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le figaro - Page 4

  • Quand le Gaffiot fait encore parler de lui

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    Si l’enseignement du Latin venait à disparaître, nul doute que l’existence du Gaffiot serait fortement compromise, mais le Latin semble faire de la résistance et attire l’attention sur un dictionnaire pas comme les autres.

    Au mois de mai 2015 alors que le débat fait rage sur la suppression de l’enseignement du Latin, Le Figaro publiait une lettre de Félix Gaffiot, « l'un des plus grands latinistes du XXe siècle » en réalité un pastiche signé David Brunat. On pouvait lire dans ce courrier adressé à Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation : « le latin et le grec ne sont pas, comme vous le croyez, des disciplines par essence élitistes et par principe réservées aux rejetons des classes dirigeantes et dominantes, mais « parlent » aux jeunes du 9-3 et d'ailleurs, c'est aussi parce qu'elles ont prospéré depuis la plus haute Antiquité des deux côtés de la Méditerranée et ne sont pas, n'ont jamais été, le domaine réservé de l'histoire et de la culture européennes. ». Et l’auteur de la missive de rajouter « Penser, comme vous et ceux qui vous entourent, que le latin est un outil de reproduction des élites de la vieille Europe réac, c'est se méprendre. Se mettre l'index dans l'oculus. Et perdre davantage que son latin : oublier, faire oublier et saper sans vergogne nos racines communes, que nous venions du Nord ou du Sud de la Méditerranée. »

    Principal outil d’enseignement du Latin le fameux Gaffiot, lourd (même si on le trouve en version de poche) dictionnaire français-latin publié pour la première fois en 1934, à l’initiative des éditions Hachette. Celles-ci avaient confié cette tâche en 1923 à Félix Gaffiot, professeur de collège, puis de lycée, puis à la Sorbonne. En 1917, il écrivait dans « Pour faire la version latine », manuel destiné aux « jeunes filles » (sic) : « Il faut abandonner la conception du latin étudié pour lui-même par la grammaire et le thème : une telle étude qui ne répond plus aux besoins doit être réservée aux spécialistes. Il faut étudier le latin comme un moyen de formation intellectuelle, comme une discipline de l’esprit ». Dans la préface de la première GrandGaffiot.jpgédition il précisera : « Il me reste à souhaiter que ce livre, devenant un auxiliaire des études latines, contribue pour sa part à la défense du latin que beaucoup de bons esprits s’obstinent à considérer comme un des plus précieux éléments de notre culture » (Source citations : vni, e-mag de l’éducation).

    Depuis 2000, Hachette Education propose une version rénovée sous le titre « Le Grand Gaffiot », et en 2014 le Gaffiot est devenu accessible en version numérique et gratuite avec une application pour iPhone et iPad.

     

    Photo Gaffiot : http://www.bigmammy.fr/archives/2015/05/23/32099645.html

  • Lire entre les lignes avec la SNCF

    La multiplication de liseuses, smartphones, et tablettes en tous genres ne pouvait qu’encourager de nouvelles initiatives en faveur de la lecture. Aujourd’hui c’est au tour de la SNCF qui, après avoir commandé une étude à l’Ifop, a appris que « dans les trains dont les trajets durent plus d'une heure, 75 % des passagers lisent. Et 33 % le font sur des liseuses, tablettes tactiles ou smartphones. »

    Un constat qui a amené la compagnie de transports ferroviaires à mettre à la disposition des voyageurs une bibliothèque digitale dont Le Parisien nous livre les détails : « Ceux qui aiment lire prendront le train. A partir d'aujourd'hui, la SNCF lance une bibliothèque digitale - SNCF e-livre -, qui donnera accès à 100 000 livres. Pendant 45 jours, tous ces ouvrages seront disponibles gratuitement, en intégralité ou sous forme d'extraits. A partir de mi-décembre, 5 000 livres resteront gratuits, tandis que le reste sera accessible en accès illimité moyennant un abonnement de 9,90 € par mois. Dans cette bibliothèque digitale, il y aura plus de Balzac ou de Voltaire que de Guillaume Musso ou de Harlan Coben. » 

