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gallimard - Page 8

  • Les libraires fêtent aussi la BD à Angoulême

    La particularité du festival de la bande dessinée d’Angoulême c’est de transformer la ville en gigantesque librairie. Sont présents de très nombreux éditeurs : Casterman, Delcourt, Glénat, Dargaud, Soleil, Gallimard, Actes Sud, mais aussi les librairies de la ville qui y consacrent leurs vitrines et accueillent des auteurs pour des signatures. Le groupe Cultura est aussi un des principaux partenaires de la manifestation avec l’organisation du Prix du Public attribué à un des 35 albums composant la sélection officielle.

    Dans la « bulle » des éditeurs, on trouve le stand du réseau des libraires indépendants : Canal BD. Il regroupe une centaine de libraires spécialisés et est également présent sur www.canalbd.net. Le réseau publie et distribue une édition papier de Canal BD magazine dont le n°93 vient de paraître.

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    A quelques pas de ce chapiteau se trouve, dans le centre commercial du Champ de Mars, la nouvelle librairie Cosmopolite, ex-Chapitre, reprise fin décembre 2013 par son directeur Pascal Dulondel. La création d’une SARL "La galerie des Savoirs" chargée de la gestion de la librairie désormais indépendante a permis de préserver 21 emplois.

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    Dans les vieilles rues d’Angoulême, rue de la Cloche verte, on peut découvrir la librairie Lilosimages, spécialisée depuis 25 ans dans les livres pour enfants et pour la jeunesse. Le site de Lilosimages.

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    Ces librairies restent ouvertes tout le reste de l’année et proposent bandes dessinées et tout autres littératures susceptibles d’intéresser les lecteurs de 7 à 77 ans comme le proclamait autrefois le journal Tintin.

  • Librairies Chapitre toutes ne sont pas encore sauvées

    « « On est très contents, très satisfaits ». Marie-Paule Pézière, la responsable de la librairie Chapitre de Cherbourg, a pu réveillonner l'esprit tranquille. Son magasin fait parti des onze librairies dont la cession a été validée par le tribunal de commerce de Paris la semaine dernière. Et elle a bien de la chance : 41 de ses confrères cherchent toujours un repreneur, après le placement en liquidation judiciaire de l'enseigne Chapitre. » pouvait-on lire le 2 janvier dans Ouest-France. Un épilogue heureux pour cette librairie créée en 1999 qui emploie 15 personnes et qui a désormais à sa tête Pascal Robert, le PDG du Leclerc de Tourlaville. Mais, comme le souligne l’auteur de l’article, d’autres librairie du groupe Chapitre en liquidation judiciaire restent à sauver.

    D’après l’AFP, « Sur les offres de reprises validées par le tribunal de commerce, les éditions Albin Michel reprennent cinq librairies Chapitre à Paris, Limoges, Orléans, Besançon et Lorient. Une des deux librairies de Nancy est reprise par le groupe Madrigall (Gallimard), tandis que les établissements d'Angoulême et Saint-Brieuc sont repris par leurs actuels directeurs. La librairie de Perpignan est reprise par un directeur régional de Chapitre, celle de Montélimar par un libraire et celle de Cherbourg par le propriétaire du centre Leclerc. »

    Mais beaucoup sont encore dans l’incertitude comme la librairie Chapitre "Les Volcans"  de Clermont-Ferrand, celles de Nantes, ou encore les librairies Chapitre de Bourgogne à Dijon, Nevers et Chalon-sur-Saône.

    A Toulouse, la librairie Chapitre menacée de fermeture, a été rachetée dès le mois d’octobre 2012 par Benoît Bougerol, propriétaire de la maison du livre à Rodez et a retrouvé son nom d’origine, Privat, qu’elle portait lors de sa fondation en 1839. Son nouveau patron a gardé les 16 salariés et veut augmenter de 20% le chiffre d'affaires (source France 3). Il faut noter que  Toulouse a vu fermer la même année une autre librairie « historique » Castela ainsi que son magasin Virgin.

    Le Figaro, qui consacre un article aux éditeurs Gallimard et Albin Michel qui se mobilisent pour reprendre les librairies Chapitre, s’interroge « Quel intérêt ont ces éditeurs à investir dans des établissements déficitaires ? » et publie la réponse de Francis Esmenard, PDG d’Albin Michel, qui déclare « J'essaie seulement de faire un effort pour pérenniser cette activité, car c'est dramatique pour l'édition et la culture de voir mourir des grandes librairies de centre-ville en province. »   

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  • Luxe, littérature, et volupté ?

    En 2004, le groupe de luxe LVMH de Bernard Arnault venait au secours de la petite maison d’édition Arléa créée en 1986 par Catherine et Jean-Claude Guillebaud et Claude Pinganaud. L'éditeur était alors au bord du dépôt de bilan. Présenté par Livres hebdo comme un sauvetage qui s’inscrivait « dans les opérations de mécénat culturel utiles à l’image du  groupe », Arléa rejoignait Radio Classique, ainsi que la revue Connaissance des Arts, et fait encore aujourd’hui partie du groupe Les Échos, pôle médias de LVMH.

    En 2013, c’est Madrigall (anagramme de Gallimard) holding qui possède les maisons d’édition Gallimard et Flammarion qui voit Bernard Arnault entrer dans son capital à hauteur de 9,5%. Un rapprochement qu’Antoine Gallimard justifie ainsi « Bernard Arnault s'est montré très sensible aux questions patrimoniales et aux questions de marque. Il apprécie l'histoire de la maison et notre côté familial. Ce qui l'a intéressé, c'est que Gallimard est une marque nationale et mondiale, dans le cadre d'une entreprise familiale qui investit sur le long terme »

    lvmh,arléa,les inrocks,prada,agnès b,la quinzaine littéraire,josé bové,madrigall,gallimard,bernard arnault,christian bourgoisRécemment l’hebdomadaire Les Inrocks soulignait les investissements de l’industrie du luxe dans le  monde de l’édition et s’interrogeait « Tendance lourde ou effet de mode, que cache cette nouvelle forme de mécénat ? ». Sans vraiment apporter de réponse – l’article avance que LVMH serait intéressé par le patrimoine immobilier de Gallimard -  l’auteure cite aussi les exemples de la marque Prada ou d’Agnès b. (ex-épouse de l’éditeur Christian Bourgois 10/18) et qui vient de contribuer au sauvetage de La Quinzaine littéraire, la revue fondée par Maurice Nadeau. Le journal précise « Pour accompagner le lancement de sa nouvelle version le 1er novembre, Agnès b. a créé des sacs aux couleurs de la publication et organisé une exposition dans l’une de ses boutiques. »

    Il est vrai que, à voir autant de capitaux affluer dans un secteur en pleine mutation technologique et en grande difficulté économique, on peut se demander quelle en sera la contrepartie ? Le livre n’est pas une marchandise peut-on écrire paraphrasant le titre célèbre de José Bové, mais on peut aussi rappeler que si les grands groupes de luxe jouent les mécènes ils sont loin d’être des philanthropes.


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