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hachette - Page 4

  • La deuxième vie d’Astérix et de Blake & Mortimer

    Pour les éditeurs, l’avantage des personnages de bande dessinée, c’est qu’ils ne meurent jamais. Ou plutôt, ils peuvent renaître sous la plume d’autres auteurs. Et cette nouvelle existence, qu’elle se traduise par des dessins animés ou de nouveaux albums, peut être très, très, fructueuse.

    Domaine dieux.jpgA voir les premières images qui circulent sur Internet de la prochaine adaptation de l’album d’Astérix, « Le domaine des Dieux » (Hachette), imaginé par René Goscinny et dessiné par Albert Uderzo, promet d'être un vrai succès public. Albert Uderzo, qui pourtant n’a vu que les premiers essais, et Anne Goscinny se déclarent enchantés de cette version réalisée par Louis Clichy et Alexandre Astier (Kaamelott) qui arrivera dans les salles de cinéma le 26 novembre. Un succès qui va se rajouter à celui du dernier album dont Uderzo a confié la réalisation à deux nouveaux auteurs et qui s’est vendu à 1,6 millions d’exemplaires  (source GFK – janvier 2014).

    Interrogé par Le Point sur cette revisitation d’Astérix en images 3D et en albums, il déclare « Une continuité doit absolument se faire avec les albums de René et de moi-même. Je me souviens très bien qu'au dixième Astérix, René me disait : "Tu sais, Albert, je crois qu'on a tout dit sur Astérix." Et l'on voit bien ce qui est arrivé. En tant que co-créateur de ce personnage, je ne peux tout laisser faire, mais je sais que Ferri et Conrad ont travaillé dans l'urgence sur Astérix chez les Pictes. Ils avaient beaucoup de pression et le résultat a été à la hauteur de mes espérances. Ils travaillent actuellement sur un deuxième album, dont je n'ai pas le droit de parler, mais ce qui est important, c'est qu'ils auront davantage de temps pour le faire, ce qui leur permettra de s'approprier d'une certaine manière ces personnages pour qu'ils deviennent un peu aussi les leurs. »

     

    blake-mortimer-tome-23-baton-plutarque.jpgOn ne parle pas encore de film pour les aventures de Blake et Mortimer, personnages créés en 1946 par Edgar P. Jacobs, mais le prochain album « Le Bâton de Plutarque », 23e récit de leurs aventures, signé Yves Sente et André Juillard, arrive dans les librairies le 5 décembre. Rappelons que le précédent «  L’onde Septimus », de Jean Dufaux, Antoine Aubin et David Schreder, s’était vendu à 252 000 exemplaires (source GFK – janvier 2014). Là-aussi les héros dessinés survivent à leur auteur puisque plusieurs équipes de scénaristes et de dessinateurs travaillent à la continuité de la série. Et tout comme Astérix qui a largement exploité le filon des objets dérivés, on trouve en édition « Les cocktails de Blake et Mortimer » de Claire Dixsaut paru en septembre.

     

    Ces réussites ranimeront sans doute le débat sur la résurrection de personnages dont les auteurs ne sont plus là pour imaginer les tribulations. C’est le cas pour Tintin, dont l’auteur, Hergé, a interdit que son personnage et ses aventures soient poursuivis par d’autres après sa mort. Ce qui n’empêche pas les adaptations des titres existants dont il continue à se vendre 1 million d’exemplaires tous les ans.


  • La bande des Peanuts s’anime à nouveau

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    Charlie Brown, son chien Snoopy, ses amis Linus, Lucy, Schroeder, tous les personnages de la bande dessinée américaine les Peanuts reviennent dès le 9 novembre sur la chaine France 3. Sous la forme d'une série de 500 dessins animés d’une minute trente chacun, produite à Angoulême par Normaal Studio, qui a obtenu la bénédiction des ayant-droits du créateur Charles M. Schulz.

    Cette diffusion et l’arrivée dans les salles en 2015 d’un film en 3D célébrant le 65ème anniversaire de la série, relanceront sans doute les ventes d’albums avec une concurrence qui s’avère sévère entre les éditions Dargaud qui en sont au volume 15 de la publication de l’intégrale de la série et les éditions Delcourt qui annoncent la parution d’un tome 3 pour le 5 novembre.

