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pierre lemaître - Page 2

  • Au revoir là-haut, le Juge Lambert, et Jerry Lewis

    Au revoir là-haut au cinéma

    On peut découvrir avec la bande-annonce d'Au Revoir Là-Haut (ci-dessous), les premières images de l’adaptation cinématographique du roman de Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013, par Albert Dupontel. Le réalisateur et comédien explique à Europe 1 son approche du livre : « "C'est un prisme très personnel, très intérieur. J'ai lu un pamphlet déguisé contre le monde actuel", explique le réalisateur au sujet du roman. "Quand j'ai rencontré Pierre Lemaitre je lui ai présenté ma vision. J'ai dit : 'Les Péricourt sont des grands capitalistes au point de négliger leurs propres familles'. Il était tout à fait d'accord", assure-t-il. "Les films sont une façon bénigne et pacifique de protester contre un monde qui nous fait du mal" ». Au cinéma le 25 octobre.

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    Le roman testament du Juge Lambert

    L’actualité elle aussi alimente la production des éditeurs. Le dernier roman de Jean-Michel Lambert, « Témoins à charge » (De Borée ) qui paraît fin août, est un livre posthume, en effet son auteur le magistrat rendu célèbre par l’affaire Grégory, s’est suicidé quelques semaines avant sa sortie dans les librairies. Le journal 20 minutes écrit au sujet de ce « thriller judiciaire » : « Dans ce onzième ouvrage du juge Lambert, retrouvé mort à son domicile le 11 juillet, peu après un énième rebondissement dans l'enquête sur la mort du petit Grégory le 16 octobre 1984, un des personnages ressemble trait pour trait à l'auteur. Un sexagénaire aux épais cheveux blancs, regard bleu derrière des lunettes à fine monture... Surtout, ce notable, le Professeur Chabert, se suicide, «pour sauver son honneur», de la même façon que le juge Lambert, «la tête recouverte d'un sac plastique». »

    La mort de Jerry Lewis

    JLewis Benayoun.jpgAutre actualité, la disparition le 20 août du comique et réalisateur américain Jerry Lewis, dont beaucoup de commentateurs ont souligné qu’il était beaucoup plus populaire en France que dans son pays. Un auteur a beaucoup contribué à cette réputation, il s’agit de Robert Benayoun qui lui a consacré en 1972 un livre désormais culte « Bonjour Monsieur Lewis » (Losfeld). Critique de cinéma pour la revue Positif, France Observateur, ou Le Point, il a publié d’autres ouvrages sur le rire parmi lesquels on peut citer « L'Anthologie du non-sens » (Pauvert-1957), « Les Frères Marx » (Seghers-1980), et « Le Mystère Tex Avery » (Seuil-1988).

  • Le Goncourt en BD, écrire en prison et des livres dans la rue

    Un prix Goncourt (2013) en bande dessinée

    « Au revoir là-haut » de Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013, a été adapté, avec la participation de l’auteur, en bande dessinée. Une adaptation que commente Bernard Pivot dans sa chronique du Journal du Dimanche. Après avoir recensé les exemples de coupe, de contraction, de rajout, « ce qui donne parfois des choses étranges », il écrit : « Tout cela n'est pas grave puisque Pierre Lemaitre a admis et signé ces distorsions par rapport à son roman. La bande dessinée est conforme dans l'esprit, c'est là l'essentiel. Et on peut espérer qu'elle incitera certains jeunes lecteurs à se procurer le roman et à y découvrir le plaisir de se plonger dans une histoire plus complexe où les mots seuls frappent l'imagination. »

    Ecrire pour sortir de prison

    C’est 20 minutes qui le raconte : « En Roumanie, c’est en écrivant un livre que l’on peut espérer en sortir plus tôt que prévu. Cette loi, en vigueur depuis 2013, fait de nouveau l’actualité car elle encourage la corruption, selon un article paru fin octobre dans The Economist. L’objectif initial de cette loi était d’encourager les détenus à faire des recherches universitaires, dans l’optique de faciliter leur réinsertion. Mais cette mesure favorise surtout les détenus qui ont les moyens de se payer un nègre. Selon des journalistes roumains, des manuscrits sont introduits en douce en prison, avant d’être recopiés par les détenus. Après l’étape de l’édition, les livres sont transmis à une commission chargée d’accorder des remises de peine. »

