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Librairies - Page 2

  • Livre Paris 2019 le rendez-vous des lecteurs

    Le 3e baromètre Ipsos/Centre National des Lettres, dévoile que les lecteurs de livres sont plus nombreux. Livres Hebdo qui commente cette étude écrit que ce constat « traduit un élargissement du lectorat en 2019. Alors que 92% des Français ont lu au moins un livre, quel que soit son genre littéraire, au cours des 12 derniers mois, 88% se déclarent lecteurs, contre 84 % lors de la précédente étude en 2017.» Parmi les fidèles à la lecture on trouve les jeunes adultes (+ 9 points par rapport à 2017) lecteurs de mangas, comics, romans SF, et les femmes « âgées de 52 ans en moyenne ». L’hebdomadaire spécialisé précise « la tendance au rajeunissement se confirme là aussi, avec une présence importante de lectrices de mangas. » Le site Actualitté analyse également ces résultats (« Un Français sur trois lit pour être heureux et épanoui ») et constate « 51 % des hommes lisent plus facilement de la BD et 66 % des femmes des ouvrages pratiques, ou arts de vivre et loisirs. Notons qu’en fonction des générations, les disparités s’accentuent : le roman – littérature blanche – connaît une importante baisse chez les 35-49 ans par exemple. »

    Autant de profils de lecteurs que l’on retrouvera sans doute dès le 14 mars et jusqu’au 18 mars dans les allées du salon Livre Paris qui annonce une 39ème édition « particulièrement festive, créative, participative ».

    Livre Paris 2019, Louis-Ferdinand Céline, Erri de Luca,, Actualitté.com, Ipsos/CNL, Libération,Si la manifestation voit son nombre d’entrées diminuer d’années en années (l’entrée est payante, de 6 euros, tarif réduit, à 34 euros pour un coupe-file de 4 jours, tout ça moins cher en prévente) elle n’en reste pas moins un des événements les plus marquants organisés autour du livre et du monde de l’édition. A Paris. Signe de l’importance Libération, lui consacre un numéro spécial (voir photo) le jour de l’ouverture et toute la presse en parle.

    Au programme signatures (3000 auteurs et célébrités (sic) annoncés), débats, et événement en tout genres, avec en 2019 comme fils rouges thématiques « L’Europe et La Norme et ses limites ». Toutes les facettes de l’édition sont représentées, littérature, polar, sciences, BD, mangas, jeunesse.

    Le lecteur visiteur peut aussi se glisser dans les « Coulisses de l’édition » qui proposent de s’intéresser à l’histoire d’un éditeur, de découvrir les métiers de l’édition, ou celui de libraire « à l'heure où la profession doit affronter de nouveaux défis et faire face à des concurrents numériques de plus en plus présents. »

    Parmi les débats et rencontres on peut citer « Morale et littérature, des liaisons dangereuses ? », « La bd : une machine à stéréotypes ? », « La collection Bouquins, une aventure éditoriale de 40 ans », « Les réseaux sociaux et les mutations numériques du livre », « L’effondrement peut-il être une utopie pour sauver la planète ? », « Ces actes illégaux qui ont fait évoluer la loi : combats de femmes », « Erri de Luca, l’Europe au cœur », « Louis-Ferdinand Céline : la littérature a-t-elle tous les droits ? », etc., cette liste n’est qu’un petit échantillon des « temps forts » proposés par Livre Paris.

  • Ces libraires qui nous sont très proches

    Le système de distribution de la multinationale Amazon reste la bête noire des libraires mais ceux-ci, bien obligés de cohabiter, font face et s’organisent.

    Individuellement, notamment à Epinal où Isabelle Colin, responsable de la librairie "Quai des mots" a obtenu la fermeture du "locker" Amazon, des casiers pour récupérer les commandes, installé illégalement en face de son commerce. La libraire, soutenue par ses clients, les riverains et le réseau des librairies indépendantes, a porté l’affaire en Justice pour concurrence déloyale. Selon France 3, Amazon a fermé « son « armoire à colis » mais n’a pas confirmé qu’elle sera définitive, ce qui fait dire à la librairie qu’elle se réserve le droit de poursuivre la procédure judiciaire en référé et de demander le règlement d'une astreinte journalière. » si ce n’était pas le cas.

    L’action peut aussi être collective comme l’indique France Inter qui met en avant cette initiative de « 2500 libraires proposent une alternative à Amazon ». Cette librairie en ligne fédère 2500 libraires et référence 350 000 ouvrages, lalibrairie.com revendique la promotion des libraires indépendants. Le principe est simple on commande l’ouvrage et soit on le récupère chez le libraire le plus proche, soit on a la possibilité de le faire livrer à domicile en 24 à 72 heures, avec des frais de port compris entre 4€ et 50 centimes.

    Sur le site L’Info durable, Georges-Marc Habib, président de la Générale Librest, société propriétaire de lalibrairie.com, explicite l’objet de l’entreprise qui se veut « responsable éthiquement et socialement » : « Nous sommes une petite entreprise : la Générale Librest est une petite PMA avec moins de vingt salariés. Nous sommes installés sur le territoire français, nous payons nos salariés qui sont tous en CDI à temps complet et nous leur versons des primes en fonction de nos résultats. Nous sommes inscrits dans une vision sociale de ce que doit être une entreprise, responsable vis-à-vis des gens avec qui elle travaille. »

    Pour terminer cette illustration de la défense du libraire, on peut lire l’article de Paul Vacca « Pourquoi nous avons encore besoin des librairies à l'heure d'Internet », qui écrit sur le site du journal Le Vif : « Autrement plus sophistiqué que le stupide algorithme d'Amazon qui se contente de suivre notre parcours et d'acoquiner les livres qui ont été achetés ensemble par ses clients, l'algorithme du libraire est un sésame qui nous ouvre à notre propre désir, celui que nous ignorons encore. Pas un désir dont on aurait par avance cocher les cases - comme dans un site de dating - mais un désir inédit. »

    Quai des mots, Paul Vacca, Le Vif, Georges-Marc Habib, L’Info durable, lalibrairie.com, France Inter, Isabelle Colin,

  • Une librairie, un café, et l'addition

    Des cartes postales, des jeux, des expositions, et même des livres. On trouve de tout dans les libraires et dans certaines on peut même y croquer une salade ou prendre un café.

    En 2011, Christian Roy, directeur de l’Etablissement public de coopération culturelle (EPCC) Livre et Lecture en Bretagne faisait ce constat : « La Bretagne est la région qui concentre le plus de cafés-librairies en France ». Un phénomène né dans les années 1990 et qui depuis s’est étendu à toutes les régions françaises.

    Un concept qui vise à changer l’image de la librairie - un lieu où l’on ne fait que passer -, mais peut aussi contribuer à la santé économique de l’établissement.

    Olivier Pennaneac’h, chargé de l’économie au sein de l’agence régionale du livre (ARL) en Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) confiait en mars 2018 à Livres Hebdo à propos de la diversification de ces points de vente : « Elle se fait même depuis toujours. Mais face aux mutations des pratiques de consommations, à la dispersion des achats, à la désertification des centres-villes et à leur faible marge, les libraires éprouvent plus que jamais le besoin d’élargir leurs axes de diversification afin d’améliorer leur profitabilité. »

    Dans cet esprit, l’ARL a publié un guide pratique qui répond aux questions suivantes : « Que peut-on appeler librairie-café ? Pourquoi ouvrir un tel lieu ? Comment le mettre en place ? Quelles sont les règles juridiques qui s’y appliquent ? Quelles formations suivre ? Avec quel personnel ? Une librairie-café est-elle rentable ? »

    Un document réalisé par Gaëlle Pairel, coordinatrice de l’association des Cafés-Librairies de Bretagne, et Michel Ollendorff, consultant librairie au cabinet l’Esperluette. Gratuit, on peut télécharger au format Pdf à cette adresse : https://fill-livrelecture.org/publication-la-librairie-autrement-les-librairies-cafes-arl-paca/

    Commentant lui aussi la parution de ce guide le site Actualitté écrivait : « Pour autant, s’il est vérifiable que la marge augmente, cette diversification nécessite un investissement humain et économique important tant en termes de personnel que d’aménagement, de fixation des prix, de positionnement vis-à-vis de sa clientèle. Il importe donc de savoir comment communiquer sur cette offre nouvelle (…) ».

    Gaëlle Pairel,Michel Ollendorff, Romain Gicquiaux, Rosalie life, L'Autre Rive à Berrien, Marc Ledret, ARL Paca, Olivier Pennaneac’h, Christian Roy, Calibreizh, Katita Reynes

    Photo © Romain Gicquiaux extraite du site Rosalie life qui consacre un article au café librairie L'Autre Rive, à Berrien près d'Huelgoat en Bretagne, créé en 2006 par Marc Ledret et Katita Reynes. Le site publie également les coordonnées de seize cafés librairies bretons réunis sous la bannière Calibreizh (2016).

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