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pierre lemaître - Page 3

  • Marc Levy, Adrien Bosc, Isabelle Rivoal, Restos du cœur, Patrick Modiano, Daniel Boulanger, et Fleur Pellerin...

    Revue de presse :

    Déconnecter avec Marc Levy

    Dans ma dernière chronique, je vous contais les aventures de l’écrivain avec l’univers numérique. Dans L’Express, on peut lire un article sur l'enquête de l'association Culture Papier portant sur le rapport des Français au papier. Le parrain de cette association, Marc Levy, déclare au magazine « L'ultra-connectivité est formidable dans bien des domaines et situations, mais pouvoir se déconnecter est aussi un acte essentiel de la vie.  Un exemple, lorsque vous lisez sur une liseuse numérique, vous n'êtes pas déconnecté. Des informations sur vos lectures sont collectées: ce que vous lisez, la vitesse à laquelle vous lisez, les pages que vous avez passées, si vous avez été ou non au bout de votre lecture, les mots que vous avez surlignés, et ceux sur lesquels vous avez effectué des recherches... Ces données sont exploitées à des fins commerciales et publicitaires. »

    La rentrée littéraire des premiers romans

    Toujours dans L’Express, on trouve une liste d’auteurs qui ont « épaté les rédactions de Lire de la rédaction par leur style, la diversité et l'ampleur de leur sujet » ; « des jeunes écrivains avec lesquels il faudra compter lors de la rentrée littéraire. » Cela va du premier roman d’Adrien Bosc « Constellation » dont le sujet « relate le dernier vol du Constellation, petit bijou d'Air France qui, parti de Paris pour New-York, n'arriva jamais à destination. Une réflexion sur le destin audacieuse et bien menée. »  à  « Grosse » d’Isabelle Rivoal « un premier roman décevant ».

    Lire pour les Restos du cœur

    La radio RFI nous apprend sur son site que « Treize nouvelles inédites signées par treize auteurs français de renom seront publiées le 6 novembre au profit des Restos du Cœur par les éditions Pocket, permettant à l'association de distribuer trois repas pour chaque livre acheté. » Dans la liste des treize auteurs figurent Françoise Bourdin, Maxime Chattam, Alexandra Lapierre, Agnès Ledig, Gilles Legardinier, Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013, Marc Levy, Guillaume Musso, Jean-Marie Perier, Tatiana de Rosnay, Eric-Emmanuel Schmitt, Franck Thilliez et Bernard Weber.

    La disparition de Daniel Boulanger

    Sous le titre « Daniel Boulanger, l'homme qui se cachait derrière ses livres est mort », L’Obs rend hommage à l’écrivain en republiant le portrait que Jean-Louis Ezine avait fait de lui en 1994. Auteur d'une vingtaine de romans, mais aussi de nombreux recueils de nouvelles et de poésie, il fut membre de l'Académie Goncourt de 1983 à 2008. Scénariste et quelquefois acteur, il a participé à des films de François Truffaut, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, Alain Corneau et Philippe de Broca.

    Modiano prix Nobel... de la Paix ?

    Le Huffington Post présente une « battle » entre ministres de la Culture après les propos de Fleur Pellerin dévoilant à Canal + qu’elle lisait moins depuis qu’elle était ministre. Titre de l’article « Filippetti, Pellerin ou Mitterrand : qui parle le mieux de Modiano ? » Fleur Pellerin a quand même tenu à préciser « Quand j'entends dire que je suis inculte ou que je ne lis pas, je trouve cela absolument scandaleux. J'ai dit que je lisais moins, je n'ai pas dit que je ne lisais pas. »

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  • La revue Alibi

    Le n°10 d'Alibi est paru. Revue consacrée aux faits-divers et au polar elle se fait doucement une place, grâce à un travail éditorial de qualité, parmi les revues littéraires nées ces dernières années. Dans l’éditorial, Marc Fernandez, son directeur et rédacteur en chef, dévoile que l’année 2013 a été difficile mais que la situation semble s’éclaircir et « des projets sont en cours, même si le contexte est toujours délicat pour une petite structure comme la nôtre. » Il remercie les lecteurs de leur soutien et de leurs encouragements et les engage à parler de la revue autour d’eux.

    Ce numéro - Printemps-été 2014 - publie un grand entretien de 12 pages avec Pierre Lemaitre, un auteur qui « revendique son appartenance au monde du polar », un « polardeux » qui avant d’être honoré en 2013 par les jurés du Goncourt pour « Au revoir là-haut » (Albin Michel), avait publié six romans noirs.

    Interrogé sur son « changement de registre », il dévoile qu’au départ il avait simplement envie d’écrire un polar qui se passe dans les tranchées, et qu’il a «  vingt-deux versions du premier chapitre, dont sept ou huit sont des débuts de polar ». Il abandonnera l’idée car « ça ne fonctionnait pas » et se lancera dans l’écriture de ce qu’il appelle « un roman picaresque ».

