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télérama - Page 3

  • Des livres partout

    Le site Archimag.com présente le Library Hotel (l'hôtel bibliothèque), un établissement new yorkais installé sur Madison Avenue et qui classe ses livres selon le sytème Dewey :

    (…) Pour les non initiés, sachez que la classification décimale de Dewey est un système inventé en 1876 par le bibliographe américain Melvil Dewey visant à classer l'ensemble des ouvrages d'une bibliothèque. Cette classification comporte 10 classes, divisées chacune en 10 divisions, elles-mêmes sub-divisées en 10 sections. C'est donc sur ce système que le Library Hotel a organisé ses 60 chambres réparties sur dix étages. Chaque étage correspond donc à l'une des dix classes retenues par Dewey (philosophie, religion, sciences sociales, langues, sciences pures, techniques, beaux-arts et loisirs, littérature, géographie et histoire, et connaissances générales). Chacune des chambres de chaque étage correspond elle aussi à une sous-division de la classe à laquelle elle appartient et est décorée de manière unique avec des livres et des œuvres d'art explorant un sujet particulier de sa catégorie. (...)

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    Au mois de septembre Télérama nous parlait des BücherboXX inventées par Konrad Kutt en 2010 :

     (…) Chez les bibliothécaires, on parle parfois de « tiers-réseau », ou de bibliothèques « hors les murs ». Cette expression va comme un gant à ces cabines, vestiges urbains d’un univers des communications quasi englouti avec le dernier millénaire. Le concept, au carrefour du do it yourself, de l'économie solidaire et de la micro-bibliothèque, n’a pas de mal à trouver sa place dans une capitale qui se pique de préserver ses élans utopiques et ses valeurs libertaires… Chacun peut y déposer et y prendre plusieurs livres. On compterait une quinzaine de ces BücherboXX à Berlin. Le concept a essaimé en France, avec quelques répliques du côté de Versailles et de Grenoble (appelées cette fois-ci BiblioboXX). A Berlin, certaines sont également spécialisées : l’une accueille des livres en français, une autre des titres anglophones… La capitale allemande compte une quinzaine de ces cabines transformées en mini-bilbiothèques. (...)

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  • Des écrivains dans l’actualité de Zola à Elie Wiesel / Revue de presse

    Dans Paris Match : « Au Festival de Grignan, Brigitte Emile-Zola, l’arrière-petite-fille de l’écrivain, va lire les lettres du romancier à sa femme, Alexandrine. Une correspondance où plane la présence de sa maîtresse, mère de ses deux enfants. » (…)

    product_9782070139217_195x320.jpg« Qu’est-ce qui vous a poussée à  publier la correspondance de votre aïeul ?
    J’avais 18 ans quand mon grand-père a disparu. Il m’avait fait promettre sur son lit de mort de publier les lettres d’Emile Zola à Jeanne puis à Alexandrine… mais pas avant le XXIe siècle. Lui-même était médecin et avait passé sa vie à honorer la mémoire de son père en recevant chez lui les spécialistes de l’œuvre de Zola du monde entier.

    « Lettres à Alexandrine. 1876-1901 », d’Emile Zola, Gallimard, 832 pages. Festival de la correspondance de Grignan, du 5 au 10 juillet. Lecture de Brigitte Emile-Zola le 7 juillet. »

     

    Dans Télérama : « Grand voyageur, lecteur insatiable, brillant traducteur et essayiste, Yves Bonnefoy est décédé, à l'âge 93 ans. Il laisse une œuvre abondante, humaine et profuse, à son image. » (…) « Un seul livre a suffi à Bonnefoy pour figurer au premier rang des poètes français contemporains, une place qu’il ne quittera plus. Signe de cette surprenante célébrité, son deuxième recueil, « Hier régnant désert », obtiendra en 1959 le très « branché » prix de la Nouvelle Vague décerné par le journal L’Express. »

     

    Dans BibliObs  un témoignage inédit de Roger Grenier : « Quand André Gide est mort, en 1951, le seul journaliste disponible à France-Soir  était un spécialiste du fait divers, d'ailleurs excellent. On l'expédia rue Vaneau. Il ne rappela que le soir : « Aucun intérêt, c'est une mort naturelle. » C'est sans doute pour éviter un tel malentendu que, pour l'enterrement de Céline, comme j'étais catalogué littéraire, c'est moi qui fus envoyé. » (…) « Suivi de quelques voitures, le corbillard entama la montée, à travers les rues de Meudon, vers le cimetière des Longs-Réages. Il continuait à pleuvoir. Le convoi n'est pas passé par l'église, et il n'y a pas eu de discours. A peine au cimetière, le cercueil a été glissé dans la fosse. Quelques fleurs et c'en fut fini à jamais du docteur Destouches, alias Louis-Ferdinand Céline, dont la vie fut si longtemps pleine de bruit et de fureur. Il était à peine 9 heures du matin. Dans mon reportage de France-Soir, je m'étais permis d'écrire : « Il est toujours triste d'être obligé d'avoir honte d'un grand écrivain. »

