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Librairies - Page 5

  • Le livre en 2018 dans toute sa diversité

    Télérama nous apprend, malgré une campagne de financement participatif, la fermeture définitive de la librairie parisienne L’Œil écoute : « On n’a jamais caché que c’était pour éponger certaines dettes. Des retards de loyers ont pu être réglés, des fournisseurs ont été payés. Mais, en novembre, nous avons de nouveau perdu 18 000 euros de chiffres d’affaires. Ce n’était plus tenable et le propriétaire n’a pas souhaité renouveler le bail », explique la directrice. Armelle Lainé-Vairet employait six personnes depuis qu’elle avait racheté le fonds de L’Œil écoute en 2007, afin d’éviter que cet espace de 250 mètres carrés ne soit transformé, à l’époque, en un cybercafé. Après le 15 janvier, c’est un magasin de prêt-à-porter qui occupera la devanture rouge si caractéristique de cette librairie indépendante, point incontournable du patrimoine culturel et populaire du quartier depuis une quarantaine d’années. »

     

    Connaissez vous les noms des 11 auteurs qui vont tomber en 2018 dans le domaine public ? Livres Hebdo en dévoile la liste : Antonin Artaud, Georges Bernanos, Tristan Bernard, Angela Brazil, Al Capone, Winston Churchill, Aleister Crowley, Charles Ferdinand Ramuz, Victor Serge, Ellen Wilkinson, Willa Cather.

     

    Faut-il rééditer les pamphlets antisémites de Louis Ferdinand Céline, Bagatelles pour un massacre, L'école des cadavres et Les Beaux draps, écrits entre 1937 et 1941 ? Le débat va sans doute faire rage en 2018 et a déjà été entamée. Le Figaro écrit : « Grâce à un accord passé avec sa veuve, Lucette Destouches, aujourd'hui âgée de 105 ans, Gallimard devrait publier ces œuvres sous le titre Écrits polémiques pour le printemps 2018. Lucette Destouches s'y était jusqu'alors toujours opposée, conformément aux souhaits de Céline. Une décision qui révolte Serge Klarsfeld, défenseur de la cause des déportés juifs de France. Dans un entretien publié mercredi par L'Obs, l'écrivain et historien demande que soit interdite cette prochaine réédition.

     

    Sur Europe 1, Philippe Gloaguen, fondateur du Guide du Routard, nous livre ses trois escapades « coup de cœur », en France, en Europe, et en Asie, à l’occasion de la parution du livre « Tout un monde à explorer » (Hachette), un excellent programme pour la nouvelle année 2018.

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  • Jean d'Ormesson, les comités de lecture, et les librairies à sauver

    Jean D’Ormesson

    Les livres de Jean d’Ormesson sont immortels. Depuis la disparition de l’écrivain les ventes de ses livres s ‘arrachent en librairie nous apprend Le Figaro : « Les lecteurs s'arrachent ses livres au point où certaines librairies ont connu une rupture de stocks. Le défi à relever pour la maison d'édition Gallimard est la réimpression de la Pléiade, la prestigieuse collection de la littérature, plus longue avec sa couverture dont la tranche est dorée à l'or fin, de l'or véritable, 23 carats. Les 1500 exemplaires déjà imprimés ont tous été écoulés. « Tout est parti de manière fulgurante », explique-t-on chez Gallimard. Face aux nombreuses commandes, près de 9000 exemplaires ont été réimprimés. Ce qui est tout simplement exceptionnel. Un certain nombre devrait arriver dans les rayons le 20 décembre. » Le quotidien cite aussi les autres titres que le public redécouvre, « Au plaisir de Dieu » (Folio), « Le Guide des égarés » et « Je dirai malgré tout que cette vie fut belle  dont 50.000 exemplaires ont été réimprimés.

    Vidéo du passage de Jean d’Ormesson dans l’émission On n'est pas couché du 16 janvier 2016 :

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    Comités de lecture

    France Inter relate l’histoire de deux amis qui se sont demandés « Le prix Nobel de Littérature de 1985, Claude Simon, auteur d'une trentaine de livres, serait-il publié aujourd'hui s'il envoyait ses épreuves à une maison d'édition ? » Pour obtenir un début de réponse ils ont envoyé anonymement une cinquantaine de pages du livre « Le Palace » (éditions de Minuit) à 19 éditeurs différents. Résultat, sept éditeurs n’ont pas répondu, douze ont refusé, et l’un des éditeurs a commenté : « Les phrases sont sans fin, faisant perdre totalement le fil au lecteur. Le récit ne permet pas l'élaboration d'une véritable intrigue avec des personnages bien dessinés ».

    Sauvons les librairies

    Début décembre, Le Monde a publié une tribune collective (article payant) signée par les responsables de grandes enseignes, Furet du Nord, Decitre, Albin Michel, Gibert Jeune, Tschann, Gibert Joseph, demandant aux pouvoirs publics de soutenir par des mesures fiscales la librairie « facteur déterminant pour l’animation de nos villes ». Dans cet appel ils écrivent : « Pourtant, nos librairies sont aujourd’hui très vulnérables et nombre d’entre elles se battent pour survivre. Elles sont touchées par la digitalisation de l’édition. Elles subissent de plein fouet la concurrence déloyale des plates-formes numériques dont il a été montré que leur taux d’imposition est limité à 5,2 % en moyenne. Elles sont frappées par la polarisation de la population et du territoire, notamment par la désertification et la paupérisation de certaines régions ainsi que de nombreuses villes moyennes. »

  • Contrastes du monde de la Bande Dessinée

    librairie Album, Zep, Titeuf, Mina Bouland, 20 minutes, La bande dessinée donnent-elle le goût de la lecture aux enfants ? Une question résolue pour le Salon du livre jeunesse de Montreuil qui cette année met la BD à l’honneur. Interrogé par le quotidien 20 minutes qui consacre sa Une à ce moyen d’expression (photo), Mina Bouland, responsable de la commission jeunesse à l’Association des bibliothécaires de France constate « il vaut mieux qu’un enfant lise des BD ou des magazines, plutôt qu’il ne lise rien du tout » et l’auteure de l’article précise « D’autant que la BD est loin d’être un sous-genre littéraire : elle est même considérée comme le 9e art par certains intellectuels.» Elle souligne aussi qu’il revient aux libraires et bibliothécaires d’aider les enfants à élargir leur spectre littéraire, « Mais sans jamais rien leur imposer, car la lecture ne peut pas être une obligation », estime Mina Bouland.

    Le dessinateur Zep invité d’honneur du salon pour y célébrer les 25 ans de la création de son personnage Titeuf évoque lui, pour BFM TV, son travail : « Je n’avais pas du tout prémédité d’avoir un lectorat d’enfants. Je pensais que Titeuf serait lu par des gens qui auraient mon âge et qui auraient du plaisir à retrouver cette partie de la vie que l’on oublie souvent quand on devient adulte et que je ne retrouvais pas en lisant Boule et Bill ou Cédric ou même Peanuts et Calvin et Hobbes - même si ce sont des BD que j’aime beaucoup. Pour moi, elles ne parlent pas de l’enfance. Elles utilisent l’enfance pour dire autre chose. » Une dualité qui permet de fédérer dans la lecture le monde des adultes et celui des enfants.

    En revanche si la BD est célébrée à Montreuil, on apprend aussi la prochaine fermeture à Paris d’une des premières librairies dédiées à ce genre. Créée en 1948 la librairie Album, située boulevard St Germain, allait fêter l’an prochain ses 70 ans d’existence. Hausse des loyers trop forte ou mauvaise gestion, les deux raisons cumulées expliquent peut-être cette décision qui va mettre dix salariés au chômage.

    Début octobre le Syndicat national de l’édition annonçait une croissance de 20% du secteur, une information aussitôt pondérée par un article de France Info titré : « Le marché de la BD se porte bien, pas les auteurs ».

    Visiblement le scénario de l’histoire de la bande dessinée est en train de s’écrire. A suivre.

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