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Livre - Page 3

  • Françoise Nyssen d'éditrice à ministre

    Etonnant itinéraire que celui de Françoise Nyssen, éditrice puis ministre de la Culture, une grande première ce poste ayant rarement été occupé par un professionnel du domaine.

    Titulaire d’un doctorat en biochimie et d’un dîplome d’urbaniste elle rejoint en 1980 son père Hubert Nyssen, créateur d’Actes Sud une des maisons d’édition françaises les plus originales. Un des plus importantes également. Actes Sud doit son succès à une politique éditoriale tournée vers l’étranger avec des auteurs comme Nina Berberova ou Stieg Larsson, auteur de la série à succès Millenium.

    Aujourd’hui le catalogue compte près de 12 000 titres. Actes Sud, qui a obtenu quatre prix Goncourt, c’est aussi une collection de bandes dessinées, les éditions du Rouergue, Payot-Rivages, et « Actes Sud Junior » filiale spécialisée dans le livre jeunesse.

    Françoise Nyssen a été présidente du directoire d’Actes sud de 1987 à 2017, date à laquelle son mari a pris sa succession lorsqu’elle est devenue ministre.

    Plus d’un an après sa nomination, elle-même et le gouvernement devront reconnaître qu’il y a possibilité de conflit d’intérêt dans ses attributions. Le Premier ministre publiera un décret lui demandant de se mettre en retrait concernant «la société « Actes Sud », « l’exercice de la tutelle du Centre national du livre », « la régulation économique du secteur de l’édition littéraire ». Comme le souligne à l’époque Actualitté.com le décret ne précise pas si Françoise Nyssen peut s’occuper des questions relatives à l’édition scolaire, aux librairies et aux bibliothèques.

    Autre originalité d’Actes Sud, son ancrage dans la ville d’Arles où la société anime une librairie, un restaurant, et des cinémas. Une implantation en région qui n’empêche pas d’avoir des bureaux à Paris.

    Ceux-ci, ces dernières semaines on fait l’objet de nombreux articles polémiques pour des travaux non déclarés. Des mises en causes qui viennent s’ajouter à une campagne de presse récente qui mettant en doute les capacités de Françoises Nyssen à occuper son poste : « Ministre, ce n’est pas la culture de Françoise Nyssen » (Le Parisien), « Françoise Nyssen est-elle sur la sellette ? » (Europe 1).

    Ministre ou éditrice, les semaines à venir nous diront quel est le chemin que Françoise Nyssen empruntera pour poursuivre sa route au service de la Culture.

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  • Nicolas Hulot se livre

    livre_affiche_467.pngPas de chance pour Jean-luc Bennahmias auteur avec Emmanuelle Rimondi du livre « Les paradoxes de Monsieur Hulot » (L’Archipel), le jour où paraissait le livre il déclarait dans un entretien à La Provence « Je suis persuadé qu’il ne démissionnera pas ». Selon Livres Hebdo, le livre publié à 5000 exemplaires devrait quand même être réimprimé à 3000 exemplaires.

    Si assez peu de livres (Sain Nicolas, Bérengère Bonte – éditions du Moment, 2010) ont été consacrés au créateur de la fondation qui porte désormais son nom, Nicolas Hulot est lui un auteur prolifique. Ses deux derniers livres parus, en 2015, sont Mon écologuide de A à Z, (Le Cherche midi) et Osons ! Plaidoyer d'un homme libre, (Les liens qui libèrent) Son éditeur écrivait à propos de ce dernier : « Depuis 40 ans, Nicolas Hulot parcourt la planète. Témoin de sa lente destruction, il a décidé de devenir un des acteurs de sa reconstruction. Au côté de sa Fondation pour la Nature et l’Homme ou en parlant aux oreilles des décideurs, il contribue à faire évoluer les mentalités. »

    9782749134871ORI.jpgParmi les ouvrages édités précédemment on peut également citer Questions de nature, Plon, Paris, 1995 disponible dans la collection Pocket depuis 1996, Pour que la Terre reste humaine (Seuil et collection Points), et les deux tomes Le Syndrome du Titanic, et Le Syndrome du Titanic 2, (Calmann-Lévy et Livre de Poche), qui donneront matière à un documentaire diffusé en 2009.

    En 2005, Nicolas Hulot signait la préface de La Terre en partage : éloge de la biodiversité (La Martinière), un ouvrage illustré de 250 photos célébrant « la beauté de la Terre » et nous incitant « plus que jamais à la préserver, car la protection de la diversité des mondes vivants est indispensable à notre survie et à un développement durable des sociétés humaines », selon la présentation de l’éditeur.

    9782253118350-001-T.jpegDans Graines de possibles, regards croisés sur l'écologie il échange ses idées avec Pierre Rabhi autre grand défenseur du développement durable, (Calmann-Lévy – 2005 - Disponible depuis en Livre de Poche).

    Nul doute que nombre d’éditeurs doivent aujourd’hui solliciter l’ex-ministre, mais toujours écologiste déterminé, pour qu’il leur raconte son passage de 15 mois au gouvernement. Une transition comme une autre.

  • Des livres 100% biodégradables

    Le livre c’est des mots, des phrases, un récit, un auteur, mais également un « objet », du papier, de l’encre, des moyens de conservation et de distribution dont les conditions de production ne sont pas sans conséquences sur notre environnement.

    En 2017 le BASIC, Bureau d'Analyse Sociétale pour une Information Citoyenne, publiait une étude dénonçant « l’édition déraisonnable » et analysait son impact social et écologique. Parmi les constatations celle d’imprimer trop de livres pour réduire le coût à l’unité et garnir les rayons mais d’être ensuite obligé de les détruire faute de ventes suffisantes. Ces dernières années l’impression à la demande a permis d’éviter les frais de stockage et les mises au pilon des invendus (désormais recyclés). Grâce à la technologie numérique les imprimeurs peuvent fournir de petites quantités et réimprimer facilement en fonction de la demande.

    En 2016, le Syndicat national de l’édition dévoilait au terme d’une enquête auprès de ses membres que « 93% du papier acheté est certifié ou recyclé, contre 73% en 2012. » et précisait qu’« un véritable tournant s’est produit au début des années 2010 au sein des maisons et des grands groupes d’édition qui ont majoritairement dirigé leurs achats vers des papiers certifiés. » Autre effort des éditeurs, celui de l’utilisation d’encres végétales au détriment des encres minérales à base d’hydrocarbures. Les huiles végétales et les résines naturelles (lin, soja, etc.) entrent dans la composition des encres de 40 à 80%. Le reste est composé de pigments (entre 15 et 25%), d’additifs (entre 0 et 3%) et de siccatifs (2 à 4 %). Ces derniers éléments bien que biodégradables ne sont pas issus de ressources renouvelables et il reste à améliorer leur fabrication pour être 100% bios (Source : Pure Impression).

    Parmi les récentes initiatives on peut également citer un nouveau type d’emballage des livres, hydrosoluble qui remplace le traditionnel blister plastique. Celui-ci a été récemment présenté par Hachette-Phoenix, filiale pékinoise commune des groupes français Hachette Livre et chinois Phoenix (basé à Nanjing), à l’occasion de la 25e Foire du livre de Pékin. Selon Livres hebdo qui relaie l’information l’emballage est réalisé à base d’amidon de maïs, et se dissout en quelques instants dans une eau chauffée à 70 degrés, et en moins de 180 jours dans une eau à température ambiante. L’article précise que le film représente 0,5% le prix de vente du livre, et qu’il emballe désormais les exemplaires de Vivants !, un ouvrage illustré pour la jeunesse qui inaugure une collection écologique en Chine.

    BASIC, SNE, Pure Impression, Hachette-Phœnix, Livres Hebdo, Actualitté.com

    Photo : document extrait du film documentaire « On achève bien les livres » de Bruno Deniel-Laurent.

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