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libération - Page 4

  • Les comptes de Millénium

    stieg larsson,millénium,david lagercrantz,zlatan ibrahimovic,eva gabrielsson,libération,le figaro,actes sudL’écrivain suédois Stieg Larsson auteur de la série «Millénium» vendue à plus de 75 millions d’exemplaires est décédé à 50 ans d’une crise cardiaque tout juste avant la parution du premier tome racontant les aventures de son héroïne Lisbeth Salander. Il prévoyait d’en écrire une dizaine.

    Si les trois tomes terminés ont été traduits dans le monde entier, ils ont aussi donné lieu à plusieurs adaptations filmées, aux Etats-Unis et en Scandinavie, à  une pièce de théâtre jouée à Copenhague, et à une bande dessinée, publiée en France chez Dupuis (5 tomes sont prévus). Autant dire que le pactole suscite des convoitises et attise les projets aussi divers que variés.

    Dans ce contexte, on apprend dans Libération que l’écrivain suédois David Lagercrantz  auteur d’une biographie de Zlatan Ibrahimovic, s’est vu confier par la maison d’édition Norstedts l’écriture d’un quatrième tome. Une initiative qui a déclenché une vive polémique en Suède.

    Anne-Françoise Hivert, la correspondante en Scandinavie de Libération écrit : « La compagne de Stieg Larsson, Eva Gabrielsson a fait savoir tout le mal qu’elle pensait de cette initiative «à la fois opportuniste et cupide de la part de Norstedts». Elle-même avait envisagé de poursuivre le manuscrit inachevé du quatrième tome. Dans un livre, écrit avec la journaliste française Marie-Françoise Colombani, Eva Gabrielsson évoque 200 pages déjà rédigées, qui se trouveraient sur l’ordinateur portable du journaliste, dont elle serait « peut-être » en possession. (...) Les héritiers de Stieg Larsson, selon sa compagne, se seraient opposés à ce qu’elle achève le livre. Eux démentent, précisant que tous les revenus liés à la publication du quatrième tome iront au magazine antiraciste Expo, où travaillait Larsson. »

    Le Figaro de son côté annonce que le livre devrait paraître en France au mois d’ août 2015, toujours publié par les éditions Actes Sud, lesquelles ont vendu 4 millions d’exemplaires de la trilogie et 700 000 exemplaires au format de poche.


  • Revue de presse

    Les journaux parlent de livres et de littérature :

     

    régine deforge,james ellroy,marie desplechin,marguerite duras,alain vircondelet,télérama,libération,nouvel observateur,sabrina champenoisDans Libération, interview de James Ellroy à l’occasion de sa participation au dixième festival Quais du polar de Lyon pour son livre « Extorsion » (Rivages) :

    Question de Sabrina Champenois : « Vous ne suivez même pas les faits divers ? » : Mes amis m’en parlent. Et puis j’ouvre les yeux, les oreilles, et j’ai beau ne pas être sur Internet, ça me suffit pour combler mon retard. On vit une crise spirituelle profonde, les gens sont désormais en quête d’instantané plutôt que d’éternité, et ils ressentent le besoin de se remplir ad libitum de données, d’imagerie… Ils sont même incapables, en voiture, de s’arrêter au feu et de patienter sans rien faire, d’être juste là. Ils sont plongés dans leurs portables, leurs tablettes, c’est dingue, j’ai d’ailleurs failli me faire renverser plusieurs fois. Moi, j’ai besoin de temps pour ruminer. Je rumine beaucoup. Je suis un pervers, je suis un voyeur. » [...]

    A voir en complément l’entretien accordé à France 24.

     

    Dans Le Nouvel observateur sous le titre « Quand j’allais boire le thé chez Duras » un extrait de « Rencontrer Marguerite Duras » par Alain Vircondelet (éditions Mille et une nuits) :

    [...] « Écrire, selon elle, c’est atteindre à quelque chose d’invisible, pour être rapide, au mystère, ce que les chrétiens appellent l’âme et dont on n’a jamais su vraiment ce que ce terme recouvrait. On sait, dit-elle, à quel moment on est dans l’écriture. C’est-à-dire dans cette musique secrète, évidente et absolue. On le sait par quelque chose qui n’est pas de l’ordre du rationnel mais de l’intuition. Quelque chose qui atteint au silence, comme une vibration étrangère à soi. » [...]

    Télérama daté du 2 avril 2014 consacre sa couverture et un dossier de 4 pages à Marguerite Duras, et un numéro hors-série à l’occasion du centenaire de sa naissance.

     

    Télérama publie également un entretien avec l’écrivaine Marie Desplechin :

    [...] « Oui, des choses vont se perdre, et alors ? Il faut d'autant mieux accompagner celles qui vont rester. Imaginer qu'aucune transmission ne se fera est complètement idiot. Mais si nous voulons réussir à transmettre quelque chose, il faut le faire dans la joie, pas dans la peur et l'imprécation. Cesser de dire que les jeunes ça ne va pas, que la civi­lisation est finie, que la barbarie est à nos portes. Et ne pas se tromper de combat. On aurait dû, par exemple, réformer l'orthographe depuis longtemps. Mais on ne le fait pas, et à force de rester braqués sur des références mortes, des nostalgies d'un monde immuable, nous allons vers une langue d'une complexité inutile, réservée à une communauté de plus en plus restreinte. Si la transmission, c'est organiser des concours de dictée, ça n'a aucun intérêt. » [...]

     

    régine deforge,james ellroy,marie desplechin,marguerite duras,alain vircondelet,télérama,libération,nouvel observateur,sabrina champenoisDans Libération, Claire Devarrieux évoque Régine Deforges, éditrice, romancière, disparue à l’âge de 78 ans :

    [...] « L’érotisme selon Régine Deforges n’était pas militant, ni politique, mais « libre, dénué de tout sens du péché, joyeux, païen et non pas didactique » (A Paris, au printemps…). Romancière peu soucieuse d’audace formelle, elle savait s’adresser directement au cœur de ses lectrices. Dans la cinquantaine de livres qu’elle a signés, brille la fameuse Bicyclette bleue, une saga entamée en 1981, qui allait lui valoir un procès pour plagiat intenté par les héritiers de Margaret Mitchell.

    Régine Deforges, qui n’avait jamais caché s’être inspirée d’Autant en emporte le vent, l’emporta au bout de trois rounds. Un ultime tapage fit parler d’elle, lorsqu’elle démissionna en 2006 du prix Femina par solidarité avec Madeleine Chapsal, accusée par les consœurs d’avoir trahi le secret des délibérations. Régine Deforges était trop solitaire, trop franc-tireuse pour être bien vue dans les cénacles littéraires. »

    A lire aussi l’article de Jérôme Garcin sur BibliObs.

    Et sur Le Figaro.fr les multiples réactions à sa disparition.

  • Maurice Nadeau éditeur de son siècle

    Pour tous ceux qui aiment les livres et qui rêveraient de devenir éditeur comme Maurice Nadeau, « éditeur génial » (Le Monde) disparu le 16 juin 2013 à 102 ans, voici quelques traces de son itinéraire :

    41YPND9QBNL._SY445_.jpgNé le 21 mai 1912 à Paris, Maurice Nadeau avait pris le goût de la lecture indirectement de son père, un homme de la campagne "monté" à Paris pour faire le coursier, qui écrivait des chansons à ses heures. Mort sur le front en 1916, il avait laissé à ses deux orphelins une bibliothèque hétéroclite où l'on piochait les livres au hasard, de la Bible aux romans roses en passant par les Contes de La Fontaine. (Le Monde)

    « Pendant toute ma vie, j’ai toujours eu la bonne place pour découvrir des écrivains. J’étais à l’affût, j’écoutais, je lisais beaucoup, des manuscrits, les revues, la presse étrangère ». D’après l’AFP citée par Libération

    Le nouveau l'intéresse. La résonnance entre le style et l'époque. De la littérature, le trotskiste Nadeau n'attend jamais la conformité idéologique, mais cherche la singularité du regard, l'implication folle et totale d'un écrivain dans son monde, dans le monde. (Le Monde)

    « Contre la censure à l'occasion des poursuites contre Henry Miller. Contre les familles à propos d'Antonin Artaud. Pour des auteurs peu connus du public comme Henri Michaux, Georges Bataille, Maurice Blanchot ou Paul Léautaud. Pour de nouveaux venus, Jean Genet ou Samuel Beckett. J'accueille André Breton, de retour, glorieux mais éclipsé par Sartre et Camus, lesquels règnent. Je donne la parole à un jeune inconnu, Roland Barthes.» Cité par Le Figaro

    « Je privilégie les ouvrages qui interrogent le lecteur ou dont je perçois que leurs auteurs n'ont pas été sans se poser la question qu'a formulée Blanchot : “Qu'est-ce qu'écrire ? Pourquoi écrire ?”. J'écarte du même coup et tout naturellement les auteurs à succès, les bonnes âmes et les donneurs de leçons, ceux qui visent (pourquoi pas ?) le simple divertissement. » Cité par Le Figaro

    La Quinzaine littéraire, menacée depuis sa naissance de disparition, a connu récemment un épisode dramatique. On a bien cru que c’en était fini de cette revue entièrement vouée aux livres, aux écrivains et à l’édition, de cette « feuille » à l’ancienne, ultime représentante de trois siècles d’intérêt français pour les choses de l’esprit et de la plume. Mais Maurice Nadeau avait de la ressource et toute sa tête. Il a réagi comme il convenait, et a créé une société par actions (valeur : 100 € l’action) ouverte aux lecteurs, dans le but de réunir un capital de 80 000 € (http://www.quinzaine-litteraire.presse.fr/quinzaineenperil.php). Causeur.fr

    Le rencontrer dans son bureau balzacien de La Quinzaine littéraire, dont il a assuré la direction jusqu'au bout de ses forces, c'était se trouver en présence du « dernier des Mohicans », rebelle qu'aucun groupe, aucune instance, aucun cénacle ne parviendra à apprivoiser et encore moins à embrigader. Véritable institution de la marginalité, Maurice Nadeau pouvait se permettre de regarder de haut les beaux esprits qui venaient frapper à sa porte. (Le Figaro)

    Il adorait ça, Maurice, être à sa table de travail, lire, écrire, recevoir les écrivains, animer la revue, découper et coller, mettre en page, surveiller l'imprimerie. (Le Monde)

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    A lire de Maurice Nadeau : Grâces leur soient rendues (Albin Michel -1990), Une vie en littérature, conversations avec le philosophe Jacques Sojcher, sous le titre Une vie en littérature (Éditions Complexe, 2002), Serviteur !, sous-titré Un itinéraire critique à travers livres et auteurs depuis 1945 (Albin Michel, 2002), Le chemin de la vie, entretiens avec Laure Adler (éditions Verdier – le site de cet éditeur propose de nombreux articles de presse consacrés à Maurice Nadeau).

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