    Le site LesBlogsMedias raconte la saga de cette série « Nés en 1950, les personnages sont inscrits dans la culture populaire américaine. Leurs aventures ont été publiées quotidiennement jusqu’au décès de leur créateur en 2000. Peanuts a été présent dans 75 pays et dans plus de 2 600 journaux. Charlie Brown et son chien Snoopy, qui a la fameuse habitude de dormir sur le toit de sa niche, se comporte en humain, pense et philosophe, se prend pour un astronaute sur la lune ou un aviateur de la 1ère Guerre Mondiale,… sont à la 8ème position du classement des 50 Plus Grands Personnages de Tous les Temps ; un musée leur est d’ailleurs consacré : le Charles M. Schulz Museum, ouvert en 2002. Depuis 1965, Snoopy est diffusé chaque soir de Noël en prime-time aux États-Unis, et arrive systématiquement en tête des audiences. »

    Peanuts Dargaud.jpgParmi les 300 millions d’albums vendus dans le monde, beaucoup ont été publiés en France, où les strips paraissent pour la première fois dans la presse en 1965, dans le magazine Chouchou, puis en 1969, dans Charlie mensuel (qui donnera son nom au futur Charlie hebdo), puis dans France Soir (1970). Les Peanuts ont été publiés en 1965 et en 1966 par l’éditeur Dupuis dans la collection « gags de poche » (trois titres en noir et blanc), Gallimard (treize tomes de 1975 à 1977), en petit format par Dargaud (1983), par les éditions Hachette (sept tomes en 1987 - collection BD), et par Hors Collection (de 1997 à 2000), puis Rivages Poche (19 titres de 2002 à 2004).

    En 1976, Charles Schulz avait demandé devant les tribunaux la destruction de la biographie de Marion Vidal publiée par les éditions Albin Michel n’aimant pas certains dessins qui l’illustraient. Sa demande avait été rejetée par le tribunal, estimant que «l'on chercherait en vain dans les dessins incriminés un quelconque Peanuts Delcourt.jpgaspect pornographique » et que «les dessinateurs qui ont collaboré à l'ouvrage ont tenu à réaffirmer au cours des débats l'admiration qu'ils portent à Schulz qu'ils considèrent comme leur maître, que, tout aussi admiratif que celui de Marion Vidal, leur hommage est seulement plus corrosif ». Le livre n’a jamais été réédité.

    Charles Schulz, malade, décide d’arrêter de dessiner en 1999. Il décèdera en 2000 à la veille de la publication dans les journaux de sa dernière bande dessinée.

    « L'univers de Peanuts est un microcosme, une petite comédie humaine pour le lecteur candide comme lettré » déclare Umberto Eco dans la préface de « La vie est un rêve, Charlie Brown », Rivages, 2002.

    Sources : pour Charles Schulz Wikipedia, pour les albums bedetheque.com

     

  • L’impression à la demande

    Suite du post consacré aux nouveaux moyens d’édition de livres, avec quelques informations sur les machines utilisées aujourd’hui directement par les éditeurs, ou de grandes bibliothèques, pour imprimer de petites quantités très rapidement.

    Si les particuliers ont aujourd’hui accès à des sites « commerciaux » comme Print24 ou SoBook, qui impriment rapidement des livres de un à des centaines d’exemplaires, ou même pour certains comme Blook.up le contenu d'un blog, l’impression à la demande est en passe de devenir un outil numérique de plus en plus prisé par les professionnels qui évitent ainsi les frais de stockage et surtout le « pilon » en cas d’invendus.

    Actualitté qui avait déjà consacré au mois de mars 2013 un article à ce type de production nous amène visiter le premier centre d'impression à la demande français situé au sein du centre de distribution Hachette, à Maurepas. Un service dont l’idée est née de la rencontre entre le PDG d’Hachette et John Ingram, président du groupe Ingram, leader de l'impression à la demande dans le monde et présent sur le marché de la PoD depuis 1998 et qui aboutira à la création de Lightning Source France (LSF) en septembre 2009.

    Philippe Lamotte, directeur en charge des Relations Éditeurs/Diffuseur et du Développement chez Hachette Livre, explique que l’impression à la demande « n'est pas faite, par exemple, pour des ouvrages à faible pagination et petit prix ou des beaux livres à petits prix comme les ouvrages de cuisine. »  D’autant plus rajoute Actualitté que « À l'unité, les coûts de production sont plus chers qu'un tirage de 10.000 exemplaires, mais l'éditeur a au moins l'assurance, dans le cas d'une commande de client, que l'ouvrage se vendra... ». 

    Ce procédé permet aussi aux libraires d’élargir leur gamme de prestations en proposant des fonds littéraires importants comme celui de Gallica mis en place par la Bibliothèque Nationale de France et qui permet d’avoir accès à plus de 250 000 titres jusque-là indisponibles car trop anciens, ou épuisés.

    L’impression à la demande gagne aussi d’autres secteurs, plus « administratifs ». L’Etat avec la direction de l’information légale et administrative (DILA), lance un service d’impression sur une sélection de près de 1 000 rapports publics aujourd’hui en ligne. Un nouveau service que la DILA met en œuvre pour « élargir le catalogue d’ouvrages de la DILA sur des titres non édités à ce jour ou épuisés » et « proposer une édition sous la forme papier des ouvrages à faible potentiel de vente. »

    Qui sait, à l’image des imprimantes en 3D désormais accessibles à tous (dans les bureaux de La Poste) il est possible que l’impression à la demande fasse dans quelques années son apparition chez tout un chacun.


    Photo Wikipedia.

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