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marguerite duras - Page 3

  • Le nouveau Magazine littéraire

    Si quelques quotidiens ont encore des suppléments littéraires comme Le Monde ou Le Figaro, les journaux grand public essentiellement consacrés aux livres et à l’écriture sont de plus en plus rares.

    Le Magazine littéraire est un de ceux-là. Un titre ancien créé en 1966 par le journaliste Guy Sitbon et où de nombreux écrivains se sont succèdés au poste de rédacteur en chef ; François Bott, Jean-Jacques Brochier, Jean-Louis Hue, Joseph Macé-Scaron, Laurent Nunez. Le peintre Raymond Moretti en dessinera aussi les couvertures à partir de 1972 et pendant plus de 25 ans.

    Aujourd’hui le magazine est édité par Sophia Publications, société de presse dirigée par Thierry Verret, Gilles Gramat, et Maurice Szafran. Ce dernier qui dirigeait il y a peu l’hebdomadaire Marianne en est le directeur éditorial et a appelé à ses côtés Pierre Assouline comme conseiller de la rédaction.

    Le Magazine littéraire, Raymond Morreti, Louis-Ferdinand Céline, Virginia Woolf, Stefan Sweig, Albert Camus, Marcel Proust, Marguerite Duras, Fleur Pellerin,François Bott, Jean-Jacques Brochier, Jean-Louis Hue, Joseph Macé-Scaron, Laurent Nunez, Guy Sitbon, Maurice Szafran, Pierre Assouline Le magazine annonce une nouvelle formule à paraître le 23 janvier 2015. Livres Hebdo nous en dévoile les détails : un format plus haut, une nouvelle typo, une nouvelle maquette plus colorée et plus dynamique, découpée en trois parties de 30 pages : l'actualité non littéraire vue à travers les livres, les critiques de livres, poche compris, et un dossier « véritable institution du titre à laquelle collaborent de nombreux universitaires », le tout « vivement illustré ».

    Parmi les « scoops » de cette nouvelle formule, Fleur Pellerin, ministre de la Culture, qui « s'explique enfin sur l'affaire Modiano » comme le titre Le Figaro qui écrit  « Dans cet entretien de quatre pages, elle précise être une grande lectrice (avec des volumétries variables) et qu'elle a notamment lu quelques ouvrages de la rentrée littéraire achetés à la librairie Millepages à Vincennes car elle peut y aller à pied de chez elle, à Montreuil. Debout-Payé, le roman de Gauz sur cet étudiant ivoirien devenu vigile au Camaïeu de Bastille et au Sephora des Champs-Élysées après avoir atterri sans papier en France. Fleur Pellerin dit aussi lire « comme tout le monde » Le Royaume, d'Emmanuel Carrère. Si elle s'apprête à entamer Soumission de Houellebecq, elle avoue avoir été déçue par ses romans plus récents. »

    En 2012, Le Magazine littéraire a lancé une collection de livres de poche intitulée « Nouveaux regards ».  Celle-ci se propose de « revenir sur les grands textes de la littérature française et étrangère avec un œil neuf et des lectures inédites par les plus grands spécialistes. Les trois premiers volumes – disponibles en librairie – mettent en lumière respectivement l’œuvre de Louis-Ferdinand Céline, Virginia Woolf et Stefan Zweig, les suivants porteront sur Albert Camus, Marguerite Duras et Marcel Proust. »

    Le site officiel du Magazine littéraire.


  • Le monde des livres

    Brésil
    Actualitté raconte l’histoire de cet éditeur brésilien qui « avait promis de pratiquer 10 % de remise sur ses livres par but marqué contre son équipe pendant le Mondial. Or le Brésil a perdu son match contre l’Allemagne par 7 buts contre 1 : « Joao Varella, le patron de la société Lote 42, va pourtant tenir sa promesse. Après le match de la toute-honte-bue, il appliquera ses 70 % de remise, chose qui ne se passera pas sans dégâts. Et difficile de croire que, même en vertu du nombre de fans recrutés sur sa page Facebook, il pourra compenser les pertes de cette remise, par les ventes au volume. La promotion, qui s'arrêtera précisément 24 heures après le coup de sifflet final du match, sera relativement limitée dans le temps. L'éditeur s'est pourtant prêté au jeu, respectant sa parole. » 

