Avertir le modérateur

livres hebdo - Page 5

  • La comptabilité des ventes de livres

    A l’occasion d’une polémique autour des chiffres de diffusion du livre Crépuscule, de Juan Branco (Au Diable Vauvert), un pamphlet dont l’auteur déclare qu’il se vend ben sans aucune promotion dans les médias, Libération recense les organismes qui comptabilisent les ventes réelles des livres.

    Crépuscule, Juan Branco, Livres Hebdo, Electre, Dilicom, Libération, Datalib.net, Au Diable Vauvert, Edistat.com,

    Premier cité Edistat.com qui explique sa méthodologie « Edistat publie des estimations de ventes de livres en France métropolitaine (hors Corse) réalisées à partir des sorties de caisses d’un panel de magasins répartis par circuit (librairies, grandes surfaces alimentaires, grandes surfaces spécialisées). Depuis le 1er janvier 2015, une estimation des ventes en ligne est intégrée au circuit « Grandes Surfaces Spécialisées » (GSS). » Edistat précise également qu’il« ne dispose pas des ventes : réalisées directement par l'éditeur, comme c'est souvent le cas chez les spécialistes de l'impression à la demande » et celles « effectuées sur des circuits de distribution spécifiques (salons, ventes facturées, ventes directes de l'éditeur, etc.) qui ne sont pas intégrés au panel. »

    Autre plateforme Datalib.net, créée par l’association de développement de la librairie de création (ADELC). Un site à l’aspect un peu vieillot que l’on peut consulter sur abonnement pour avoir les détails des vents de livres. Un palmarès des meilleures ventes est cependant accessible au grand public. A son propos l’ADELC écrit : « DATALIB a été créé en 2003 pour collecter, mettre en forme et rendre accessibles sur Internet quotidiennement, les ventes, les achats et les retours réalisés par des librairies indépendantes. A l’automne 2006, Datalib a intégré l’ADELC dont elle est l’un des outils d’action. A ce jour, 230 librairies participent à ce réseau. Datalib vient compléter ainsi les outils de l’interprofession que sont Electre et Dilicom, en fournissant des données économiques propres aux libraires d’assortiment de qualité. »

    Enfin le plus connu, le classement des meilleures ventes.proposé par le magazine Livres Hebdo avec le concours de GFK, un institut allemand d’études de marché et d’audit marketing. Un relevé hebdomadaire des meilleures ventes accessible uniquement sur en dehors du Top 5. Selon Libération « Les chiffres avancés sont «des estimations obtenues à partir des ventes réelles de livres physiques, comptabilisées aux caisses des magasins, en France métropolitaine, auprès d’un panel représentatif de près de 5 000 points de vente.» et rajoute que « Ce classement inclut tous les circuits de distribution de vente au détail : librairies, maisons de la presse, grandes surfaces culturelles, alimentaires, de jeux, de bricolage et de décoration, et Internet. »

    Photo : source Se faire publier.

  • Sur la piste du Polar

    Quel est le point commun entre Guillaume Musso, Fred Vargas, Bernard Minier, Harlan Coben, Mary Higgins Clark, Michel Bussi ? Tous figurent dans la liste des 50 auteurs de polars les plus vendus en France en 2018.

    Le roman policier fait un retour en force dans le monde de l’édition. Au point que Livres Hebdo lui a consacré un important dossier titré : « la nouvelle vague française » dans son numéro daté du 29 mars. Son auteur, Claude Combet, écrit en introduction « Après les auteurs suédois, les écrivains français ont le vent en poupe au rayon polar, portés par une nouvelle génération biberonnée aux séries télévisées et souvent venue du scénario. Ils renouent avec le roman noir qui dépeint les travers de la société et parvient à séduire éditeurs et lecteurs. »

    L’article passe en revue les éditeurs spécialisés depuis Gallimard avec sa fameuse Série noire à Viviane Hamy, en passant le Seuil, Fayard, ou Les Arènes, et note que « le polar français se vend bien », mis en vedette par « Les grands prix décernés à des auteurs de polars, comme le Goncourt à Pierre Lemaitre, pour Au revoir Là­haut en 2013 et à Nicolas Mathieu pour Les enfants après eux en 2018 » des distinctions qui « œuvrent aussi à la reconnaissance du genre.»

    Livres Hebdo, Guillaume Musso, Fred Vargas, Bernard Minier, Harlan Coben, Mary Higgins Clark, Michel Bussi, Gallimard, Seuil, Les Arènes, Pierre Lemaitre, Jacques Catineau, Nicolas Mathieu, Viviane Hamy, Les nombreux salons qui lui sont dédiés mettent en valeur et confirment cet engouement des lecteurs. Pour les plus connus, Quais du Polar à Lyon, Polar le festival de Cognac, sans oublier Paris Polar qui a connu sa première édition en 2018.

    Les prix spécifiques qui récompensent cette littérature contribuent également à la populariser, celui du Quai-des-Orfèvres créé en 1946 par Jacques Catineau, le prix SNCF du Polar, ou le prix des Lecteurs Quais du Polar.

    Le site Les Rendez-vous Polar recense la présence des auteurs dans la multitudes des manifestations qui vont se dérouler en 2019 dans l’hexagone. On découvre ainsi parmi beaucoup d’autres le 17 ème Salon du Livre Policier à Neuilly-Plaisance (93) les 13 avril 2019 à 14 avril, le 2ème Festival du Polar à Saint-Laurent-du-Var, 27 et 28 Avril, le salon Polar entre Deux Mers à Fargues Saint Hilaire, le 11 mai, le 22ème Festival des Littératures Policières, noires et sociales à Besançon, les 11 et 12 mai, ou la 2ème édition du Festival Polar, Vin et Compagnie à Millau, les 14, 15 et 16 juin, etc., etc.. Un site idéal pour les vrais amateurs qui aiment suivre leurs auteurs à la trace.

  • Le livre n'est pas un produit comme les autres

    A quelques jours de l’ouverture du salon annuel Livre Paris – du15 au 18 mars 2019 - se pose la question de l’état actuel du monde de l’édition.

    Livre Paris 2019, Livres Hebdo, France Info, Vincent Monadé, Xavier Moni, Bruno Caillet, Marie Sellier (SGDL), Stéphane Marsan (Bragelonne), Grégory Sapojnikoff, Vincent Montagne, Anne­-Laure Walter, Fabrice Piault

    Surproduction, méventes, restructurations, sont les problèmes actuels que doivent résoudre les éditeurs. Livres Hebdo y consacre même un dossier titré « La production en 2018 : toujours les hautes eaux ». Les auteurs, Anne­-Laure Walter et Fabrice Piault, écrivent en introduction : « Alors que la production de livres s'est stabilisée depuis quatre ans, l'impression de surproduction croît en raison de la dégradation des ventes. Une inquiétude qui traverse le monde du livre, à la recherche de solutions. »

    Beaucoup plus direct France Info annonce une : « Forte baisse des ventes de livres en France en 2018 » et écrit « Les ventes de livres ont reculé de 1,7% l'an dernier par rapport à l'année précédente. L'année 2018 a été plombée par un très mauvais second semestre, analyse Livres Hebdo. Comparé au commerce, qui ne recule que de 0,2% en 2018, le livre est à la traîne. Si l'on excepte 2015 et 2016, le marché n'a cessé d'être en baisse depuis 2010. »

    Autre signe inquiétant, plusieurs déclarations de responsables de l’édition : Vincent Monadé, président du Centre national du livre (CNL), pour qui "l'année 2018 ne restera pas comme un grand millésime pour le livre", et celle de Vincent Montagne, président du Syndicat national de l'édition (SNE), qui parle de 2018 comme « une année en demi-teinte », et enfin celle de Xavier Moni, président du Syndicat de la librairie française mettant en cause « la surproduction [qui] n'est pas un indice de bonne santé de la diversité mais, au contraire, ce qui l'étouffe ».

    Le dossier de Livres Hebdo détaille les chiffres de vente secteurs par secteurs et la production des éditeurs (4 534 éditeurs ayant publié au moins un titre dans l'année) constatant que « les éditeurs affichant une production annuelle supérieure à 200 nouveautés et nouvelles éditions sont, globalement, ceux qui ont fait en 2018 le plus d'efforts pour modérer ou restreindre le nombre de leurs titres. »

    Peut-être en saurons-nous un peu plus lors du prochain Livre Paris qui rassemble plus de 33 000 professionnels, et qui organise un débat ayant pour thème « Publie-­t-­on trop de livres en France ? La surproduction éditoriale en question.
 », avec Bruno Caillet, Marie Sellier (SGDL), Stéphane Marsan (Bragelonne) et Grégory Sapojnikoff (librairie Le Bonheur à Montrouge), le 18 mars à 9 h sur le stand du Centre national du livre.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu