Avertir le modérateur

l'express - Page 5

  • Les couleurs de Pastoureau

    Michel Pastoureau est un historien, directeur d'études à l'École pratique des hautes études, membre de l'Académie internationale d'héraldique et président de la Société française d'héraldique et de sigillographie, mais pour le grand public et dans le monde de l’édition, il est surtout le spécialiste des couleurs dont il fait découvrir leur nature et les secrets.

    Bleu.jpgEn 1992, il publie le dictionnaire « Les couleurs de notre temps » (Bonneton) le premier livre d’une série qui semble loin d’être terminée. Dix ans plus tard  ce sera « Bleu : Histoire d'une couleur », éditions du Seuil, également disponible en version poche.  Paraissent ensuite « Le Petit Livre des couleurs » entretien avec Dominique Simonnet (2005) republié sous le titre « Couleurs, le grand livre » par les éditions Panama en 2008.

    Suivront « Noir : Histoire d’une couleur » en 2008, « Les Couleurs de nos souvenirs », (Seuil) en 2010. La même année il publie « Couleurs » aux éditions du Chêne, un très bel album dans lequel Couleurs.jpgil commente plus de 350 photos du monde entier classées par couleur et qui recevra le prix Médicis essai.

    En 2013, est paru « Vert : Histoire d'une couleur », sa préférée, dont il disait en 2004 dans L’Express : « c'est la couleur du destin, de la chance et de la malchance, de l'espérance et du désespoir. Elle est associée à tout ce qui est changeant : la jeunesse, l'amour, l'argent, le hasard, la destinée... Aujourd'hui encore, dans les enquêtes d'opinion, 10 % des personnes interrogées disent le détester, presque toutes parce qu'elles pensent qu'il porte malheur. Il est vrai que pour fabriquer le vert on a longtemps utilisé des produits très toxiques, et il y a eu beaucoup d'accidents, aussi bien en peinture qu'en teinture. C'est aussi la couleur du Diable, des démons et des êtres étranges... »

    Energie et developpement - vert, histoire d'une couleur de Michel Pastoureau .jpgSi le rouge n’a pas encore trouvé place dans sa bibliographie, il en parle dans  un long entretien avec Dominique Simonnet publié par L’Express en 2004 (repris par la BNF), et qui laisse présager un prochain livre sur cette couleur « orgueilleuse », celle du feu, du sang, et de l’amour.

    L’érudition de Michel Pastoreau décrit par Le Point comme « médiéviste communicatif, dont la symbolique des couleurs, les armoiries et les bestiaires sont les sujets de prédilection » en fait un « bon client » pour les médias où il fait partager sa passion pour les couleurs, mais aussi pour certains animaux qu’il réhabilite ou fait découvrir : « L'Ours. Histoire d'un roi déchu », (Seuil -2007), « Le Cochon. Histoire d'un cousin mal aimé » (Gallimard -2009), et « Les Secrets de la licorne » (Réunion des musées nationaux, 2013)

    A lire également « La couleur est une idée » entretien publié par Le Point en 2012.

    A écouter « De toutes les couleurs - rencontre avec Michel Pastoureau » sur France Culture.

    A voir Michel Pastoureau reçu à la librairie La Procure lors de la publication de « Couleurs » (Le Chêne).

     

  • Lu ça et là ce mois-ci

    Lu dans Le Monde : « Un Livre des psaumes datant de 1640, le premier ouvrage imprimé sur ce qui allait devenir le territoire américain, est devenu mardi 26 novembre le livre le plus cher jamais vendu aux enchères. L'ouvrage à la reliure dorée, avec ses pages brunies, a été adjugé à 14 millions de dollars à New York. Il y avait à l'origine 1 700 copies de cette édition, imprimée par des pèlerins à Cambridge, dans la colonie de la baie du Massachusetts, dont il ne reste plus aujourd'hui que onze exemplaires. Ces puritains, profondément religieux, avaient rédigé une nouvelle traduction de la version en hébreu du Livre des psaumes, plus fidèle selon eux que celle qu'ils avaient apportée d'Angleterre quelques années plus tôt.» 14 millions de dollars, il faut espérer qu’il en existera bientôt une version en livre de poche.

    En France, Nabilla lit son livre « Allô ! Non mais allô, quoi !» (éditions Privé) sur D8, en Italie la littérature fait son entrée dans la téléréalité. La chaîne Rai 3 diffuse « Masterpiece » un concours dans lequel les candidats doivent lire leur textes devant un jury d’écrivains. Le vainqueur de l’émission verra son roman publié à 100 000 exemplaires. L’Express explique « Quelque 5000 manuscrits ont été envoyés en un mois à la Rai qui a retenu 70 candidats avec des profils très différents: un adolescent, un serveur, un handicapé, une ouvrière, un retraité, etc. Chaque écrivain en herbe sera d'abord interrogé sur son projet de roman par un jury, composé des écrivains Giancarlo De Cataldo, Andrea de Carlo et Taiye Selasi. Chaque émission inclura une "épreuve en immersion" - une soirée dansante avec des anciens, un mariage -, expérience que les candidats seront chargés ensuite de retranscrire. Les textes, écrits en direct, seront visibles par les téléspectateurs au fur et à mesure de leur composition. Et comme dans tout "talent show" qui se respecte, une salle du "confessionnal" permettra aux aspirants écrivains d'exprimer leurs angoisses, sans oublier le "repêchage" des candidats par le public ou par le jury, jusqu'à la finale prévue fin février. »

     

    Nabilla.jpg

    Campagne d’affiches dans les abribus parisiens pour l’arrivée en France de ComiXology plateforme de diffusion de bandes dessinées et mangas sous forme numérique. Au mois de juillet 2013 le site ActuaBD.com parlait déjà de ComiXology, signalant au passage que deux français passionnés, Alexandre Castanheira et Victorien Minière, étaient les maîtres d’œuvre de cette implantation. Ceux-ci évoquaient les qualités de leur application : « Le point fort du lecteur de ComiXology, c’est la "Vue Guidée". Un système qui permet de lire la BD case à case, sans que pour autant le travail de l’artiste soit jamais retouché. A chaque instant, le lecteur peut revenir à la page entière ou, comme c’est souvent le cas dans les mangas, sur la double page de lecture. 40 personnes sont dédiées à cette fonctionnalité, dont certaines francophones pour s’adapter à la spécificité de la lecture en français. Effectivement, la lecture en est facile et très intuitive. » 

    « Lifting 2.0 pour Georges Perec » titre Le Point qui annonce une version numérique augmentée du livre « Les choses » et l’hebdomadaire nous apprend que  « Les choses, c'est le premier roman de Georges Perec. Un Perec pas encore connu, pas encore chevelu. C'est aussi le prix Renaudot de 1965. Et Les choses est un livre qui, depuis presque un demi-siècle, s'écoule, toutes éditions "papier" confondues, au rythme de 30 000 à 40 000 exemplaires en France par an. » L’auteure de l’article, Julie Malaure, le décrit  ainsi « L'esthétique choisie, néo-rétro, crée une passerelle entre les années 1960 et les nôtres, 2010. Sur un air de swing un peu jazzy, les choses convoitées s'animent derrière une vitrine. La vitrine, c'est la trouvaille qui fait la subtilité de cette édition. Le texte est séparé de l'image. On peut dissocier les deux ou les "lire" ensemble. Toutes les trois pages, sur les 130 du livre, on peut choisir d'actionner ou pas, par effleurement, une animation. »

     

  • Christophe Blain, dessinateur d’excellence

    Christophe Blain, vous connaissez ? C’est un auteur de bandes dessinées dont les 2 tomes de son dernier opus se sont vendus à plus de 450 000 exemplaires. D’ailleurs ils viennent d’être réédités en un seul volume.

    Le film Quai d’Orsay, vous connaissez ? Un film récent de Bertrand Tavernier qui raconte les tribulations diplomatiques d’Alexandre Taillard de Worms, personnage largement inspiré de Dominique de Villepin et racontées par Antonin Baudry, un de ses anciens collaborateurs lorsqu’il était ministre.

    Le lien entre ces deux œuvres, c’est Christophe Blain, qui est le dessinateur de la BD Quai d’Orsay dont le cinéaste s’est inspiré pour réaliser son film et auquel il a collaboré.

    En quelques mois, Christophe Blain est passé du statut d’auteur dont le talent était apprécié par quelques initiés, à celui d’auteur médiatique. Un parcours jalonné de nombreux albums et de collaborations avec Joann Sfar, Lewis Trondheim, ou David B.

    9782205057164-couv-I400x523.jpgDéjà remarqué avec un de ses tout premiers albums Le Réducteur de Vitesse (Dupuis, 1999), en 2002, il recevait au festival de la BD d’Angoulême le prix du meilleur album pour le tome 1 de sa série Isaac le pirate, Les Amériques (Dargaud), et en 2013, toujours à Angoulême, le Fauve d’Or pour Chroniques diplomatiques. Entretemps en 2007, il a publié Gus une série de trois albums qui raconte les aventures sentimentales de trois cow-boys hors-la-loi.

    Adepte du dessin de reportage, Carnet d'un matelot, (Albin Michel, 1994), Carnets de Lettonie, (Casterman, 2005), et pour faire partager une autre de ses passions, la cuisine, il va se plonger en 2011 dans l’univers quotidien du célèbre chef Alain Passard et racontera cette expérience dans En cuisine avec Alain Passard (Gallimard), une livre qui vous met la « cuisine végétale » à la bouche.

    9782205061321.jpgA 44 ans, Christophe Blain connaît un succès mérité et on ne peut que lui souhaiter de garder dans son travail toute l’originalité dont il a fait preuve jusqu’à aujourd’hui. Cela semble bien parti : L’Express nous apprend qu’il travaille avec la chanteuse Barbara Carlotti sur un spectacle inspiré par sa BD musicale, La Fille (Gallimard), hommage à Pravda la survireuse, bande dessinée de Guy Peellaert, parue dans les années 1970, et qui sera un "road-movie scénique ».  Celui-ci devrait être présenté en mars 2014 à la Ferme du Buisson, à Marne-La-Vallée.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu