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Livre numérique - Page 5

  • Petite revue de presse de la vie du livre

    Des livres édités, mais pas tous lus

    En 25 ans, deux fois plus de livres sont publiés nombre d’entre eux ne sont même pas lus. Un extrait l’article de BFM TV : « Ce n'est donc pas parce qu'on publie deux fois plus de livres qu'on lit deux fois plus. Le doublement des titres sur les 25 dernières années a été compensé par une division par deux des tirages et des ventes, aujourd'hui tombés à des niveaux très faibles. Ainsi, un livre est édité désormais à moins de 6.000 exemplaires en moyenne, et se vend à 4.000 exemplaires à peine, selon le SNE. »

    Interrogés, Jean-Hubert Gailliot et Sylvie Martigny, à la tête de la petite maison d'édition Tristram précisent : "Il y a énormément de livres qui se vendent à moins de 500 exemplaires, tous éditeurs confondus, de Gallimard à Grasset en passant par P.O.L. Et dans ces livres-là, beaucoup ne dépassent pas les 250 exemplaires vendus. En fait, ce n'est pas rare qu'un livre se vende à moins de 100 exemplaires". Des chiffres si faibles que "Certains jeunes auteurs ne croient pas les résultats des ventes, pensant que l'éditeur truque les chiffres pour ne pas payer les droits", rajoutent-ils. »

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    Un magasin Cultura en centre-ville

    La ville de Brive est déjà connue pour son salon du livre dans quelques semaines on parlera aussi de l’ouverture en Centre ville d’un magasin de la chaîne Cultura. Une grande première comme l’explique le site de France Bleu : « Le magasin Cultura, en centre-ville de Brive, ouvrira en avril ». Détails : « Ce sera la première librairie Cultura de France à être implantée dans un centre-ville, alors que l'entreprise a pour habitude d'ouvrir des magasins en périphérie. Elle possède d'ailleurs déjà une enseigne dans la zone industrielle du Mazaud, à Brive, depuis 2001. Jean-Luc Treutenaere, le directeur des relations extérieures de Cultura, justifie cette décision. « Brive a vécu un traumatisme avec la fermeture des Trois Epis. On a été plus ou moins sollicité pour reprendre cet espace [...] L'ancien propriétaire a prouvé qu'une enseigne de centre-ville et de périphérie pouvaient coexister » avant que le groupe Chapitre fasse faillite. Alors, quand même, pour ne pas trop se faire concurrence, Cultura a sélectionné ses produits pour le magasin du centre-ville. Il y aura 45.000 références pour commencer, purement axées sur la librairie, les beaux arts, la papeterie et la jeunesse. Il n'y aura pas de CD ni de gaming ou de DVD. » Les nouveaux propriétaires annoncent que l’établissement « accueillera des conférences, des rencontres et des dédicaces avec des auteurs dans une salle dédiée au sein de la librairie. ».

    Livre papier ou ebooks, nouveau round

    Pas facile de changer ses habitudes de lectures et la technologie a beau se mettre au service de la littérature, il semble que les lecteurs continuent à privilégier le livre imprimer. C’est en tout cas ce que confirme une étude publiée par le site Archimag qui révèle que « 83 % des personnes interrogées déclarent préférer le livre papier à l'ebook et 70 % liront entre 5 et 15 livres en 2016 ». Quel que soit le support la lecture reste quand même gagnante.

  • Le livre imprimé est toujours là

    sapin-livre.jpg« La mort des livres a été annoncée un peu précipitamment » titre le site Slate.fr constatant que la profusion des ebooks n’a nullement entraîné la disparition des livres papiers.

    Certes remarque l’article, les ventes de livres se maintiennent grâce « aux livres de coloriage et aux écrits de stars de YouTube » mais son auteur rajoute : « En France, Le Télégramme a rappelé que les ventes de livres papier ont progressé de 2,3% cette année et que le livre numérique ne totalise que 6% de l’ensemble du marché. »

    Le Télégramme donne aussi la parole à Mathieu de Montchalin, président du Syndicat de la librairie française (SLF) « Si le livre papier progresse, cela s'explique notamment par le fait que la France bénéficie d'un « réseau de librairies très dense », explique.

    Finalement le livre sous toutes ses formes, beaux-livres, dernier Goncourt, bandes dessinées, sera encore cette année le cadeau que l’on retrouvera le plus au pied des sapins de Noël et démentira, comme le rappelle Slate.fr, la prophétie de Nicolas Negroponte, professeur et chercheur au MIT, qui en 2010 avait prononcé la mort du livre physique. « Cela va arriver. Pas dans dix ans. Dans cinq ans » avait-il annoncé au cours d’une conférence de Techonomy Media.

    Pour essayer de comprendre pourquoi les lecteurs n’ont pas changé leurs habitudes, Le Télégramme a interrogé des libraires et ceux-ci expliquent : « « En France, il y a une culture du livre papier et les gens ont envie de se déplacer en librairie. Ils sont attachés à l'objet livre qui est aussi un objet de décoration », répond Valérie Le Louarn. C'est aussi ce que dit Alexandre Cavalin, le gérant de la librairie de Port Maria, à Quiberon : « Quand on offre un livre, on offre un objet, pas un lien de téléchargement. Et puis, un lien ça ne se dédicace pas. ».

    Même constat d’une autre libraire, Valérie Le Louarn : « Les gens travaillent de plus en plus devant un écran alors, le soir, ils disent non. Le papier, c'est quand même plus agréable. » « Pour le moment, la victoire est pour le papier », constate Michaël Raoul, le directeur adjoint de la librairie Dialogues, à Brest. Pas seulement en raison d'une question d'éducation et de culture mais aussi parce qu'« il y a des pans entiers de l'édition pour lesquels il est très difficile d'évoluer vers le numérique ».

    S’il est vrai que les ventes de liseuses ont tendance à marquer le pas, la technologie va sans doute apporter des améliorations à leur utilisation. D’ici-là elles continueront à cohabiter avec le livre papier qui semble encore avoir de beaux jours devant lui.

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  • L’empreinte carbone des livres

    conso globe,dupuis,éditions de l'aube,hachette,gallimard,pefc,fsc,cop 21A l’heure où plus de 195 pays participent à Paris à la 21ème conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 21), on peut s’interroger sur la contribution du monde de l’édition à cette préoccupation planétaire (en dehors des livres publiés sur le sujet), cette industrie utilisant beaucoup de bois pour la fabrication du papier.

    Une des réponses est la certification PEFC, un Programme Européen des Forêts Certifiées mis en place en 1999, après une véritable prise de conscience sur les défis environnementaux. Le site PEFC-France explique : « la filière forêt-bois-papier a réalisé que ses approvisionnements en bois devaient passer par une gestion raisonnée et durable de la forêt. Soutenue par des associations de protection de la nature et les pouvoirs publics, elle s'est alors mobilisée pour coordonner les actions existantes et créer un système de certification de la gestion forestière durable qui tienne compte des spécificités nationales. » Une certification qui promeut la gestion durable des forêts.

    Le site propose toute une série d’articles sur le sujet qui détaillent les initiatives mises en place dans le domaine, avec notamment le retour d’expérience (en 2012) de Pascal Lenoir, directeur de la production des éditions Gallimard, et nous apprend que d’autres éditeurs comme Dupuis, ou les Editions de l’Aube ont mis en place une politique d'achats préférentiels auprès d'imprimeurs certifiés PEFC.

    Autre label, la certification FSC qui part du même principe de gestion, pour « que les forêts répondent aux besoins sociaux, économiques, écologiques, culturels et spirituels des générations actuelles et futures ». On peut voir le logo sur nombre d’ouvrages imprimés.

    Un article publié sur le site Conso Globe propose un comparatif écologique entre le « livre papier » et le « livre numérique ». Selon le cabinet Cleantech cité par la journaliste « un Ipad d’Apple équivaut à 130 kg d’équivalent carbone pendant tout son cycle de vie ; un Kindle équivaut à 168 kg. Ainsi, pour avoir une empreinte carbone équivalente, il vous faudra lire au moins 18 livres sur votre Ipad et au moins 23 livres sur votre Kindle. Les lecteurs friands de livres numériques en achetant environ 3 par mois, à cette allure, le quota est vite atteint (6 mois en moyenne). Mais à ce sujet, les avis divergent. Pendant que les uns estiment que l’empreinte écologique du livre numérique est, à la longue, moins importante, d’autres comme le cabinet Carbone 4 avancent d’autres chiffres. » Pour le livre imprimé, le cabinet Carbone 4 estime que « un ouvrage papier engendrerait la production d’1 seul kg d’équivalent CO2 (et pas 7,5) quand le support numérique en engendrerait 250. Un Français lisant en moyenne 16 livres version papier par an, il lui faudrait donc près de 15 ans pour compenser le bilan carbone de sa liseuse numérique. »

    Après avoir rappelé que « l’industrie de l’édition engloutit tout de même à elle seule 20 millions d’arbres et 1 page sur 5 provient encore d’une forêt ancienne », l’article constate que « avec le livre en papier recyclé, ce sont 40 % d’eau et d’énergie qui sont économisés » et que 1 tonne de papier recyclé permet d’épargner 17 arbres.

    C’est toujours ça.

    Document ci-dessous extrait du site Cap Action Carbone des éditions Hachette.

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