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le parisien - Page 4

  • Lire entre les lignes avec la SNCF

    La multiplication de liseuses, smartphones, et tablettes en tous genres ne pouvait qu’encourager de nouvelles initiatives en faveur de la lecture. Aujourd’hui c’est au tour de la SNCF qui, après avoir commandé une étude à l’Ifop, a appris que « dans les trains dont les trajets durent plus d'une heure, 75 % des passagers lisent. Et 33 % le font sur des liseuses, tablettes tactiles ou smartphones. »

    Un constat qui a amené la compagnie de transports ferroviaires à mettre à la disposition des voyageurs une bibliothèque digitale dont Le Parisien nous livre les détails : « Ceux qui aiment lire prendront le train. A partir d'aujourd'hui, la SNCF lance une bibliothèque digitale - SNCF e-livre -, qui donnera accès à 100 000 livres. Pendant 45 jours, tous ces ouvrages seront disponibles gratuitement, en intégralité ou sous forme d'extraits. A partir de mi-décembre, 5 000 livres resteront gratuits, tandis que le reste sera accessible en accès illimité moyennant un abonnement de 9,90 € par mois. Dans cette bibliothèque digitale, il y aura plus de Balzac ou de Voltaire que de Guillaume Musso ou de Harlan Coben. » 

    Une bonne nouvelle que relaie également Le Figaro : « Un service d'abord à l'essai pour fidéliser les lecteurs (…) Des livres pratiques, des bandes dessinées ainsi que des ouvrages jeunesse seront également au catalogue. Un choix cependant imposé par les réticences des éditeurs à céder leurs titres phares récemment publiés. Pour l'instant, seuls des extraits d'une vingtaine de pages des derniers ouvrages de Joël Dicker, Delphine de Vigan ou Paula Hawkins pourront par exemple être lus sur SNCF e-livre. Même si 65% des revenus générés par les abonnements seront reversés aux éditeurs - qui devront se partager cette somme en fonction du nombre de pages lues - les professionnels préfèrent en effet encore miser sur les librairies pour écouler leurs nouveautés. Le livre numérique représente aujourd'hui 4,1% du marché de l'édition. »

    Les fidèles lecteurs de ce blog se souviendront que lecture et chemins de fer sont depuis longtemps associés et ont même fait la renommée et la fortune de Louis Hachette, qui en 1857 s’inspirant d’un modèle britannique, proposa dans les gares toute une littérature publiée en format de poche destinée à rendre les voyages moins longs et ennuyeux.

    L'application SNCF e-livre est téléchargeable gratuitement sur Android et iOS.

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  • Le dernier livre de Florence Arthaud

    « J’ai basculé en une fraction de seconde. Je suis dans l’eau. Il fait nuit noire. Je suis seule. Je tourne la tête en tout sens, instintivement. Je vois mon bateau qui s’éloigne. Je cherche un repère. Une lueur. Un objet. Un signe de vie. Rien. Je suis absolument seule. Isolée dans l’immense masse sombre et mouvante de la mer. Dans quelques instants, la mer, ma raison de vivre, va devenir mon tombeau. »

    Ces lignes sont tirées du livre « Cette nuit la mer est noire » de Florence Arthaud à paraître le 19 mars 2015 et dont Le Parisien publie des extraits.

    Cette-nuit-la-mer-est-noire_max1024x768.jpgFlorence Arthaud, disparue le 9 mars à 57 ans dans un accident d’hélicoptère en Argentine, avait déjà frôlé la mort plusieurs fois dans sa vie. A 17 ans dans un accident de voiture dont elle sort paralysée et défigurée, et ce jour d’octobre 2011 en Corse, où elle tombe de son bateau lors d’une promenade en mer.

    Etonnant destin que celui de cette femme qui portait le nom d’un éditeur, au départ grenoblois, spécialisé dans les récits d’aventures et de voyages. Si Arthaud est aujourd’hui connu pour ses livres sur la mer, notamment avec la collection « Mer », inaugurée par Éric Tabarly et qui a publié des textes de Bernard Moitessier, Loïc Peyron, Francis Joyon, Florence Arthaud, il a surtout été un des premiers à publier des ouvrages sur la montagne signés Maurice Herzog, Reinhold Messner ou Roger Frison-Roche. En 1977, Jacques Arthaud, père de Florence, décédé récemment et à qui elle dédie son dernier livre, vendait sa maison d’édition au groupe Flammarion.