    « Avec ce livre, je me suis libéré des contraintes du genre. Je n’ai pas d’enquêteur, je n’ai pas d’assassin qui laisse des indices. Mais je les fais revenir, j’ai distillé du suspense et des rebondissements. Et puis, comme crime, une guerre mondiale, on ne peut rêver mieux. C’est le crime idéal. »

    Pierre Lemaitre parle du travail d’écrivain, du livre numérique, de son expérience de scénariste, de ses références en matière de polar, de la pression des éditeurs, des critiques après un prix, de ses projets (il prépare une adaptation BD de « Au revoir là-haut »). Un regard très intéressant et pertinent sur le milieu de l’édition venant d'un auteur qui « a voulu faire écrivain à 56 ans. » Il en a aujourd’hui 63.

    Egalement au sommaire entre autres articles :

    Un rendez-vous Gillian Flynn auteure des « Apparences », grand prix des lectrices Elle, qui « en trois romans, elle est entrée directement dans la cour des grandes dames du polar. »

    CouvAlibi10-P.jpgUn portrait de Philip Kerr, auteur de polars historiques.

    L’écrivain Carlos Salem lui, s’interroge « Pourquoi est-il si difficile d’écrire des scènes de sexe dans les romans policiers ? » et tente de répondre à cette question.

    Un dossier Crime sans frontières, « Drogue, blanchiment, trafics en tous genres. Profitant de la mondialisation, des réseaux, des mafias, des organisations transfrontières se jouent des autorités nationales pour devenir de véritables entreprises internationales criminelles. »

    Et enfin la rubrique « Autopsie » qui propose de nombreuses critiques de livres, BD, films, DVD, récemment parus.

  • Bonne chance au prix Goncourt

    Obtenir le prix Goncourt est un grand moment dans la vie d’un écrivain. A la gloire médiatique s’ajoute le pactole provenant des droits d’auteurs dont le montant bondit quasi automatiquement à l’annonce de son nom. Bruno Corty, du Figaro littéraire estime entre 400 000 et 600 000 les ventes d'Au revoir là-haut  de Pierre Lemaitre, prix 2013. Mais quelques semaines après, l’effervescence retombe et la vie quotidienne (souvent anonyme) reprend le dessus.

    Si on se souvient de quelques lauréats récents comme Michel Houellebecq (2008), Jonathan Littell (2006) ou Jean-Christophe Ruffin (2001), qui se souvient que Pascale Roze (1996), Jean-Jacques Schuhl (2000), Gilles Leroy (2007), l’ont également obtenu ? Pour nombre d’observateurs du milieu littéraire, cette distinction est un cadeau empoisonné car s’il attire l’attention sur l’auteur, le conte de fée est souvent éphémère.

    On ne sort pas forcément indemne de ce maelström de compliments et de flagorneries. Si matériellement les fins de mois sont assurées, cette sinécure n’est pas toujours le meilleur moyen de renouveler l’envie d’écrire. « Un écrivain « sérieux » peut-il être riche ? » s’interrogeait en octobre Slate.fr. Un auteur comblé peut-il être encore fécond, peut-on ajouter ? Rares sont les écrivains peu connus avant leur Goncourt qui ont su gérer leur avenir littéraire.

    prix goncourt,jonathan littell,pierre lemaitre,bruno corty,jean-christophe ruffin,pascale roze,jean-jacques schuhl,gilles leroy,slate.fr,mybooxedmonde charles-roux,emile ajar,michel tournier,patrick rambaud,tahar ben jelloun,paule constant,romain gary,michel houellebecqDans un entretien accordé à MyBoox, Didier Decoin, Secrétaire général de l’Académie Goncourt, évoque l’après Goncourt et cite plusieurs cas de figure « Il n’est pas certain, que Jonathan Littell puisse vraiment écrire d'autres livres. Non pas parce qu’il a reçu le Goncourt et une critique prodigieuse, mais parce qu’il risque d’être à jamais paralysé par la puissance de sa première œuvre ». « Andreï Makine, par exemple, est un sublime auteur qui continue d’écrire de grands livres mais qui n’a jamais retrouvé l’accueil reçu pour son Testament français (Ed. Mercure de France), lauréat du Goncourt en 1995. Et je crois savoir qu'il en a conçu une certaine amertume. De même pour Pascal Lainé, couronné en en 1974 pour sa Dentellière (Ed. Gallimard) qui est allé jusqu'à "écrire un livre pour se plaindre de cette désillusion" (Sacré Goncourt !  Fayard). »   

    D’autres n’ont pas connu de telles déconvenues et ont intégré le jury qui le décerne, c’est le cas d’Edmonde Charles-Roux (1966) (Présidente), Michel Tournier (1970), Didier Decoin (1977), Tahar Ben Jelloun (1987), Patrick Rambaud (1997), Paule Constant (1998), la boucle est bouclée.

    Photo : Romain Gary qui obtint deux fois le prix Goncourt, une première fois en 1956 avec Les racines du ciel et une seconde fois avec La vie devant soi, écrit sous le pseudonyme d’Emile Ajar.


    Pour ceux que les remises de prix amusent, Le Nouvel Observateur publie le palmarès du Prix Virilo « double poilu du Femina » attribué à Céline Minard pour son roman  Faillir être flingué   (Rivages). Le prix est complété par la liste de ses « accessits poilants ».

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