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prix goncourt - Page 2

  • Le livre au-delà du prix Goncourt

    Quelques brèves informations sur le monde du livre et de l’édition :

    A Paris, la célèbre librairie Shakespeare and Company ouvre son café. Le Figaro précise : « Dans le décor simple et convivial - tables et bancs en bois, fenêtres à guillotine d'origine -, on déguste du café artisanal torréfié chez Lomi (XVIIIe), des cookies, bagels, crumpets et scones préparés par Marc Grossman, l'Américain de Bob's Kitchen, patron des cantines végétaliennes/riennes à succès (8 à 9,50 € le sandwich du jour). Comme à Brooklyn, on trouve du no gluten, des livres de recettes en anglais (of course!), du cidre normand, du thé anglais et des jus faits à la minute. »

    Sur le site Rue89 Bordeaux, on peut lire à propos d’une « alternative à Amazon » : « Après le lancement en décembre 2014 de la plateforme de géolocalisation et de réservation de livres en ligne commune à 38 librairies indépendantes d’Aquitaine, près de 1350 livres ont trouvé lecteurs. Un bilan jugé encourageant par l’association à l’origine du projet, Les Librairies Atlantiques. »

    A Toulouse, la Médiathèque des Abattoirs présente du 16 octobre 2015 au 16 janvier 2016, l’exposition « Le livre dans le livre » : « Dans sa quête incessante de nouveauté, la modernité a vu se tisser des liens privilégiés entre peintre et poète. Mais depuis les années 1960, les artistes ont noué un tout autre dialogue avec le livre. Leurs gestes ont naturellement trouvé leur place dans leurs propres ouvrages, les livres d'artistes. »

    Le 26ème Salon du livre de Colmar se déroulera les 21 et 22 novembre 2015, avec pour thème « A suivre… » L’affiche de l’événement est signée Serge Bloch, illustrateur à succès de la série pour enfants Max et Lili.

    Enfin pour ceux qui ne liraient que ce blog pour s’informer sur l’actualité littéraire, le prix Goncourt 2015 a été attribué à Mathias Enard pour « son roman « Boussole » Les journalistes qualifient cet ouvrage de 500 pages d’ « érudit ».

    Pour finir une vidéo plutôt drôle sur la difficulté à arriver à lire tranquillement :

  • Bonne chance au prix Goncourt

    Obtenir le prix Goncourt est un grand moment dans la vie d’un écrivain. A la gloire médiatique s’ajoute le pactole provenant des droits d’auteurs dont le montant bondit quasi automatiquement à l’annonce de son nom. Bruno Corty, du Figaro littéraire estime entre 400 000 et 600 000 les ventes d'Au revoir là-haut  de Pierre Lemaitre, prix 2013. Mais quelques semaines après, l’effervescence retombe et la vie quotidienne (souvent anonyme) reprend le dessus.

    Si on se souvient de quelques lauréats récents comme Michel Houellebecq (2008), Jonathan Littell (2006) ou Jean-Christophe Ruffin (2001), qui se souvient que Pascale Roze (1996), Jean-Jacques Schuhl (2000), Gilles Leroy (2007), l’ont également obtenu ? Pour nombre d’observateurs du milieu littéraire, cette distinction est un cadeau empoisonné car s’il attire l’attention sur l’auteur, le conte de fée est souvent éphémère.

    On ne sort pas forcément indemne de ce maelström de compliments et de flagorneries. Si matériellement les fins de mois sont assurées, cette sinécure n’est pas toujours le meilleur moyen de renouveler l’envie d’écrire. « Un écrivain « sérieux » peut-il être riche ? » s’interrogeait en octobre Slate.fr. Un auteur comblé peut-il être encore fécond, peut-on ajouter ? Rares sont les écrivains peu connus avant leur Goncourt qui ont su gérer leur avenir littéraire.

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    D’autres n’ont pas connu de telles déconvenues et ont intégré le jury qui le décerne, c’est le cas d’Edmonde Charles-Roux (1966) (Présidente), Michel Tournier (1970), Didier Decoin (1977), Tahar Ben Jelloun (1987), Patrick Rambaud (1997), Paule Constant (1998), la boucle est bouclée.

    Photo : Romain Gary qui obtint deux fois le prix Goncourt, une première fois en 1956 avec Les racines du ciel et une seconde fois avec La vie devant soi, écrit sous le pseudonyme d’Emile Ajar.


    Pour ceux que les remises de prix amusent, Le Nouvel Observateur publie le palmarès du Prix Virilo « double poilu du Femina » attribué à Céline Minard pour son roman  Faillir être flingué   (Rivages). Le prix est complété par la liste de ses « accessits poilants ».

  • Le talent n’a pas d’âge

    A plus de 80 ans, ils nous montrent que l’écriture, c’est leur vie.

    L’Express publie un portrait d’Edmonde Charles-Roux, présidente du Prix Goncourt à 94 ans. Son éditeur Marianne Payot écrit « Il y a un mystère Charles-Roux: comment expliquer que cette grande bourgeoise, amie des légionnaires et des intellectuels, l'âme combative et le coeur à gauche, à la fois autodidacte et lettrée, suscite tant de bienveillance? Ou de déférence? Prononcer son nom est un sésame, les téléphones se décrochent pour dire, toujours, la même admiration, sans un mot discordant, comme si le temps et le respect dévolu à l'âge biffaient les aspérités: "Gaie, dynamique", louange Bernard Pivot, son compère du Goncourt. "Ardente, batailleuse, guerrière", pour Bernard-Henri Lévy, qui la côtoie depuis 1975. "Elégante, pudique, talentueuse", selon Pierre Bergé, qui annonce, dans un mouvement de fierté, la connaître depuis soixante ans. »

    Jean d’Ormesson, 88 ans, après avoir connu des problèmes de santé (un cancer, c’est lui même qui l’a dévoilé publiquement), fait la tournée des médias pour conforter le succès de son dernier livre Un jour je m’en irai sans avoir tout dit (Robert Laffont) déjà vendu à plus de 70 000 exemplaires et en tête des meilleures ventes dans le palmarès L’Express/Tite-Live.

    Autre « rescapé », le dessinateur Siné, désormais patron de presse, et qui, a 84 ans, publie Journal pré-posthume (Cherche Midi) dans lequel il raconte avec sa verve habituelle son terrible combat contre une leucémie aiguë myéloïde dont il est finalement sorti vainqueur. Une vraie leçon de ténacité.

    Toni Morrisson, 81 ans, romancière « afro-américaine », prix Pulitzer en 1987, pour son cinquième roman Beloved, prix Nobel de littérature 1993, a l’an dernier reçu les honneurs de la presse française pour son dixième roman Home qui paraît cette année en édition de poche (10/18).

    Sans oublier John Le Carré, 82 ans, lui aussi classé dans les meilleures ventes avec son dernier livre Une vérité si délicate (Seuil).

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    Aimé Césaire nous a quitté à 95 ans, Carlos Fuentes à 83 ans, Tom Sharpe à 85 ans, et l’écrivain et éditeur, Maurice Nadeau est parti à 102 ans. Le plaisir d’écrire est-il source de longévité et de jouvence ? Le secret est peut-être à trouver dans leurs livres.

    Photo : Cavanna raconte Cavanna (90 ans). Les Echappés.

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