    Etonnant parcours que celui de cette femme qui commence à naviguer à 18 ans et qui remportera, dans un univers d’hommes, plusieurs compétitions, comme en 1990 la mythique Course du Rhum quelques mois après avoir battu le record de la traversée de l’Atlantique Nord à la voile en solitaire.

    « Cette nuit la mer est noire » est le quatrième livre de la navigatrice, après « Fiancée de l'Atlantique » (éditions du Pen-Duick, 1982), « L'Océane », Flammarion/ Arthaud, 2008), « Un vent de liberté » (Flammarion/ Arthaud), 2009).

    Dans son dernier livre elle écrit : « La crainte de mourir est pour moi la seule vraie terreur. De quoi peut-on s'effrayer, sinon? De manquer un avion, un rendez-vous? De manquer d'argent? La vie est un cadeau, il faut la vivre pleinement et croire toujours en son destin. »

     

    A lire aussi l’article de Voiles et voiliers : « Florence Arthaud : la vie cabossée d’une fée qui n’avait pas peur des bosses » (2009), et dans Le Monde « Florence Arthaud, dompteuse d’océan » (2015).

     

  • Allons enfants de la lecture...

    Nos enfants ne lisent pas assez, annonçait il y a quelques jours France Info relayant un sondage réalisé pour l’APEL, association des parents d'élèves de l'enseignement libre, France Info, Mon Quotidien et L'actu. Un constat qui dévoile que « Seuls 56% des enfants lisent au moins une fois par semaine, et 14% ne lisent jamais ».

    Bien sûr les situations ne sont pas les mêmes dans toutes les familles et l’enquête menée auprès de 630 parents précise que « Dans l'ensemble, selon près de 30% des parents, leurs enfants lisent tous les jours ou presque. C'est davantage le cas dans les familles des catégories socioprofessionnelles les plus aisées. Et au sein des familles monoparentales, 18% d'entre elles estiment que leurs enfants lisent tous les jours ou presque. » Un résultat que la présidente de l’association résume ainsi « on ne laisse pas vraiment aux enfants le temps de prendre un bouquin ».

    Le site ActuaLitté.com détaille également l’étude réalisée par OpinionWay qui « montre que les parents associent lecture à instruction (97 %), capacité d'expression, orale ou écrite (96 %) et créativité (95 %). C'est également l'occasion de profiter d'un peu de temps pour soi, puisque 96 % la considèrent comme un moment de détente et plus de 75 % la vivent comme un plaisir. 15 % estiment qu'il s'agit d'un besoin. Pour 72 % des parents, c'est aussi un plaisir pour leurs enfants et ados, quoique certains l'assimilent à une obligation - notamment des familles vivant en ZEP. Reste qu'à 51 % la BD reste le support le plus lu, bien que le livre pour enfants représente, pour 68 % des parents d'enfants en école élémentaire, prenne une bonne place. Les magazines avec texte et illustrations pèsent pour 30 %. »

    109600_couverture_Hres_0.jpgL’apprentissage et le goût de la lecture sont également abordés par Le Parisien qui a proposé un grand article sur le « succès fou » que rencontrent les méthodes de lecture à l’ancienne « qui se vendent par milliers » et qui « rassurent les parents qui ont appris à lire avec ces manuels et qui veulent aujourd’hui épauler leurs enfants à l’école. De « Bientôt bébé saura bientôt lire » (1874) à « Daniel et Valérie » (1964) en passant par « Koko et Rikiki » (1954), toutes continuent à être rééditées comme le confirme le quotidien : « La « Méthode Boscher », autrement appelée « la Journée des tout-petits », est toujours le best-seller des best-sellers, avec des milliers d’exemplaires vendus chaque année. Et il date de… 1906. La collection « Daniel et Valérie », achetée par environ 20 000 familles, fêtera en 2014 son cinquantième anniversaire. Même le livre « Mamadou et Bineta », créé dans les années 1950 à destination des écoliers d’Afrique francophone, continue de circuler, sur le site Internet Amazon. »

    Interrogée par Le Parisien, Séverine Kakpo, chercheuse en sciences de l’éducation, confirme que le phénomène va en s’amplifiant « il n’y a qu’à voir les rayons scolaires des hypermarchés, et on peut penser qu’il ne va pas faiblir. En période de crise, la préoccupation scolaire des parents augmente. L’entrée en lecture est perçue à juste titre comme un moment particulièrement décisif pour la suite de la scolarité et les parents se mobilisent donc fortement autour de cet enjeu. »

     

    Photo : couverture du livre « Les Méthodes de lecture de notre enfance » de Philippe Simon, un ancien instituteur, paru aux éditions de La Martinière.

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