoque Régine Deforges, éditrice, romancière, disparue à l’âge de 78 ans :

    [...] « L’érotisme selon Régine Deforges n’était pas militant, ni politique, mais « libre, dénué de tout sens du péché, joyeux, païen et non pas didactique » (A Paris, au printemps…). Romancière peu soucieuse d’audace formelle, elle savait s’adresser directement au cœur de ses lectrices. Dans la cinquantaine de livres qu’elle a signés, brille la fameuse Bicyclette bleue, une saga entamée en 1981, qui allait lui valoir un procès pour plagiat intenté par les héritiers de Margaret Mitchell.

    Régine Deforges, qui n’avait jamais caché s’être inspirée d’Autant en emporte le vent, l’emporta au bout de trois rounds. Un ultime tapage fit parler d’elle, lorsqu’elle démissionna en 2006 du prix Femina par solidarité avec Madeleine Chapsal, accusée par les consœurs d’avoir trahi le secret des délibérations. Régine Deforges était trop solitaire, trop franc-tireuse pour être bien vue dans les cénacles littéraires. »

    A lire aussi l’article de Jérôme Garcin sur BibliObs.

    Et sur Le Figaro.fr les multiples réactions à sa disparition.

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