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pierre lemaître - Page 2

  • Le Goncourt en BD, écrire en prison et des livres dans la rue

    Un prix Goncourt (2013) en bande dessinée

    « Au revoir là-haut » de Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013, a été adapté, avec la participation de l’auteur, en bande dessinée. Une adaptation que commente Bernard Pivot dans sa chronique du Journal du Dimanche. Après avoir recensé les exemples de coupe, de contraction, de rajout, « ce qui donne parfois des choses étranges », il écrit : « Tout cela n'est pas grave puisque Pierre Lemaitre a admis et signé ces distorsions par rapport à son roman. La bande dessinée est conforme dans l'esprit, c'est là l'essentiel. Et on peut espérer qu'elle incitera certains jeunes lecteurs à se procurer le roman et à y découvrir le plaisir de se plonger dans une histoire plus complexe où les mots seuls frappent l'imagination. »

    Ecrire pour sortir de prison

    C’est 20 minutes qui le raconte : « En Roumanie, c’est en écrivant un livre que l’on peut espérer en sortir plus tôt que prévu. Cette loi, en vigueur depuis 2013, fait de nouveau l’actualité car elle encourage la corruption, selon un article paru fin octobre dans The Economist. L’objectif initial de cette loi était d’encourager les détenus à faire des recherches universitaires, dans l’optique de faciliter leur réinsertion. Mais cette mesure favorise surtout les détenus qui ont les moyens de se payer un nègre. Selon des journalistes roumains, des manuscrits sont introduits en douce en prison, avant d’être recopiés par les détenus. Après l’étape de l’édition, les livres sont transmis à une commission chargée d’accorder des remises de peine. »

    Les livres mis en boîte à Metz

    Le site Piwee nous apprend que la ville de Metz a décidé d’installer des « Boîtes à livres » dans la ville dans le cadre de sa politique culturelle et associative : « Le concept est simple et repose sur la notion de partage. Chacun peut venir déposer des livres dans ces mini bibliothèques de rue ou se servir en libre-accès. Et ensuite c’est vous qui décidez : vous pouvez piocher pour offrir, juste pour feuilleter, pour emporter chez vous, pour garder à jamais ou pour rendre après, vous pouvez déposer pour vous débarrasser ou pour partager un coup de cœur, mais n’oubliez pas de lire ! Encore en phase d’expérimentation, les boîtes à livres n’ont pas encore été installées dans toute la ville. Pour le moment, chers Messins, vous pouvez aller déposer vos livres ou découvrir de nouveaux auteurs Place de la Comédie, Porte des Allemands et sur l’Esplanade. Et d’ici quelques mois, si l’essai est transformé, 7 autres boîtes seront installées dans d’autres quartiers de la ville. »

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    Pour finir, je racontais il y a peu l’aventure du Bouq’lib à Montreuil, et si l’on en croit les photos postées sur Facebook (et l’article du Parisien) le projet prend forme :

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  • Le Goncourt blues

    « "Pas pleurer", de Lydie Salvayre, fait le récit de la guerre d'Espagne. La romancière revient sur l'"été radieux" vécu par sa mère âgée de 15 ans en 1936, dont la vie jusque là corsetée dans un village catalan, éclate avec la ferveur libertaire que traverse le pays. La romancière croise ce récit avec la vision de Bernanos, spectateur effaré de la répression franquiste à Majorque. Goncourable ! » écrivait Laurence Houot, journaliste, responsable de la rubrique livres de Culturebox sur FranceTVinfo, quelques jours avant l’annonce officielle du Goncourt.

    Goncourable il l’était puisque Lydie Salvayre a obtenu ce prix tant convoité par les auteurs. Interrogée en direct par France Info elle a déclaré « Les jours précédents je passais mon temps à espérer et à désespérer et puis quand ça vous tombe dessus c’est une joie immense et les mots vous manquent pour le dire ». Les mots elle les a trouvé pour expliquer « le rêve de tout artiste c’est d’être exigeant et d’atteindre le plus de personnes possible, ce qui est très difficile mais pas impossible. »

    Le matin même, France Info donnait la parole à Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013 pour « Au revoir là-haut » (Albin Michel) et lui demandait de raconter l’après Goncourt.

    « Je garde d’abord le souvenir d’une caméra qui me tape sur la tête parce qu’il y avait tellement de caméras et de photographes à la sortie de Drouant que c’est une cohue terrible. Ce sont des émotions tellement puissantes qu’il faut du temps pour qu’elles s’apaisent. On est à un an et l’émotion est quasiment intacte ».

    Il poursuit « C’est un déferlement médiatique qui n’arrête pas et je suis obligé, moi qui n’en ait jamais eu, d’avoir une assistante car il n’y a pas une minute de répit. Je passe d’un studio à l’autre, je travaille à peu près 14 heures par jour pendant des mois. »

    A Thierry Fiorile qui lui demande s’il n’a pas eu un Goncourt blues il répond « Il y a quelque chose qui est passé et qui ne reviendra plus. Mais vous ne savez pas quoi et c’est un petit peu angoissant. C’est un moment qui est passé et j’ai maintenant hâte d’avoir un confrère ou une consœur Goncourt », et le journaliste de conclure « Le Goncourt 2014 intéresse beaucoup Pierre Lemaitre car il sera libéré du fait d’être le Goncourt de l’année et redeviendra un Goncourt parmi les autres. « Je passe de l’actualité au patrimoine. »

    " pas pleureré,lydie salvayre,éditions du seuil,david foenkinos,pierre lemaitre,prix goncourt 2015Avec le Goncourt, Lydie Salvayre, auteure d’une vingtaine de romans, obtient une reconnaissance bien méritée d’autant, comme l’écrit Le Monde qu’ « elle a déjoué tous les pronostics ». Des critiques littéraires qui ont ignoré son livre et misaient sur « Charlotte », de David Foenkinos (Gallimard) », celui-ci a malgré tout obtenu le Prix Renaudot.

     « Pas pleurer » de Lydie Salvayre est publié aux éditions du Seuil.

  • Marc Levy, Adrien Bosc, Isabelle Rivoal, Restos du cœur, Patrick Modiano, Daniel Boulanger, et Fleur Pellerin...

    Revue de presse :

    Déconnecter avec Marc Levy

    Dans ma dernière chronique, je vous contais les aventures de l’écrivain avec l’univers numérique. Dans L’Express, on peut lire un article sur l'enquête de l'association Culture Papier portant sur le rapport des Français au papier. Le parrain de cette association, Marc Levy, déclare au magazine « L'ultra-connectivité est formidable dans bien des domaines et situations, mais pouvoir se déconnecter est aussi un acte essentiel de la vie.  Un exemple, lorsque vous lisez sur une liseuse numérique, vous n'êtes pas déconnecté. Des informations sur vos lectures sont collectées: ce que vous lisez, la vitesse à laquelle vous lisez, les pages que vous avez passées, si vous avez été ou non au bout de votre lecture, les mots que vous avez surlignés, et ceux sur lesquels vous avez effectué des recherches... Ces données sont exploitées à des fins commerciales et publicitaires. »

    La rentrée littéraire des premiers romans

    Toujours dans L’Express, on trouve une liste d’auteurs qui ont « épaté les rédactions de Lire de la rédaction par leur style, la diversité et l'ampleur de leur sujet » ; « des jeunes écrivains avec lesquels il faudra compter lors de la rentrée littéraire. » Cela va du premier roman d’Adrien Bosc « Constellation » dont le sujet « relate le dernier vol du Constellation, petit bijou d'Air France qui, parti de Paris pour New-York, n'arriva jamais à destination. Une réflexion sur le destin audacieuse et bien menée. »  à  « Grosse » d’Isabelle Rivoal « un premier roman décevant ».

    Lire pour les Restos du cœur

    La radio RFI nous apprend sur son site que « Treize nouvelles inédites signées par treize auteurs français de renom seront publiées le 6 novembre au profit des Restos du Cœur par les éditions Pocket, permettant à l'association de distribuer trois repas pour chaque livre acheté. » Dans la liste des treize auteurs figurent Françoise Bourdin, Maxime Chattam, Alexandra Lapierre, Agnès Ledig, Gilles Legardinier, Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013, Marc Levy, Guillaume Musso, Jean-Marie Perier, Tatiana de Rosnay, Eric-Emmanuel Schmitt, Franck Thilliez et Bernard Weber.

    La disparition de Daniel Boulanger

    Sous le titre « Daniel Boulanger, l'homme qui se cachait derrière ses livres est mort », L’Obs rend hommage à l’écrivain en republiant le portrait que Jean-Louis Ezine avait fait de lui en 1994. Auteur d'une vingtaine de romans, mais aussi de nombreux recueils de nouvelles et de poésie, il fut membre de l'Académie Goncourt de 1983 à 2008. Scénariste et quelquefois acteur, il a participé à des films de François Truffaut, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, Alain Corneau et Philippe de Broca.

    Modiano prix Nobel... de la Paix ?

    Le Huffington Post présente une « battle » entre ministres de la Culture après les propos de Fleur Pellerin dévoilant à Canal + qu’elle lisait moins depuis qu’elle était ministre. Titre de l’article « Filippetti, Pellerin ou Mitterrand : qui parle le mieux de Modiano ? » Fleur Pellerin a quand même tenu à préciser « Quand j'entends dire que je suis inculte ou que je ne lis pas, je trouve cela absolument scandaleux. J'ai dit que je lisais moins, je n'ai pas dit que je ne lisais pas. »

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