Avertir le modérateur

patrick modiano - Page 2

  • Revue de presse éphémère

    Où l’on parle d’écrivains dans la presse et quelquefois de livres :

    L’Obs consacre un article à Giuseppe Grassonelli, un mafioso sicilien condamné à perpétuité pour s’être lui même vengé du meurtre de membres de sa famille, et qui, en prison, « a appris à écrire et décroché un diplôme en «Lettres et philosophie», avec une thèse sur « la Révolution napolitaine de 1799». Puis il y a mijoté une fascinante autobiographie romancée, « Malerba » (la mauvaise herbe), qui a reçu le prix Leonardo Sciascia en 2014. »


    giuseppe grassonelli,tatiana de rosnay,patrick modiano,dora bruder,rachid boudjedra,saint-exupéry,corto maltese,ruben pelleejero,juan díaz canales,hugo pratt,bernard-henri levy,noël godinTatiana de Rosnay parle de sa relation avec son smartphone dans L’Express. A la question  « L'endroit où vous l'avez oublié ? » elle répond : «Au bar de l'hôtel Gramercy à New York. On devient un peu idiot quand on perd son portable, avec toutes les données personnelles qu'il contient. Mais aucune photo compromettante dans le mien ! Qu'importe s'il est piraté, je sauvegarde mes manuscrits ailleurs, dans mon petit bureau secret du XVe arrondissement. »

    giuseppe grassonelli,tatiana de rosnay,patrick modiano,dora bruder,rachid boudjedra,saint-exupéry,corto maltese,ruben pelleejero,juan díaz canales,hugo pratt,bernard-henri levy,noël godin
    Patrick Modiano a inauguré à Paris une promenade Dora Bruder du nom de cette adolescente juive déportée à Auschwitz et devenue l'héroïne d'un de ses romans, lit-on sur le site d’Europe 1. Le prix Nobel de littérature a déclaré : "Dora Bruder était une jeune fille qui aimait ce quartier et elle a été arrachée à la vie par la barbarie simplement parce qu'elle était juive", a-t-elle déclaré avant d'ajouter : "Se souvenir du passé, c'est être capable d'affronter et de répondre à celles et ceux qui font des amalgames, qui voudraient nous faire croire que tout cela est derrière nous, voire que cela n'a jamais existé". 

    Le débat fait rage sur les réseaux sociaux depuis que l’écrivain Rachid Boudjedra a revendiqué son athéisme sur une chaîne de télévision algérienne. France 24 qui commente l’information explique : « Ces propos pourraient lui coûter cher. L'islam est religion d'État en Algérie et la loi prévoit une peine d'emprisonnement de trois ans à cinq ans contre "quiconque offense le prophète, et les envoyés de Dieu ou dénigre le dogme ou les préceptes de l'islam". »

    Libération s’interroge : « Pourquoi Saint-Exupéry est-il entré dans le domaine public partout, sauf en France ? » et précise « Deux explications à cela. D'une part, le droit d'auteur français est particulièrement complexe et labyrinthique ; surtout, il existe ce qu'on appelle les prorogations de guerre. Ces dernières prévoient une extension du droit d'auteur, qui prendrait en compte les périodes couvrant la Première Guerre mondiale, ainsi que la Seconde Guerre mondiale, où l'activité économique est ralentie, ce qui chamboule l'exploitation commerciale de l'œuvre. Il existe également une extension spéciale de 30 ans pour les auteurs « morts pour la France », ce qui est le cas de « Saint-Ex », tombé au combat le 31 juillet 1944. »

    giuseppe grassonelli,tatiana de rosnay,patrick modiano,dora bruder,rachid boudjedra,saint-exupéry,corto maltese,ruben pelleejero,juan díaz canales,hugo pratt,bernard-henri levy,noël godinLe Figaro permet de découvrir les premières pages du prochain album des aventures de Corto Maltese, dessiné par Ruben Pelleejero et scénarisé par Juan Díaz Canales. Les deux espagnols ont redonné vie à ce personnage créé en 1967 par Hugo Pratt disparu en 1995. Il faudra cependant attendre le 30 septembre 2015 pour trouver en librairie « Sous le soleil de minuit » (Casterman).

    Enfin Bernard-Henri Levy s’est fait entarter pour la huitième fois par Noël Godin comme nous le raconte Paris Match, mais là on s’éloigne peut-être de la littérature.

     

  • Louisa Colpeyn, héroïne de romans

    « Il y a quelques années, elle promenait encore sa longue silhouette dans les allées du parc d'un hôpital pour personnes âgées situé en plein Paris. Sa démarche était encore vive, bien que soutenue par une canne. Ses cheveux blancs et abondants peignés à la diable surplombaient un visage familier. Qui pouvait être cette femme qui arpentait ce lieu peuplé d'ombres n'espérant presque plus rien ou n'attendant qu'une improbable visite ? Je la regardais avec insistance lorsqu'elle répondit à cette insolence par un sourire franc en me pointant avec sa canne et en m'apostrophant : "Vous me faites penser à mon fils." Cette voix énergique claquait comme une réplique de boulevard. »

    Jean-Noël Mirande Le Point

    « Ma mère n’est pas moitié hongroise mais tout à fait flamande : famille modeste de dockers d’Anvers. Mais à un moment, elle a elle-même créé la confusion à cause d’un accent légèrement balkanique quand elle parlait français, et pour expliquer cet accent elle a dit qu’elle était d’origine hongroise (…) ».

    Lettre à Thierry Laurent, 1996.

    « Ils se sont rencontrés dans un climat assez trouble, puisque mon père était obligé de se cacher, évidemment. Dans ce Paris de l’Occupation où les choses étaient beaucoup moins tranchées qu’on l’a dit. (…) J’ai toujours trouvé qu’il y avait quelque chose de (…) romantique (…) dans la rencontre de mes parents. Elle avait vingt-deux ans, elle était actrice, il se cachait… Ils se sont mariés après, évidemment, en 1946. »

    Entretien avec Dominique Jamet, Lire, octobre 1975.

     
    vph-colpeyn-phi1.jpgLouisa Colpeyn est morte le 26 janvier 2015, à l'âge de 96 ans. La comédienne était l'une des héroïnes récurrentes des ouvrages de Patrick Modiano, Prix Nobel de littérature en 2014. L’écrivain l’a évoquée précisément dans l'autofiction Livret de famille, au chapitre IV, puis dans son livre autobiographique Un pedigree et lui a dédicacé son roman La Ronde de nuit (1969) - (Sources Le réseau Modiano).

    Son fils, Patrick Modiano, son épouse et leurs deux filles ont annoncé son décès dans un avis paru dans Le Monde daté du 29 janvier 2015.

    La biographie de Louisa Colpeyn.

    Photos : Louisa Colpeyn dans les années 1950 et couverture de Un pedigree (Folio) – Photo René Maltête.

    product_9782070321025_195x320.jpg

  • Paroles d'écrivains

    Quatre auteurs dans l’actualité parlent de l’écriture et des livres :

    9782330035990.jpg«  On lit “Madame Bovary” comme un roman presque neutre, alors qu’il est extrêmement méchant. Chez moi, il y a toujours plusieurs moteurs qui agissent : l’émotion, la colère, qui peut brûler l’écriture, l’ironie aussi. J’aime les livres qui possèdent plusieurs musiques. Et puis, ce n’est pas si simple d’opposer un discours à la fable. La littérature permet de redonner une voix à ceux que l’on a condamnés au silence… »

    Eric Vuillard auteur de « Tristesse de la terre. Une histoire de Buffalo Bill Cody », Actes Sud, dans Paris Match.

    « La Pléiade, on la lit moins qu'on ne la met dans sa bibliothèque pour la regarder. En revanche, la collection de poche Folio, c'est ça que j'aime. Moi, je veux être lu par le plus grand nombre. Et surtout par les jeunes ! Je n'en démords pas : le lecteur idéal a 12 ans. C'est pour lui que j'ai récrit "Vendredi ou les Limbes du Pacifique", devenu "Vendredi ou la Vie sauvage", dont il se vend toujours des dizaines de milliers d'exemplaires chaque année. Mon modèle, c'est La Fontaine. Etre simple, accessible, imagé aura été mon unique vanité d'écrivain. »

    Michel Tournier rencontré et cité par Jérôme Garcin dans L’Obs.

    « Je ne cherche pas une histoire à tout prix. Je continue à creuser les mêmes sillons. Je suis écrivain tout le temps. Les rares moments où je n'écris pas m'apparaissent comme du temps non vécu. C'est du temps saboté. Je peux le dire avec des mots mais, fondamentalement, je ne comprends pas pourquoi je ne m'autorise pas à vivre sans écrire. Je me sens légitime à vivre uniquement quand je fais ma part de travail : mettre des mots nouveaux pour décortiquer ce qui arrive. On n'aura pas assez de toute une vie pour comprendre ce qu'on fait là. Chaque véritable écrivain est une voix singulière et unique. »

    Lionel Duroy interviewé dans Le Journal du Dimanche sur son prochain livre « Echapper » à paraître en janvier 2015 (Julliard).

    « J’ai toujours cru que le poète et le romancier donnaient du mystère aux êtres qui semblent submergés par la vie quotidienne, aux choses en apparence banales, – et cela à force de les observer avec une attention soutenue et de façon presque hypnotique. Sous leur regard, la vie courante finit par s’envelopper de mystère et par prendre une sorte de phosphorescence qu’elle n’avait pas à première vue mais qui était cachée en profondeur. C’est le rôle du poète et du romancier, et du peintre aussi, de dévoiler ce mystère et cette phosphorescence qui se trouvent au fond de chaque personne. »

    Patrick Modiano, extrait de son discours de réception du prix Nobel publié par Le Monde.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu