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hachette - Page 5

  • Quelques éditeurs / 1

    Ce post est le premier d'une série consacrée aux éditeurs, connus et moins connus... Aujourd'hui, Hervé de La Martinière et Jacques Glénat.

    si, pour certains, leur nom figure sur la couverture des livres qu'ils éditent, le public les connaît en général peu. Ils exercent un métier dont on parle trop rarement sauf lorsqu’ils disparaissent comme ce fût le cas en 2012 de Maurice Nadeau. Pourtant leur histoire est souvent intéressante.

    Le Nouvel économiste écrivait en 2007 à propos d’Hervé de La Martinière « Sans baccalauréat et sans études, il a tenté sa chance, au bas de l’échelle. Une grande aventure dans le groupe Hachette, entamée au service réclamations et se terminant comme gérant des éditions du Chêne. Pléthore d’auteurs glanés au passage, qui le suivent encore. Une réussite à l’américaine. Vient ensuite Nathan, dont il assure la direction générale, puis le grand saut. En vingt ans, de 1972 à 1992, il traverse tous les services et tous les secteurs de l’édition, avec un seul but : créer sa propre structure. Il ne s’en cache pas. Les éditions de La Martinière créées en 1992 sont aujourd’hui, après le rachat du Seuil en 2004, parmi les 10 plus grandes maisons hervé de la martinière,jacques glénat,hachetted’édition françaises. Spécialiste des très beaux-livres, les éditions de La Martinière ont connu leur plus grand succès avec La Terre vue du ciel de Yann Arthus-Bertrand vendu à plus de 3 millions d'exemplaires dans 21 pays. Le Nouvel Economiste dévoile qu’il écrit « mais ne montre pas ses pages. C’est son secret », et lorsque le journaliste l’interroge il répond « « J’ai écrit des romans d’adolescent, entre dix-sept et dix-huit ans. Ils ne valent rien. Je continue à écrire, mais ce n’est pas mon métier aujourd’hui. Cela changera peut-être un jour. »

    Jacques Glénat a lui débuté sa carrière en éditant en 1969, à l’âge de 16 ans, « Schtroumpf », un fanzine spécialisé dans la bande dessinée. En 1972, la découverte de dessins humoristiques de Claude Serre lui permet de publier son premier best-seller et d’assurer le lancement de la maison d’édition qui porte son nom et dont il est hervé de la martinière,jacques glénat,hachettetoujours seul propriétaire. Si les éditions Glénat ont des bureaux à Issy-les-Moulineaux, c’est à Grenoble, aujourd’hui dans l’ancien couvent Sainte Cécile racheté et rénové en 2009 que se trouve depuis le siège social de l’éditeur de Titeuf, Joe Bar Team, Mafalda et du Triangle secret. Glénat fût l'un des premiers éditeurs à publier en France des mangas. Il est aussi à l'origine des labels Vent d’Ouest, Drugstore, et exploite le fond BD d’Albin Michel racheté en 2007. Il édite enfin des magazines dont L’Echo des savanes, L’Alpe, Chasse-Marée. On ne sait pas si Jacques Glénat a un jour voulu dessiner, en tout cas il cultive dans ses activités sa passion pour cet art, en 2013, il a ouvert à Paris une galerie spécialisée dans la bande dessinée dont il veut faire « un haut lieu de l’art contemporain ».

     

  • Bibliothèques numériques et livres jeunesse

    Les initiatives se multiplient pour amener les jeunes à la lecture sur les tablettes numériques. A ce sujet Les Echos écrivent « L’année 2013, c’est aussi celle où les ventes de tablettes numériques devraient pour la première fois dépasser celles des ordinateurs portables en France. Or la lecture est en haut de la liste de leurs usages. »

    Lors du dernier salon du livre jeunesse de Montreuil a été présenté, Storyplay’r un service de bibliothèque jeunesse numérique en ligne pour tablettes, qui fonctionne sur abonnement (4,90 euros) comme Netflix pour les films ou séries aux Etats-Unis, ou Deezer pour la musique. Cité par O1net, son fondateur Thomas Salomon explique « la mission de Storyplay’r n’est pas de détourner les enfants du livre papier. Bien au contraire, dans un monde dominé par l’image et le jeu vidéo, notre ambition est de redonner le goût de la lecture aux plus jeunes enfants, en leur proposant plus d’histoires, plus souvent, sur un support interactif qu’ils plébiscitent. » L’application permet aux parents de devenir les narrateurs de l’histoire en enregistrant leur propre voix. Uniquement disponible sur iPad.

    Autre offre : Totam présentée par Le Figaro comme « la première librairie numérique jeunesse » qui la décrit ainsi « D'ores et déjà accessible depuis un poste fixe, elle le sera via mobile au premier trimestre 2014. La plupart des grands éditeurs jeunesse participent à l'aventure. Avec un produit d'appel : la « TotamBox », qui permet d'accéder, pour 9,99 euros par mois, à une sélection de livres, musiques, vidéos et applications. »

    Le même journal indique que « Les éditeurs jeunesse se ruent sur le numérique » et précise « Les écrans (téléviseurs et tablettes) deviennent incontournables. Nathan a poussé la logique en s'associant à SFR pour lancer, fin 2011, Dokéo TV, une chaîne documentaire proposée aux 3 millions d'abonnés triple play (télé, téléphone, Internet) de l'opérateur, avec bibliothèque de livres enrichis, cours d'anglais, jeux avec la télécommande… De son côté, le groupe Bayard a relancé son site Internet Bayam (ex-BayardKids), avec jeux, dessins animés, coloriages ou contes à écouter, qui revendique 70 000 utilisateurs réguliers, dont 15 000 abonnés payants. Le groupe, grand acteur de la presse jeunesse, a également ouvert début mars une librairie numérique pour smartphones et tablettes, le J'aime Lire Store (250 ventes par jour)."

    Du côté des grands éditeurs spécialisés les offres se succèdent. C’est le cas de Gallimard Jeunesse, qui propose 2 applications issues de la collection « Mes premières découvertes », et de Nathan avec une douzaine d'applications, dont trois dérivées du héros de son magazine T'choupi pour les moins de 3 ans, vendues 2,39 euros sur iPhone et 3,99 euros sur iPad. Hachette n’est pas en reste avec des applications adaptées de sa collection « Passeport » pour les révisions de vacances (Le Figaro).

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  • Que sont devenus les romans de gare ?

    En France, c’est Louis Hachette qui en 1852 créa des bibliothèques de gare en s’inspirant d’un modèle anglais. Les voyageurs y trouvaient des livres de petits formats aussi divers que « des guides touristiques avec les Guides Joanne et des romans, comme ceux de Charles Dickens, de Gérard de Nerval et de George Sand, ainsi que des ouvrages de la Bibliothèque rose, tels que ceux de la Comtesse de Ségur », d’après l’éditeur.

    Wikipedia définit ainsi le genre « roman de gare » : « un genre littéraire se caractérisant par des ouvrages se lisant facilement et rapidement, distrayants mais superficiels, qui tirent leur nom du fait qu'ils sont réputés être achetés dans les gares pour s'occuper en attendant son train ou pendant le voyage. Ce sont généralement des livres peu chers et de petit format, traitant d’histoires policières ou d’espionnage, ou d’histoires d'amour. Ainsi, ce sont souvent les genres paralittéraires qui sont désignés de cette façon. »

    Depuis, les livres de poche (toutes collections confondues) ont pris le relai et les librairies de gare (ou d’aéroports) proposent les dernières parutions de romans, d’essais et de documents.

    La « littérature de gare » considérée de façon péjorative par le milieu littéraire a donc disparu, mais le goût pour la lecture pendant les longs déplacements en train perdure et sous toutes les formes. Ainsi le site idboox.com indique que début juillet « Fleur Pellerin, Ministre déléguée aux PME, à l’Innovation et à l’Économie numérique a inauguré le premier parcours digital en gare de Paris-Montparnasse. Youboox, la plateforme de livres numériques y participe dans l’objectif de démocratiser toujours plus la lecture numérique. A l’aide d’un QR-code placé dans les espaces d’attente de Paris Montparnasse, Youboox propose  à tous les voyageurs d’accéder gratuitement à une bibliothèque numérique directement depuis des panneaux d’affichage disposés dans ces lieux. »
    Le site précise que « Les usagers vont bénéficier ainsi d’un accès complet au service Premium payant de Youboox pendant une journée mais également au service Freemium (lecture numérique gratuite en illimité avec affichage de publicités). »

    Pour finir on signalera que l’expression « roman de gare » a la vie dure, puisque Didier Jacob dans le Nouvel Observateur a écrit au début de l’été « La « nouvelle Paulo Coelho »: c'est ainsi qu'un journal canadien, voulant sans doute bien faire, honore la nouvelle star du roman de gare, Cecilia Samartin. Son dernier ouvrage, « Rosa et son secret » (la suite du «Don d'Anna », 100 000 lecteurs en France grâce, dixit l'éditeur, à « la magie du bouche-à-oreille»), ne fait pas injure à cette réputation (L'Archipel). »

    360.jpgEn illustration l’icone de l’application 360° (disponible sur iTunes et Android Market) qui permet le téléchargement de livres numériques, mais aussi de se renseigner en temps réel sur les services de bus, ou de taxis reliés à la gare, de visualiser avec des images haute définition les trajets, de visiter virtuellement des gares, de signaler un problème technique, ou de faire du vélo avec We-bike, etc., etc.

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