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gallimard - Page 5

  • Intelligence artificielle et littérature

    « Durant un concours de romans japonais, le Hoshi Shinichi Literary Award, où étaient inscrits plus de 1 450 candidats, 11 étaient en fait des intelligences artificielles. Et un de ces écrivains virtuels a réussi à impressionner le jury avec un roman sobrement nommé : "Le jour où un ordinateur écrit un roman"» (Source Numerama).

    Hoshi Shinichi Literary Award, Numerama, 20 minutes, Antoine Bello, Gallimard,Hitoshi Matsubara, Satoshi Hase,Un épisode que rappelle 20 minutes qui publie un article au titre explicite : « Les intelligences artificielles seront-elles les écrivains de demain? » Le quotidien s’interroge : « Peut-on imaginer une intelligence artificielle auteure de roman ? Qui tienne la route, voire plus ? S’emballer jusqu’à imaginer une rentrée littéraire, disons celle de 2066, où parmi les 500 romans à débouler sur les étals de librairie, une poignée serait signée de consœurs d’Ada? » en faisant référence à un des « personnages » du dernier livre d’Antoine Bello qui imagine une aventure liée à la disparition d’un prototype d’intelligence artificielle créé pour imaginer des romans. (Gallimard)*.

    20 minutes nous apprend également que « en juin dernier était dévoilé le premier court-métrage signé de «Benjamin», une AI programmée pour écrire des scénarios. Grâce au « deep learning», la technologie qui permet aux IA d'«apprendre à apprendre», utilisée par Siri, Cortana ou Google Now, et dans laquelle les grandes entreprises tech, Google, IBM, Microsoft, Amazon, investissent des fortunes, Benjamin s’est «nourri» de dizaines de scripts dont ceux d’Alien, Star Trek ou d’X-Files. Puis a pondu Sunspring, que les chercheurs se sont amusés à produire en film. »

    Cité par BFM TV, Hitoshi Matsubara, professeur en charge d’un projet d’écriture de ce type au sein de la Future University Hakodate au Japon, précise "jusqu’à présent, les programmes d’intelligence artificielle ont souvent été utilisés pour résoudre des problèmes qui ont des réponses, comme le Go et le shogi. Dans le futur, j’aimerais étendre le potentiel des IA pour qu’elles possèdent une créativité proche de celles des humains".

    Pour l’instant les compétences littéraires de l’Intelligence Artificielle ont quand même des limites comme le souligne Satoshi Hase, auteur de science fiction japonais à propos du texte sélectionné :  "J’ai été surpris de ce travail parce que la nouvelle était très bien structurée", "Mais il y a encore des problèmes à résoudre pour remporter le prix, comme la description des personnages".

    * Note de lecture sur le blog Le Fictionaute.

  • Le centenaire de Roald Dahl

    L’écrivain Roald Dahl aurait eu 100 ans cette année, l’occasion pour son pays d’origine, l’Angleterre, de lui consacrer divers hommages, lectures publiques, spectacles, émissions sur la BBC, et pour son éditeur français, Gallimard, de rééditer toute son œuvre.

    Charlie.jpgUne œuvre dont les titres destinés à la jeunesse sont une vrai mine d’inspiration pour le cinéma. Plusieurs de ses titres ont été adaptés pour le grand écran parmi lesquelles on peut citer James et la grosse pêche, écrit en 1961 et porté à l’écran en 1996 par Henry Selick, Matilda, paru en 1988, et réalisé en 1996 par Danny DeVito.

    Charlie et la Chocolaterie, écrit en 1964 et mis en images par Tim Burton en 2005 - Roald Dahl en écrira la suite , en 1972, Charlie et le Grand Ascenseur de verre.

    Il est aussi le créateur des Gremlins qui inspireront le réalisateur Jo Dante qui leur consacrera deux films « Gremlins » en 1984 et Gremlins 2, la nouvelle génération en 1990.

    Cet été, est sorti dans les salles Le Bon Gros Géant écrit en 1982, et adapté, de façon plus ou moins heureuse d’après la critique et le public, par Steven Spielberg.

    Matilda.jpgA l’occasion de la sortie de ce film, le magazine Elle a donné la parole à quatre de ses admirateurs. Parmi ceux-là, la chanteuse Olivia Riuz : « Vers 8 ans, j’ai découvert “Charlie et la chocolaterie”, un choc ! Tellement fort que je voulais que le livre ne s’arrête jamais, je me forçais à ne lire que quatre ou cinq pages par jour. Quelle joie, lorsque j’ai découvert qu’il y avait une suite ! Lorsque je lis Roald Dahl, j’ai toujours le cœur serré. C’est le premier auteur qui m’a fait voyager dans un univers tout en émotions. Sa littérature m’a rassurée, m’a aidée à me sentir moins bizarre. Je crois qu’il y a toujours un moment dans l’enfance où l’on se sent seule, en colère, à part ; lorsque j’ai lu “Matilda”, je me suis dit : “Chouette, enfin quelqu’un qui me comprend !” »

    De son côté, le quotidien La Croix écrit a propos de l’auteur: « Il faut dire que Roald Dahl a un talent fou, fait de bizarrerie et d’humanisme. À première vue, il se plaît à terrifier ses lecteurs. Ses personnages sont souvent orphelins ou maltraités. On croise aussi entre ses pages des ogres, des sorcières, des géants… Pourtant, tout finit toujours par la victoire du jeune héros – du moins dans ses livres pour enfants. Et ses histoires sont drôles, terriblement drôles.

    Tout concourt à cette légèreté : le ton, mais aussi la manière de tourner les vilains en ridicule ou les jeux de mots conduisant Dahl à inventer « Bouffpitance » et « chiens panzés »… et mille autres mots aussi loufoques. Mais Roald Dahl est plus qu’un humoriste : il est surtout un homme au cœur tendre, et son amour des faibles et des déshérités, qui triomphent toujours, apporte une pointe d’espoir qui enrichit et apaise ses lecteurs. Enfin, impossible de ne pas évoquer son complice de toujours, Quentin Blake, extraordinaire illustrateur qui a su accompagner les mots de Dahl et donner vie à ses plus incroyables personnages. »

    Le site officiel de Roald Dahl.

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  • L’empreinte carbone des livres

    conso globe,dupuis,éditions de l'aube,hachette,gallimard,pefc,fsc,cop 21A l’heure où plus de 195 pays participent à Paris à la 21ème conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 21), on peut s’interroger sur la contribution du monde de l’édition à cette préoccupation planétaire (en dehors des livres publiés sur le sujet), cette industrie utilisant beaucoup de bois pour la fabrication du papier.

    Une des réponses est la certification PEFC, un Programme Européen des Forêts Certifiées mis en place en 1999, après une véritable prise de conscience sur les défis environnementaux. Le site PEFC-France explique : « la filière forêt-bois-papier a réalisé que ses approvisionnements en bois devaient passer par une gestion raisonnée et durable de la forêt. Soutenue par des associations de protection de la nature et les pouvoirs publics, elle s'est alors mobilisée pour coordonner les actions existantes et créer un système de certification de la gestion forestière durable qui tienne compte des spécificités nationales. » Une certification qui promeut la gestion durable des forêts.

    Le site propose toute une série d’articles sur le sujet qui détaillent les initiatives mises en place dans le domaine, avec notamment le retour d’expérience (en 2012) de Pascal Lenoir, directeur de la production des éditions Gallimard, et nous apprend que d’autres éditeurs comme Dupuis, ou les Editions de l’Aube ont mis en place une politique d'achats préférentiels auprès d'imprimeurs certifiés PEFC.

    Autre label, la certification FSC qui part du même principe de gestion, pour « que les forêts répondent aux besoins sociaux, économiques, écologiques, culturels et spirituels des générations actuelles et futures ». On peut voir le logo sur nombre d’ouvrages imprimés.

    Un article publié sur le site Conso Globe propose un comparatif écologique entre le « livre papier » et le « livre numérique ». Selon le cabinet Cleantech cité par la journaliste « un Ipad d’Apple équivaut à 130 kg d’équivalent carbone pendant tout son cycle de vie ; un Kindle équivaut à 168 kg. Ainsi, pour avoir une empreinte carbone équivalente, il vous faudra lire au moins 18 livres sur votre Ipad et au moins 23 livres sur votre Kindle. Les lecteurs friands de livres numériques en achetant environ 3 par mois, à cette allure, le quota est vite atteint (6 mois en moyenne). Mais à ce sujet, les avis divergent. Pendant que les uns estiment que l’empreinte écologique du livre numérique est, à la longue, moins importante, d’autres comme le cabinet Carbone 4 avancent d’autres chiffres. » Pour le livre imprimé, le cabinet Carbone 4 estime que « un ouvrage papier engendrerait la production d’1 seul kg d’équivalent CO2 (et pas 7,5) quand le support numérique en engendrerait 250. Un Français lisant en moyenne 16 livres version papier par an, il lui faudrait donc près de 15 ans pour compenser le bilan carbone de sa liseuse numérique. »

    Après avoir rappelé que « l’industrie de l’édition engloutit tout de même à elle seule 20 millions d’arbres et 1 page sur 5 provient encore d’une forêt ancienne », l’article constate que « avec le livre en papier recyclé, ce sont 40 % d’eau et d’énergie qui sont économisés » et que 1 tonne de papier recyclé permet d’épargner 17 arbres.

    C’est toujours ça.

    Document ci-dessous extrait du site Cap Action Carbone des éditions Hachette.

    Empreinte Carbone livres.png

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