Avertir le modérateur

céline - Page 2

  • Les mots pris en faute

    Peut-être avez-vous trouvé au pied du sapin la dernière édition du Larousse, Le Robert correcteur, ou un exemplaire du Bescherelle. A l’époque des SMS et de Twitter, le vocabulaire, l’orthographe et la grammaire restent malgré tout les piliers de la langue française et de la littérature.

    Mais peut-être avez-vous reçu parmi vos cadeaux le livre d’Anne Boquel et Etienne Kern, Les plus jolies fautes de français de nos grands écrivains (éditions Payot). Un recueil présenté ainsi par Jean-Michel Ogier sur Culturebox : « Les plus jolies fautes de français de nos grands écrivains est un ouvrage qui va nous décomplexer, nous rappeler que même les plus grands sont faillibles... et permettra d’être pardonné si une faute se glissait inopinément dans mon article. Mais voilà, c'est un livre qui va aussi entamer sérieusement l’autorité des profs de français. Imaginez un petit malin à la copie rougie par les corrections, qui aura tôt fait de relever "Mais m’dame c’est pas juste ! Céline lui-même n’écrivait-il pas dans sa lettre à Cillie Amor : "Enfin je vais connaître les environs de Vienne et on va remanger de la saussisse"? »

    Céline, mais aussi Voltaire, Honoré de Balzac, Jules Verne, Guillaume Apollinaire, Antoine de Saint Exupéry, Victor Hugo, et bien d’autres.

    41Akh+gtiBL._SX328_BO1,204,203,200_.jpgCulturebox poursuit : « Partant du constat que : de l’orthographe à la syntaxe, de l’accord des verbes aux pléonasmes, nos grands auteurs n’ont pas échappé à ces fautes de français, Anne Boquel et Etienne Kern ont réalisé un ouvrage malin. Ils se sont appuyés sur ces fautes pour établir une liste de 17 règles à respecter afin de les éviter. Ainsi "Choisir le mot juste" est la règle numéro 9 pour éviter de faire comme Victor Hugo dans "Les Rayons et les Ombres" qui, emporté par un élan panthéiste met "s’épanche" pour "s’étanche".
    "Nous sommes la nature et la source éternelle
    Où toute soif s’épanche, où se lave toute aile".»

    TV5 , qui consacre également un article à l’ouvrage, cite cette anecdote : « Parfois, c'est le mot juste qui fait cruellement défaut. Les auteurs rapportent cette anecdote délicieuse au sujet d'Emile Littré, l'insurpassable lexicographe. Le grand homme avait un faible pour sa bonne. Les auteurs racontent : "Un jour qu'il la lutinait,  Madame Littré poussa la porte et s'écria " Ah, monsieur, je suis surprise !" Et le regretté Littré, se rajustant, lui répondit : "Non madame, vous êtes étonnée. C'est nous qui sommes surpris..."»

    Pour terminer cette dernière chronique de l’année 2015, je citerai un article de Louise Tourret dans Slate qui commence ainsi : « Vos élèves lisent beaucoup trop ». Cette semaine, une professeure de lettres d’un collège de banlieue parisienne a été si dépitée par une conversation avec la principale de son lycée qu’elle l’a en partie reproduite sur Facebook :

    BlogFB.png

    Une très bonne année 2016 à tous les lecteurs de ce blog.

  • L’été des écrivains

    Yan Moix n’est pas couché

    L’écrivain Yan Moix rejoint l’équipe de Laurent Ruquier dans l’émission On n’est pas couchés (France 2). A cette occasion, il accorde un grand entretien à L’Express. Question :
    « Hegel, Nietzsche, Céline, Kafka, Péguy... ces auteurs qui vous sont chers auront-ils droit de cité à ONPC ?
    Plus que cela, ils seront à côté de moi. Souvent, vous me verrez dans l'émission avec trois ou quatre livres en provenance de ma bibliothèque. Mais plutôt que de jouer les cuistres en balançant des citations, je citerai des passages qui éclaireront le propos d'un invité, une phrase pas forcément très longue ni fulgurante, juste explicite. Tenez, j'ouvre Ainsi parlait Zarathoustra et je prends au hasard une phrase que j'ai soulignée, où Nietzsche parle du "non frayé", des sentiers inédits : "Je me suis fatigué comme tous les créateurs des langues anciennes. Mon esprit ne veut plus cheminer sur des sandales éculées." Est-ce si difficile à comprendre ? Je pense qu'il est bien de faire entrer ces auteurs dans la danse, car ils ont toujours quelque chose à nous dire. »

    CMFLc2dXAAAjMBq.jpg_large.jpegLe premier livre de J.R.R. Tolkien

    Slate annonce : « L'Histoire de Kullervo, un manuscrit inachevé de Tolkien publié cet été ». Selon 20 minutes qui relaie l’information, la bonne nouvelle a été repérée sur une plateforme de fans de l’écrivain et le quotidien précise The Story of Kullervo, le premier texte qu’a écrit J.R.R. Tolkien, bien avant sa saga du Seigneur des anneaux, va quitter les étagères de la bibliothèque Bodleian d’Oxford. C’est lorsque l’écrivain était étudiant dans cette prestigieuse université anglaise, qu’il l’a rédigé en 1915, alors qu’il était âgé de 23 ans. » L’ouvrage sera disponible dès le 27 août au Royaume-Uni et dès le 17 octobre aux Etats-Unis.

    Qui a tué Federico García Lorca ?

    On sait peut-être enfin qui a assassiné le grand poète espagnol. Le Temps consacre un article au livre de l’historien Miguel Caballero Pérez, qui publie ces révélations aux éditions La Esfera de los libros. Le quotidien suisse raconte : « Il a fallu trois ans et demi à Miguel Caballero Pérez pour écrire Les treize dernières heures de García Lorca : « J’ai parcouru les archives de l’armée, celles de la garde civile et celles de la famille de García Lorca. Un ancien soldat franquiste, Eduardo Molino Fajardo avait récolté des témoignages dont je me suis emparé et qui m’ont fourni de bonnes pistes.» L’historien privilégie les archives plutôt que les témoignages. « Tout le monde veut dire quelque chose et tout le monde ne dit pas la vérité. » Surtout, il a été l’un des premiers à prendre au sérieux le livre de Molino Fajardo, jusqu’alors discrédité par la recherche pour son adhésion aux idées franquistes et ses tentatives de disculper la phalange qui exécuta le poète. »

     

  • Littérature et bande dessinée

    « La bande dessinée est, selon moi, plus proche de la littérature que d’autres arts visuels comme le cinéma, parce qu’il y a une chose essentielle qui est le rapport au temps. Et les ellipses. Ce qui est important dans la bande dessinée, ce n’est pas vraiment ce que l’on représente, c’est l’espace entre deux cases. Ce qu’il n’y a pas ? C’est vraiment le propre de l’écriture bédé. Ce qui m’intéresse, c’est justement ce qui se passe dans cet espace-là qui n’a pas été pris, qui n’a pas été saisi, qui n’a pas été montré et que le lecteur imagine. ça c’est fondamental dans la bande dessinée. », dixit Jean-Philippe Stassen dans Alter Mondes, n°41 de mars 2015.

    Littérature et bande dessinée peuvent donc faire bon ménage, et même si on passe rapidement sur l’adaptation des romans de la Comtesse de Ségur (Casterman) - hormis « Les malheurs de Sophie » par Mathieu Sapin (Gallimard) -, d’autres titres nous le démontrent.

    product_9782207118177_195x320.jpgC’est le cas de « Suite française - Tempête en juin » dessiné par Emmanuel Moynot d’après le roman d'Irène Némirovsky (Denoël Graphic). Un dessinateur qui a déjà adapté l’univers de Jean Vautrin avec « L’homme qui assassinait sa vie » (Casterman). Emmanuel Moynot a également pris le relai de Tardi pour la mise en images des romans de Léo Malet avec le personnage de Nestor Burma (Casterman).

    Jacques Tardi, connu aussi pour avoir illustré les textes de Céline ou de Jules Verne, expliquait en 2005 lors de la parution  de « Le Petit Bleu de la Côte Ouest » de Jean-Patrick Manchette (Humanoïdes Associés) : « Je n’ai plus envie d’adapter un livre pour le moment. J’ai réalisé beaucoup d’adaptations ces dernières années. Je souhaite dessiner une histoire que je pourrais revendiquer entièrement. A force d’adapter des livres, vous devenez de plus en plus timide, de plus en plus timoré. Vous n’osez plus vous lancer dans une histoire inédite. C’est plutôt confortable d’adapter un livre. La trame générale est déjà écrite et vous ne devez vous charger que du découpage, de la mise en scène et du dessin. Le seul défi est de trouver des astuces pour traiter certaines scènes difficilement transposables du roman en bande dessinée... Bref, c’est un travail rassurant et tranquille. J’ai envie, aujourd’hui, de reprendre des risques et d’assumer des scénarios. »

    Autres adaptations d’œuvres littéraires : « L'Hôte » et « L’étranger » d'Albert Camus par Jacques Ferrandez (Gallimard), « Canicule » de Jean Vautrin par Baru (Casterman), la série « Game of Thrones » de George R.R. Martin, scénarisé par Daniel Abraham et dessinée par Tommy Patterson (Dargaud),  sans oublier « Le Petit Prince » d’Antoine de Saint-Exupéry revisité par le prolifique et talentueux Joann Sfar (Gallimard).

    Marc Levy lui-même, a signé l’adaptation en bandes dessinées de deux de ses romans : « Sept jours pour une éternité… » avec Éric Corbeyran et Espé, et « Enfants de la liberté » dessiné par Alain Grand (Casterman).


Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu