Avertir le modérateur

actualitté - Page 6

  • De quels livres parle-t-on sur le Net ?

    Qui est le mieux placé pour parler des livres si ce n’est le lecteur ? J'ai déjà évoqué de nombreux sites ou blogs dans lesquels les passionnés de littérature partagent leurs points de vue, mais depuis quelques semaines un nouveau site est apparu, spécialisé visiblement dans le livre numérique.

    Phonereader se présente comme « une librairie et maison d’édition 100% numérique qui valorise les livres en fonction de leurs dernières critiques sur le web et les réseaux sociaux. »

    Sur la page d’accueil, le site indique aux visiteurs «  les articles les plus récents correspondant aux livres numériques qui font parler d’eux sur Internet… » et précise « Dès qu’une critique ou une mention est publiée sur le réseau à propos d’un livre présent dans notre Base, le descriptif de l’ouvrage et le contenu critique sont automatiquement mis à jour et proposés sur la Home à tous nos visiteurs ! Les articles sont ensuite disponibles dans notre système de blogs qui référence méthodiquement les contenus et commentaires par spécialité », et de conclure « Génial non ? »

    Livre Hebdo précise « 36 livres figurent sur la page d’accueil de PhoneReader : ce sont les e-books les plus cités à ce moment précis parmi les critiques et évocations qui circulent sur le web. Cette nouvelle librairie numérique en ligne, née début juin, s’appelle un « social ebookstore » selon son créateur Jean-Philippe Pastor. 85 000 références de livres numériques figurent dans la base du site de PhoneReader ; un logiciel scanne le web grâce aux flux RSS et hashtags afin de faire remonter sur le site les critiques liées à ce livre. »

    Le catalogue qui va de l’essai aux nouvelles technologies, en passant par les loisirs, les sciences ou la spiritualité, couvre tous les domaines de l’édition, enfin je suppose, car mon ordinateur (ou leur logiciel) ramait un peu et je n’ai pu accéder à toutes les rubriques.

    PhoneReader joue pleinement la carte du « tout électronique » et propose aussi une application pour tablette et mobile (dont l’efficacité varie selon les matériels), et publie ses contenus sur une douzaine de réseaux sociaux.

    « Le buzz plutôt que la nouveauté » commente Actualitté.com à son propos, une façon comme autre de réinventer le bouche à oreille qui est souvent la clé du succès d’un livre. 

    PhoneReader.jpg

  • Sa majesté Stephen King

    Shinning, Carrie, La ligne verte, la série La Tour sombre, sont quelques-uns des titres les plus connus de Stephen King, écrivain américain culte, dont les livres se sont vendus à plus de 350 millions d’exemplaires dans le monde. Un succès démultiplié par l’adaptation de nombre de ses histoires au cinéma.

    Grand spécialiste du roman d’horreur ou fantastique, il est un auteur très prolifique et il suffit de parcourir sa fiche Wikipedia pour voir l’étendue de son œuvre qui va des nouvelles, aux romans, en passant par les scénarios ou les adaptations pour films et téléfilms. Parmi les écrivains qui l’ont influencé, on peut citer H.P. Lovercraft, Edgar Allan Poe, ou J.R.R. Tolkien, entre bien d’autres. A la question « Pourquoi êtes-vous devenu un écrivain ? » il a répondu  « J'étais fait pour écrire des histoires et j'aime écrire des histoires. C'est pourquoi je le fais. Je ne peux m'imaginer faire quelque chose d'autre comme je ne peux imaginer ne pas faire ce que je fais. »

    Stephen King a aussi été un des premiers en mettre en ligne un de ses romans (The Plant), mais le succès n’a pas été au rendez-vous et aujourd’hui il semble tourner le dos au numérique. Le site IDBoox écrit à propos de la sortie de son prochain roman Joyland (17 juin 2013 en France) : « Cet ouvrage ne sera disponible qu’en livre imprimé. Pour l’auteur, il faut faire revenir les clients dans les librairies physiques. Stephen King a déclaré au Wall Street Journal : « Je n’ai aucune intention de proposer une version numérique. Peut-être plus tard, mais en attendant laissons les gens se bouger et se diriger vers les librairies plutôt que vers le digital ».

    L’écrivain est également présent dans l’univers de la bande dessinée avec l’adaptation en 12 tomes du livre Le fléau par les éditions Marvel (en France ils sont publiés par Delcourt).

    Très impliqué dans son époque, il a récemment fait un don substantiel à une association de l'État du Maine, qui plaide en faveur d'un contrôle de la présence d'armes aux États-Unis (ActuaLitté).

