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livres hebdo - Page 5

  • Charlie Hebdo dans tous les kiosques

    Livres Hebdo va consacrer un article aux maisons d’édition liées à Charlie Hebdo depuis sa création, des éditions du Square aux éditions Les Echappés qui éditent aujourd’hui la plupart des auteurs du journal.

    François Busnel, animateur de « La grande librairie » (France 5) et directeur du magazine Lire, était présent à l’exposition hommage consacrée au dessinateur Honoré le 13 janvier à la galerie Le 14. Le dessinateur collaborait à la revue Lire depuis sa création et y publiait ses Rébus littéraires.

    Après les médias, journaux et magazines, qui ont publié des éditions spéciales « Je suis Charlie », c’est au tour des éditeurs à réagir. Jacques Glénat, éditeur spécialisé annonce dans Le Dauphiné libéré que tous les éditeurs dans le cadre du SNE syndicat national de l’édition, se sont mis d’accord pour publier un album-hommage dont le produit de la vente ira aux victimes de l’attentat de Charlie. L’album devrait être prêt pour le festival d’Angoulême.

    Le créateur du logo Je suis Charlie est Joachim Roncin, directeur artistique et journaliste musique au magazine gratuit Stylist, qui l’a imaginé quelques minutes après l'attentat. Dans un de ses derniers Tweets il s’est félicité que l’INPI (Institut National de la Propriété intellectuelle) ait refusé l’enregistrement de plus de 50 dépôts de marque sur ce nom, précisant « Le message et l'image sont libres de toute utilisation en revanche je regretterais toute utilisation mercantile. »

    Une des conséquences annexes des derniers évènements dramatiques survenus à Paris début janvier, c’est que Michel Houellebecq a renoncé – pour le moment – à la promotion de son dernier livre « Soumission » qui finira malgré tout par devenir un vrai succès de librairie.
    Accusé de véhiculer l’islamophobie, il a déclaré au Corriere della Sera :  « Moi je me sens toujours irresponsable et je le revendique, sinon je ne pourrais pas continuer à écrire. Mon rôle n'est pas d'aider à la cohésion sociale. Je ne suis ni “instrumentalisable”, ni responsable.» (Source Le Figaro).

    UneLibindex.jpgPhoto : la Une du quotidien Libération du 12 janvier 2015 après la Marche républicaine de soutien à Charlie Hebdo.

  • Rentrée littéraire 2014 : par ici les sorties

    Dans le monde de l’édition, les rentrées littéraires se succèdent à un rythme soutenu et la presse, quelques semaines après avoir célébré la rentrée littéraire de janvier-février et ses 547 nouveaux titres, nous livre déjà des informations sur celle de l’automne 2014.

    Le Figaro, dès le mois de mai, liste les auteurs qui feront l’actualité de la prochaine rentrée. On y trouve Amélie Nothomb « La seule romancière présente à chaque rentrée littéraire depuis 1992. » et dont « L'éditeur n'a révélé qu'une petite phrase, celle de la quatrième de couverture : « Au premier regard je la trouvai si jeune que je la pris pour un garçon de quinze ans. » Le roman devrait bénéficier d'un premier tirage conséquent : entre 180.000 et 200.000 exemplaires. ». Figurent aussi dans ces nouveautés annoncées Frédéric Beigbeder, Jean-Marie Rouart, Pascal Quignard, Emmanuel Carrère, David Foenkinos, Philippe Besson ou « Eliette Abécassis qui s'attaque à Freud avec Un secret du Docteur Freud (Flammarion). »

    Le Point recense à peu de choses près les mêmes signatures, et note que « Au premier trimestre 2014, la fiction littéraire a enregistré une forte dégradation, avec un recul de 7% par rapport aux trois premiers mois de 2013, selon le tableau de bord Livres Hebdo/I+C. Les ventes d'essais et de documents ont plongé, elles, de 10%. Globalement, tous types d'ouvrages confondus, les ventes de livres ont baissé de 4% en moyenne, subissant de plein fouet l'impact des disparitions de Virgin et Chapitre, relève le magazine spécialisé. »

    L’hebdomadaire s’interroge : « Cette rentrée, plus resserrée prédit-on, redonnera-t-elle le sourire aux éditeurs ? Avec 357 romans français et 198 étrangers, celle de 2013 était déjà repassée pour la première fois depuis douze ans sous la barre des 600 nouveautés. »

    Certains commencent aussi à placer leurs favoris. Ainsi le site My Boox se demande : « 2014 sera-t-elle l’année d’Olivier Adam ? Comme à chaque nouvelle parution, celui qui se traine la réputation d’éternel "Goncourable" boudé des grands prix d’automne, devrait avoir droit à son lot de sollicitations dans la presse.
    Alors qu’il publie Peine perdue à paraître le 20 août chez Flammarion, les jurés des grands prix littéraires donneront-ils sa chance à Olivier Adam, après avoir éliminé en 2012 son roman Les lisières, pourtant chouchou des libraires et acclamé par les journalistes ? »

    On laissera passer l’été (avec un bon livre) pour avoir la réponse.

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    En photo, autre incertitude de la rentrée littéraire : quel nouveau chapeau pour Amélie Nothomb ?

     

  • Les politiques en campagne et le livre

    Le livre aura-t-il sa place dans la prochaine campagne des Présidentielles, ou le sujet sera-t-il esquivé comme l’a fait Nicolas Sarkozy, désormais candidat, qui est entré dans une librairie à Annecy et a refusé de répondre au libraire qui l’interpellait sur la hausse de la TVA à 7%.

    Le magazine Livres hebdo a eu la bonne idée de réunir sur le thème « Présidentielle : quelle politique pour le livre ? », les représentants des divers candidats pour connaître leurs leurs propositions pour le livre et la lecture. Le site ActuaLitté qui fait un compte-rendu de cette rencontre nous apprends que étaient présents autour de la table ronde, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, Gaël Nofri, représentant le Front national, Aurélie Filippetti, pour le PS, Alain Hayot, pour le Front de gauche, Marie-Christine Blandin, pour Europe-Ecologie, les Verts, et Marin de Viry, pour incarner Dominique de Villepin, et François Bayrou qui a fait une apparition et a déclaré : « « l'objet livre ne sera pas durablement mis en cause par le numérique». 

    On peut aussi citer, pour les professionnels de l’édition, Matthieu de Montchalin, président du Syndicat de la librairie française, Antoine Gallimard, président du SNE , une représentante de la FNAC.

    A la lecture de cet article on sait que les thèmes du Centre National du livre, pourvoyeur de fonds publics, l’avenir des librairies, le livre numérique, ont été abordés mais sans que la moindre perspective pour l’avenir du livre n’ait été avancée clairement.

    Conclusion semble-t-il désabusée de Nicolas Gary , auteur de ce compte-rendu : « Par ailleurs, sinon pour être mesuré au livre papier, le livre numérique n'aura pas vraiment eu sa place dans les débats. Tout au mieux Aurélie Filippetti aura su évoquer l'impression à la demande, comme une technologie d'avenir, ou bien, a-t-on brièvement évoqué les questions de numérisation par les éditeurs. Mais, parent pauvre, ou pauvre patenté, le livre numérique est encore loin des préoccupations des uns et des autres. De quoi conforter dans l'idée qu'il vaut mieux se consacrer pleinement au livre, tel qu'on le connaît... »

     

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