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marc lévy - Page 3

  • Littérature et bande dessinée

    « La bande dessinée est, selon moi, plus proche de la littérature que d’autres arts visuels comme le cinéma, parce qu’il y a une chose essentielle qui est le rapport au temps. Et les ellipses. Ce qui est important dans la bande dessinée, ce n’est pas vraiment ce que l’on représente, c’est l’espace entre deux cases. Ce qu’il n’y a pas ? C’est vraiment le propre de l’écriture bédé. Ce qui m’intéresse, c’est justement ce qui se passe dans cet espace-là qui n’a pas été pris, qui n’a pas été saisi, qui n’a pas été montré et que le lecteur imagine. ça c’est fondamental dans la bande dessinée. », dixit Jean-Philippe Stassen dans Alter Mondes, n°41 de mars 2015.

    Littérature et bande dessinée peuvent donc faire bon ménage, et même si on passe rapidement sur l’adaptation des romans de la Comtesse de Ségur (Casterman) - hormis « Les malheurs de Sophie » par Mathieu Sapin (Gallimard) -, d’autres titres nous le démontrent.

    product_9782207118177_195x320.jpgC’est le cas de « Suite française - Tempête en juin » dessiné par Emmanuel Moynot d’après le roman d'Irène Némirovsky (Denoël Graphic). Un dessinateur qui a déjà adapté l’univers de Jean Vautrin avec « L’homme qui assassinait sa vie » (Casterman). Emmanuel Moynot a également pris le relai de Tardi pour la mise en images des romans de Léo Malet avec le personnage de Nestor Burma (Casterman).

    Jacques Tardi, connu aussi pour avoir illustré les textes de Céline ou de Jules Verne, expliquait en 2005 lors de la parution  de « Le Petit Bleu de la Côte Ouest » de Jean-Patrick Manchette (Humanoïdes Associés) : « Je n’ai plus envie d’adapter un livre pour le moment. J’ai réalisé beaucoup d’adaptations ces dernières années. Je souhaite dessiner une histoire que je pourrais revendiquer entièrement. A force d’adapter des livres, vous devenez de plus en plus timide, de plus en plus timoré. Vous n’osez plus vous lancer dans une histoire inédite. C’est plutôt confortable d’adapter un livre. La trame générale est déjà écrite et vous ne devez vous charger que du découpage, de la mise en scène et du dessin. Le seul défi est de trouver des astuces pour traiter certaines scènes difficilement transposables du roman en bande dessinée... Bref, c’est un travail rassurant et tranquille. J’ai envie, aujourd’hui, de reprendre des risques et d’assumer des scénarios. »

    Autres adaptations d’œuvres littéraires : « L'Hôte » et « L’étranger » d'Albert Camus par Jacques Ferrandez (Gallimard), « Canicule » de Jean Vautrin par Baru (Casterman), la série « Game of Thrones » de George R.R. Martin, scénarisé par Daniel Abraham et dessinée par Tommy Patterson (Dargaud),  sans oublier « Le Petit Prince » d’Antoine de Saint-Exupéry revisité par le prolifique et talentueux Joann Sfar (Gallimard).

    Marc Levy lui-même, a signé l’adaptation en bandes dessinées de deux de ses romans : « Sept jours pour une éternité… » avec Éric Corbeyran et Espé, et « Enfants de la liberté » dessiné par Alain Grand (Casterman).


  • Dur d’être un auteur reconnu

    Peut-on vivre de son écriture ? J’ai déjà abordé le problème de ceux qui tentent de vivre de leur écriture. Un objectif de plus en plus difficile à atteindre si l’on en croit l’article du Monde « Inédit défilé d’auteurs en colère au Salon du livre ».

    « Romanciers, essayistes, illustrateurs, dramaturges, scénaristes ou encore traducteurs : entre 200 et 300 auteurs ont défilé samedi 21 mars à Paris dans les allées du Salon du livre afin d’alerter l’opinion sur les menaces qui pèsent sur leur métier. Jamais en 34 ans d’existence le traditionnel rendez-vous du monde de l’édition n’avait été le théâtre d’une telle manifestation. Organisée par le Conseil permanent des écrivains (CPE) – qui regroupe 17 syndicats et associations d’auteurs – celle-ci fait suite à une lettre ouverte rendue publique cette semaine, signée à ce jour par plus de 1700 personnes et titrée : « A ceux qui oublient qu’il faut des auteurs pour faire des livres » »,  peut-on lire dans le compte rendu de cet événement rédigé par le journaliste Frédéric Potet. « Revenus dérisoires, incertitudes sociales, menace européenne, ... auteurs en danger ! Pas d’auteurs, pas de livres » peut-on également lire sur la banderole qui ouvre le cortège. (cf photo de l’article).

    jean d’ormesson,amélie nothomb,bertrand morisset,salon du livre de paris,victor hugo,eve roger,marc levy,françois bégaudeau,verticales,emmanuelle allibert,léo scheer,frédéric potet,jean birnbaum,conseil permanent des écrivains,selfiesDes auteurs dont le grand public a du mal à cerner le statut. Dans une vidéo qui accompagne l’article du Monde, le journaliste Jean Birnbaum évoque les « dédicaces et le désarroi » auxquels sont confrontés le auteurs présents au Salon du livre, et cite deux ouvrages : « Hommage de l’auteur absent de Paris » d’Emmanuelle Allibert (Leo Scheer) et « La politesse » de François Bégaudeau (Verticales), qui en parlent.jean d’ormesson,amélie nothomb,bertrand morisset,salon du livre de paris,victor hugo,eve roger,marc levy,françois bégaudeau,verticales,emmanuelle allibert,léo scheer,frédéric potet,jean birnbaum,conseil permanent des écrivains,selfies

    Autre problème, d’un autre ordre, celui des selfies avec les auteurs qui tendent à remplacer les dédicaces. Sur Europe 1, Eve Roger dévoile que Marc Levy « joue le jeu » des selfies. La star de l’édition (qui se classe parmi les écrivains préférés des Français avec Victor Hugo) déclare que « les séances de signatures deviennent des séances de gym », car précise-t-il « il faut se lever 200 à 300 fois, c’est hyper bon pour les abdos ».  Cependant, Marc Levy « quelque part trouve ça dommage » et raconte « On passe plus de temps à faire des photos qu’à dédicacer des livres ou à converser. avant on discutait autour des personnages, maintenant on discute autour de la façon de faire marcher l’appareil photo ».

    Un problème qu’évoque, toujours sur Europe 1, Bertrand Morisset, directeur du Salon du livre de Paris : « J’entends dire que les selfies on en a marre. Eh bien moi personnellement, j’en ai pas marre et je trouve personnellement que se photographier avec Jean d’Ormesson ou Amélie Nothomb, c’est plutôt sympa. Après, c’est bien d’acheter leur livre et de les lire ». ça leur permet aussi de vivre décemment de leur métier et de ne pas avoir à manifester dans les allées du salon du livre.

  • Le livre en fêtes de fin d’année

    Quels sont les livres les plus achetés en 2014 et quels sont ceux offerts à Noël qui vont se retrouver sur les sites de vente d'occasion ?

     L’Obs propose une Infographie sur les plus grands succès de l’année au cinéma, à la télé et dans les livres. Pas de surprise pour les romans, Guillaume Musso, Katherine Pancol, Marc Levy arrivent en tête des ventes mais il faut signaler la cinquième place d’Emmanuel Carrère pour « Le Royaume ». Dans la catégorie bande dessinée, là aussi les « poids lourds » que sont Astérix, Largo Winch, le Chat de Geluck et Lucky Luke, laissent loin derrière les autres héros. Mais ces chiffres ne tiennent pas compte des ventes de Noël pendant lesquelles l’album des dernières aventures de Blake & Mortimer « Le Bâton de Plutarque » a fait un carton.

    meme2.jpgPour les essais et documents, Valérie Trierwieler et Eric Zemmour ramassent la mise de leurs ressentiments, mais on a de bonnes surprises avec en troisième place « Voyages en absurdie » de Stéphane de Groodt suivi de « Mémé » de Philippe Torreton. Comme quoi, l’amour des mots et de sa grand-mère peuvent aussi faire de bonnes ventes.

    Peut-être avez-vous reçu comme cadeau un volume de La Pléiade ? Dans ce cas, vous devez lire l’enquête très documentée que L’Obs, (encore lui) consacre aux secrets de fabrication de cette collection qualifiée de « Livre de poche du riche » par Jacques Drillon (...). Les Pléiade sont assemblés et reliés par Babouot, à Lagny-sur-Marne : de grands ateliers, pleins de machines longues comme des jours sans pain, et une trentaine de personnes, pour une production de 28000 exemplaires par an (plus les agendas et les albums : 35000 exemplaires à peu près).

    Le papier bible de 36 gr est fabriqué spécialement par Bolloré Thin Papers, qui fournit aussi le 32 gr des notices pharmaceutiques. Il y a deux circuits, chez Babouot : le tout-venant, et la Pléiade.

    La reliure représente 32000 m2 de cuir par an, soit 45000 moutons néo-zélandais, dont chacun fournit la matière à 12 reliures de 0,4mm d’épaisseur (plus dix exemplaires personnels pour Antoine Gallimard, reliés à la main, en peau de chèvre) ; la dorure est faite d’or américain, déposé par pression à chaud sur les couvertures, et qui arrive par rouleaux de 244 m ; le pliage, la couture des cahiers, le collage des signets jaunes : toutes ces opérations sont effectuées avec un soin méticuleux par l’équipe de Michel Jeandel. » (...)

    Enfin, dans les mois qui viennent, il faudra peut-être guetter le ciel (le Père Noël lui ne revient que dans un an) lorsque vous commanderez un livre sur Internet ou chez un libraire innovant. Europe 1 relève que la filiale internationale de La Poste Express, Geopost, a récemment testé avec succès un prototype de drone « capable à terme de porter une charge de 4 kilos dans un rayon de 20 kilomètres ».

    De quoi commander l’intégrale de Guillaume Musso ou les tomes de Virgile à paraître dans La Pléiade.

    Photo : Page de calendrier sexy(ste) édité par une entreprise polonaise pour vanter les mérites de sa production de... cercueils.

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