    Afrique du Sud
    « Disparition de Nadine Gordimer, chroniqueuse des absurdités de l'apartheid. » titre le quotidien 20 minutes qui écrit à propos de la romancière et prix Nobel sud-africaine décédée à 90 ans : « Elégante jusque dans ses dernières années, cette fille d’immigrés juifs a développé une prose à son image : sobre, subtile et sans concession. Elle laisse quinze romans (« La fille de Burger », « Histoire de mon fils », « Personne pour m’accompagner…») et de nombreuses nouvelles (« L’Etreinte d’un soldat », « Quelque chose là-bas…»), dont certains ont été interdits sous l’apartheid. Au travers de portraits d’une grande finesse psychologique, elle y raconte les ambiguïtés de ses compatriotes. »
     
    PARIS – TROUVILLE
    Mort de Yann Andréa, dernier compagnon de Marguerite Duras. Le Monde écrit : « Lui n'a jamais pu l'appeler par son prénom, encore moins la tutoyer. Au fond, il a toujours su la vérité : il n'y a pas d'intimité véritable avec un écrivain. Il le démontre dans « Cet amour-là », et pas seulement avec cette anecdote qui, pourtant, en dit long : « Un jour, je dis : si demain je meurs, si demain je me tue, vous ferez un petit livre dans les quinze jours, je suis sûr que vous le ferez. Elle dit : ''Yann je vous en supplie, ne dites pas ça, non. Pas un petit livre. Un livre.'' » 

    ECONOMIE
    Lu sur Atlantico : « Piketty : on achète le livre parce que c’est chic, on ne le lit pas parce que c'est ch**** ». « Curieux tout de même. Le Wall Street journal rapporte une étude réalisée par Amazon qui confirme le succès du livre "Le capital au XXI siècle » écrit par le Français Thomas Piketty. Le bouquin s’est très bien vendu (Note : 100 000 exemplaires en France, 400 000 aux Etats-Unis), mais il indique aussi que les acheteurs s’arrêtent à la 26 ème page et abandonnent ce livre qui compte plus de 700 pages.
    Précision de BFMTV « Le Wall Street journal s'appuie pour étayer cette affirmation sur les passages surlignés par les lecteurs de l'ouvrage sur Kindle (la liseuse d'Amazon). Il apparaît ainsi que les surlignages des lecteurs ne dépassent pas la page... 26.

    WESTEROS
    Lu et vu dans L’Express au sujet de George R.R. Martin, créateur de l'univers Game of Thrones » : « Il a 65 ans et fait savoir qu'il ne compte pas passer l'arme à gauche de si tôt. George R.R. Martin, l'auteur de la saga « A Song of Ice and Fire » dont est tirée la série à succès « Game Of Thrones » commence toutefois à en avoir assez d'entendre continuellement qu'il doit se dépêcher d'écrire la fin de l'histoire avant de mourir. C'est pourquoi lorsque un journaliste allemand glisse la question dans une interview, l'écrivain répond : « Je trouve ça assez offensant que l'on spécule sur ma mort », avant de joindre le geste à la parole, histoire d'être un peu plus clair sur son état d'esprit. » Photo extraite de la vidéo supprimée sur YouTube.


    USA
    Actualitté toujours, attire l’attention sur l’étude réalisée par Kensington portant sur l’usage des tablettes aux Etats-Unis : « Les femmes seraient plus adeptes des réseaux sociaux que les hommes, à 33,5 % contre 22,7 % alors que les seconds vont plutôt privilégier le jeu vidéo (19 % contre 13,3 %). Attention aux possesseurs de tablettes, d'ailleurs, puisque les hommes auraient plutôt tendance à s'en servir dans les toilettes. Dans l'ensemble les hommes visitent des sites d'information, et regardent leurs emails, tandis que les femmes sont plus adeptes des réseaux et de la télévision. »

    Actualitté note cependant « qu'il n'est jamais fait mention de la lecture de livres numériques comme activité sur son appareil. »

     

  • Revue de presse

    Les journaux parlent de livres et de littérature :

     

    régine deforge,james ellroy,marie desplechin,marguerite duras,alain vircondelet,télérama,libération,nouvel observateur,sabrina champenoisDans Libération, interview de James Ellroy à l’occasion de sa participation au dixième festival Quais du polar de Lyon pour son livre « Extorsion » (Rivages) :

    Question de Sabrina Champenois : « Vous ne suivez même pas les faits divers ? » : Mes amis m’en parlent. Et puis j’ouvre les yeux, les oreilles, et j’ai beau ne pas être sur Internet, ça me suffit pour combler mon retard. On vit une crise spirituelle profonde, les gens sont désormais en quête d’instantané plutôt que d’éternité, et ils ressentent le besoin de se remplir ad libitum de données, d’imagerie… Ils sont même incapables, en voiture, de s’arrêter au feu et de patienter sans rien faire, d’être juste là. Ils sont plongés dans leurs portables, leurs tablettes, c’est dingue, j’ai d’ailleurs failli me faire renverser plusieurs fois. Moi, j’ai besoin de temps pour ruminer. Je rumine beaucoup. Je suis un pervers, je suis un voyeur. » [...]

    A voir en complément l’entretien accordé à France 24.

     

    Dans Le Nouvel observateur sous le titre « Quand j’allais boire le thé chez Duras » un extrait de « Rencontrer Marguerite Duras » par Alain Vircondelet (éditions Mille et une nuits) :

    [...] « Écrire, selon elle, c’est atteindre à quelque chose d’invisible, pour être rapide, au mystère, ce que les chrétiens appellent l’âme et dont on n’a jamais su vraiment ce que ce terme recouvrait. On sait, dit-elle, à quel moment on est dans l’écriture. C’est-à-dire dans cette musique secrète, évidente et absolue. On le sait par quelque chose qui n’est pas de l’ordre du rationnel mais de l’intuition. Quelque chose qui atteint au silence, comme une vibration étrangère à soi. » [...]

    Télérama daté du 2 avril 2014 consacre sa couverture et un dossier de 4 pages à Marguerite Duras, et un numéro hors-série à l’occasion du centenaire de sa naissance.

     

    Télérama publie également un entretien avec l’écrivaine Marie Desplechin :

    [...] « Oui, des choses vont se perdre, et alors ? Il faut d'autant mieux accompagner celles qui vont rester. Imaginer qu'aucune transmission ne se fera est complètement idiot. Mais si nous voulons réussir à transmettre quelque chose, il faut le faire dans la joie, pas dans la peur et l'imprécation. Cesser de dire que les jeunes ça ne va pas, que la civi­lisation est finie, que la barbarie est à nos portes. Et ne pas se tromper de combat. On aurait dû, par exemple, réformer l'orthographe depuis longtemps. Mais on ne le fait pas, et à force de rester braqués sur des références mortes, des nostalgies d'un monde immuable, nous allons vers une langue d'une complexité inutile, réservée à une communauté de plus en plus restreinte. Si la transmission, c'est organiser des concours de dictée, ça n'a aucun intérêt. » [...]

     

    régine deforge,james ellroy,marie desplechin,marguerite duras,alain vircondelet,télérama,libération,nouvel observateur,sabrina champenoisDans Libération, Claire Devarrieux évoque Régine Deforges, éditrice, romancière, disparue à l’âge de 78 ans :

    [...] « L’érotisme selon Régine Deforges n’était pas militant, ni politique, mais « libre, dénué de tout sens du péché, joyeux, païen et non pas didactique » (A Paris, au printemps…). Romancière peu soucieuse d’audace formelle, elle savait s’adresser directement au cœur de ses lectrices. Dans la cinquantaine de livres qu’elle a signés, brille la fameuse Bicyclette bleue, une saga entamée en 1981, qui allait lui valoir un procès pour plagiat intenté par les héritiers de Margaret Mitchell.

    Régine Deforges, qui n’avait jamais caché s’être inspirée d’Autant en emporte le vent, l’emporta au bout de trois rounds. Un ultime tapage fit parler d’elle, lorsqu’elle démissionna en 2006 du prix Femina par solidarité avec Madeleine Chapsal, accusée par les consœurs d’avoir trahi le secret des délibérations. Régine Deforges était trop solitaire, trop franc-tireuse pour être bien vue dans les cénacles littéraires. »

    A lire aussi l’article de Jérôme Garcin sur BibliObs.

    Et sur Le Figaro.fr les multiples réactions à sa disparition.

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