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albin michel - Page 3

  • Ces livres qui dérangent

    « Les professeurs Philippe Even et Bernard Debré interdits d'exercer la médecine pendant un an ». Cette information parue dans Le Monde est la conséquence directe de la parution – et du succès avec plus de 200 000 exemplaires vendus – du « Guide des 4 000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux » publié en 2012 (Cherche midi éditeur). Une sanction que conteste Bernard Debré qui défend un « livre nécessaire ».

    Robert N. Proctor, Golden Holocaust, Omerta dans les labos pharmaceutiques, Les éditions des Equateurs, Cherche midi éditeur, Vino Business, Albin Michel,Isabelle Saporta,Flammarion, Irène Frachon, éditions-dialogues.fr,Philippe Even, Bernard Debré, Mediator 150mg, laboratoire ServierDes livres nécessaires, il n’en manque pas dans le monde de l’édition, des ouvrages très documentés, souvent signés par des spécialistes, et qui ont le mérite d’attirer l’attention sur des scandales, passés ou à venir, comme ce fût le cas en 2010 avec le livre du Docteur Irène Frachon « Mediator 150mg » (éditions-dialogues.fr) dont le sous-titre « combien de morts? » fut censuré à la demande des laboratoires Servier. L’éditeur condamné en première instance avait du réimprimer 5 500 exemplaires. En 2011, la cour d’appel rétablit l’intégrité du titre.

    C’est encore le cas avec « Omerta dans les labos pharmaceutiques : confessions d'un médecin » (Flammarion) qui révèle sous les signatures du docteur Bernard Dalbergue qui y travailla jusqu’en 2011, et de la journaliste Anne-Laure Barret, les pratiques peu orthodoxes du laboratoire américain Merck pour mettre ses médicaments sur le marché.

    La santé toujours avec « Golden Holocaust » de l’américain Robert N. Proctor, un pavé de 704 pages qui détaille l’hégémonie des cigarettiers. Les éditions des Equateurs présentent ainsi le livre « Robert N. Proctor s’appuie sur les volumineuses archives de l’industrie américaine, longtemps restées secrètes, pour expliquer comment la cigarette est devenue la drogue la plus utilisée de la planète, avec six billions d’unités vendues chaque année. Il brosse un portrait terrifiant des industriels du tabac qui conspirent pour nier les cancers provoqués par leur produit, tout en ralliant à leur cause des légions de scientifiques et de politiciens. »

    Autre domaine, celui de la vigne avec « Vino Business » (Albin Michel) d’Isabelle Saporta dont les 250 pages d’enquête se sont rapidement attirées les foudres du milieu viticole « une plainte pour diffamation a été déposée auprès du tribunal de grande instance de Paris par Hubert de Bouärd, propriétaire du Château Angélus - premier grand cru classé de Saint-Emilion - et homme fort du Bordelais », et de la presse régionale comme Sud Ouest qui a titré « Un livre bouchonné au parfum d'approximation » (Le Parisien). A lire sans modération.

    En photo : La couverture américaine de « Golden Holocaust » très explicite et la version hexagonale, co-éditée avec la Mutualité française.

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  • Cavanna « écrire est le plus exaltant des métiers »

    François Cavanna qui vient de disparaître à 90 ans était un rebelle dans l’âme mais aussi un passionné d’écriture.

    François Cavanna, Le Monde, Belfond, Albin Michel, Le Livre de Poche, Les Ritals, Les Ruskoffs, Lune de miel, Gallimard, Les échappés,Jean-Marie Gourio, écrivain (Les brèves de comptoir), témoigne dans Le Monde « Cavanna était un amoureux des mots, de la syntaxe, de l'orthographe, de la grammaire. Il aimait le savoir, le papier, et mettait son humour incroyable au service de la vie. Dans la société très fermée du début des années 1960, il avait ouvert les portes. Il écrivait tout à la main, sur des feuilles à carreaux d'écolier, pas de machine à écrire, pas d'ordinateur. C'est triste qu'il ait été touché par la maladie de Parkinson, il devait se battre pour écrire. Dans son bureau, il écrivait sans cesse, et mangeait vite sans perdre de temps, comme un ouvrier casse la croûte sur un chantier. Son chantier d'écriture passait avant tout le reste. »

    Cavanna lui-même parle de son amour dans « Cavanna raconte Cavanna » (Les Echappés) : «  J’écris la nuit, j’écris le jour, mais, sauf urgence, jamais plus de quatre à cinq heures à la file. C’est un maximum. écrire, on ne se figure pas, c’est exténuant. Peut-être est-ce moi qui y mets trop de passion, de concentration, de hargne... Peut-être. Je ne peux pas écrire qu’en état de passion. Sinon, ça ne marche pas. Broutilles. Platitudes. ça ne s’envole pas. C’est parce que je ne me suis pas envolé moi-même. Quand tu es comme ça, quand tu sens que tu accroches une phrase derrière une phrase en redémarrant à chaque fois de zéro, il vaut mieux arrêter. Emmener ton chien faire un tour dans la campagne. Ou bien couler trois brouettées de béton. Il y a toujours trois brouettées de béton à couler »

    François Cavanna, Le Monde, Belfond, Albin Michel, Le Livre de Poche, Les Ritals, Les Ruskoffs, Lune de miel, Gallimard, Les échappés,Cavanna qui se qualifiait « d’artisan de l’écrit » rajoutait dans « Lune de miel » : « J’ai atteint l’âge où ceux qui font métier d ‘écrire n’écrivent plus. Ce qu’ils doivent s’emmerder ! Je n’étais pas « fait » pour être esclave de la chose écrite. Je le suis devenu. écrire m’est nécessaire, vital. Raconter. Expliquer. Amener le lecteur dans l’état où l’on a décidé qu’il serait, et cela rien qu’en arrangeant des mots. C’est-à-dire séduire. Ou indigner. De toute façon : dominer. Comment s’en passer quand on a une fois goûté à cette ivresse ? Je ne parle pas ici du plus ou moins succès en librairie, mais bien de cette joie puissante, de cette plénitude qui vous soulève et vous transfigure quand on sent que ça y est, le piège est là, magnifique, la proie ne peut qu’y tomber et rejoindre l’auteur dans son plaisir immense. C’est pourquoi jusqu’à l’ultime seconde, j’écrirai. »

    François Cavanna, Le Monde, Belfond, Albin Michel, Le Livre de Poche, Les Ritals, Les Ruskoffs, Lune de miel, Gallimard, Les échappés,François Cavanna nous laisse tous ses livres « Les Ritals », « Les Russkoffs », « Bête et méchant » qui retrace l’épopée des journaux Hara-Kiri et Charlie Hebdo qu’il créa avec le Pr Choron (édités par Belfond, Albin Michel, et le Livre de poche). En 2006, il publiait « Le voyage » dixième roman « résolument historique » une autre de ses passions. Parmi les derniers titres parus on peut citer « Lune de miel » (Gallimard. 2011) dans lequel il raconte son combat quotidien contre la maladie de Parkinson, et « La gloire de Hara-Kiri » (Glénat.2013), compilation des meilleurs dessins paru dans ce magazine où il débuta sa carrière d’écrivain.

     

  • Librairies Chapitre toutes ne sont pas encore sauvées

    « « On est très contents, très satisfaits ». Marie-Paule Pézière, la responsable de la librairie Chapitre de Cherbourg, a pu réveillonner l'esprit tranquille. Son magasin fait parti des onze librairies dont la cession a été validée par le tribunal de commerce de Paris la semaine dernière. Et elle a bien de la chance : 41 de ses confrères cherchent toujours un repreneur, après le placement en liquidation judiciaire de l'enseigne Chapitre. » pouvait-on lire le 2 janvier dans Ouest-France. Un épilogue heureux pour cette librairie créée en 1999 qui emploie 15 personnes et qui a désormais à sa tête Pascal Robert, le PDG du Leclerc de Tourlaville. Mais, comme le souligne l’auteur de l’article, d’autres librairie du groupe Chapitre en liquidation judiciaire restent à sauver.

    D’après l’AFP, « Sur les offres de reprises validées par le tribunal de commerce, les éditions Albin Michel reprennent cinq librairies Chapitre à Paris, Limoges, Orléans, Besançon et Lorient. Une des deux librairies de Nancy est reprise par le groupe Madrigall (Gallimard), tandis que les établissements d'Angoulême et Saint-Brieuc sont repris par leurs actuels directeurs. La librairie de Perpignan est reprise par un directeur régional de Chapitre, celle de Montélimar par un libraire et celle de Cherbourg par le propriétaire du centre Leclerc. »

    Mais beaucoup sont encore dans l’incertitude comme la librairie Chapitre "Les Volcans"  de Clermont-Ferrand, celles de Nantes, ou encore les librairies Chapitre de Bourgogne à Dijon, Nevers et Chalon-sur-Saône.

    A Toulouse, la librairie Chapitre menacée de fermeture, a été rachetée dès le mois d’octobre 2012 par Benoît Bougerol, propriétaire de la maison du livre à Rodez et a retrouvé son nom d’origine, Privat, qu’elle portait lors de sa fondation en 1839. Son nouveau patron a gardé les 16 salariés et veut augmenter de 20% le chiffre d'affaires (source France 3). Il faut noter que  Toulouse a vu fermer la même année une autre librairie « historique » Castela ainsi que son magasin Virgin.

    Le Figaro, qui consacre un article aux éditeurs Gallimard et Albin Michel qui se mobilisent pour reprendre les librairies Chapitre, s’interroge « Quel intérêt ont ces éditeurs à investir dans des établissements déficitaires ? » et publie la réponse de Francis Esmenard, PDG d’Albin Michel, qui déclare « J'essaie seulement de faire un effort pour pérenniser cette activité, car c'est dramatique pour l'édition et la culture de voir mourir des grandes librairies de centre-ville en province. »   

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