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pierre lemaître - Page 2

  • Quand les livres font leur cinéma

    La littérature et aujourd’hui la bande dessinée, sont une vraie mine d’inspiration pour l’industrie du cinéma avec des résultats très inégaux.

    « Adapter un livre en film (ou en série) est souvent un pari risqué que se lancent les réalisateurs. Car en sus d'affronter la critique, le film doit faire face à un public encore plus redoutable : les fans du livre dont il est inspiré. Adapter un livre c'est évidemment prendre le risque de décevoir ceux qui l'ont lu auparavant » constate le Huffington Post qui se rend à l’évidence « finalement la réponse est simple : rien ne rivalise avec votre imagination. »

    A moins que le réalisateur ne transforme le texte de l’écrivain en une œuvre plus personnelle, et quelquefois avec la complicité de l’auteur comme le souligne Le Figaro : « Pierre Lemaitre est le plus heureux des hommes. L'adaptation de son roman, Au revoir là-haut, qui lui a valu le prix Goncourt en 2013 (Albin Michel), le ravit. « Je lui ai soumis des modifications, il me disait: “À tes risques et périls mon petit gars”», raconte Albert Dupontel, qui a transposé avec brio le livre «picaresque» à l'écran. » Une réussite saluée par le public avec un score de 97 302 entrées pour sa première journée, mais qui fait écrire aux Inrockuptibles « Le résultat du premier jour de l'adaptation du roman de Pierre Lemaitre peut toutefois sembler décevant, au vu de la grosse promotion entourant la sortie. Au revoir là-haut devrait terminer autour du million et demi de spectateur, mais peut faire un peu mieux selon le bouche-à-oreille. »

    Autre mise en images, celle du roman "D'après une histoire vraie" (J-C Lattès) de Delphine de Vigan par Roman Polanski. C’est à propos de ce film que le Huffington Post titre « Pourquoi les adaptations de livres au cinéma sont souvent décevantes », mais on devine le calcul des producteurs qui espèrent qu’une partie des lecteurs de ce best-seller, prix Renaudot et Goncourt des lycéens en 2015, se dirigeront vers les salles de cinéma. Avant même sa sortie en salle la critique est déjà partagée sur cette réalisation qui raconte les affres d’une écrivaine à succès face à la page blanche.

    Tout aussi attendue est le film tiré des aventures de Spirou et Fantasio (février 2018), avec l’espoir qu’il mettra fin à la longue série d’échec commerciaux due à des adaptations ratées de bandes dessinées. Les premières images de la bande annonce :

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  • Au revoir là-haut, le Juge Lambert, et Jerry Lewis

    Au revoir là-haut au cinéma

    On peut découvrir avec la bande-annonce d'Au Revoir Là-Haut (ci-dessous), les premières images de l’adaptation cinématographique du roman de Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013, par Albert Dupontel. Le réalisateur et comédien explique à Europe 1 son approche du livre : « "C'est un prisme très personnel, très intérieur. J'ai lu un pamphlet déguisé contre le monde actuel", explique le réalisateur au sujet du roman. "Quand j'ai rencontré Pierre Lemaitre je lui ai présenté ma vision. J'ai dit : 'Les Péricourt sont des grands capitalistes au point de négliger leurs propres familles'. Il était tout à fait d'accord", assure-t-il. "Les films sont une façon bénigne et pacifique de protester contre un monde qui nous fait du mal" ». Au cinéma le 25 octobre.

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    Le roman testament du Juge Lambert

    L’actualité elle aussi alimente la production des éditeurs. Le dernier roman de Jean-Michel Lambert, « Témoins à charge » (De Borée ) qui paraît fin août, est un livre posthume, en effet son auteur le magistrat rendu célèbre par l’affaire Grégory, s’est suicidé quelques semaines avant sa sortie dans les librairies. Le journal 20 minutes écrit au sujet de ce « thriller judiciaire » : « Dans ce onzième ouvrage du juge Lambert, retrouvé mort à son domicile le 11 juillet, peu après un énième rebondissement dans l'enquête sur la mort du petit Grégory le 16 octobre 1984, un des personnages ressemble trait pour trait à l'auteur. Un sexagénaire aux épais cheveux blancs, regard bleu derrière des lunettes à fine monture... Surtout, ce notable, le Professeur Chabert, se suicide, «pour sauver son honneur», de la même façon que le juge Lambert, «la tête recouverte d'un sac plastique». »

    La mort de Jerry Lewis

    JLewis Benayoun.jpgAutre actualité, la disparition le 20 août du comique et réalisateur américain Jerry Lewis, dont beaucoup de commentateurs ont souligné qu’il était beaucoup plus populaire en France que dans son pays. Un auteur a beaucoup contribué à cette réputation, il s’agit de Robert Benayoun qui lui a consacré en 1972 un livre désormais culte « Bonjour Monsieur Lewis » (Losfeld). Critique de cinéma pour la revue Positif, France Observateur, ou Le Point, il a publié d’autres ouvrages sur le rire parmi lesquels on peut citer « L'Anthologie du non-sens » (Pauvert-1957), « Les Frères Marx » (Seghers-1980), et « Le Mystère Tex Avery » (Seuil-1988).

  • Le Goncourt en BD, écrire en prison et des livres dans la rue

    Un prix Goncourt (2013) en bande dessinée

    « Au revoir là-haut » de Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013, a été adapté, avec la participation de l’auteur, en bande dessinée. Une adaptation que commente Bernard Pivot dans sa chronique du Journal du Dimanche. Après avoir recensé les exemples de coupe, de contraction, de rajout, « ce qui donne parfois des choses étranges », il écrit : « Tout cela n'est pas grave puisque Pierre Lemaitre a admis et signé ces distorsions par rapport à son roman. La bande dessinée est conforme dans l'esprit, c'est là l'essentiel. Et on peut espérer qu'elle incitera certains jeunes lecteurs à se procurer le roman et à y découvrir le plaisir de se plonger dans une histoire plus complexe où les mots seuls frappent l'imagination. »

    Ecrire pour sortir de prison

    C’est 20 minutes qui le raconte : « En Roumanie, c’est en écrivant un livre que l’on peut espérer en sortir plus tôt que prévu. Cette loi, en vigueur depuis 2013, fait de nouveau l’actualité car elle encourage la corruption, selon un article paru fin octobre dans The Economist. L’objectif initial de cette loi était d’encourager les détenus à faire des recherches universitaires, dans l’optique de faciliter leur réinsertion. Mais cette mesure favorise surtout les détenus qui ont les moyens de se payer un nègre. Selon des journalistes roumains, des manuscrits sont introduits en douce en prison, avant d’être recopiés par les détenus. Après l’étape de l’édition, les livres sont transmis à une commission chargée d’accorder des remises de peine. »

    Les livres mis en boîte à Metz

    Le site Piwee nous apprend que la ville de Metz a décidé d’installer des « Boîtes à livres » dans la ville dans le cadre de sa politique culturelle et associative : « Le concept est simple et repose sur la notion de partage. Chacun peut venir déposer des livres dans ces mini bibliothèques de rue ou se servir en libre-accès. Et ensuite c’est vous qui décidez : vous pouvez piocher pour offrir, juste pour feuilleter, pour emporter chez vous, pour garder à jamais ou pour rendre après, vous pouvez déposer pour vous débarrasser ou pour partager un coup de cœur, mais n’oubliez pas de lire ! Encore en phase d’expérimentation, les boîtes à livres n’ont pas encore été installées dans toute la ville. Pour le moment, chers Messins, vous pouvez aller déposer vos livres ou découvrir de nouveaux auteurs Place de la Comédie, Porte des Allemands et sur l’Esplanade. Et d’ici quelques mois, si l’essai est transformé, 7 autres boîtes seront installées dans d’autres quartiers de la ville. »

    BAL-Metz-2.jpg

    Pour finir, je racontais il y a peu l’aventure du Bouq’lib à Montreuil, et si l’on en croit les photos postées sur Facebook (et l’article du Parisien) le projet prend forme :

    BouqLib.png

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