     

    LaNuit.pngDans Marianne à propos de la disparition d’Elie Wiesel : (…) « En ces jours où la personnalité révérée éclipse l’écrivain merveilleux, c’est le sens, au fond, que délivre la Nuit. François Mauriac, lorsque lui parvinrent ces 200 pages transies de l’âme des disparus, ne s’y est pas trompé et leur a offert une préface. Commotion de ce récit où Wiesel donne une arche de papier à ses parents et à sa sœur suppliciés par l’hitlérisme, et dont on aurait tort de négliger la sombre beauté. « Jamais, écrit-il, je n’oublierai cette nuit, la première nuit de camp qui a fait de ma vie une nuit longue et sept fois verrouillée. Jamais je n’oublierai cette fumée. Jamais je n’oublierai les petits visages des enfants dont j’avais vu les corps se transformer en volutes sous un azur muet. Jamais je n’oublierai ces flammes qui consumèrent pour toujours ma foi. » Et parce qu’il s’était fait le serment de ne jamais oublier tout cela, l’enfant de Sighet avait fait un vœu, dès avant l’éclosion de sa célébrité littéraire : « Que toujours, partout où un être humain serait persécuté, [il] ne demeurerai[t] pas silencieux ».»

  • Pas d’auteurs, pas d’édition

    Le statut d’auteur, d’écrivain, de créateur, est-il un passe-temps annexe quasi-bénévole ou un véritable métier ? Ce sont les auteurs de bandes dessinées qui ont été parmi les premiers à lancer le débat, à Angoulême, avec un cri d’alarme sur la paupérisation de leur profession, et on se souvient de la manifestation organisée par le Conseil permanent des écrivains dans les allées du salon du livre de Paris en 2015.

    Le constat est flagrant : on vit difficilement de son son travail d’écriture et si quelques grands noms vivent largement de leurs droits d’auteurs, nombreux sont ceux qui exercent un autre métier ;  67% en 2013 selon l’ Etude sur la situation économique et sociale des auteurs du livre commandée en 2014 par Aurélie Fillipetti et dévoilée à la veille du dernier Salon du livre de Paris par la nouvelle ministre de la Culture, Audrey Azoulay.

    Le magazine Télérama qui qualifie cette étude de « pharaonique », donne la parole à Marie Cellier, la présidente de la Société des gens de lettres (SGDL) : « Nous disons d'ailleurs depuis longtemps qu'il y a une paupérisation des auteurs, et le bureau d'aide sociale de la SGDL reçoit beaucoup de témoignages en ce sens. Certains se trouvent dans des situations vraiment mauvaises. » Marie Cellier avance des explications à cet état de fait : « En réalité, les chiffres montrent un âge d'or dans les années 1990-2000, avant un début de décroissance. Plusieurs raisons l'expliquent : d'abord, Internet a tué les encyclopédies et un certain nombre de livres. Mais il y a aussi un phénomène de surproduction qui fait que le tirage d'un livre est toujours plus faible, ce dernier reste moins longtemps sur les tables des libraires, et s'il ne marche pas extraordinairement bien, il n'est pas réimprimé. Hormis quelques best-sellers, on est dans l'ère du « livre-Kleenex » ».

    Une situation pourtant paradoxale comme le constate le site Ina Global qui titre « Le marché du livre rit, les auteurs pleurent » et précise : « D’après l’institut GFK, en France, l’édition se porte bien avec une croissance de 1,8 % en 2015 et 2,6 milliards de chiffre d’affaires. Mais voilà, les auteurs se plaignent d’une rémunération en baisse, avec seulement 150 à 200 d'entre eux qui vivent de leurs œuvres. D’après le président du Centre National du Livre, des discussions à ce propos sont en cours entre auteurs et éditeurs. »

    Dans L’Obs Le Plus, Carole Trébor, écrivain et présidente de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse et Mathieu Gabella, scénariste BD et vice-président du SNAC Résumaient ainsi le problème « sans rémunération, pas d’auteurs. Sans auteurs, pas de livres, et pas de chaîne du livre. »

    Photo Actualitté.com

    CPE, Livre Paris, Télérama, Aurélie Fillipetti, Audrey Azoulay, Carole Trébor, Mathieu Gabella,Marie Cellier,Actualitté.com, INA Global,

     

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