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Librairies - Page 4

  • Une librairie à Rouen, à Bagdad, et un Prix des Libraires

    Les librairies sont des lieux de vie incontournables pour les livres et les libraires font le maximum pour qu’ils le restent.

    « Rêve de l'escalier » c’est le nom de la librairie de Michaël Feron - alias Monsieur Rêve -, une librairie qui vend des livres d'occasion. Dans cet espace qui abrite plus de 55 000 ouvrages il a lancé une initiative qui permet à des personnes avec peu de moyens d’accéder à la lecture.

    Le Figaro en explique le principe : « Un libraire basé à Rouen propose des livres « en attente » et adapte ainsi les célèbres « cafés suspendus » aux livres. Le principe est simple : un client paie plus de cafés qu'il n'en consomme et demande à mettre les breuvages en plus « en attente ». Le nombre de « cafés en attente » est affiché, ils sont prêts à être dégustés par les moins fortunés qui n'auront pas à les payer. La librairie le Rêve de l'Escalier située à Rouen, a donc adapté ce principe aux livres. »

    « Des gens achètent un livre et versent deux ou trois euros en plus pour qu'une personne moins fortunée puisse bénéficier d'un « livre en attente », offert par un autre client », explique Michaël Feron au Figaro, « L'idée est qu'un inconnu offre un livre à un autre inconnu mais le bénéficiaire doit pouvoir choisir son livre ».

    Autre lieu, autre pays, Actuallité.com raconte l’histoire de l’ouverture d’une nouvelle librairie à Bagdad : « Grâce au soutien financier de son père, Bara’a Abdul Hadi Mudher al-Biyati a pu ouvrir sa propre librairie dans la al-Muntanabbi de la capitale irakienne. Après plusieurs années passées à gérer les réseaux sociaux d'une des librairies de la rue et des recherches d'emploi infructueuses, al-Biyati devient la première femme propriétaire d'une librairie à Bagdad. » Actualitté rajoute que la jeune libraire est aussi présente sur Youtube et a également créé une maison d’édition. (Photo capture d’écran Youtube).

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    Je terminerai cette chronique par le Prix des Libraires 2018 qui sera remis le 16 mai et dont Livres Hebdo a dévoilé l’ultime sélection. Il s’agit de :

    • Légende d’un dormeur éveillé de Gaëlle Nohant (Héloise d’Ormesson)
    • Comment vivre en héros ? de Fabrice Humbert (Gallimard)
    • Trois jours chez ma tante d’Yves Ravey (Minuit).

    Cette sélection a été établie par un jury de dix libraires et sera soumise au vote - du 26 mars au 13 mai sur le site, www.prix-des-libraires.fr - de tous les libraires indépendants désireux de participer à ce prix. Livres Hebdo précise que le prix est parrainé cette année par Delphine de Vigan et sera remis le 16 mai au Centre national du livre à Paris.

  • Ces librairies qui font vivre le livre

    Les librairies et les libraires ont suscité un regain d’intérêt dans les médias à l’occasion du dernier salon du livre à Paris. Il faut espérer que cet engouement dépassera le cadre de cet événement (qui aurait attiré cette année plus de 170 000 visiteurs.

    La Croix évoque la publication du rapport américain de l’Institute for Local Self-Reliance (ILSR) traduite par le Syndicat de la librairie française (SLF) et qui cible « l’hégémonie d’Amazon et la mise en péril des librairies et des centres-villes ». L’article relaie le point de vue de la SFL : « Les pratiques commerciales agressives du géant du commerce concourent selon eux à l’asphyxie des commerces indépendants des centres-villes. Les librairies françaises, qui jouent un rôle crucial dans l’animation des centres-villes et des zones semi-rurales, doivent aussi faire face depuis quelques années à une hausse des loyers difficile à absorber, qui est le premier poste de fonctionnement avec les salaires. »

    Les librairies sont également soutenues par France Info qui titre que « la France est un paradis pour les libraires » une constatation émise par Matthieu de Montchalin, directeur de la librairie L'Armitière à Rouen. Celui-ci rajoute : « nous sommes le pays qui compte le plus de librairies au monde par habitant : 3 200 librairies indépendantes. Le monde entier nous envie ce réseau, il est lié à la loi Lang adoptée en 1981 [loi relative qui instaure un prix unique du livre en France], le prix du livre est le même partout, que vous l'achetiez chez le plus petit des libraires ou le plus gros des centres de vente sur internet [...] C'est un métier qui est difficile parce que les librairies sont les commerces de centre-ville les moins rentables et en même temps c'est un métier de passion. On ne choisi pas ce métier par hasard, on ne le choisi pas pour faire fortune c'est évident. »

    Télérama fait le choix de publier « la carte de nos 50 librairies préférées dans la capitale » une sélection faite parmi les 700 librairies que compte Paris.

    Le Berry Républicain présente les trois libraires indépendants de Bourges qui « exercent un métier de passion et d’échange » : Annick Bernon et Françoise Hallépée qui font vivre la librairie Point Virgule, rue d’Auron, Marion Defigier de La Poterne, rue Moyenne, et Isabelle Le Cleac'h de La Plume du Sarthate, avenue Arnaud-de-Voguë qui témoigne : « Ce métier est difficile. Les années qu'il me reste à faire seront peut-être encore plus dures. Nous sommes grignotés par les grandes surfaces du livre ; la vente en ligne s'est développée. À nous de faire face à cela, avec nos différences : l'accueil, le conseil et la convivialité ».

    Photo : La Caverne aux livres à Auvers-sur-Oise.

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  • Le prix de la circulation des livres

    12% de son prix c’est ce que coûte la distribution d’un livre pour qu’il soit disponible au plus près de chez vous. Ce montant est perçu par le distributeur intermédiaire obligé entre l’éditeur et le librairie.

    Mais il existe d’autres modes de diffusion du livre. On exclura Amazon et son système qui fait appel à des sociétés privées pour le transport, et offre en général les frais d’envoi à ses clients « 0,01 EUR par envoi pour une commande ne contenant que des livres sans minimum d'achat », hormis pour les livres d’occasion. Si on souhaite être livré en 1 jour ou en Express, le tarif passe à 7,99 euros. (les tarifs Amazon).

    Les envois de livres peuvent se faire aussi par La Poste, un service longtemps public et qui se privatise de plus en plus. Actualitté consacre un article aux tarifs de cet organisme et explique : « Depuis le mois de janvier 2015, les éditeurs, particulièrement les plus petits, et les libraires font face à une augmentation des tarifs postaux pour l'envoi de livres. Quand le livre n'excède pas les 3 centimètres, tout va bien : mais une fois cette épaisseur dépassée, le prix d’expédition est aligné sur celui du Colissimo, ce qui double la facture. »

    La Poste a mis en place un tarif spécial pour l'envoi de livres et de brochures de la France à l'étranger, nommée « Livres et brochures », « liée à une politique de promotion de la culture française dans le monde », ce qui fait dire au Comité Quartier Latin a l’initiative d’une pétition sur ce problème « Ce qu'elle fait pour la culture à l'étranger, la Poste ne peut-elle le faire pour en France ? » Portée par les éditeurs des Hauts-de-France la question des frais d’envois est même remonté jusqu’à l’Assemblée nationale indique Actualitté. Pour l’instant, la Commission des Affaires culturelles a désigné deux députés « pour évaluer la situation ».

    Enfin, pour faire circuler les livres il reste un moyen peu onéreux et que ce blog a déjà évoqué les Boite à lire, et diverses initiatives comme, entre autres, Circul'Livre. C’est gratuit.

    Photos : boîte à lire à Chantilly et à Dunkerque.

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