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louis-ferdinand céline - Page 3

  • Fabrice Luchini l’homme qui fait aimer les textes

    Louis-Ferdinand Céline, Arthur Rimbaud, Roland Barthes, Victor Hugo, La Fontaine, Sacha Guitry, Charles Peguy, Chrétien de Troyes, Fabrice Lucchini, Rimbaud, Molière, Céline, Flaubert, Labiche, Laurent Terzieff, Paul Valéry,  Louis-Ferdinand Céline, Arthur Rimbaud, Roland Barthes, Victor Hugo, La Fontaine, Sacha Guitry et même Charles Peguy ou Chrétien de Troyes, Fabrice Lucchini a lu, ou plus souvent dit - de mémoire -, les textes de ces auteurs. Des écrivains du répertoire qui l’ont « métamorphosé » explique-t-il à Culturebox.

    Amoureux du verbe et de la littérature, le comédien a bâti nombre de ses spectacles autour d’eux. Sur le blog des « Luchinistes » (sic) on trouve cette citation à propos de son travail : « Voilà : si on ne s'est pas demandé comment l'écrit pouvait devenir de l'oral, si on ne s'est pas demandé comment oraliser l'écrit sans le trahir, alors on ne peut pas réussir. C'est quoi, l'écrit ? Ça n'a l'air rien de rien, cette question, mais on doit se la poser de façon quasiment névrotique. L'imprimé, c'est des cicatrices, pas des mots. Je parle des cicatrices organiques dont les mots sont porteurs. Les mots sont des planches jetées sur un abîme. Et un acteur, c'est celui qui déchiffre non pas les mots mais les cicatrices. Dès l'âge de 26, 27 ans, je ne me suis plus occupé que de ça : les cicatrices. Je suis un obsédé de la note. La note qui se trouve dans la phrase. C'est ça, travailler un texte. Mon obsession, avec Céline, était la suivante : comment restituer la perfection de l'écrit dans une oralité qui ne trahisse pas les intentions premières de l'œuvre ? Voilà. Cette obsession est devenue une passion. »

    A propos du spectacle « Poésie ? » qu’il joue actuellement et jusqu’à fin juin à Paris et où il dit des textes de Rimbaud, Molière, Céline, Flaubert, Labiche, il explique :

     « J’ai eu envie de me confronter de nouveau à des textes de pure poésie, des textes de pure littérature, de pur théâtre… Après une année passée aux côtés de Laurent Terzieff et en souvenir des dîners qui prolongeaient nos représentations, j’ai eu envie de lui rendre un hommage discret, lui qui disait : “être un poète, c’est une manière de sentir”»

    En 2014 dans Le Figaro il racontait la genèse du spectacle : « La poésie ne s'inscrit plus dans notre temps. Ses suggestions, ses silences, ses vertiges ne peuvent plus être audibles aujourd'hui. Mais je n'ai pas choisi la poésie comme un militant qui déclamerait, l'air tragique : « Attention, poète !» J'ai fait ce choix après avoir lu un texte de Paul Valéry dans lequel il se désole de l'incroyable négligence avec laquelle on enseignait la substance sonore de la littérature et de la poésie. Valéry était sidéré que l'on exige aux examens des connaissances livresques sans jamais avoir la moindre idée du rythme, des allitérations, des assonances. Cette substance sonore qui est l'âme et le matériau musical de la poésie. »

    Si Fabrice Luchini "passeur de textes", se passionne pour les auteurs, il raconte aussi sa vie dans « Comédie française » (Flammarion) qui vient de paraître.

  • Le nouveau Magazine littéraire

    Si quelques quotidiens ont encore des suppléments littéraires comme Le Monde ou Le Figaro, les journaux grand public essentiellement consacrés aux livres et à l’écriture sont de plus en plus rares.

    Le Magazine littéraire est un de ceux-là. Un titre ancien créé en 1966 par le journaliste Guy Sitbon et où de nombreux écrivains se sont succèdés au poste de rédacteur en chef ; François Bott, Jean-Jacques Brochier, Jean-Louis Hue, Joseph Macé-Scaron, Laurent Nunez. Le peintre Raymond Moretti en dessinera aussi les couvertures à partir de 1972 et pendant plus de 25 ans.

    Aujourd’hui le magazine est édité par Sophia Publications, société de presse dirigée par Thierry Verret, Gilles Gramat, et Maurice Szafran. Ce dernier qui dirigeait il y a peu l’hebdomadaire Marianne en est le directeur éditorial et a appelé à ses côtés Pierre Assouline comme conseiller de la rédaction.

    Le Magazine littéraire, Raymond Morreti, Louis-Ferdinand Céline, Virginia Woolf, Stefan Sweig, Albert Camus, Marcel Proust, Marguerite Duras, Fleur Pellerin,François Bott, Jean-Jacques Brochier, Jean-Louis Hue, Joseph Macé-Scaron, Laurent Nunez, Guy Sitbon, Maurice Szafran, Pierre Assouline Le magazine annonce une nouvelle formule à paraître le 23 janvier 2015. Livres Hebdo nous en dévoile les détails : un format plus haut, une nouvelle typo, une nouvelle maquette plus colorée et plus dynamique, découpée en trois parties de 30 pages : l'actualité non littéraire vue à travers les livres, les critiques de livres, poche compris, et un dossier « véritable institution du titre à laquelle collaborent de nombreux universitaires », le tout « vivement illustré ».

