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  • Quelques éditeurs / 2

    Ce post continue la série consacrée aux éditeurs, connus et moins connus... Aujourd'hui, Philippe Héraclès, Cherche Midi, Louis Delas, L'Ecole des loisirs, et
    Arnaud Nourry, Hachette Livre.

    ChercheMidi.JPGLes éditions du Cherche midi sont nées en 1978 dans une librairie de la rue du Cherche midi à Paris, fondées par Jean Orizet et Philippe Héraclès. Si le premier a vendu ses parts lors du rachat par Editis en 2005 (racheté ensuite par le groupe espagnol Planeta), le second est toujours à la tête de cette entreprise au catalogue très éclectique, qui publie avec succès aussi bien les romans de Jim Fergus (« Mille femmes blanches »), que les livres de Charlotte Valandrey, Olivier de Kersauson, Jean Yanne, ou les albums de Piem, Cabu, et du dessinateur Voutch. Le patron des éditions n’hésite pas à publier lui-même des livres d’humour noir comme « Eternellement vôtre », recueil d’épitaphes imaginaires, ou « Le petit livres des épitaphes les plus drôles ». Une passion étonnante pour un éditeur très vivant.


    Pour résumer le parcours de Louis Delas, on peut écrire que son arrière-grand-père était le créateur des éditions de l’École des loisirs, qu’il a été éditeur chez Vent d’Ouest et Glénat, avant d’entrer en 1999 aux éditions Casterman dont il a été le directeur général jusqu’en 2012. Lors du rachat de Casterman par Gallimard, il quitte le groupe pour prendre la tête de... l’école des loisirs, succédant à son père Jean, 73 ans, qui partait à la retraite, et retrouvant ses cousins Jean-Louis et Guillaume Fabre. Les deux familles possèdent 80 % de Nova Groupe, la holding Max et les Maximonstres.jpgfamiliale regroupant l'Ecole des loisirs, des filiales en Allemagne, en Belgique et en Suisse, et les trois librairies Chantelivre.

    L’histoire pourtant ne se termine pas là. Au sein de cette maison, il crée début 2013 le label Rue de Sèvres spécialisé dans la bande dessinée qui publie parmi ses premiers auteurs Zep, Hugo Pratt, Mari Yamazaki et Soledad. Au Monde il déclarera après cette prise de fonction « J'entends consacrer la moitié de mon cerveau à la création, l'affectif, l'irrationnel, et conserver l'autre moitié à la gestion et la finance ».

     

    hachette-2014.jpgArnaud Nourry, lui, dirige Hachette Livre, maison fondée en 1826 et aujourd’hui 3ème éditeur mondial et 1er en France. Sa fiche Wikipedia indique qu’il est le fils d'un ingénieur et d'une libraire, qu’il est titulaire d'un DEA de sociologie des organisations obtenu à l'université Paris-Dauphine, et diplômé de l'ESCP Europe. Son parcours dans la maison débute en 1990 comme chargé de mission auprès du président et lui permet d’en connaître tous les rouages jusqu’en 2003, année où il est nommé Président directeur général. « L'homme de finance, le gestionnaire, se révèle finalement un redoutable négociateur » écrit en 2012 Challenges. Effectivement, il mènera un farouche combat contre la firme Google qui voulait numériser les livres sans payer de droits et contre Amazon, le géant de l’e-commerce qui voulait imposer ses prix de vente aux livres. C’est lui aussi qui s’est battu pour publier les mémoires de Steve jobs, qui a racheté à Uderzo les aventures d’Astérix et a su le convaincre de prolonger ces histoires avec d’autres auteurs.

    Bonnes fêtes de fin d'année à tous les lecteurs de ce blog !

  • Outils de lecture

    En attendant les fameuses Google Glass qui vont permettre de surfer sur le web, de lire son journal, de prendre des photos, de consulter des bases de données, tout en faisant son jogging, les fabricants d’écrans numériques font assaut d’ingéniosité pour préparer les prochains modèles destinés à faciliter la lecture sur smartphones et tablettes numériques et... à conforter leur chiffre d’affaires.

    Le journal économique La Tribune consacre un article aux recherches sur les écrans incurvés et à ceux utilisant la technologie OLED, moins énergivore et dont l'absence de rétro-éclairage permet de concevoir des produits plus fins. L’auteur de l’article précise « Mais tout d'abord, il faut savoir de quoi on parle. En entendant le mot « flexible », les futurs utilisateurs s'attendent sans doute à ce que le téléphone en entier soit devenu souple. Hélas, il est malheureusement encore impossible de lui donner la forme voulue, notamment à cause des batteries, des processeurs et des connectiques qui technologiques. C'est pourquoi les premiers écrans flexibles qui débarquent sont simplement des écrans courbes, « incurvés ». » Le journal évoque l’arrivée pour 2015 des premiers écrans véritablement flexibles conçus par Samsung et publie une vidéo très démonstrative sur le sujet (en anglais).

    PCWorld annonce que nous allons vers des vers des liseuses numériques plus pratiques avec les nouveaux écrans à encres numériques Fina de la société E Ink qui équipe déjà le dernier Kindle Paperwhite d'Amazon : « L'intéret est évident : pouvoir réaliser des appareils de plus grande taille, qui peuvent donc ainsi rester à peu près portables dans un environnement de travail. C'est par exemple le cas du premier terminal équipé, le PocketBook CAD (en photo), destiné aux professionnels mais Fina pourrait bien un jour équiper des liseuses grand public bien plus fines et légères que celles actuellement disponibles sur le marché. »

    Enfin, parmi les nouveautés le site 01Net annonce pour le deuxième trimestre 2014, une nouvelle version de la liseuse Kindle doté d’un écran avec une résolution de 300 ppi (point par pouce) contre 212 ppi pour son modèle actuel. Elle aurait pour objectif de se mettre « au niveau de qualité (pour la lisibilité) de son grand rival Kobo».

    D’autres informations devraient filtrer au fil des mois, notamment du côté de chez Apple, mais pour l’instant si chaque constructeur innove pour préserver ses parts de marché, ils se gardent bien d’évoquer les prix de ces terminaux high-tech.

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  • Lu ça et là ce mois-ci

    Le site On la lu diffuse une newsletter hebdomadaire consacrée aux livres. On  la  lu  a été imaginé et créé en mars 2013 par Pascale Frey, critique littéraire, Jean-Marc Savoye, créateur du site Le Publieur.com, Etienne Robial, directeur artistique, et est développé par Emmanuel Orain, informaticien. Au sommaire de cette lettre des entretiens avec des auteurs, des coups de cœur hebdos et des notes de lecture de la rédaction et des internautes. 

    Pierre Bergé, président du Conseil de surveillance du "Monde" et actionnaire de ce journal, n’aime pas le supplément Le Monde des livres. Dans un entretien accordé au magazine Charles, il a déclaré :

     « Je peux vous dire que je désapprouve le plus souvent le supplément littéraire du ‘‘Monde’’. Parce qu’on n’y parle pas de livres. Parce qu’il y a un chroniqueur qui s’appelle monsieur Chevillard, qui se croit un bretteur, et qui croit intelligent de descendre le livre de Giscard d’Estaing, le livre du petit Jardin (Alexandre), des choses qui n’ont pas besoin d’être descendues parce qu’elles n’existent pas. C’est faire des mouvements d’escrime dans le vide, c’est très joli, mais ça ne veut rien dire. J’aime trop les livres pour ne pas penser qu’un supplément littéraire devrait s’ouvrir par un ‘‘rez-de-chaussée’’ tenu par un grand chroniqueur littéraire comme c’était autrefois le cas, et comme cela l’est encore au ‘‘Figaro’’. [...] Monsieur Birnbaum (rédacteur en chef du supplément) ne veut pas m’écouter. Il n’aime pas la littérature. Il aime, ce qui est bien son droit, les sciences humaines comme on dit. Je n’ai rien contre. Mais c’est rarissime que dans le supplément on parle de livres, de vrais livres. Et je regrette que ce soit dans ‘‘le Figaro’’ que je lise un article de Yann Moix qui me fasse déplacer dans une librairie pour acheter un livre…»


    En attendant l’adaptation cinématographique du livre « 50 nuances de Grey », les amateurs du genre peuvent aller voir à Paris (Le Palace) « 50 et des nuances » une comédie musicale parodique créée aux Etats-Unis et inspirée du désormais célèbre best-seller.

    Chaque auteur devrait garder ses agendas, on ne sait jamais il peuvent un jour se retrouver à la BNF. Le Nouvel Observateur raconte : « Une autre acquisition de prestige est en vue pour la BNF : un agenda de l’année 1906 ayant appartenu à Marcel Proust et qui vient d’être trouvé. Le 14 octobre prochain, la Bibliothèque organise un « dîner des mécènes » en vue de récolter les fonds nécessaires. C’est le seul agenda de Proust qui soit parvenu jusqu’à nous. Il prend place juste avant les quatre carnets de notes préparatoires à «la Recherche du temps perdu» déjà conservés dans le fond Proust de la BNF. Selon le descriptif établi par la BNF, on y trouve des annotations très denses où s’esquisse «tout l’univers de Combray: promenade au bois de Boulogne, jeux de billes, petite phrase de violon…» Le carnet contient des listes de termes d’architecture, de cuisine, de plantes, des listes de nom propres et même le compte-rendu d’une «filature du 11 au 14 août 1906». Il appartiendra aux chercheurs de dire après qui courait Marcel Proust cet été-là. »

    Sous le titre « La loi « anti-Amazon » va provoquer des dégâts collatéraux » Les Echos analyse la position des députés français qui ont voté un texte interdisant d’offrir à la fois la livraison gratuite et la remise Lang de 5 %, et explique « Mais le texte qui doit encore passer devant le Sénat soulève en réalité une série de problèmes. Comme l’idée qui avait été avancée il y a quelques mois de soumettre l’ensemble des transactions du commerce électronique, la mesure toucherait tous les sites, Amazon, mais aussi les autres « pure players » comme Price Minister, par exemple, et les réseaux de magasins, notamment des librairies, qui se sont lancés dans une stratégie multicanale. Au premier rang d’entre eux, la Fnac qui, jusqu’à présent, offrait elle aussi la livraison gratuite et la remise de 5 %. Pour tous ces points de vente qui proposent désormais à leurs clients qui ne trouvent pas l’ouvrage qu’ils recherchent dans les rayons de le commander sur le site maison, il faudra donc expliquer que ce livre sera 5 % plus cher... »

    BibliObs tente d’expliquer « Pourquoi Mark Twain a-t-il menti sur son pseudo ? » Une enquête qui ne change rien au talent de Samuel Clemens auteur, entre autres,  des « Aventures de Tom Sawyer » mais qui occupe quelques personnes. Les lecteurs de ce blog devaient en être informés.

    Photo : la couverture du prochain album d'Astérix qui paraît simultanément dans 15 pays le 24 octobre 2013, et dont le premier tirage sera de... 5 millions d'exemplaires.

     

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