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amazon - Page 5

  • L’univers d’Amazon

    Son fondateur Jeffrey P. Bezos vient de racheter le mythique Washington Post pour 250 millions de dollars, les députés français vont discuter d’un projet de loi sur la suppression des frais de port gratuits pour la vente de livres en ligne qui le vise directement, et aux Etats-Unis la firme annonce l’embauche de 7 000 personnes pour améliorer le service client... Si Amazon, on le voit, fait souvent la Une des médias, que sait-on vraiment de ce géant du commerce en ligne ?

    En quelques années, la société créée 1994 à Seattle s’est imposée comme le plus gros vendeur de livres de la planète. Alors forcément, Amazon est devenu l’ennemi farouche des libraires qui ont mis un peu de temps à se repositionner face ce nouveau type de pratique commerciale.

    Les éditeurs eux, ont plus facilement trouvé un terrain d’entente car ils écoulent par son intermédiaire leur production. Parmi les procès qui ont tenté de contrecarrer l’hégémonie de ce mastodonte, il faut citer celui de la chaîne de librairies américaine Barnes & Noble qui contestait l’appellation autoproclamée de « la plus grande librairie du monde », et celui intenté en 2007 par le Syndicat de la librairie française qui se battait contre la gratuité des frais d’envoi qu’il estime déloyale.  

    Loin de faire profil bas, Amazon a lancé le Kindle, un modèle de liseuse qui draine les ventes de livres numériques créant un écosystème autour des activités d’Amazon. Avec plus de 6,5 millions de tablettes vendues, Amazon est devenu le troisième fabricant derrière Apple et Samsung.

    Amazon est donc là, omniprésent dans le domaine de l’édition, mais diversifie son catalogue en proposant d’autres produits culturels, tels que les DVD, jeux vidéo, mais aussi de l’électroménager, des produits de bricolage, et maintenant de l’animalerie.

    A quel prix ? Pour le savoir, on peut lire le livre En Amazonie sous titré Infiltré dans le « meilleur des mondes » publié chez Fayard. Son auteur, Jean-Baptiste Malet, qui s’est fait embaucher comme intérimaire, y décrit les conditions de travail dans les vastes entrepôts de la marque à Montélimar. Au quotidien 20 minutes il raconte « En tant que «pickeur» j’allais chercher avec un chariot roulant les livres, les CD dans les rayonnages grâce à une petite machine, un scan, qui indique la référence exacte de l’endroit où se trouve l’objet. On lui obéit en permanence. Une fois qu’on a prélevé l’objet on l’empile. On a une cadence à respecter. L’ordinateur calcule en temps réel tout ce qu’on fait et sait exactement où on est. Quand on a 300 produits, on va les emmener à un « packeur », qui est debout toute la journée ou toute la nuit et les emballe dans des cartons de manière répétitive. » Un management draconien organisé sous le slogan « work hard, have fun, make history » (« travailler dur, s'amuser, écrire l'histoire »).

    Avec pour seul but la satisfaction du client (indiquée avec le sourire sur le logo de A à Z), lequel client se réjouit de recevoir un livre 24 heures après l’avoir commandé et sans payer les frais de port.

    41l7PAUHAEL._SY445_.jpgAmazon est avec Ebay et Google, une des grandes réussites industrielles et capitalistiques sur Internet de ces dernières années, et ceux qui contestent son hégémonie et ses méthodes semblent un peu désemparés pour lui faire face. Si en 2012, Arnaud Montebourg « se félicitait de l'implantation, à Chalon-sur-Saône, du troisième centre logistique français du géant Amazon » (Le Point), un an plus tard, la ministre de la Culture Aurélie Filippetti demandait publiquement à Amazon de payer ses impôts en France, estimant que le chiffre d’affaires réalisé dans l’hexagone ne correspondait pas à l'impôt sur les sociétés payé par Amazon.

    Seule ironie de l'histoire, on peut aussi acheter sur Amazon.fr le livre de Jean-Baptiste Malet "En Amazonie".

  • Le livre numérique en librairie

    La librairie traditionnelle s'érige contre Amazon, « l’épicier 2.0 », ainsi nommé dans un récent article du Monde. Loin de baisser les bras, les libraires confrontés à la concurrence des ventes sur Internet s’organisent.

    Le Syndicat de la librairie française publie une carte répertoriant plus de 200 librairies indépendantes qui en France proposent aussi une offre de livres numériques. Et déjà la polémique s’installe puisque dans cette liste figurent les établissement du réseau Chapitre.com qui il y a quelques mois fermait des magasins faute de rentabilité pour ses actionnaires.

    Malgré tout, la riposte est bien réelle et s’appuie sur les services de plate-formes comme ePagine, Numilog, ou leslibraires.fr

    Dans la liste, on retrouve des poids lourds de la librairie comme Gibert Joseph, Le Furet du Nord, mais aussi Dialogue à Brest, Anecdotes à Limoges, Sauramps Odyssée à Montpellier, ou La Maison du livre à Rodez.

    Ouest-France dans un article consacré à la librairie Le Failler à Rennes expliquait début septembre que « La maison Le Failler a créé un second site, où les clients peuvent acheter des livres numériques (www.numerique.librairielefailler.fr). Lancé il y a un an, il compte 100 000 références d'ouvrages... pour un chiffre d'affaires inférieur... à 1 %. « On est un peu au-dessus de la moyenne nationale, qui est à 0,6 % », explique Dominique Fredj. Autrement dit, le livre numérique dont on parle tant, n'est pas encore rentré dans les mœurs. « Mais il est essentiel pour nous de répondre à cette demande. »

    Une demande qui va évoluer avec la multiplication des tablettes disponibles sur le marché mais aussi, il faut le souhaiter, avec des prix plus attractifs proposés par les éditeurs. Il a fallu attendre un peu avant que certains titres disponibles sur Internet soient moins chers que leur version rééditée en livre de poche.

    Au mois d’août le site Actualitté.com écrivait à propos des ventes au Etats-Unis « Après six semaines de stabilisation de la tarification des best-sellers numériques, aux alentours de 7-8 dollars, certains observateurs du marché sont convaincus que la baisse devrait reprendre avec les ventes générées par les vacances d'été. Une tendance chronique. Ainsi, le directeur éditorial du DigitalBookWorld, Jeremy Greenfield, table sur une diminution de 10 %, voire davantage, ce qui équivaudrait à des livres commercialisés pour 6 dollars. »

    Autre constatation du site « la proportion de titres autoédités hissés dans les listes de best-sellers est en constante augmentation. Comme ils sont le plus généralement commercialisés à des prix en dessous de la moyenne, cette tendance pourrait également avoir son impact sur le tarif moyen des livres à succès. »

    Inéluctablement, le livre numérique se fait une place dans le marché de l’édition et dans les librairies. Une bonne nouvelle pour les auteurs et les lecteurs. 

    Photo lalibrairie.com

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  • Amazon et les auteurs font salon

    Grande première le prochain Salon du Livre de Paris, qui se tiendra Porte de Versailles du 16 au 19 mars prochain, un stand d’Amazon, géant mondial de la vente de livres en ligne et créateur de la liseuse Kindle. 

    Selon Livres Hebdo,  le stand d’Amazon, d’une superficie de 80m2, se tiendra dans la zone du salon consacrée au livre numérique. Une présence que le site MyBoox.fr commente ainsi : "Bonne pioche pour Amazon, qui ne devra pour l’instant compter que sur la présence au Salon du Livre de ses concurrents français Bookeen, Apple et Google ayant décliné l’invitation."

    Début février 2012, Le Monde annonçait à propos de la multinationale, "Résultats en demi-teinte pour Amazon, qui a doublé ses investissements" et précisait "Le groupe a effectué des dépenses d'investissement de 550 millions de dollars pendant le trimestre, dans "la technologie, l'infrastructure, et les capacités supplémentaires d'expédition". Pour l'ensemble de l'année les investissements ont représenté 1,3 milliard d'euros, presque un doublement en un an. Les effectifs ont aussi bondi de 67 % en un an : le groupe comptait environ 56 200 employés à plein temps ou à temps partiel (hors intérimaires) au 31 décembre, contre 33 700 un an plus tôt.”

    A noter que si les organisateurs déroulent le tapis rouge à Amazon (peut être pour compenser la désaffection de nombres d’éditeurs qui ne trouvent plus leur compte dans cette manifestation), une polémique les oppose aux auteurs en raison des condition d’accréditation de ces derniers.

    Dans un communiqué, la société organisatrice explique "Le Salon du livre réunit chaque année plus de 2 500 auteurs dans le cadre de rencontres et de dédicaces et n'entend pas empêcher les auteurs de venir en qualité de professionnel, élément premier de la chaîne du livre, mais encadrer plus précisément les conditions d'obtention d'un badge accréditif.

    Enfin, le Salon du livre est un événement qui ne vit pas de subside public et se doit de garantir à ses clients exposants des conditions claires et nettes concernant son visitorat, et déclarer des chiffres de fréquentation véraces et contrôlés par un organisme indépendant" (communiqué à lire intégralement sur le site Actualitte.com).

     

    Des liseuses, des auteurs, le prochain Salon du livre s’annonce bien.

    Amazon, Kindle, Salon du livre, Bookeen, Apple, Google


     

     

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