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Livre - Page 3

  • Le livre et ses auteurs à l’affiche

    le-festival-du-mot_0001.jpgFestival du mot

    La 14ème édition pour le Festival des mots de la Charité sur Loire se déroulera du 30 mai au 3 juin 2018 mais cette année on peut lire ceci sur le site de la manifestation : « À la suite d'une promesse de financement non tenue en 2017 et amputé de 20 % de son budget habituel pour cette année, le Festival du Mot fait face à d'importantes difficultés financières. Le Festival 2018 est maintenu mais voici notre lettre ouverte et notre appel aux dons ! »

    http://www.festivaldumot.fr/

    31589831_10216305899180396_5406122678899703808_n.jpgCaravane de l’édition indépendante

    Les organisateurs présentent ainsi cette initiative qui se déroulera en Ile-de-France du 19 mai au 27 juin 2018 (liste des lieux en cliquant sur l’affiche) : « La Caravane de l’édition indépendante passe de ville en ville pour faire découvrir une autre littérature ! A partir du 2 mai 2018, Editindé et la Compagnie théâtrale Amin passeront avec un théâtro-bus et proposeront des lectures des textes publiés par des maisons d’éditions indépendantes dans des lieux publics et ouverts. Les livres, consultables sur place, seront présents dans les lieux culturels de la ville comme la bibliothèque et/ou la librairie. »

    https://editinde.coop/caravane-de-ledition-independante/

    2018_etats_generaux_livre-1.jpgEtats généraux du livre

    Le 22 mai 2018 de 14h à 18h30 se tiendront à la Maison de la Poésie de Paris, les premiers États Généraux du Livre organisés à l’initiative du Conseil Permanent des Écrivains. Au programme : la hausse de la CSG pour les auteurs, la réforme du régime social des auteurs, la révision de la circulaire de 2011 sur les revenus artistiques, la réforme de l’impôt sur les revenus, et la formation professionnelle continue. Une pétition en ligne « Pas d’auteurs, pas de livres » accompagne la mise en place de cet événement.

    https://www.auteursencolere.fr/

  • Don Quichotte nous fait son cinéma

    El_ingenioso_hidalgo_don_Quijote_de_la_Mancha.jpgLe film « "L'Homme qui tua Don Quichotte" réalisé par Terry Gilliam sera finalement présenté dans le cadre du festival de Cannes 2018. Un aboutissement heureux pour ce long-métrage souvent qualifié de « film maudit » car il aura mis plus de 20 ans à être terminé, mais aussi l’occasion de rappeler que les aventures de « L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche » sont une création de l’écrivain Miguel Cervantès. Un roman dont les deux volumes ont été publiés en Espagne en 1605 et 1615. Une œuvre satirique qui conte les pérégrinations à travers le pays d’un gentilhomme extravagant qui tente de concrétiser son rêve de devenir un Chevalier combattant le mal et au service des opprimés. Michel Onfray cité en 2014 par Télérama voit en Don Quichotte « l'homme de la dénégation, pour qui « le réel n'a pas eu lieu ». On y découvre en creux l'archétype du lecteur : « ce qu'il croit devient vrai et le vrai devient une fiction ». Lire ou quand « croire suffit pour voir ». Comment mieux traduire la complexité de ce texte qui pourtant a traversé les siècles ?

    Le récit a déjà adaptée de très nombreuses fois au théâtre comme au cinéma dans le monde entier. Il a inspiré un opéra, divers morceaux de musique, des ballets, des chansons, et aux Etats-Unis une comédie musicale « L’homme de la Mancha » adaptée ensuite en français et magistralement interprétée par Jacques Brel.

    Le texte du roman a aussi donné du fil à retordre à ses traducteurs. Le site Bulletin Hispanique pose la question de la traduction des « archaïsme » et en 2008 Le Monde constatait « Le roman "carnavalesque" de Cervantès pose, avec une particulière acuité, le dilemme classique de la traduction ». Le quotidien donne la parole à Jean-Raymond Fanlo traducteur d’une des ultimes traductions de l’œuvre : « A un moment, il faut arriver à une interprétation de la phrase pour la recréer en français. Au départ, je voulais être fidèle à la phrase de Cervantès. Et je me suis rendu compte que c'était illisible avec nos critères esthétiques. Ce que j'ai cherché à restituer pour les lecteurs d'aujourd'hui, c'est l'effet que pouvait espérer produire Cervantès en son temps. C'est une affaire de sensibilité aux mots. Pour moi, l'esprit tue, c'est la lettre qui vivifie. C'est en cherchant dans les détails que l'on voit apparaître les effets de bigarrure de la langue. »

    La bande-annonce du film :

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  • Les Bouquinistes des quais de Seine

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    Les Bouquinistes sur les quais de bord de Seine font partie du décor touristique de Paris, mais c’est également un métier que la capitale aimerait voir classer au Patrimoine immatériel de l’Unesco.

    Le Figaro republie à cette occasion un article paru dans ses colonnes en 1910 racontant l’histoire de ses libraires particuliers : « Les premières «occasions» se rencontrent, au seizième siècle, dans les échoppes de la rive gauche, sous l'amoncellement des bric-à-brac. Puis le Pont-Neuf achevé, en 1607, parmi les charlatans, chanteurs, faiseurs de gazettes et de libelles, s'établissent des « débitants de livres ». Les invendus des grands libraires de la Galerie du Palais : Sercy, Courbé, Barbin, s'en allaient : parer les rebords du Pont-Neuf qui formaient, selon l'expression d'un contemporain, le double rayon de la plus vaste bibliothèque. »

    Dès leur création les bouquinistes ce sont spécialisés dans le livre d’occasion, on trouve encore aujourd’hui des ouvrages hors-circuit ou anciens mais également des journaux de différentes époques et, survie économique exige, des cartes postales, posters, et autres Tours Eiffel souvenir.

    Le Monde recense 210 marchands et relaie l’action de Jérôme Callais, président de l’association culturelle des bouquinistes de Paris pour une reconnaissance de ce « dernier petit métier de Paris ». Un comité de soutien a même été créé et l’écrivaine Anna Gavalda en est une des premières supportrices. Elle déclare au Monde : « L’idée est géniale. Je suis étonnée que si peu de Parisiens connaissent le trésor extraordinaire que sont les bouquinistes. A chaque fois que j’attends le bus, je ne peux m’empêcher de leur acheter un livre. Paris sans les bouquinistes ne serait plus une fête ! », sourit-elle, en pensant à Hemingway. »

    Cependant rien n’est joué, la procédure administrative est longue, l’activité doit au préalable être inscrite à l’inventaire français du patrimoine culturel immatériel et surtout le dossier doit être soutenue par le ministère de la Culture déjà très sollicité par d’autres démarches du même type. En attendant les bouquinistes bénéficient d’un regain d’intérêt de la part des médias et il faut espérer que cette publicité permettra à cette profession menacée par « par Internet, le terrorisme, et le déclin de notre appétence culturelle » comme le disait en 2017 France Culture, de ne pas disparaître du paysage parisien.

    Photo : source Le Figaro et Rue des Archives/© Mary Evans/Rue des Archives

    Le Figaro recommande cette page de Gallica/BnF sur l’histoire des bouquiniste : http://gallica.bnf.fr/html/und/histoire/bouquinistes-parisiens-du-xixe-siecle

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