Avertir le modérateur

Livre - Page 4

  • Ces livres qui créent la polémique

    Finalement les éditions Gallimard ont annoncé qu’elles suspendaient leur projet de publier les pamphlets antisémites de Louis-Ferdinand Céline « Bagatelles pour un massacre », « L’Ecole des cadavres », « Les Beaux Draps ». Selon Antoine Gallimard, « les conditions méthodologiques et mémorielles ne sont pas réunies » pour « envisager sereinement » ces rééditions autorisées par la veuve de l’écrivain (105 ans) et dont l’annonce a suscité de fortes réactions contraires. Etonnamment les textes sont disponibles sur Internet.

    Autre décision celle d’un plus petit éditeur, De Varly , qui envisageait de rééditer les albums de bande dessinée « Bamboula » parus en 1951. Accusé de racisme colonial, l’éditeur Georges Fernandes a déclaré : « Le terme de « Bamboula » est une insulte en France. Personne ne devrait dire le contraire. Il y eut de nombreuses utilisations, la dernière en date est pour désigner, avec une forte connotation raciste, les Africains. L’auteur Marcel Turlin, dit « Mat » (1895-1982), était un homme de cœur. Il aimait faire rire les enfants et il détestait l’injustice. Il souhaitait la fraternité entre les hommes… Il a donc voulu prendre à contresens les idées de son époque. » Le projet a été abandonné.

    le-livre-sur-le-chaos-la-maison-blanche-en-vente-des-aujourd-hui-malgre-les-pressions-de-trump_0.jpgAux Etats-Unis, c’est le livre sur les premiers mois de présidence de Donald Trump « Fire and Fury » de Michael Wolff (éditions Henry Holt) qui mobilise les médias et surtout ses opposants. Même si les méthodes de son auteur pour recueillir les informations sont controversées, le livre qui présente un portrait peu flatteur du milliardaire s’est vendu à 1,4 million d'exemplaires en Amérique du Nord. L’édition française est annoncée le 22 février chez Robert Laffont avec un premier tirage de 80 000 exemplaires. En essayant, dans un premier temps, de le faire interdire par ses avocats, le président Trump lui a assuré une grande publicité.

    Enfin, dernier livre qui lui aussi a de grandes chances de susciter quelques remous, le premier tome des mémoires de Jean-Marie Le Pen, annoncées depuis des années, paraîtra le 1er mars 2018 (éditions Muller). Le fait que cette publication ait lieu quelques jours avant le Congrès du Front National dirigé par sa fille avec qui il est fâché n’est qu’une coïncidence. La preuve, ce volume ne couvre que la période 1928-1972, alors que le parti d’extrême-droite n’existait encore pas.

  • Le prix des lectures publiques

    « Il y a un an, le Ministère de la Culture a lancé la Nuit de la lecture, une manifestation pour célébrer la lecture à voix haute. C’est une belle idée, et presque une évidence de vous voir en être le parrain. Et pourtant… Cette Nuit de la lecture, le 20 janvier prochain, aura un goût amer ».

    Ces lignes extraites de la tribune du collectif d’auteurs et lecteurs Shéhérazade, publiée sur le site Actuallité.com interpellent Daniel Pennac, le parrain de cette manifestation nationale qui se déroulera dans les bibliothèques et les librairies.

    La raison de cette colère, c’est la volonté de la SCELF (Société Civile des Éditeurs de Langue Française) de récupérer des droits de représentation des lectures publiques, quel que soit le lieu.

    Le collectif écrit « une lecture en bibliothèque coûtera désormais 30 euros, que l’auteur aura la permission de lire son livre sans payer de prélèvement seulement la première année après publication, que les bibliothèques devront demander des autorisations avec trois mois d’avance pour leurs « heures du conte », que les associations d’intérêt général se voient attribuer une dérisoire réduction de 5 %… »

    Des tarifs que la SCELF publie sur son site en précisant « On entend par lecture ou récitation publique relevant de la gestion de la SCELF, toute représentation d’une ou plusieurs œuvre(s) littéraire(s) éditée(s), dans leur intégralité, sous forme de découpage ou de montage d’extraits, avec ou sans passages ajoutés, par le truchement d’un ou plusieurs interprètes procédant à une simple lecture ou récitation sans mise en scène, quels que soient le cadre (possiblement sur scène) et la nature du dispositif (accessoires, lumière etc.) mis en œuvre. »

    Une taxation qui concerne aussi bien les professionnels que les « amateurs » à qui il est indiqué : « La demande d’autorisation de lecture publique peut être effectuée jusqu’à un an avant la date prévisible de la 1ère représentation et au plus tard 3 mois avant la 1ère représentation sur le portail lectures-publiques.scelf.fr La SCELF transmet la demande à (aux) l’éditeur(s) en vue de recueillir son (leur) autorisation pour la représentation, dans les conditions prévues ci-dessous. »

    La pétition lancée par Shéhérazade pour dire « Non au prélèvement SCELF sur les textes lus dans un contexte non marchand, hors billetterie », a déjà recueilli plus de 15 700 signatures

    A lire aussi sur Actuallité « La SCELF face à la lecture publique : la redevance qui indigne »

    Le site Nuit de la lecture.

    Shéhérazade, Nuit de la lecture, SCELF, Actuallité.com, Daniel Pennac

  • Le livre en 2018 dans toute sa diversité

    Télérama nous apprend, malgré une campagne de financement participatif, la fermeture définitive de la librairie parisienne L’Œil écoute : « On n’a jamais caché que c’était pour éponger certaines dettes. Des retards de loyers ont pu être réglés, des fournisseurs ont été payés. Mais, en novembre, nous avons de nouveau perdu 18 000 euros de chiffres d’affaires. Ce n’était plus tenable et le propriétaire n’a pas souhaité renouveler le bail », explique la directrice. Armelle Lainé-Vairet employait six personnes depuis qu’elle avait racheté le fonds de L’Œil écoute en 2007, afin d’éviter que cet espace de 250 mètres carrés ne soit transformé, à l’époque, en un cybercafé. Après le 15 janvier, c’est un magasin de prêt-à-porter qui occupera la devanture rouge si caractéristique de cette librairie indépendante, point incontournable du patrimoine culturel et populaire du quartier depuis une quarantaine d’années. »

     

    Connaissez vous les noms des 11 auteurs qui vont tomber en 2018 dans le domaine public ? Livres Hebdo en dévoile la liste : Antonin Artaud, Georges Bernanos, Tristan Bernard, Angela Brazil, Al Capone, Winston Churchill, Aleister Crowley, Charles Ferdinand Ramuz, Victor Serge, Ellen Wilkinson, Willa Cather.

     

    Faut-il rééditer les pamphlets antisémites de Louis Ferdinand Céline, Bagatelles pour un massacre, L'école des cadavres et Les Beaux draps, écrits entre 1937 et 1941 ? Le débat va sans doute faire rage en 2018 et a déjà été entamée. Le Figaro écrit : « Grâce à un accord passé avec sa veuve, Lucette Destouches, aujourd'hui âgée de 105 ans, Gallimard devrait publier ces œuvres sous le titre Écrits polémiques pour le printemps 2018. Lucette Destouches s'y était jusqu'alors toujours opposée, conformément aux souhaits de Céline. Une décision qui révolte Serge Klarsfeld, défenseur de la cause des déportés juifs de France. Dans un entretien publié mercredi par L'Obs, l'écrivain et historien demande que soit interdite cette prochaine réédition.

     

    Sur Europe 1, Philippe Gloaguen, fondateur du Guide du Routard, nous livre ses trois escapades « coup de cœur », en France, en Europe, et en Asie, à l’occasion de la parution du livre « Tout un monde à explorer » (Hachette), un excellent programme pour la nouvelle année 2018.

    Voyage-s.jpgVoyage-s 2.jpg

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu