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gallimard - Page 5

  • L’empreinte carbone des livres

    conso globe,dupuis,éditions de l'aube,hachette,gallimard,pefc,fsc,cop 21A l’heure où plus de 195 pays participent à Paris à la 21ème conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 21), on peut s’interroger sur la contribution du monde de l’édition à cette préoccupation planétaire (en dehors des livres publiés sur le sujet), cette industrie utilisant beaucoup de bois pour la fabrication du papier.

    Une des réponses est la certification PEFC, un Programme Européen des Forêts Certifiées mis en place en 1999, après une véritable prise de conscience sur les défis environnementaux. Le site PEFC-France explique : « la filière forêt-bois-papier a réalisé que ses approvisionnements en bois devaient passer par une gestion raisonnée et durable de la forêt. Soutenue par des associations de protection de la nature et les pouvoirs publics, elle s'est alors mobilisée pour coordonner les actions existantes et créer un système de certification de la gestion forestière durable qui tienne compte des spécificités nationales. » Une certification qui promeut la gestion durable des forêts.

    Le site propose toute une série d’articles sur le sujet qui détaillent les initiatives mises en place dans le domaine, avec notamment le retour d’expérience (en 2012) de Pascal Lenoir, directeur de la production des éditions Gallimard, et nous apprend que d’autres éditeurs comme Dupuis, ou les Editions de l’Aube ont mis en place une politique d'achats préférentiels auprès d'imprimeurs certifiés PEFC.

    Autre label, la certification FSC qui part du même principe de gestion, pour « que les forêts répondent aux besoins sociaux, économiques, écologiques, culturels et spirituels des générations actuelles et futures ». On peut voir le logo sur nombre d’ouvrages imprimés.

    Un article publié sur le site Conso Globe propose un comparatif écologique entre le « livre papier » et le « livre numérique ». Selon le cabinet Cleantech cité par la journaliste « un Ipad d’Apple équivaut à 130 kg d’équivalent carbone pendant tout son cycle de vie ; un Kindle équivaut à 168 kg. Ainsi, pour avoir une empreinte carbone équivalente, il vous faudra lire au moins 18 livres sur votre Ipad et au moins 23 livres sur votre Kindle. Les lecteurs friands de livres numériques en achetant environ 3 par mois, à cette allure, le quota est vite atteint (6 mois en moyenne). Mais à ce sujet, les avis divergent. Pendant que les uns estiment que l’empreinte écologique du livre numérique est, à la longue, moins importante, d’autres comme le cabinet Carbone 4 avancent d’autres chiffres. » Pour le livre imprimé, le cabinet Carbone 4 estime que « un ouvrage papier engendrerait la production d’1 seul kg d’équivalent CO2 (et pas 7,5) quand le support numérique en engendrerait 250. Un Français lisant en moyenne 16 livres version papier par an, il lui faudrait donc près de 15 ans pour compenser le bilan carbone de sa liseuse numérique. »

    Après avoir rappelé que « l’industrie de l’édition engloutit tout de même à elle seule 20 millions d’arbres et 1 page sur 5 provient encore d’une forêt ancienne », l’article constate que « avec le livre en papier recyclé, ce sont 40 % d’eau et d’énergie qui sont économisés » et que 1 tonne de papier recyclé permet d’épargner 17 arbres.

    C’est toujours ça.

    Document ci-dessous extrait du site Cap Action Carbone des éditions Hachette.

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  • Petite autopsie du roman policier

    md0.libe.com.jpegLa mort d’Henning Mankel

    Libération a consacré sa Une à la disparition de l’écrivain Henning Mankel, créateur du célèbre commissaire Wallander (série vendue à plus de 40 millions d’exemplaires). Dans l’entretien accordé à ce même journal en décembre 2014, il déclarait : « Je ne connais aucun écrivain important dans l’histoire qui n’ait rêvé d’un monde meilleur. Toute création artistique émane d’une volonté de changement. On ne peint pas un tableau sans espérer qu’il influencera d’une façon ou d’une autre ceux qui le regarderont. Un engagement politique direct et immédiat n’est pas une nécessité. J’ai d’ailleurs beaucoup de respect pour les artistes qui ne font pas de différence entre la droite et la gauche, mais qui défendent des valeurs humanistes dans leur travail. Je distingue mon rôle d’écrivain de celui d’intellectuel, dans lequel mon engagement peut passer par d’autres formes que l’écriture. Parfois, les deux rôles coïncident. Pas toujours. »

    De son côté Le Figaro publie une interview réalisée en 2013

     

    Des meurtres en série (noire)

    Le webzine culturel Unidivers publie un article célébrant le 70ème anniversaire de la Série Noire. Dans le texte d’introduction son auteur Tarik Messelmi explique : « Gallimard fête en 2015 les 70 ans de la prestigieuse Série Noire. Comme le fait remarquer Aurélien Masson (son quatrième directeur de collection ou éditeur comme il se définit lui-même) : « oui, les 70 ans, mais je ne veux pas en faire un mausolée ». De fait, il a réellement fait souffler un vent du changement – n’en déplaise aux collectionneurs qui gardent leurs précieux exemplaires dans des rayonnages bien calibrés du numéro 1 au dernier de la liste. Présentation rapide du passé, du présent et de l’avenir d’une série dont le nom fut trouvé par Jacques Prévert et la couverture dessinée par Picasso. »

     

    Sur les traces des criminels

    Le site Criminocorpus nous apprend que « La BILIPO et Criminocorpus signent un partenariat documentaire ». Ce rapprochement entre la Bibliothèque des littératures policières et Criminocorpus est ainsi détaillé : « Cette mise à disposition constituera le premier corpus de référence en ligne sur la presse de fait divers criminel en étant lié aux ressources documentaires de Criminocorpus. Elle permettra de compléter la série lacunaire de Police-Magazine actuellement présente dans la bibliothèque numérique de Criminocorpus et de constituer ainsi une collection complète (458 numéros de 16 pages). La collection de L’œil de la police mise à disposition par la BILIPO comprend 306 numéros de 12 pages chacun, celle de Détective totalise 599 numéros de 16 pages. La consultation en ligne permettra d’effectuer des recherches plein texte dans chaque collection. Elle va aussi permettre d’initier un travail de description visant à identifier progressivement les auteurs des articles et les thématiques traitées. Cette description complémentaire facilitera grandement la consultation, la lecture, l’analyse et l’interopérabilité de cet ensemble documentaire de plus de 20 900 pages. »

    En photo ci-dessous, l'affiche du 7ème festival international des littératures policières qui se déroulera à Toulouse les 9, 10, 11 octobre 2015.

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  • « Gardez-les bien, c’est toute ma vie. »*

    L’auteur
    « Pendant des années, j’ai pris des notes.
    J’ai cité ou évoqué Charlotte dans plusieurs de mes romans.
    J’ai tenté d’écrire ce livre tant de fois.
    Entre chaque roman, j’ai voulu l’écrire.
    Mais je ne savais pas comment faire.
    Devais-je être présent ?
    Devais-je romancer son histoire ?
    Quelle forme cela devait-il prendre ?
    Je n’arrivais pas à écrire deux phrases de suite.
    Alors, je me suis dit qu’il fallait l’écrire comme ça. »

     
    L’éditeur 
    « Le roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu'elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d'une œuvre picturale autobiographique d'une modernité fascinante. »
     
    Une lectrice 
    « C’est incroyable comme David Foenkinos arrive à faire vivre la sensibilité de l’artiste, à faire presque toucher du doigt son inspiration créative. Son enquête sur les lieux qui ont accueilli Charlotte, certains marqués d’une plaque commémorative, d’autres enfouis ou oubliés permet presque de la faire revivre entre les lignes.
    Grâce à lui, nombreux seront ceux, comme moi qui se hâteront de découvrir l’œuvre de cette artiste trop peu éclairée.

    Il y a une telle sincérité dans ces pages, c’est peut-être le secret de l’émotion qui envahit le lecteur au fil des phrases. »
     
    Un autoportrait

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    Un livre
    « Charlotte » treizième roman de David Foenkinos. Collection Blanche, Gallimard. Prix Renaudot 2014, Prix Goncourt des lycéens 2014.
     
     
    * Phrase prononcée par Charlotte Salomon lorsqu’elle a confié à son médecin toutes ses peintures avant de partir en déportation.
     
     

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