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michel houellebecq - Page 5

  • Le ragoût Houellebecq

    "Soumission", Michel Houellebecq, Eric Zemmour, François Bayrou, Flammarion, Recette pour préparer la parution du prochain livre de Michel Houellebecq :

    Verser dans un récipient 100 grammes de titre : « Soumission ».

    Rajouter une pincée d’explication : « le titre se réfère à la traduction du mot « Islam » qui signifie allégeance (à Dieu). »

    Malaxer longuement le thème du livre jusqu’à obtenir une pâte compacte : « L'histoire débute à la fin du second mandat de François Hollande, en 2022. La France est alors très fracturée, les rues sont en ébullition et le Front national est aux portes du pouvoir. La Fraternité musulmane (parti inventé de toutes pièces par l'auteur) bat Marine le Pen au second tour de l'élection présidentielle grâce à une alliance avec le PS, l'UMP et l'UDI. » (Le Parisien).

    Rajouter une cuillerée d’invraisemblance humoristique : « Le nouveau chef de l'Etat, Mohammed Ben Abbes, nomme... François Bayrou Premier ministre. »

    Mélanger avec quelques pages du dernier livre d’Eric Zemmour « Le suicide français » (Albin Michel) qui s’inquiète de l’islamisation de notre société et qui, dans une récente interview, estime possible de déporter 5 millions d’immigrés musulmans hors de France. Extrait publié par L'Obs : " Je pense que nous nous dirigeons vers le chaos. Cette situation d’un peuple dans le peuple, des musulmans parmi les Français, nous conduira au chaos et à la guerre civile. Ces gens ne veulent pas vivre à la française."

    Compléter avec une louche de rappel d’une citation de Houellebecq : « la religion la plus con, c'est quand même l'Islam » pour laquelle il a été malgré tout relaxé par la Justice.

    Assaisonner le tout d’images de décapitations médiatisées par l’Etat Islamique, de reportages sur les attentats sanglants commis au Yemen et ailleurs par Al-Qaida, ou sur les massacres perpétrés récemment par les islamistes radicaux dans une école au Pakistan.

    Servir flambé avec une rasade de polémique sur les réseaux sociaux.

    A consommer (ou pas) à partir du 7 janvier 2015.

  • Il faut de tout pour faire un monde des livres.

    Revue de presse


    POCHETTE-LIVRE
    Paris Match consacre une série de photos à l’accessoire de mode chic qui fait fureur sur les tapis rouge aux Etats-Unis, la « Pochette livre » : « Qu'elles soient signées de la Française Olympia Le-Tan ou des grandes maisons de couture, les pochettes livres ont pris d'assaut les tapis rouges aux mains des stars aux goûts pointus. De Paris à Hollywood, petit florilège du nouvel it-accessoire. »  Une visite sur le site de la créatrice Olympia Le-Tan (photo) donne une idée du prix de ces nouveaux livres pourtant creux.

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    HARLEQUIN
    « Harlequin est l’un des éditeurs qui se vend le mieux en numérique. Le catalogue est fourni et plait aux lecteurs ayant adopté la lecture numérique. La maison d’édition publie essentiellement des romans d’amour, catégorie qui fonctionne particulièrement bien au format ebook. Amour, sexe, érotisme, frisson, passion, tous les genres de romances sont proposés » constate le site ID Boox qui nous encourage à découvrir 100 titres de la collection proposés en promotion au prix de 1,99 euro, parmi lesquels « La rose de Boston », « La châtelaine sans nom », « le retour de l’Ecossais », « Une proposition inconvenante » ou encore « La citadelle des passions ».

    HOMME ARAIGNéE
    France Info a invité Alain Robert celui que l’on surnomme le « Spiderman français »  ou « l'homme araignée » « connu du grand public depuis 20 ans pour avoir escaladé à mains nues les plus hauts gratte-ciels du monde » à parler de ses lectures dans la chronique Dernières pages avant la nuit : « Je lis un peu de tout. J'essaie surtout de lire des bouquins en anglais. Comme je voyage beaucoup, cela me permet d'apprendre un vocabulaire nouveau. » Alain Robert cherche aussi et surtout à s'évader à travers les livres. « C'est comme les voyages. Les gens que je rencontre m'apportent de l'évasion, de la connaissance sur d'autres façons de penser, de vivre. La littérature, pour moi, c'est un peu la même chose. »

    GAME BOY
    La console de jeu Game Boy vendue à des millions d’exemplaires par Nitendo fête les 25 ans de sa création et ActuaLitté nous apprend qu’on pouvait déjà y lire, entre deux jeux comme Tétris et Super Mario, des livres numériques : « Des années de mutisme vidéoludique, les yeux rivés sur l'écran… et pourtant peu savent que la machine, depuis 2002 déjà, pouvait servir de… lecteur d'ebooks. Si, si. Pour ce faire, un logiciel a été proposé, le GameBoy Book Reader, permettant d'utiliser soit la GameBoy soit la GameBoy Advance - avec un écran couleur - pour lire des livres. Promis, tout est expliqué à cette adresse. Pas certain que la pratique se soit réellement répandue, et il ne reste manifestement pas de trace sur la toile de photo présentant l'écran de la GameBoy affichant des livres numériques. »

