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Livre numérique - Page 3

  • Le caractère des polices

    1232487_044.jpg« Vous l'aurez compris, choisir une police de caractère pour sa liseuse est avant tout une affaire de "feeling" et d'habitude. Mais certaines méritent votre attention, car elles ont l'avantage d'être confortables pour les yeux. Faites le test ! »

    Le site Archimag nous aide dans ce choix et, après avoir consulté de nombreux experts dans le domaine - concepteurs d'ebooks et créateurs de polices de caractères -, il nous propose trois des caractères qu’ils estiment les plus lisibles.

    Ce sont Baskerville, Georgia, Palatino. Chacun de ces caractères, dérivés du Times ou du Garamond, caractères les plus répandus dans l’édition traditionnelle, a ses avantages et ses inconvénients. Ainsi pour Robert Slimbach, concepteur chez Adobe Systems : "J'aime Baskerville car elle est très bien adaptée à la lecture de longs textes dans un format pleine page ; ses caractéristiques classiques donnent plus envie de lire et sont moins fatigantes à l'œil"

    Sur une liseuse on peut déjà choisir la taille du caractère, mais le choix d’une bonne typographie participe également au confort de lecture et se rajoute aux capacités techniques de l’objet comme le retro éclairage, ou la qualité de l’écran.

    Le blog Ecrire et s’enrichir donne lui aussi des indications sur les meilleurs caractères à utiliser lorsqu’on veut éditer un livre numérique. Il explique que « Certaines polices ont spécifiquement été conçues pour une lecture sur écran. Il en existe aussi bien avec sérif (empattements) que sans sérif (lettres dites « bâton » et cite les polices Lucida, Verdana, Tahoma ( police proche de Verdana, mais en plus condensée, et vouée à remplacer Arial) ou Georgia, considérée comme la meilleure police à utiliser pour un affichage sur écran, sorte de Garamond pour les livres numériques. La police Georgia est l’équivalent de Verdana, mais avec sérif. »

    Mais comme souvent, des goûts et des formes il y en a pour tout le monde. A chacun de choisir le caractère qui lui permettra d’aller jusqu’au bout du livre, tout en sachant qu’un bon récit ou son style d’écriture vous feront vite oublier la forme du caractère.

    Lecture d’article recommandée par Ecrire et s’enrichir : L’Anatomie… des caractères d’écriture !

    Ce blog utilise le caractère Tahoma (sans "sérif").

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  • Le registre ReLire est-il illégal ?

    ReLIRE, BnF, François Bon BenoÎt Peeters, Jacques Roubaud, Bernard Noël, Actualitté.com« L’avenir de ReLIRE est fortement compromis », écrit Actualitté.com qui termine ainsi son article sur le recours déposé devant la Cour de Justice Européenne contre la loi française portant sur la numérisation des « livres indisponibles ».

    Pour mémoire, ReLIRE permet, à partir d’une liste établie par la BnF, de numériser des livres qui ne sont plus imprimés et diffusés par les éditeurs. Plus précisément : « ces ouvrages sont qualifiés d’« indisponibles » selon le terme juridique désignant des ouvrages encore sous droit d’auteur, ayant été publiés en France entre le 1er janvier 1901 et le 31 décembre 2000, et ne faisant plus l’objet d’une diffusion commerciale et d’une publication sous une forme imprimée ou numérique. »

    Déjà en 2013, lors de la mise en place de ReLIRE les auteurs avaient vivement réagi. François Bon écrivait sur son blog « L'État s'approprie nos livres sans nous demander notre avis, on nous dépossède de la seule richesse qui fait notre vie – la loi sur les indisponibles est une goujaterie. ». De son côté Médiapart publiait un entretien avec Benoît Peeters qui déclarait « la mise en ligne est un « couac des sociétés d’auteurs » qui ont agi « comme des syndicats qui ne consulteraient pas leur base ». Il faut préciser que « Selon la réglementation française, les sociétés de perception et de répartition des droits peuvent autoriser la reproduction et la représentation sous forme numérique des « livres indisponibles ».

    Sur Tweeter François Bon s'indignait « 9 Jacques Roubaud, 10 Bernard Noël, la #BnF pille sans prévenir des écrivains joignables par mail, goujaterie d’État, vol de sac à main ».

    Beaucoup dénonçaient une procédure complexe qui demande aux auteurs concernés, ou aux ayants-droits, mais pas toujours prévenus, de s’opposer à la numérisation à l’aide d’un formulaire. Le site ReLire/BnF détaille les démarches à suivre pour s’opposer à la republication d’un livre ou pour toucher les droits de sa nouvelle exploitation commerciale (gérés par la Sofia).

    Selon les conclusions de l’avocat général de la Cour de Justice, la réglementation de 2012 sur la numérisation des livres indisponibles ne serait donc pas compatible avec la directive Européenne de 2001 sur le droit d’auteur. Dans son article Actualitté explique : « la loi française pratique l’opt-out, autrement dit, les œuvres sont recensées, listées et numérisées, sans que le consentement ne soit obtenu. »

    Le Syndicat national de l’Edition annonce que 220 000 titres sont désormais référencés dans le registre ReLIRE.

    ReLIRE, BnF, François Bon BenoÎt Peeters, Jacques Roubaud, Bernard Noël, Actualitté.com

  • Bibliothèques fantômes

    « Ces bibliothèques illégales, haïes par les éditeurs, peuvent contenir jusqu’à 1,2 million de documents, souvent des ouvrages difficiles à trouver légalement » peut-on lire dans Le Monde qui sur son blog Big Browser attire notre attention sur les bibliothèques clandestines de l’Internet.

    Le quotidien cite une grande enquête de la journaliste Claire Richard pour L’Obs-Rue 89 et explique « Les « pirates » derrière ces librairies ne collent pas aux clichés habituels : étudiants, chercheurs, ceux pour qui les livres sont un outil de travail essentiel ne peuvent pas toujours acheter tous les volumes dont ils ont besoin en librairie. D’autres sont simplement des amoureux des livres, amateurs d’éditions rares. »

    Sur le site de L'Obs-Rue 89 on peut lire les témoignages de plusieurs utilisateurs  dont celui de Paul, prof d’allemand en prépa à Toulouse : « Je pirate pour le travail, parce que j’ai souvent besoin de comparer des versions allemandes et françaises du même texte. Les textes sont difficiles à trouver et ils coûtent cher. »

    Les amateurs connaissent les noms de ces sites très particuliers, mais ceux-ci semblent jouer à cache-cache comme le confesse un des utilisateurs qui dit devoir faire des recherches sur Google pour les retrouver lorsque les adresses changent.

    Pour Claire Richard « Les bibliothèques en ligne de la génération suivante passent donc à un modèle plus souple, décentralisé. Gigapédia, qui est vers 2009-2010 la plus grande de ces bibliothèques pirates et la plus fréquentée, est ainsi maintenue par des Irlandais, sur des domaines enregistrés en Italie et dans le pays insulaire de Niue et des serveurs en Allemagne et en Ukraine. Pour donner une idée de son activité, Gigapedia aurait à son apogée accueilli plus de 400 000 livres et, selon un rapport de l’association américaine des éditeurs, International Publishers Association (IPA), gagné « environ 8 millions d’euros de revenus, provenant de la publicité, des dons et des comptes premium ». »

    Si les lecteurs semblent y trouvent leur compte, plus pour des documents de travail que de divertissement, ce n’est pas vraiment le cas des éditeurs pour qui il est difficile de faire respecter leurs droits sur les publications. Dans sa conclusion Claire Richard écrit : « Les « bibliothèques de l’ombre » sont peut-être alors un phénomène transitoire, marqueur d’une époque où l’industrie culturelle n’a pas encore trouvé le bon modèle pour s’adapter à l’évolution radicale du monde du partage des connaissances et des œuvres. »

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