    Les livres mis en boîte à Metz

    Le site Piwee nous apprend que la ville de Metz a décidé d’installer des « Boîtes à livres » dans la ville dans le cadre de sa politique culturelle et associative : « Le concept est simple et repose sur la notion de partage. Chacun peut venir déposer des livres dans ces mini bibliothèques de rue ou se servir en libre-accès. Et ensuite c’est vous qui décidez : vous pouvez piocher pour offrir, juste pour feuilleter, pour emporter chez vous, pour garder à jamais ou pour rendre après, vous pouvez déposer pour vous débarrasser ou pour partager un coup de cœur, mais n’oubliez pas de lire ! Encore en phase d’expérimentation, les boîtes à livres n’ont pas encore été installées dans toute la ville. Pour le moment, chers Messins, vous pouvez aller déposer vos livres ou découvrir de nouveaux auteurs Place de la Comédie, Porte des Allemands et sur l’Esplanade. Et d’ici quelques mois, si l’essai est transformé, 7 autres boîtes seront installées dans d’autres quartiers de la ville. »

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    Pour finir, je racontais il y a peu l’aventure du Bouq’lib à Montreuil, et si l’on en croit les photos postées sur Facebook (et l’article du Parisien) le projet prend forme :

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  • Le Goncourt blues

    « "Pas pleurer", de Lydie Salvayre, fait le récit de la guerre d'Espagne. La romancière revient sur l'"été radieux" vécu par sa mère âgée de 15 ans en 1936, dont la vie jusque là corsetée dans un village catalan, éclate avec la ferveur libertaire que traverse le pays. La romancière croise ce récit avec la vision de Bernanos, spectateur effaré de la répression franquiste à Majorque. Goncourable ! » écrivait Laurence Houot, journaliste, responsable de la rubrique livres de Culturebox sur FranceTVinfo, quelques jours avant l’annonce officielle du Goncourt.

    Goncourable il l’était puisque Lydie Salvayre a obtenu ce prix tant convoité par les auteurs. Interrogée en direct par France Info elle a déclaré « Les jours précédents je passais mon temps à espérer et à désespérer et puis quand ça vous tombe dessus c’est une joie immense et les mots vous manquent pour le dire ». Les mots elle les a trouvé pour expliquer « le rêve de tout artiste c’est d’être exigeant et d’atteindre le plus de personnes possible, ce qui est très difficile mais pas impossible. »

    Le matin même, France Info donnait la parole à Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013 pour « Au revoir là-haut » (Albin Michel) et lui demandait de raconter l’après Goncourt.

    « Je garde d’abord le souvenir d’une caméra qui me tape sur la tête parce qu’il y avait tellement de caméras et de photographes à la sortie de Drouant que c’est une cohue terrible. Ce sont des émotions tellement puissantes qu’il faut du temps pour qu’elles s’apaisent. On est à un an et l’émotion est quasiment intacte ».

    Il poursuit « C’est un déferlement médiatique qui n’arrête pas et je suis obligé, moi qui n’en ait jamais eu, d’avoir une assistante car il n’y a pas une minute de répit. Je passe d’un studio à l’autre, je travaille à peu près 14 heures par jour pendant des mois. »

    A Thierry Fiorile qui lui demande s’il n’a pas eu un Goncourt blues il répond « Il y a quelque chose qui est passé et qui ne reviendra plus. Mais vous ne savez pas quoi et c’est un petit peu angoissant. C’est un moment qui est passé et j’ai maintenant hâte d’avoir un confrère ou une consœur Goncourt », et le journaliste de conclure « Le Goncourt 2014 intéresse beaucoup Pierre Lemaitre car il sera libéré du fait d’être le Goncourt de l’année et redeviendra un Goncourt parmi les autres. « Je passe de l’actualité au patrimoine. »

    " pas pleureré,lydie salvayre,éditions du seuil,david foenkinos,pierre lemaitre,prix goncourt 2015Avec le Goncourt, Lydie Salvayre, auteure d’une vingtaine de romans, obtient une reconnaissance bien méritée d’autant, comme l’écrit Le Monde qu’ « elle a déjoué tous les pronostics ». Des critiques littéraires qui ont ignoré son livre et misaient sur « Charlotte », de David Foenkinos (Gallimard) », celui-ci a malgré tout obtenu le Prix Renaudot.

     « Pas pleurer » de Lydie Salvayre est publié aux éditions du Seuil.

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