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gallimard - Page 5

  • Petite autopsie du roman policier

    md0.libe.com.jpegLa mort d’Henning Mankel

    Libération a consacré sa Une à la disparition de l’écrivain Henning Mankel, créateur du célèbre commissaire Wallander (série vendue à plus de 40 millions d’exemplaires). Dans l’entretien accordé à ce même journal en décembre 2014, il déclarait : « Je ne connais aucun écrivain important dans l’histoire qui n’ait rêvé d’un monde meilleur. Toute création artistique émane d’une volonté de changement. On ne peint pas un tableau sans espérer qu’il influencera d’une façon ou d’une autre ceux qui le regarderont. Un engagement politique direct et immédiat n’est pas une nécessité. J’ai d’ailleurs beaucoup de respect pour les artistes qui ne font pas de différence entre la droite et la gauche, mais qui défendent des valeurs humanistes dans leur travail. Je distingue mon rôle d’écrivain de celui d’intellectuel, dans lequel mon engagement peut passer par d’autres formes que l’écriture. Parfois, les deux rôles coïncident. Pas toujours. »

    De son côté Le Figaro publie une interview réalisée en 2013

     

    Des meurtres en série (noire)

    Le webzine culturel Unidivers publie un article célébrant le 70ème anniversaire de la Série Noire. Dans le texte d’introduction son auteur Tarik Messelmi explique : « Gallimard fête en 2015 les 70 ans de la prestigieuse Série Noire. Comme le fait remarquer Aurélien Masson (son quatrième directeur de collection ou éditeur comme il se définit lui-même) : « oui, les 70 ans, mais je ne veux pas en faire un mausolée ». De fait, il a réellement fait souffler un vent du changement – n’en déplaise aux collectionneurs qui gardent leurs précieux exemplaires dans des rayonnages bien calibrés du numéro 1 au dernier de la liste. Présentation rapide du passé, du présent et de l’avenir d’une série dont le nom fut trouvé par Jacques Prévert et la couverture dessinée par Picasso. »

     

    Sur les traces des criminels

    Le site Criminocorpus nous apprend que « La BILIPO et Criminocorpus signent un partenariat documentaire ». Ce rapprochement entre la Bibliothèque des littératures policières et Criminocorpus est ainsi détaillé : « Cette mise à disposition constituera le premier corpus de référence en ligne sur la presse de fait divers criminel en étant lié aux ressources documentaires de Criminocorpus. Elle permettra de compléter la série lacunaire de Police-Magazine actuellement présente dans la bibliothèque numérique de Criminocorpus et de constituer ainsi une collection complète (458 numéros de 16 pages). La collection de L’œil de la police mise à disposition par la BILIPO comprend 306 numéros de 12 pages chacun, celle de Détective totalise 599 numéros de 16 pages. La consultation en ligne permettra d’effectuer des recherches plein texte dans chaque collection. Elle va aussi permettre d’initier un travail de description visant à identifier progressivement les auteurs des articles et les thématiques traitées. Cette description complémentaire facilitera grandement la consultation, la lecture, l’analyse et l’interopérabilité de cet ensemble documentaire de plus de 20 900 pages. »

    En photo ci-dessous, l'affiche du 7ème festival international des littératures policières qui se déroulera à Toulouse les 9, 10, 11 octobre 2015.

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  • « Gardez-les bien, c’est toute ma vie. »*

    L’auteur
    « Pendant des années, j’ai pris des notes.
    J’ai cité ou évoqué Charlotte dans plusieurs de mes romans.
    J’ai tenté d’écrire ce livre tant de fois.
    Entre chaque roman, j’ai voulu l’écrire.
    Mais je ne savais pas comment faire.
    Devais-je être présent ?
    Devais-je romancer son histoire ?
    Quelle forme cela devait-il prendre ?
    Je n’arrivais pas à écrire deux phrases de suite.
    Alors, je me suis dit qu’il fallait l’écrire comme ça. »

     
    L’éditeur 
    « Le roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu'elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d'une œuvre picturale autobiographique d'une modernité fascinante. »
     
    Une lectrice 
    « C’est incroyable comme David Foenkinos arrive à faire vivre la sensibilité de l’artiste, à faire presque toucher du doigt son inspiration créative. Son enquête sur les lieux qui ont accueilli Charlotte, certains marqués d’une plaque commémorative, d’autres enfouis ou oubliés permet presque de la faire revivre entre les lignes.
    Grâce à lui, nombreux seront ceux, comme moi qui se hâteront de découvrir l’œuvre de cette artiste trop peu éclairée.

    Il y a une telle sincérité dans ces pages, c’est peut-être le secret de l’émotion qui envahit le lecteur au fil des phrases. »
     
    Un autoportrait

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    Un livre
    « Charlotte » treizième roman de David Foenkinos. Collection Blanche, Gallimard. Prix Renaudot 2014, Prix Goncourt des lycéens 2014.
     
     
    * Phrase prononcée par Charlotte Salomon lorsqu’elle a confié à son médecin toutes ses peintures avant de partir en déportation.
     
     

  • La bande des Peanuts s’anime à nouveau

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    Charlie Brown, son chien Snoopy, ses amis Linus, Lucy, Schroeder, tous les personnages de la bande dessinée américaine les Peanuts reviennent dès le 9 novembre sur la chaine France 3. Sous la forme d'une série de 500 dessins animés d’une minute trente chacun, produite à Angoulême par Normaal Studio, qui a obtenu la bénédiction des ayant-droits du créateur Charles M. Schulz.

    Cette diffusion et l’arrivée dans les salles en 2015 d’un film en 3D célébrant le 65ème anniversaire de la série, relanceront sans doute les ventes d’albums avec une concurrence qui s’avère sévère entre les éditions Dargaud qui en sont au volume 15 de la publication de l’intégrale de la série et les éditions Delcourt qui annoncent la parution d’un tome 3 pour le 5 novembre.

    Le site LesBlogsMedias raconte la saga de cette série « Nés en 1950, les personnages sont inscrits dans la culture populaire américaine. Leurs aventures ont été publiées quotidiennement jusqu’au décès de leur créateur en 2000. Peanuts a été présent dans 75 pays et dans plus de 2 600 journaux. Charlie Brown et son chien Snoopy, qui a la fameuse habitude de dormir sur le toit de sa niche, se comporte en humain, pense et philosophe, se prend pour un astronaute sur la lune ou un aviateur de la 1ère Guerre Mondiale,… sont à la 8ème position du classement des 50 Plus Grands Personnages de Tous les Temps ; un musée leur est d’ailleurs consacré : le Charles M. Schulz Museum, ouvert en 2002. Depuis 1965, Snoopy est diffusé chaque soir de Noël en prime-time aux États-Unis, et arrive systématiquement en tête des audiences. »

    Peanuts Dargaud.jpgParmi les 300 millions d’albums vendus dans le monde, beaucoup ont été publiés en France, où les strips paraissent pour la première fois dans la presse en 1965, dans le magazine Chouchou, puis en 1969, dans Charlie mensuel (qui donnera son nom au futur Charlie hebdo), puis dans France Soir (1970). Les Peanuts ont été publiés en 1965 et en 1966 par l’éditeur Dupuis dans la collection « gags de poche » (trois titres en noir et blanc), Gallimard (treize tomes de 1975 à 1977), en petit format par Dargaud (1983), par les éditions Hachette (sept tomes en 1987 - collection BD), et par Hors Collection (de 1997 à 2000), puis Rivages Poche (19 titres de 2002 à 2004).

    En 1976, Charles Schulz avait demandé devant les tribunaux la destruction de la biographie de Marion Vidal publiée par les éditions Albin Michel n’aimant pas certains dessins qui l’illustraient. Sa demande avait été rejetée par le tribunal, estimant que «l'on chercherait en vain dans les dessins incriminés un quelconque Peanuts Delcourt.jpgaspect pornographique » et que «les dessinateurs qui ont collaboré à l'ouvrage ont tenu à réaffirmer au cours des débats l'admiration qu'ils portent à Schulz qu'ils considèrent comme leur maître, que, tout aussi admiratif que celui de Marion Vidal, leur hommage est seulement plus corrosif ». Le livre n’a jamais été réédité.

    Charles Schulz, malade, décide d’arrêter de dessiner en 1999. Il décèdera en 2000 à la veille de la publication dans les journaux de sa dernière bande dessinée.

    « L'univers de Peanuts est un microcosme, une petite comédie humaine pour le lecteur candide comme lettré » déclare Umberto Eco dans la préface de « La vie est un rêve, Charlie Brown », Rivages, 2002.

    Sources : pour Charles Schulz Wikipedia, pour les albums bedetheque.com

     

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