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le monde - Page 3

  • Le livre que ne lira peut-être pas Donald Trump

    « Pourquoi le livre "La Servante écarlate" est devenu un manifeste féministe anti-Trump » s’interroge France Info.

    Licia Meysenq l’auteure de l’article écrit à propos du roman de Margaret Atwood : « Son ouvrage a été publié en 1985 et pourtant, il n'a jamais été autant d'actualité. Depuis que Donald Trump a pris ses quartiers à la Maison Blanche, l'ouvrage est devenu un symbole de résistance. Outre-Atlantique, lors de la marche des femmes en janvier dernier on pouvait même lire, écrit sur une pancarte "Rendez Margaret Atwood à la fiction". L'engouement s'est encore multiplié depuis qu'une série télévisée adaptée du livre a vu le jour en avril dernier. » Une série que Le Monde qualifie d’ « intense, vibrante, aux images inoubliables ».

    41O8X2mZ+DL._SX334_BO1,204,203,200_.jpgRésumé de l’intrigue du livre : « Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté. »

    Une œuvre de fiction, mais nombreuses sont les femmes américaines qui font un parallèle avec les premières décisions prises par Donald Trump les concernant. La romancière explique « Depuis la présidentielle américaine, les peurs et les angoisses prolifèrent. On a le sentiment que les libertés civiles fondamentales sont menacées, tout comme de nombreux droits acquis par les femmes depuis des décennies, et même des siècles. »

    France Info conclut ainsi : « Si la série à "provoqué un effet d'amplification" sur la vente du livre, comme l'explique l'éditrice Maggie Doyle, responsable de la littérature étrangère chez Robert Laffont, à Ouest-France, l'ouvrage est régulièrement réédité depuis sa sortie : "Depuis la fin de l’année 2016 et le début de l’année 2017, nous avons observé une nette augmentation des ventes."»

    En France, « La servante écarlate » a été publié en 2005 et a été réédité en 2017 par Robert Laffont. La série télévisée The Handmaid’s Tale est diffusée sur la chaîne OCS depuis le 28 juin.

  • Un autre regard d’Emma, du blog à la librairie

    Emma, Massot, Le Monde, Paris Match, Violaine MorinLe livre « Un autre regard : trucs en vrac pour voir les choses autrement » (éditions Massot) est en librairie depuis le 10 mai. Il rassemble les bandes dessinées publiées sur le blog et le FaceBook de l’auteure et qui ont pour sujet la charge mentale ou le syndrome des femmes épuisées de penser à tout, tout le temps.

    Véritable phénomène sur Internet le thème développé par la dessinatrice Emma a aussi eu les honneurs de la presse. Paris Match qui lui consacre un long entretien, écrit : « Depuis plusieurs années, Emma, 36 ans, troque de temps en temps sa casquette d’ingénieure-informaticienne pour le crayon, et aborde en images sur son blog plusieurs questions liées au féminisme, à la politique, à la santé ou encore à la sexualité. La blogueuse féministe et militante Emmaclit souhaite briser les clichés avec ses dessins tout « en revisitant avec beaucoup de justesse et d’engagement, des sujets tels que le sacro-saint instinct maternel, le baby blues, ou encore les réfugiés, elle parvient à remettre en question des vérités qui pouvaient paraître établies ».

    Le Monde de son côté lui consacre plusieurs articles et explique : « L’auteure de bande dessinée Emma, qui souhaite rester anonyme, a un autre métier à la ville. Ses posts Facebook en bande dessinée, consacrés le plus souvent à des sujets féministes, connaissent un certain succès. Après un post consacré au congé maternité, à l’automne, déjà largement partagé, elle a atteint 200 000 partages sur le réseau social pour sa dernière bande dessinée, Fallait demander, publiée en ligne le 9 mai. Ces quelques dessins expliquent avec des mots simples le problème de la charge mentale des mères dans la vie domestique, elles qui doivent « penser à tout » quand le partenaire se contente souvent « d’aider… Si on lui demande » ».

    Toujours dans Le Monde elle explique à Violaine Morin : « Quant au format de la bande dessinée, ce sont les dessins qui me permettent de faire passer rapidement mes idées. Ils n’ont pas vocation à être esthétiques. Avant, je tenais un blog avec des fiches sur le féminisme, mais ça ne fonctionnait pas… Alors j’ai voulu faire passer mes idées de façon plus efficace et plus accessible, pour vulgariser et mettre des problèmes en images. »

    Après son succès sur la Toile et les réseaux sociaux et il ne reste plus à souhaiter à l’auteure le même accueil pour le livre et surtout pour son sujet « la « charge mentale » et qui a permis à de nombreuses femmes de mettre un nom sur un tourment. »

    Emma, Massot, Le Monde, Paris Match, Violaine Morin

  • Le retour de Gai-Luron

    gai-luron_nouvelles_aventures.jpgAprès Lucky Luke, Blake & Mortimer, Astérix, Iznogoud, et quelques autres séries de bandes dessinées emblématiques, ce sont aujourd'hui les aventures de Gai-Luron, création de Marcel Gotlib, qui sont reprises par deux nouveaux auteurs Fabcaro (scénarios) et Pixel Vengeur (dessins).

    On a pu découvrir cet été sur le site Internet du Monde les premières planches de cet album dont la parution est annoncée pour la rentrée.

    Gai-Luron a été créé par Gotlib en 1964 pour l’hebdomadaire pour enfants Vaillant devenu Pif, puis plus tard Pif gadget. Personnage secondaire de la série Nanar, Jujube, et Piette publiée dès 1962, il en deviendra assez vite le principal héros comme nous l’apprend sa fiche Wikipedia, car ce chien aux faux air de Droopy (Tex Avery) a sa propre biographie.

    En 1969, les bandes dessinées de Gai-Luron seront reprises par le dessinateur Henri Dufranne.

    Une quinzaine d’albums seront publiés par divers éditeurs et une dizaine par Audie, maison d’édition qui éditera à partir du 1er avril 1975 le mensuel Fluide Glacial créé par Gotlib et Jean-Jacques Diament. Le magazine, racheté depuis par Flammarion, lui a d’ailleurs dédié en 2014 un numéro spécial « De Pilote à Fluide glacial » pour ses 80 ans.

    L’œuvre de Marcel Gotlib est considérable et a fortement marqué la bande dessinée moderne par sa créativité et son humour. Dessinateur mais aussi scénariste pour d’autres confrères, Alexis, Mandryka, Solé, il a reçu en 1991 le Grand prix de la Ville d’Angoulême dans le cadre du festival de bande dessinée, et en 2014, le Musée d'art et d'histoire du Judaïsme a présenté une grande exposition rétrospective de ses dessins.

    Au mois de juillet 2016, le magazine L’Express lui a également consacré un hors-série.

    Parmi ses plus importantes créations on peut citer « Les Dingodossiers » sur des scénarios de  René Goscinny, et « La Rubrique à brac », tous sont publiés par les éditions Dargaud.

    En 1993, Gotlib a publié « J’existe, je me suis rencontré » (Flammarion). Ce roman autobiographique sera réédité en 2014 par Dargaud.

    Actuellement les albums de Gai-Luron sont disponibles aux éditions Fluide Glacial qui publieront le 26 septembre « Les nouvelles aventures de Gai-Luron qui sent que tout lui échappe – Tome 1 ».

    Le site officiel de Gotlib.

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