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Librairies - Page 4

  • Les images numériques et les livres

    Découvert le « Blog Gallica » de la BnF avec cet article consacré aux « malédictions » censées protéger des livres anciens : « Grâce au mécénat de la Fondation Polonsky, 800 manuscrits médiévaux antérieurs au XIIIe siècle conservés à la BnF et à la British Library sont en cours de numérisation. Parmi eux, certains présentent d’étranges malédictions. Venez découvrir les anciens anathèmes dans Gallica ! ». Extrait : « Ces malédictions sont parfois accompagnées d’ex-libris et/ou d’éléments décoratifs comme, ci-dessus, l’escarboucle de l’abbaye de Saint-Victor de Paris. Le texte nomme le propriétaire légitime du manuscrit et menace quiconque voudrait le lui soustraire, le voler, le cacher ou en effacer la marque d’appartenance (son "titre"). Les interdictions s’enrichissent parfois de condamnations sévères qui perdureront jusqu’au temps du jugement dernier. »

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    Légende de la photo : « Isidorus Hispalensis, De summo bono, manuscrit Latin 12268, 1086-1100. "Hic est liber Sancti Petri Fossatensis. Si quis eum furatus fuerit, anathema sit." "Ce livre appartient à Saint-Pierre des Fossés [aujourd’hui Saint-Maur-des-Fossés]. Si quelqu’un l’a volé, qu’il soit anathème."

     

    La librairie Mollat de Bordeaux nous propose sur Instagram une nouvelle série de « Book face » :

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    Le site Internet de Mollat : https://blogs.mollat.com/

     

    Vu sur Facebook « Le pouvoir d’un livre » création de l’artiste mexicain Jorge Méndez Blake pour représenter « l’effet de la culture ».

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    Sur l’artiste : http://www.meessendeclercq.be/pdf/mendez_blake_fr.pdf et https://www.zerodeux.fr/reviews/jorge-mendez-blake-projets-pour-une-possible-litterature/

  • Du nouveau chez Gibert 130 ans

    La librairie Gibert figure en tête du classement Livres Hebdo des 400 premières librairies françaises établi en 2018 et se réorganise comme nous l’apprend Livres Hebdo (article payant) : « Gibert Joseph, qui a repris il y a tout juste un an son cousin Gibert Jeune, a entamé une réorganisation d’ensemble. » Une réunification qui met fin à plus de 90 ans de conflit et de concurrence entre deux héritiers de Joseph Gibert qui fonda sa première boutique en 1888.

    L’article de Clarisse Normand annonce une réorganisation des offres entre les sept points de vente situés autour de la place Saint-Michel et signale que le magasin principal Gibert Jeune-rive gauche au 5, place Saint-Michel revient à une offre généraliste.

    Autre changements, « la papeterie et les ouvrages scientifiques et techniques, qui avaient rejoint les lieux il y a deux ans, en repartiront pour s’installer de l’autre côté de la place. La vente de produits dérivés, jugée insuffisante, est abandonnée.» Le 5e étage du vaisseau historique est réaménagé en salle de réunion. Cette nouvelle stratégie est menée par Franck Ferrière, 58 ans, ancien président du groupe Livre Diffusion, et nouveau directeur de Gibert Jeune, elle devrait être effective début juin.

    Un site Internet baptisé Gibert.com va regrouper les deux marques, Jeune et Joseph : « Plus ergonomique, plus fluide et davantage en lien avec les magasins via de nouvelles fonctionnalités de "click & collect" et "store to Web", le nouveau site accueille déjà Gibert Joseph et prochainement Gibert Jeune. »

    Selon Livres Hebdo, la librairie sera également présente au Printemps Nation (Paris 20e), où elle prendra la suite de la librairie Le Merle moqueur qui occupait un corner depuis 7 ans.

    Jusqu’à présent l’enseigne Gibert Joseph possédait une quinzaine de magasins dans plusieurs villes de France, Versailles, Toulouse, Grenoble, Montpellier, Marseille, etc.. A Paris tous les magasins sont situés sur la rive gauche de la Seine dans le quartier Saint-Michel.

    A lire : Gibert, des générations de libraires

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    Photo : Document Actualitté.com / Gabriella Alu', CC BY-NC-ND 2.0

     

  • Les Bouquinistes des quais de Seine

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    Les Bouquinistes sur les quais de bord de Seine font partie du décor touristique de Paris, mais c’est également un métier que la capitale aimerait voir classer au Patrimoine immatériel de l’Unesco.

    Le Figaro republie à cette occasion un article paru dans ses colonnes en 1910 racontant l’histoire de ses libraires particuliers : « Les premières «occasions» se rencontrent, au seizième siècle, dans les échoppes de la rive gauche, sous l'amoncellement des bric-à-brac. Puis le Pont-Neuf achevé, en 1607, parmi les charlatans, chanteurs, faiseurs de gazettes et de libelles, s'établissent des « débitants de livres ». Les invendus des grands libraires de la Galerie du Palais : Sercy, Courbé, Barbin, s'en allaient : parer les rebords du Pont-Neuf qui formaient, selon l'expression d'un contemporain, le double rayon de la plus vaste bibliothèque. »

    Dès leur création les bouquinistes ce sont spécialisés dans le livre d’occasion, on trouve encore aujourd’hui des ouvrages hors-circuit ou anciens mais également des journaux de différentes époques et, survie économique exige, des cartes postales, posters, et autres Tours Eiffel souvenir.

    Le Monde recense 210 marchands et relaie l’action de Jérôme Callais, président de l’association culturelle des bouquinistes de Paris pour une reconnaissance de ce « dernier petit métier de Paris ». Un comité de soutien a même été créé et l’écrivaine Anna Gavalda en est une des premières supportrices. Elle déclare au Monde : « L’idée est géniale. Je suis étonnée que si peu de Parisiens connaissent le trésor extraordinaire que sont les bouquinistes. A chaque fois que j’attends le bus, je ne peux m’empêcher de leur acheter un livre. Paris sans les bouquinistes ne serait plus une fête ! », sourit-elle, en pensant à Hemingway. »

    Cependant rien n’est joué, la procédure administrative est longue, l’activité doit au préalable être inscrite à l’inventaire français du patrimoine culturel immatériel et surtout le dossier doit être soutenue par le ministère de la Culture déjà très sollicité par d’autres démarches du même type. En attendant les bouquinistes bénéficient d’un regain d’intérêt de la part des médias et il faut espérer que cette publicité permettra à cette profession menacée par « par Internet, le terrorisme, et le déclin de notre appétence culturelle » comme le disait en 2017 France Culture, de ne pas disparaître du paysage parisien.

    Photo : source Le Figaro et Rue des Archives/© Mary Evans/Rue des Archives

    Le Figaro recommande cette page de Gallica/BnF sur l’histoire des bouquiniste : http://gallica.bnf.fr/html/und/histoire/bouquinistes-parisiens-du-xixe-siecle

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