    Parmi les « scoops » de cette nouvelle formule, Fleur Pellerin, ministre de la Culture, qui « s'explique enfin sur l'affaire Modiano » comme le titre Le Figaro qui écrit  « Dans cet entretien de quatre pages, elle précise être une grande lectrice (avec des volumétries variables) et qu'elle a notamment lu quelques ouvrages de la rentrée littéraire achetés à la librairie Millepages à Vincennes car elle peut y aller à pied de chez elle, à Montreuil. Debout-Payé, le roman de Gauz sur cet étudiant ivoirien devenu vigile au Camaïeu de Bastille et au Sephora des Champs-Élysées après avoir atterri sans papier en France. Fleur Pellerin dit aussi lire « comme tout le monde » Le Royaume, d'Emmanuel Carrère. Si elle s'apprête à entamer Soumission de Houellebecq, elle avoue avoir été déçue par ses romans plus récents. »

    En 2012, Le Magazine littéraire a lancé une collection de livres de poche intitulée « Nouveaux regards ».  Celle-ci se propose de « revenir sur les grands textes de la littérature française et étrangère avec un œil neuf et des lectures inédites par les plus grands spécialistes. Les trois premiers volumes – disponibles en librairie – mettent en lumière respectivement l’œuvre de Louis-Ferdinand Céline, Virginia Woolf et Stefan Zweig, les suivants porteront sur Albert Camus, Marguerite Duras et Marcel Proust. »

    Le site officiel du Magazine littéraire.


  • Voyage au bout de Céline

    En mai 2001, le manuscrit de « Voyage au bout de la nuit » de Louis-Ferdinand Céline était acheté 1,67 millions d’euros par la Bibliothèque de France qui avait fait jouer son droit de préemption.

    Une vente record pour un livre dont Le Parisien racontait alors l’histoire « Ce manuscrit du « Voyage au bout de la nuit », de 876 pages, écrites parfois recto-verso, biffées, raturées, de la main de l'auteur, est très différent de l'ouvrage qui a été publié en octobre 1932 par l'éditeur Denoël et qui avait apporté la renommée à Louis-Ferdinand Destouches, dit Céline. Ce dernier avait confié ce premier manuscrit, rédigé de 1928 à 1931, à une dactylographe. Il avait ensuite corrigé et modifié cette copie dactylographiée, en épurant et en changeant l'ordre des chapitres ainsi que les noms propres. Le 29 mai 1943, Céline avait vendu ce pavé de 4 kilos à un marchand d'art contre 10 000 F et un petit tableau de Renoir. »

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    Depuis le 2 juin 2014, ceux qui n’ont pu suivre les enchères peuvent acquérir ce manuscrit pour 249 euros (236,55 sur le site de l’éditeur). La BNF qui le garde précieusement dans un coffre a en effet autorisé les éditions Les Saints Pères à numériser les 1040 pages et à le publier sous forme de coffret en édition limitée à 1000 exemplaires et numérotée (photo). Une aventure que l’éditrice Jessica Nelson a raconté récemment à France Info.

    Sur leur site les éditions Les Saints Pères (« éditeurs de manuscrits ») nous apprennent que le manuscrit avait disparu pendant près de 60 ans après sa vente et qu’il est réapparu en 2001 par l’entremise du libraire Pierre Bérès, avant d’être mis aux enchères à Drouot.

    Et l’engouement pour cet écrivain ne faiblit pas malgré les polémiques suscitées par son antisémitisme viscéral. Une ferveur, il est vrai, portée par le comédien Fabrice Luchini qui connaît par cœur « Voyage au bout de la nuit » et le lit sur scène depuis 1986. A son propos Le Figaro écrit « Ce qui l'intéresse, c'est le style. Céline styliste unique. C'est comme si Fabrice Luchini revivait à chaque seconde l'acharnement à saisir la note juste qui innerve Voyage au bout de la nuit. Il y a du souffle, de l'élan, un grand vent salvateur, dans la langue de Louis-Ferdinand Céline. Mais il ponce, il rabote, il lime, il cisaille, déplace des blocs, polit, affine jusqu'à ce que product_9782070360284_195x320.jpgtout ce grand labeur s'efface et qu'il ne reste que le sentiment de la vie sans cesse renaissante. Luchini nous le donne à voir. » 

    Fabrice Luchini était d’ailleurs présent lors de la vente aux enchères et avait déclaré qu’il fallait « absolument que ce manuscrit reste en France ».

    Enfin, ceux qui n’ont pas pu s’offrir le manuscrit original, la version numérisée, ou un strapontin au spectacle de Fabrice Luchini, peuvent lire le livre pour moins de 10 euros dans la collection Folio (n°28). Même à ce prix là, il reste un chef-d’œuvre de la littérature.

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