    ONFRAY
    Pas de nouveau livre de Michel Onfray sans polémique. L’Express consacre un article à son dernier livre « Le réel n'a pas eu lieu » (Grasset), premier tome de sa « Contre-Histoire de la littérature ». « L'occasion pour lui de harponner les faux discours sur les chefs-d'œuvre des siècles passés, et d'égratigner la production actuelle. » écrit l’hebdomadaire qui sous le titre « Michel Onfray balance sur Houellebecq et Angot », publie un entretien avec l’auteur. A la question « Le lecteur aujourd'hui est-il un résistant ? » Celui-ci répond : « Oui, certainement. Nous sommes dans une civilisation d'illettrés, au sens étymologique du terme, une civilisation d'Egyptiens. Il y a quelques scribes, qui savent lire et écrire, qui aiment ça, qui ont un rapport amoureux au texte et au papier, et puis il y a les autres. Je ne suis pas dans une logique décadentiste ou réactionnaire. C'est comme ça. Il y a une civilisation qui s'effondre, celle du livre. La vraie conséquence, c'est le formatage du cerveau: c'est un organe dans lequel se trouve ce qu'on y met. Si on y met du vide, il y a du vide ». La suite est à lire dans L’Express.


  • Bonne chance au prix Goncourt

    Obtenir le prix Goncourt est un grand moment dans la vie d’un écrivain. A la gloire médiatique s’ajoute le pactole provenant des droits d’auteurs dont le montant bondit quasi automatiquement à l’annonce de son nom. Bruno Corty, du Figaro littéraire estime entre 400 000 et 600 000 les ventes d'Au revoir là-haut  de Pierre Lemaitre, prix 2013. Mais quelques semaines après, l’effervescence retombe et la vie quotidienne (souvent anonyme) reprend le dessus.

    Si on se souvient de quelques lauréats récents comme Michel Houellebecq (2008), Jonathan Littell (2006) ou Jean-Christophe Ruffin (2001), qui se souvient que Pascale Roze (1996), Jean-Jacques Schuhl (2000), Gilles Leroy (2007), l’ont également obtenu ? Pour nombre d’observateurs du milieu littéraire, cette distinction est un cadeau empoisonné car s’il attire l’attention sur l’auteur, le conte de fée est souvent éphémère.

    On ne sort pas forcément indemne de ce maelström de compliments et de flagorneries. Si matériellement les fins de mois sont assurées, cette sinécure n’est pas toujours le meilleur moyen de renouveler l’envie d’écrire. « Un écrivain « sérieux » peut-il être riche ? » s’interrogeait en octobre Slate.fr. Un auteur comblé peut-il être encore fécond, peut-on ajouter ? Rares sont les écrivains peu connus avant leur Goncourt qui ont su gérer leur avenir littéraire.

    prix goncourt,jonathan littell,pierre lemaitre,bruno corty,jean-christophe ruffin,pascale roze,jean-jacques schuhl,gilles leroy,slate.fr,mybooxedmonde charles-roux,emile ajar,michel tournier,patrick rambaud,tahar ben jelloun,paule constant,romain gary,michel houellebecqDans un entretien accordé à MyBoox, Didier Decoin, Secrétaire général de l’Académie Goncourt, évoque l’après Goncourt et cite plusieurs cas de figure « Il n’est pas certain, que Jonathan Littell puisse vraiment écrire d'autres livres. Non pas parce qu’il a reçu le Goncourt et une critique prodigieuse, mais parce qu’il risque d’être à jamais paralysé par la puissance de sa première œuvre ». « Andreï Makine, par exemple, est un sublime auteur qui continue d’écrire de grands livres mais qui n’a jamais retrouvé l’accueil reçu pour son Testament français (Ed. Mercure de France), lauréat du Goncourt en 1995. Et je crois savoir qu'il en a conçu une certaine amertume. De même pour Pascal Lainé, couronné en en 1974 pour sa Dentellière (Ed. Gallimard) qui est allé jusqu'à "écrire un livre pour se plaindre de cette désillusion" (Sacré Goncourt !  Fayard). »   

    D’autres n’ont pas connu de telles déconvenues et ont intégré le jury qui le décerne, c’est le cas d’Edmonde Charles-Roux (1966) (Présidente), Michel Tournier (1970), Didier Decoin (1977), Tahar Ben Jelloun (1987), Patrick Rambaud (1997), Paule Constant (1998), la boucle est bouclée.

    Photo : Romain Gary qui obtint deux fois le prix Goncourt, une première fois en 1956 avec Les racines du ciel et une seconde fois avec La vie devant soi, écrit sous le pseudonyme d’Emile Ajar.


    Pour ceux que les remises de prix amusent, Le Nouvel Observateur publie le palmarès du Prix Virilo « double poilu du Femina » attribué à Céline Minard pour son roman  Faillir être flingué   (Rivages). Le prix est complété par la liste de ses « accessits poilants ».

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