    Une bonne nouvelle que relaie également Le Figaro : « Un service d'abord à l'essai pour fidéliser les lecteurs (…) Des livres pratiques, des bandes dessinées ainsi que des ouvrages jeunesse seront également au catalogue. Un choix cependant imposé par les réticences des éditeurs à céder leurs titres phares récemment publiés. Pour l'instant, seuls des extraits d'une vingtaine de pages des derniers ouvrages de Joël Dicker, Delphine de Vigan ou Paula Hawkins pourront par exemple être lus sur SNCF e-livre. Même si 65% des revenus générés par les abonnements seront reversés aux éditeurs - qui devront se partager cette somme en fonction du nombre de pages lues - les professionnels préfèrent en effet encore miser sur les librairies pour écouler leurs nouveautés. Le livre numérique représente aujourd'hui 4,1% du marché de l'édition. »

    Les fidèles lecteurs de ce blog se souviendront que lecture et chemins de fer sont depuis longtemps associés et ont même fait la renommée et la fortune de Louis Hachette, qui en 1857 s’inspirant d’un modèle britannique, proposa dans les gares toute une littérature publiée en format de poche destinée à rendre les voyages moins longs et ennuyeux.

    L'application SNCF e-livre est téléchargeable gratuitement sur Android et iOS.

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  • Petite autopsie du roman policier

    md0.libe.com.jpegLa mort d’Henning Mankel

    Libération a consacré sa Une à la disparition de l’écrivain Henning Mankel, créateur du célèbre commissaire Wallander (série vendue à plus de 40 millions d’exemplaires). Dans l’entretien accordé à ce même journal en décembre 2014, il déclarait : « Je ne connais aucun écrivain important dans l’histoire qui n’ait rêvé d’un monde meilleur. Toute création artistique émane d’une volonté de changement. On ne peint pas un tableau sans espérer qu’il influencera d’une façon ou d’une autre ceux qui le regarderont. Un engagement politique direct et immédiat n’est pas une nécessité. J’ai d’ailleurs beaucoup de respect pour les artistes qui ne font pas de différence entre la droite et la gauche, mais qui défendent des valeurs humanistes dans leur travail. Je distingue mon rôle d’écrivain de celui d’intellectuel, dans lequel mon engagement peut passer par d’autres formes que l’écriture. Parfois, les deux rôles coïncident. Pas toujours. »

    De son côté Le Figaro publie une interview réalisée en 2013

     

    Des meurtres en série (noire)

    Le webzine culturel Unidivers publie un article célébrant le 70ème anniversaire de la Série Noire. Dans le texte d’introduction son auteur Tarik Messelmi explique : « Gallimard fête en 2015 les 70 ans de la prestigieuse Série Noire. Comme le fait remarquer Aurélien Masson (son quatrième directeur de collection ou éditeur comme il se définit lui-même) : « oui, les 70 ans, mais je ne veux pas en faire un mausolée ». De fait, il a réellement fait souffler un vent du changement – n’en déplaise aux collectionneurs qui gardent leurs précieux exemplaires dans des rayonnages bien calibrés du numéro 1 au dernier de la liste. Présentation rapide du passé, du présent et de l’avenir d’une série dont le nom fut trouvé par Jacques Prévert et la couverture dessinée par Picasso. »

     

    Sur les traces des criminels

    Le site Criminocorpus nous apprend que « La BILIPO et Criminocorpus signent un partenariat documentaire ». Ce rapprochement entre la Bibliothèque des littératures policières et Criminocorpus est ainsi détaillé : « Cette mise à disposition constituera le premier corpus de référence en ligne sur la presse de fait divers criminel en étant lié aux ressources documentaires de Criminocorpus. Elle permettra de compléter la série lacunaire de Police-Magazine actuellement présente dans la bibliothèque numérique de Criminocorpus et de constituer ainsi une collection complète (458 numéros de 16 pages). La collection de L’œil de la police mise à disposition par la BILIPO comprend 306 numéros de 12 pages chacun, celle de Détective totalise 599 numéros de 16 pages. La consultation en ligne permettra d’effectuer des recherches plein texte dans chaque collection. Elle va aussi permettre d’initier un travail de description visant à identifier progressivement les auteurs des articles et les thématiques traitées. Cette description complémentaire facilitera grandement la consultation, la lecture, l’analyse et l’interopérabilité de cet ensemble documentaire de plus de 20 900 pages. »

    En photo ci-dessous, l'affiche du 7ème festival international des littératures policières qui se déroulera à Toulouse les 9, 10, 11 octobre 2015.

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