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  • Le livre numérique en librairie

    La librairie traditionnelle s'érige contre Amazon, « l’épicier 2.0 », ainsi nommé dans un récent article du Monde. Loin de baisser les bras, les libraires confrontés à la concurrence des ventes sur Internet s’organisent.

    Le Syndicat de la librairie française publie une carte répertoriant plus de 200 librairies indépendantes qui en France proposent aussi une offre de livres numériques. Et déjà la polémique s’installe puisque dans cette liste figurent les établissement du réseau Chapitre.com qui il y a quelques mois fermait des magasins faute de rentabilité pour ses actionnaires.

    Malgré tout, la riposte est bien réelle et s’appuie sur les services de plate-formes comme ePagine, Numilog, ou leslibraires.fr

    Dans la liste, on retrouve des poids lourds de la librairie comme Gibert Joseph, Le Furet du Nord, mais aussi Dialogue à Brest, Anecdotes à Limoges, Sauramps Odyssée à Montpellier, ou La Maison du livre à Rodez.

    Ouest-France dans un article consacré à la librairie Le Failler à Rennes expliquait début septembre que « La maison Le Failler a créé un second site, où les clients peuvent acheter des livres numériques (www.numerique.librairielefailler.fr). Lancé il y a un an, il compte 100 000 références d'ouvrages... pour un chiffre d'affaires inférieur... à 1 %. « On est un peu au-dessus de la moyenne nationale, qui est à 0,6 % », explique Dominique Fredj. Autrement dit, le livre numérique dont on parle tant, n'est pas encore rentré dans les mœurs. « Mais il est essentiel pour nous de répondre à cette demande. »

    Une demande qui va évoluer avec la multiplication des tablettes disponibles sur le marché mais aussi, il faut le souhaiter, avec des prix plus attractifs proposés par les éditeurs. Il a fallu attendre un peu avant que certains titres disponibles sur Internet soient moins chers que leur version rééditée en livre de poche.

    Au mois d’août le site Actualitté.com écrivait à propos des ventes au Etats-Unis « Après six semaines de stabilisation de la tarification des best-sellers numériques, aux alentours de 7-8 dollars, certains observateurs du marché sont convaincus que la baisse devrait reprendre avec les ventes générées par les vacances d'été. Une tendance chronique. Ainsi, le directeur éditorial du DigitalBookWorld, Jeremy Greenfield, table sur une diminution de 10 %, voire davantage, ce qui équivaudrait à des livres commercialisés pour 6 dollars. »

    Autre constatation du site « la proportion de titres autoédités hissés dans les listes de best-sellers est en constante augmentation. Comme ils sont le plus généralement commercialisés à des prix en dessous de la moyenne, cette tendance pourrait également avoir son impact sur le tarif moyen des livres à succès. »

    Inéluctablement, le livre numérique se fait une place dans le marché de l’édition et dans les librairies. Une bonne nouvelle pour les auteurs et les lecteurs. 

    Photo lalibrairie.com

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  • Amazon et les auteurs font salon

    Grande première le prochain Salon du Livre de Paris, qui se tiendra Porte de Versailles du 16 au 19 mars prochain, un stand d’Amazon, géant mondial de la vente de livres en ligne et créateur de la liseuse Kindle. 

    Selon Livres Hebdo,  le stand d’Amazon, d’une superficie de 80m2, se tiendra dans la zone du salon consacrée au livre numérique. Une présence que le site MyBoox.fr commente ainsi : "Bonne pioche pour Amazon, qui ne devra pour l’instant compter que sur la présence au Salon du Livre de ses concurrents français Bookeen, Apple et Google ayant décliné l’invitation."

    Début février 2012, Le Monde annonçait à propos de la multinationale, "Résultats en demi-teinte pour Amazon, qui a doublé ses investissements" et précisait "Le groupe a effectué des dépenses d'investissement de 550 millions de dollars pendant le trimestre, dans "la technologie, l'infrastructure, et les capacités supplémentaires d'expédition". Pour l'ensemble de l'année les investissements ont représenté 1,3 milliard d'euros, presque un doublement en un an. Les effectifs ont aussi bondi de 67 % en un an : le groupe comptait environ 56 200 employés à plein temps ou à temps partiel (hors intérimaires) au 31 décembre, contre 33 700 un an plus tôt.”

    A noter que si les organisateurs déroulent le tapis rouge à Amazon (peut être pour compenser la désaffection de nombres d’éditeurs qui ne trouvent plus leur compte dans cette manifestation), une polémique les oppose aux auteurs en raison des condition d’accréditation de ces derniers.

    Dans un communiqué, la société organisatrice explique "Le Salon du livre réunit chaque année plus de 2 500 auteurs dans le cadre de rencontres et de dédicaces et n'entend pas empêcher les auteurs de venir en qualité de professionnel, élément premier de la chaîne du livre, mais encadrer plus précisément les conditions d'obtention d'un badge accréditif.

    Enfin, le Salon du livre est un événement qui ne vit pas de subside public et se doit de garantir à ses clients exposants des conditions claires et nettes concernant son visitorat, et déclarer des chiffres de fréquentation véraces et contrôlés par un organisme indépendant" (communiqué à lire intégralement sur le site Actualitte.com).

     

    Des liseuses, des auteurs, le prochain Salon du livre s’annonce bien.

    Amazon, Kindle, Salon du livre, Bookeen, Apple, Google


     

     

  • Livre ou liseuse ?

    Le lancement en 2012 en France d’une liseuse Kindle en couleurs (peut-être plus grande et tactile) va-t-il définitivement asseoir le marché de ces tablettes censées, selon certains, remplacer, à terme, le livre papier ?

    En juin 2011, Le Figaro posait à Jeff Bezos fondateur d’Amazon cette question « Pensez-vous que le livre électronique va remplacer le livre papier ? », et celui-ci répondait « Je suis totalement bluffé. Tout est allé plus vite que ce que j'anticipais. Aux États-Unis, nous vendons plus de e-books que de livres papier. Ce changement s'est fait en seulement trois ans et demi. Le démarrage est également rapide en Grande-Bretagne. Il est clair que le livre électronique est un outil très pratique. Lorsque l'on peut télécharger un livre en soixante secondes, chercher les définitions, changer la taille des caractères avec une apparence identique à une page de papier, les lecteurs l'adoptent très vite. »

    En France, Amazon lançait à l’automne dernier une tonitruante campagne de publicité pour le lancement de sa liseuse Kindle, à 99 euros, s’offrant de pleine pages de publicités dans la presse. Le Figaro le décrivait alors ainsi « L'appareil ne déborde pas d'originalité. Mais il « fait le job » : léger (170 g), à encre électronique (donc pas fatiguant pour les yeux), d'une autonomie d'un mois et d'une capacité de stockage de 1400 livres. »

    Souvent mis en « concurrence » avec l’iPad d’Apple il n’en a cependant pas les mêmes fonctionnalités. La véritable concurrence pour le Kindle vient des liseuses diffusées à la même époque par la FNAC sous le nom de Kobo et par Virgin avec son Cybook.

    Début janvier 2012, Paul Loubière de Challenges écrit « Même s'ils se refusent à donner des chiffres précis, les fabricants et les distributeurs reconnaissent que les ventes des trois produits-phare - Kindle, Kobo et Cybook - ont réellement décollé en France à l'occasion de Noël. »

    Il indique aussi que « selon l’IDATE, il n’y a aucun doute, le numérique est l’avenir du livre. Il va croître de 30% par an d’ici 2015 où il représentera 12% du marché total du livre. Les terminaux de lectures grimperont de 24% par an, passant de 3,3 millions d’unités vendues en 2010 à 29,8 millions en 2015. »

    En conclusion de son article Paul Loubière évoque cependant les points qui pourraient ralentir cette expansion : « En Europe, les cinq principaux pays européens verront le chiffre d’affaires du livre numérique atteindre 1,4 milliard d’euros en 2015. L’IDATE pointe un élément de blocage : le prix du livre numérique reste trop élevé dans les pays où existe un prix unique du livre. "Le différentiel est de 50% aux Etats-Unis entre le prix moyen du papier et celui de l’électronique, souligne l’étude. En France, le différentiel n’est que de 20% est n’incite pas les consommateurs à migrer vers le numérique". Le prix n’est qu’un des éléments. Il manque aussi une vraie volonté des éditeurs. A l’horizon 2015, l’Espagne aura un marché du livre électronique plus développé que celui de la France ou de l’Allemagne "en raison d’un plus grand volontarisme des éditeurs" prédit l’Idate, 16% en volume et 9% en valeur contre 13% en volume et 7% en valeur pour la France et 10% en volume et 6% en valeur pour l’Allemagne. Reste que l’abandon du prix unique du livre n’est pour l’instant pas à l’ordre du jour. »

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