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gallimard - Page 5

  • Les livres d'Elena Ferrante parlent pour elle

    Elena Ferrante, Gallimard, Sandro Ferri, Vanity Fair, Thibauld Mathieu, Europe 1, 20 minutes, The Paris Review, Il Sole 24 Ore, New York TimesClaudio Gatti, « Elena Ferrante ou « l’un des plus grands auteurs de notre temps », pour le New York Times... Révélée au monde entier par sa fresque entamée en 2011 avec L’amie prodigieuse, épopée intime contant l’amitié entre deux fillettes napolitaines sur trois décennies, Elena Ferrante a écoulé sa saga à plus de 2 millions d'exemplaires, traduite en plus de quarante langues. En France, après la parution des deux premiers tomes chez Gallimard, le troisième est attendu pour janvier prochain et les «fans» sont fébriles. », c’est ainsi que le quotidien 20 minutes présente cette écrivaine qui depuis 25 ans tenait a préserver son anonymat, brouillant intentionnellement les pistes permettant de la retrouver.

    Dans The Paris Review, Elena Ferrante justifiait ainsi ce besoin de discrétion par une décision prise dans les années 1990 : « A l’époque, j’avais peur à l’idée d’avoir à sortir de ma coquille. La timidité l’emportait. Puis j’en suis venue à ressentir de l’hostilité pour les médias qui n’accordent pas d’importance aux livres en eux-mêmes, et les évaluent en fonction de la réputation de l’auteur ».

    Mais les journalistes étant ce qu’ils sont, plusieurs d’entre eux ont cherché à connaître qui se cachait derrière cette signature, et ces jours-ci le journaliste italien Claudio Gatti semble y être parvenu suscitant au passage des réactions hostiles à son enquête publiée dans le quotidien économique Il Sole 24 Ore.

    Dans un article bien documenté, Thibauld Mathieu écrit sur le site d’Europe 1 : (…) « Dans les rares entretiens qu'elle a accordés, à chaque fois par mail, Elena Ferrante a toujours affirmé que son anonymat était nécessaire pour donner plus de poids à ses personnages et à ses intrigues. Avant son premier livre, elle expliquait déjà : "Je pense que les livres, une fois qu’ils sont écrits, n’ont pas besoin de leurs auteurs. S’ils ont quelque chose à dire, ils trouveront tôt ou tard des lecteurs". "J’ai simplement décidé une bonne fois pour toutes, il y a de cela plus de vingt ans, de me libérer de cette angoisse qu’engendrent la notoriété et ce désir de faire partie d’un cercle de personnes qui réussissent, ceux qui pensent qu’ils ont gagné je ne sais quoi", se justifiait-elle enfin dans une interview à Vanity Fair en 2015, toujours par mail. "Jusqu’ici, cela a plutôt bien fonctionné". » (…)

    En Italie, son éditeur Sandro Ferri a déclaré "Je trouve dégoûtant le journalisme qui consiste à enquêter sur la vie privée [des gens] et traite des écrivaines comme des mafieuses”, car il faut préciser que le reporter a trouvé ses « informations » en étudiant des données immobilières publiques.

    Elena Ferrante, Gallimard, Sandro Ferri, Vanity Fair, Thibauld Mathieu, Europe 1, 20 minutes, The Paris Review, Il Sole 24 Ore, New York TimesClaudio Gatti, Les livres Elena Ferrante (quel que soit son véritable patronyme) :

    L’Amour harcelant (Gallimard,1995),

    Les Jours de mon abandon (Gallimard, 2004),

    Poupée volée (Gallimard, 2009),

    L’Amie prodigieuse (Gallimard, 2014)

    Le Nouveau Nom (Suite de L’Amie prodigieuse) (Gallimard, 2016).

  • Intelligence artificielle et littérature

    « Durant un concours de romans japonais, le Hoshi Shinichi Literary Award, où étaient inscrits plus de 1 450 candidats, 11 étaient en fait des intelligences artificielles. Et un de ces écrivains virtuels a réussi à impressionner le jury avec un roman sobrement nommé : "Le jour où un ordinateur écrit un roman"» (Source Numerama).

    Hoshi Shinichi Literary Award, Numerama, 20 minutes, Antoine Bello, Gallimard,Hitoshi Matsubara, Satoshi Hase,Un épisode que rappelle 20 minutes qui publie un article au titre explicite : « Les intelligences artificielles seront-elles les écrivains de demain? » Le quotidien s’interroge : « Peut-on imaginer une intelligence artificielle auteure de roman ? Qui tienne la route, voire plus ? S’emballer jusqu’à imaginer une rentrée littéraire, disons celle de 2066, où parmi les 500 romans à débouler sur les étals de librairie, une poignée serait signée de consœurs d’Ada? » en faisant référence à un des « personnages » du dernier livre d’Antoine Bello qui imagine une aventure liée à la disparition d’un prototype d’intelligence artificielle créé pour imaginer des romans. (Gallimard)*.

    20 minutes nous apprend également que « en juin dernier était dévoilé le premier court-métrage signé de «Benjamin», une AI programmée pour écrire des scénarios. Grâce au « deep learning», la technologie qui permet aux IA d'«apprendre à apprendre», utilisée par Siri, Cortana ou Google Now, et dans laquelle les grandes entreprises tech, Google, IBM, Microsoft, Amazon, investissent des fortunes, Benjamin s’est «nourri» de dizaines de scripts dont ceux d’Alien, Star Trek ou d’X-Files. Puis a pondu Sunspring, que les chercheurs se sont amusés à produire en film. »

    Cité par BFM TV, Hitoshi Matsubara, professeur en charge d’un projet d’écriture de ce type au sein de la Future University Hakodate au Japon, précise "jusqu’à présent, les programmes d’intelligence artificielle ont souvent été utilisés pour résoudre des problèmes qui ont des réponses, comme le Go et le shogi. Dans le futur, j’aimerais étendre le potentiel des IA pour qu’elles possèdent une créativité proche de celles des humains".

    Pour l’instant les compétences littéraires de l’Intelligence Artificielle ont quand même des limites comme le souligne Satoshi Hase, auteur de science fiction japonais à propos du texte sélectionné :  "J’ai été surpris de ce travail parce que la nouvelle était très bien structurée", "Mais il y a encore des problèmes à résoudre pour remporter le prix, comme la description des personnages".

    * Note de lecture sur le blog Le Fictionaute.

  • Le centenaire de Roald Dahl

    L’écrivain Roald Dahl aurait eu 100 ans cette année, l’occasion pour son pays d’origine, l’Angleterre, de lui consacrer divers hommages, lectures publiques, spectacles, émissions sur la BBC, et pour son éditeur français, Gallimard, de rééditer toute son œuvre.

    Charlie.jpgUne œuvre dont les titres destinés à la jeunesse sont une vrai mine d’inspiration pour le cinéma. Plusieurs de ses titres ont été adaptés pour le grand écran parmi lesquelles on peut citer James et la grosse pêche, écrit en 1961 et porté à l’écran en 1996 par Henry Selick, Matilda, paru en 1988, et réalisé en 1996 par Danny DeVito.

    Charlie et la Chocolaterie, écrit en 1964 et mis en images par Tim Burton en 2005 - Roald Dahl en écrira la suite , en 1972, Charlie et le Grand Ascenseur de verre.

    Il est aussi le créateur des Gremlins qui inspireront le réalisateur Jo Dante qui leur consacrera deux films « Gremlins » en 1984 et Gremlins 2, la nouvelle génération en 1990.

    Cet été, est sorti dans les salles Le Bon Gros Géant écrit en 1982, et adapté, de façon plus ou moins heureuse d’après la critique et le public, par Steven Spielberg.

    Matilda.jpgA l’occasion de la sortie de ce film, le magazine Elle a donné la parole à quatre de ses admirateurs. Parmi ceux-là, la chanteuse Olivia Riuz : « Vers 8 ans, j’ai découvert “Charlie et la chocolaterie”, un choc ! Tellement fort que je voulais que le livre ne s’arrête jamais, je me forçais à ne lire que quatre ou cinq pages par jour. Quelle joie, lorsque j’ai découvert qu’il y avait une suite ! Lorsque je lis Roald Dahl, j’ai toujours le cœur serré. C’est le premier auteur qui m’a fait voyager dans un univers tout en émotions. Sa littérature m’a rassurée, m’a aidée à me sentir moins bizarre. Je crois qu’il y a toujours un moment dans l’enfance où l’on se sent seule, en colère, à part ; lorsque j’ai lu “Matilda”, je me suis dit : “Chouette, enfin quelqu’un qui me comprend !” »

    De son côté, le quotidien La Croix écrit a propos de l’auteur: « Il faut dire que Roald Dahl a un talent fou, fait de bizarrerie et d’humanisme. À première vue, il se plaît à terrifier ses lecteurs. Ses personnages sont souvent orphelins ou maltraités. On croise aussi entre ses pages des ogres, des sorcières, des géants… Pourtant, tout finit toujours par la victoire du jeune héros – du moins dans ses livres pour enfants. Et ses histoires sont drôles, terriblement drôles.

    Tout concourt à cette légèreté : le ton, mais aussi la manière de tourner les vilains en ridicule ou les jeux de mots conduisant Dahl à inventer « Bouffpitance » et « chiens panzés »… et mille autres mots aussi loufoques. Mais Roald Dahl est plus qu’un humoriste : il est surtout un homme au cœur tendre, et son amour des faibles et des déshérités, qui triomphent toujours, apporte une pointe d’espoir qui enrichit et apaise ses lecteurs. Enfin, impossible de ne pas évoquer son complice de toujours, Quentin Blake, extraordinaire illustrateur qui a su accompagner les mots de Dahl et donner vie à ses plus incroyables personnages. »

    Le site officiel de Roald Dahl.

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