Avertir le modérateur

france info - Page 2

  • Le salon du livre jeunesse de Montreuil 2018

    Le Salon du livre jeunesse de Montreuil ouvre ses portes pour la 34ème fois du 28 novembre au 3 décembre 2018. Ses organisateurs écrivent à son propos « Avec 6 000 nouveautés par an, la jeunesse est l’un des secteurs de l’édition parmi les plus variés et créatifs. Émanant de tous les genres qui composent cette constellation des imaginaires, chaque œuvre rivalise d’inventivité, d’intelligence et d’exigence pour offrir aux plus jeunes des histoires de qualité tant du côté de la narration que de l’illustration. » Une vision idéaliste tempérée par BFMTV qui annonce un secteur en « léger repli » (6,58%) mais constate que « Entre novembre 2017 et octobre dernier, 83,3 millions d'exemplaires de livres pour la jeunesse et de BD jeunesse se sont écoulés en France.»

    On le voit l’événement est l’occasion pour la presse de s’intéresser, une fois par an, au métier d’illustratrice/teur qui fait toute l’originalité de ces ouvrages. France Info consacre un reportage à Nathalie Choux, illustratrice depuis 20 ans à qui les organisateurs du salon ont donné carte blanche pour l’exposition « Nos futurs ». De son métier elle dit « Moi j'ai la chance de vivre de mon métier, de mes illustrations pour les albums, et je suis soumise à des contraintes éditoriales que j'accepte avec plaisir. Ça ne m'empêche pas de me sentir libre d'exprimer ma vision personnelle ».

    La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse sera également présente avec un stand et ses représentants participeront aux diverses tables rondes. Parmi les thèmes abordés la baisse des revenus engendrées par la baisse des droits d’auteur et les réformes sur les cotisations sociales qui rendent leurs conditions de vie et de travail de plus en plus précaires.

    Si le thème général est les futurs, l’événement n’esquive pas le présent et notamment la présence controversée d’un stand Mc Donald's qui présente des livres co-édités avec Hachette. Les organisateurs s’en expliquent franchement : « Notre attachement à ce que l’excellence de la littérature de jeunesse soit à la portée de tous, nous a conduit à ne jamais rien entreprendre qui puisse paraître mépriser la pratique culturelle de quiconque. Les familles qui viendront au Salon et dont le premier contact avec le livre a été celui offert à leurs enfants dans un Mc Do sont bien plus nombreuses qu’on le pense. »

    Trois jurys de jeunes lecteurs remettent les prix « Pépites Salon du livre et de la presse jeunesse – France Télévisions » dans les catégories « album », « roman » et « bande dessinée », et un jury de professionnels remet « La Pépite d’Or », grand prix de la littérature jeunesse qui récompense la meilleure création de l’année. Cette année il a été attribué à l'album Le Tracas de Blaise de Raphaële Frier et Julien Martinière, publié par L'Atelier du poisson soluble.

    Capture d’écran 2018-11-21 à 18.00.30.png

  • L'art de bien traduire les mots

    « Dans la traduction, on a déjà l’architecture globale, le livre existe déjà, ce qui n’est pas le cas dans l’écriture. La traduction, c’est du travail d’orfèvre, très minutieux. » C’est ainsi que le traducteur Brice Matthieussent invité d’honneur du Festival VO-VF de Gif-sur-Yvette, parle de son métier. Une manifestation littéraire, créé en 2013 à l’initiative de deux libraires Hélène Pourquié et Pierre Morize, avec Sylvie Melchiori. Une manifestation « unique en son genre, puisqu’elle donne la parole au traducteur, lecteur idéal et formidable passeur entre les littératures du monde. » écrivent ses organisateurs

    Une profession incontournable dans l’édition française où la part des traductions dans la production, tous genres confondus, littérature, bande dessinée, jeunesse, sciences humaines et sociales, art, a atteint en 2017 19,1 % des 13 027 nouveautés Une progression de 14 % en dix ans.

    Livres Hebdo confirme ce niveau record : « Lentement mais sûrement, la part des traductions dans la production de l’édition française progresse. Témoignant de la mondialisation croissante du secteur, au sein duquel les échanges de droits se sont multipliés au fil des années.»

    Ce savoir faire artisanal et très spécialisé sera-t-il un jour bousculé par la technologie ? Le 18 octobre 2018 était publié le premier livre entièrement traduit par une intelligence artificielle. Ironie de la chose, l’ouvrage est consacré… à l’intelligence artificielle. France Info qui apporte cette précision explique : « 800 pages de concepts et de formules mathématiques. Le livre L’apprentissage profond, écrit en anglais par trois scientifiques, Ian Goodfellow, Yoshua Bengio et Aaron Courville, fait référence dans le domaine de l’intelligence artificielle. Il sortira prochainement pour la première fois en langue française. Alors qu’il aurait fallu des semaines à un humain pour le traduire, il a suffi d’une douzaine d’heures au logiciel de traduction mis au point par l’entreprise Quantmetry pour exécuter cette tâche. » L’article se termine par ce constat : « "Il n’est pas possible de traduire automatiquement de la littérature" », confie encore Jérémy Harroch. Les traducteurs humains ont encore quelques belles heures devant eux. » 

    Un travail que l’on peut découvrir sur le site de Télérama qui diffuse en avant-première et en accès libre jusqu’au 9 novembre, le film d’Henri Colomer, “Des Voix dans le Chœur – Eloge des traducteurs” (photo), projeté lors du festival Les Etoiles du documentaire organisé par la Scam (Société civile des auteurs multimédias) au Forum des Images à Paris les 10 et 11 novembre 2018.

    Traducteurs.png

  • Les libraires contre Amazon

    Depuis quelques années Amazon est la bête noire des libraires. Deux initiatives risquent d’envenimer encore plus leurs relations avec la multinationale américaine.

    Le Pass Culture est une création du ministère de la Culture qui doit permettre d’aider financièrement des jeunes de moins de 18 ans à consommer des activités culturelles, mais une des dispositions « laisse songeur » écrit le site Numerama qui titre : « Pass culture : les jeunes pourront commander des livres sur Amazon mais devront les retirer… en librairie ? ». Et d’expliquer que «  Sur ces 500 euros, seuls 100 pourront être utilisés pour l’achat de « biens culturels (livres ou CD) ». Soit. Mais pour éviter que les adolescents ne se ruent sur Amazon, le groupe de travail du Pass Culture a suggéré un curieux processus : les jeunes pourraient commander et payer un livre sur Amazon, mais ils devront se déplacer pour aller le retirer… en librairie. »

    Numérama termine son article ainsi : « Un comble, lorsque l’on sait la bataille qui fait rage entre les libraires et le géant américain du e-commerce, qui a gobé en quelques années une part de marché considérable sur la vente de livres. Est-il même possible de se faire livrer par Amazon dans une librairie ? Comment des libraires pourraient-ils accepter une telle pratique ? De nombreuses questions restent sans explication. »

    Autre motif de mécontentement, la présence d’un titre, Bande de Français de Marco Koskas, auto-édité et diffusé uniquement sur Amazon, dans la pré-sélection du prochain prix Renaudot, une première qui provoque une grosse colère chez les libraires.

    Le problème soulevé est l’impossibilité des libraires à accéder à ce titre pour le diffuser, Amazon en ayant l’exclusivité commerciale. France Info rappelle que :

    « Dans un rapport publié en mars, le SLF (Syndicat de la Librairie Française) accusait Amazon d'être une "inexorable machine de guerre" qui, selon les libraires, "étrangle la concurrence, dégrade le travail et menace nos centres-villes". "Amazon n'est pas un concurrent comme les autres", estime le SLF. "Il ne veut pas seulement s'imposer comme un acteur important du marché du livre, il veut devenir le marché à lui tout seul en éliminant ses concurrents, en organisant une concurrence déloyale, en échappant à l'impôt, en contournant le prix unique du livre et en remplaçant tout à la fois les éditeurs, les distributeurs et les libraires" »

    Une polémique qui rappelle à nouveau l'obligation de facturer les frais d’envoi pour tout livre vendu sur Internet, une obligation stipulée par la loi mais dont Amazon s’accommode en facturant ce service 1 centime d’euro.

    amazon-FBA-warehouse.jpg

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu