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actualitté.com - Page 3

  • Que serait le monde de l’édition sans Michel Houellebecq ?

    Il est paru. Et tout le monde - ou presque – a son mot à dire. Forcément.

    Arte joue la prudence et propose une animation (ci-dessous) qui permet de mieux connaître l’auteur :

    Houellebecq.png

    Le site Actualitté.com lui, étrille l’écrivain « L’événement littéraire de 2019 se nomme donc Michel Houellebecq : d’un côté les désastreuses déclarations d’admiration à Donald Trump, de l’autre, la parution du nouveau roman, Sérotonine. Et au milieu, coule une étrange rivière, qui charrie tout et n’importe quoi. », et cite Josyane Savigneau ancienne responsable du Monde des livres et membre du prix Fémina qui s’exprime sur Twitter : « Je viens d’entendre à la radio « le Houellebecq se vend comme des petits pains ». Je trouve inquiétant que le livre d’un homme qu’on dit être vraiment un écrivain et pas un fabricant de livres soit lancé comme un produit. Seuls @libe et le Canard ont fait critique et pas promo ».

    D’autres tentent de le qualifier : « « Houellebecq est un romancier ambigu » Bruno Viard, universitaire, auteur en particulier des « Tiroirs de Michel Houellebecq » (PUF, 2013) dans Le Monde (article abonnés).

    « Michel Houellebecq : écrivain antimoderne ou gourou moderne ? » Marc Weitzmann, Signes des temps sur France Culture.

    « Michel Houellebecq, le dernier des romantiques » Gilles Martin-Chauffier Paris Match qui, pour illustrer cette thèse, publie une photo de son récent mariage où on le voit portant chapeau melon et costume trois pièces.

    Enfin, il y a ceux qui ironisent comme Patrick Besson dans Le Point « Michel n'ira pas dans les médias où ses confrères rêvent d'être invités et ne répondra pas aux questions qui ne leur seront pas posées. », ou Man le dessinateur du Midi libre :

    Man Houellebecq.jpg

    L'essentiel étant qu’on en parle. Ce que je fais aussi.

  • "Gilets jaunes" et ventes de livres pour Noël

    Magasins barricadés, moyens de livraisons bloqués, les manifestations sociales dites des « gilets jaunes » ne pouvaient pas plus mal tomber à quelques jours des fêtes de fin d’année, période privilégiée d’achats de cadeaux et… de livres.

    « Les Gilets jaunes ont-ils vraiment un impact sur les ventes de livres ? » s’interroge le site Actualitté qui constate cependant que les situations sont beaucoup plus complexes et contrastées selon les régions.

    Livres Hebdo lui aussi consacre un grand article aux conséquences des événements et détaille les baisses d’activités : « l'institut GFK annonce des ventes (en volume) en recul de 9,5% pour la semaine 46 (du 12 au 18 novembre intégrant le premier samedi de mobilisation), de 8,4% pour la semaine 47 (du 19 au 25 novembre) et de 3,2% pour la semaine 48 (du 26 novembre au 2 décembre). »

    Même constat pour Le Figaro qui écrit « Le monde de l'édition fait grise mine. Les éditeurs pensent ne pas pouvoir rattraper les ventes perdues d'ici à la fin de l'année. Xavier Moni président du syndicat de la libraire française (SLF) anticipe que l'année 2018 sera négative. Ce sera la troisième année de suite dans le rouge, ce qui est rare pour un marché de l'édition qui résiste plutôt bien. »

    La crise des "gilets jaunes" est une "catastrophe" pour l'économie a déclaré Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie, et Europe 1 indique que la Fédération du commerce et de la distribution, estime les pertes à 20-25%, tout en notant que le quatrième samedi noir consécutif va faire basculer la facture largement au-delà du milliard d'euros de chiffres d'affaires perdu. »

    On pourrait penser cette situation en ligne favorise les ventes en lignes, or les blocages perturbent aussi bien l’approvisionnement que les livraisons à domicile. Actualitté note à ce sujet : « Amazon, pourrait toutefois ne pas sortir indemne non plus des mobilisations. À Bouc-Bel-Air, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, des Gilets jaunes sont ainsi venus prêter main-forte à des salariés de la multinationale en grève pour dénoncer les conditions de travail, en pointant du doigt les avantages fiscaux dont elle bénéficie. »

    Paradoxe de cette situation, celle-ci suscitera certainement plus tard nombre de livres d’analyses et de témoignages qui alimenteront l'activité des éditeurs et des libraires. Comme ce fut le cas cette année avec abondance d’ouvrages commémorant les 50 ans des événements de… Mai 1968.

    Joncour Gilets jaunes.png

    Photo : Serge Joncour photo diffusée sur son compte Twitter (vient de publier Chien-loup, Flammarion).

  • Amazon encore sur la sellette

    Principale concurrence des libraires la société Amazon peut aussi générer des problèmes pour ceux qui l’utilisent comme le raconte le quotidien 20 minutes : « Pour Jean-Christophe Caurette, les ennuis ont commencé cet été. Sans aucun préavis, la maison d’édition qu’il dirige en Alsace se retrouve privée de son compte Amazon. Impossible de vendre le moindre livre via la célèbre plateforme d’e-commerce. « Du jour au lendemain, vous perdez 15 % de votre chiffre d’affaires (CA) total, explique le dirigeant. Et pour certains pays comme l’Espagne ou l’Italie, les ventes via Amazon représentent jusqu’à 50 % de notre CA ».

    Mails et courriers n’y auront rien fait jusqu’à ce qu’’intervienne directement Mounir Mahjoubi, Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances chargé du Numérique. Une mauvaise publicité pour cette plateforme qui bannit nombre d’entreprises sans fournir d’explications, et surtout dans une période où son activité atteint son plus haut niveau avec les fêtes de fin d’année.

    Amazon.jpg

    Une image publique souvent mise en cause comme lors de la dernière sélection du prix Renaudot avec un auteur vilipendé car diffusé sur Amazon, ou au Québec avec la participation financière de dernière minute d’Amazon au Prix Littéraire des Collégiens. Un scandale, qui a entrainé une vive réaction du milieu de l’édition contre « l’emprise d’Amazon ». L’article d’Actualitté qui relate cet incident évoque aussi un autre problème et rappelle que début novembre : « un conflit explosait entre les libraires de livres anciens et rares, à travers toute la planète et la filiale spécialisée d’Amazon, Abebooks. Marquant leur solidarité avec des confrères, que la plateforme voulait exclure, les libraires ont décidé d’un boycott généralisé, qui a conduit Abebooks/Amazon à revoir sa position. »

    Amazon s’est imposé dans le monde en quelques années, avec il est vrai des méthodes entrepreneuriales agressives ou peu orthodoxes – longtemps sans payer d’impôts en France. Si son existence ne semble plus pouvoir être mise en cause, sa coexistence avec d’autres secteurs culturels ou commerciaux devrait être de toute urgence drastiquement régulée, dans l’intérêt de chacun.

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