    Dans le quotidien Metro, Guillaume Musso parle de lui « Je me suis aperçu, en discutant avec des auteurs comme Maxime Chattam, Franck Thilliez ou Bernard Werber, que l'œuvre de Stephen King était notre point de ralliement, presque un « mot de passe » pour notre génération. Ma mère étant bibliothécaire, j'ai débuté par la littérature classique, avant de découvrir le fantastique par l'intermédiaire de "Dead Zone ". L'histoire de Johnny, un homme qui après être sorti du coma, découvre qu'il possède un don de voyance. J'aime ce genre de anti-héros, à la fois fragile et attachant. Et puis c'est un roman court, que je recommande toujours à ceux qui veulent découvrir King. De façon générale j'apprécie beaucoup ses recueils de nouvelles. Son influence ? Le côté surnaturel ancré dans la réalité de certains de mes livres, je lui dois sans doute beaucoup. »

    Cette passion, le grand public peut aussi la partager non seulement à travers les livres mais aussi grâce à la toile et aux réseaux sociaux. Sur Internet on trouve – en français – le Club Stephen King qui existe depuis 1992 et propose une bibliographie complète, des résumés de livres, un forum, une filmographie, des videos, et des concours.

    Le Club Stephen King est également sur Facebook où on apprend notamment que l’écrivain sera en France en novembre 2013 pour la sortie du livre Doctor Sleep présenté comme un Shining 2.

    Photo, la version anglaise de la couverture du prochain Stephen King.

     Stephen King, IDBoox, Delcourt, ActuaLitté, Guillaume Musso, Joyland

  • L’encre électronique

    Sans le papier et l’encre qui permettent d’imprimer les mots et les images, le livre n’existerait pas. Si on connait les processus de fabrication de la pâte à papier, à partir de bois, de chiffons, ou de papier recyclé, on connaît moins la composition des encres utilisées par les imprimeurs et dont le premier inventeur fut Johannes Gutenberg. Composées d’un mélange de pigments, de liants, et de solvants pour le séchage, elles permettent de garder la trace de l’imagination des auteurs.

    Le papier et les encres utilisées depuis des siècles voient arriver aujourd’hui sur leurs plates-bandes les liseuses et l’encre électronique. Sur le site Ecranflexible.com, on trouve une définition (schéma explicite à l’appui) de cette nouvelle encre : « L’encre électronique est constituée de minuscules capsules contenant des microparticules noires et blanches chargées électriquement (négativement pour les noires, positivement pour les blanches). Les capsules sont disposées entre deux feuilles transparentes de verre ou de plastique (pour obtenir un écran souple), chacune dotée d’un circuit imprimé semi-conducteur. A l’application d’un champ électrique positif à la surface de la feuille, les particules noires migrent vers la surface et deviennent visibles. Idem pour les particules blanches lorsqu’un champ négatif est appliqué. »

    Cette technologie se retrouve sur la plupart des e-books mais connaît déjà des limites puisque la couleur en est encore absente. Plusieurs sociétés comme E-Ink, Plastic Logic ou Ricoh travaillent à son évolution, notamment sur la rapidité d’affichage de l’encre qui permettrait de visionner des images HD ou des vidéos tout comme sur les tablettes tactiles. En 2012, ActuaLitté indiquait « Mais il y a aussi la couleur, un passage obligé pour proposer aux lecteurs une véritable expérience de la BD numérique. Sur ce terrain, E-Ink devra rivaliser avec Plastic Logic, qui a dévoilé il y a peu son premier écran e-ink flexible et en couleur. Même si le progrès est visible, les couleurs restent ternes et ne rendent pas encore totalement justice à l'encrage des dessinateurs, ou à la mise en page des magazines. » Un an après ActuaLitté notait quand même que les constructeurs restaient circonspect face aux nouvelles technologies d’écrans couleur. 

    powercoat.jpgL’encre électronique semble cependant avoir de beaux jours devant elle car des secteurs comme la publicité ou la grande distribution s’y intéressent. On parle même de son utilisation sur du « vrai » papier comme l’annonce Graphiline.com à propos du PowerCoat d’Arjowiggins Creative Papers. Une invention qui devrait permettre d’imprimer « sur du papier déjà équipé de fonctions numériques ». Florent Taillandier sur le site du CNET détaille cette information et dévoile que la société E-Ink travaille depuis des années à intégrer son encre électronique sur la surface des objets, mais aussi sur du tissu et du papier justement, video à l’appui.

     

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu