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Edition - Page 4

  • L'intelligence artificielle et le livre

    Ce qu’on nomme « L’intelligence artificielle », des machines qui fonctionnent comme le cerveau humain, est déjà présente dans de nombreux domaines et semble gagner l’édition.

    L’IA c’est le résultat du travail des algorithmes qui recensent, trient, analysent, des milliards de données que nous fournissons sur les réseaux numériques. En résultent des offres, des recommandations, censées correspondre à nos envies ou à nos goûts, supposés, comme le font déjà les « géants du Web », Google, Facebook, Amazon, Yahoo, Twitter, LinkedIn, etc..

    Charles Edouard Bouée, grasset, Scout Press, Simon & Schuster, cat Person, Michael Tamblyn, IA Livres Hebdo, Le livre n’échappera pas à cette exploitation. Michael Tamblyn, P-DG de Kobo, cité par Livres Hebdo a expliqué lors des Assises du livre numérique organisées par le Syndicat national de l’édition : « Imaginez un libraire se rappelant de tout ce que vous lui avez acheté comme livre, et de tout ce que vous lui avez dit que vous aimiez, et qui est en plus disponible 24 h sur 24 pour vous en recommandez d’autres, en fonction de ce qu’il sait : c’est ce que nous ambitionnons de faire ».

    L’intelligence artificielle c’est aussi la possibilité pour le livre d’utiliser les immenses bases de données accumulées par les ordinateurs. Livres Hebdo cite les éventuelles applications telles que l’analyse sémantique sur des fonds numérisé de la BNF pour déterminer la pérennité de courants d’idées, ou, le tri préalable des manuscrits, et présente des exemples concrets « prolongation du livre papier vers une lecture audio (Chaï), traitement du texte pour l’adapter à la lecture des dyslexiques (Movidys et Bayard), outil d’écriture de livre interactif (Adrénalivre) ou encore apprentissage scolaire individualisé (Domoscio). »

    Heureusement, l’intelligence des lecteurs, bien réelle celle-ci, peut encore déjouer tous les pronostics. Ainsi une nouvelle « Cat Person », publiée début décembre sur le site du New Yorker est devenue le deuxième article le plus lu en 2017 de ce magazine. Une surprise éditoriale qui a valu à son auteure Kristen Roupenian, 36 ans, enseignante à l'université de Harvard de signer un contrat pour deux livres avec Scout Press, du groupe Simon & Schuster.

    En photo : Charles Edouard Bouée « La chute de l’empire humain ou les mémoires d’un robot », (Grasset)

    Un article dans Paris Match : « Charles Edouard Bouée : "L’intelligence artificielle va bouleverser le monde" »

  • Le nouveau nouveau Magazine Littéraire

    Alors que l’on apprend que le constructeur Renault investit dans la presse en rachetant 40% de Sophia Publications appartenant à Claude Perdriel (fondateur du Nouvel Observateur), ce dernier reprend de son côté la main sur Le Magazine Littéraire.

    I-Autre-77200_360x440-le-nouveau-magazine-litteraire-n-1-janvier-2018.net.jpgCelui-ci devient Le nouveau Magazine Littéraire et amorce un virage éditorial puisqu’il « ambitionne d’être la revue des débats de la « gauche hors les murs ». Son directeur de la rédaction l’essayiste Raphaël Glucksmann déclare au Monde : « Il n’y a pas de ligne politique partisane, on veut offrir un regard littéraire sur le monde, raconter les idées, la société, les débats idéologiques ». Parmi les premiers signataires on note les noms de Najat Vallaud-Belkacem, Edgar Morin, Leïla Slimani, Michel Onfray.

    Une énieme aventure pour ce titre créé en 1966, et qui a changé plusieurs fois de propriétaire. Il a été détenu notamment par le groupe Artémis de François Pinault qui l'a cédé en 2014 à un groupe de quatre d’actionnaires, parmi lesquels Claude Perdriel. Le journaliste Maurice Szafran initiera une nouvelle formule pour relancer les ventes (voir chronique du 21 janvier 2015), en vain. Claude Perdriel est toujours l’actionnaire majoritaire du magazine désormais dissocié de Sophia Publications même s'il souhaite ouvrir le capital à d’autres investisseurs comme Xavier Niel (Free, copropriétaire du Monde).

    Plusieurs écrivains ont assuré la rédaction-en-chef de ce bi-mensuel à l’origine, devenu mensuel. On peut citer François Bott, Jean-Jacques Brochier, Laurent Nunez, José Macé-Caron, et Pierre Assouline.

    Sur Facebook Raphaël Glucksmann écrit :

    (…) « Pendant de trop longues années, le déclinisme et la tentation du repli, la pusillanimité et la xénophobie ont dominé notre paysage idéologique, médiatique et culturel. Comme si le pays de Voltaire et Montaigne, Gary et Rabelais, La Boétie et Zola s’était résigné à n’être que la nation de Maurras et de Maistre.

    Pendant de trop longues années, les « intellectuels-(dits)-de-gauche » - ce qui semblait être un pléonasme il y a quarante ans est presque devenu une contradiction - ont cédé du terrain, abandonné des mots, délaissé des causes, opté pour le nombrilisme et le défaitisme, le nombrilisme défaitiste et le défaitisme nombriliste.

    Il est temps de tourner cette page!

    Temps de retrouver le goût de l’aventure intellectuelle collective.

    Temps de renouer avec l’empathie qui est au cœur de la création littéraire comme de l’esprit humaniste.

    Temps de revisiter, repenser, réinventer l’Europe et le monde.

    Temps de "donner un sens plus pur aux mots de la tribu », la mission éminemment politique que Mallarmé assignait à la poésie.

    Temps, aussi, d’en finir avec les esprits douaniers, de décloisonner la littérature, le cinéma, la philosophie, la sociologie, l’Histoire, la géographie ou la science.

    Temps, enfin, de construire une maison commune. (…) »

    Dans les kiosques depuis le 18 décembre 2018.

    En photo, la couverture du Nouveau Magazine littéraire, on est loin des flamboyantes couvertures dessinées autrefois par le peintre Raymond Moretti.­­

  • L'envie d'avoir envie de lire sur Johnny Hallyday

    Plus grand monde ne peut ignorer la disparition à 74 ans du chanteur Johnny Hallyday à qui des milliers de fans et nombre de médias ont rendu un hommage national et populaire. Une célébration qui se poursuivra sans aucun doute dans les libraires… en cette veille de Noël.

    Grund.jpgLe magazine professionnel Livres Hebdo dénombre (avec Electre) 55 livres édités depuis 1984, et indique que « depuis l'annonce du décès de la star française survenu cette nuit, les éditeurs ont avancé certaines de leurs parutions ou lancé des rééditions. » Parmi eux, l’éditeur Gründ qui publiera le 21 décembre un album photo de Daniel Angeli et Bernard Pascuito, intitulé Johnny (photo). Le même éditeur avait en 2013 publié « Johnny Hallyday » de Jean-François Chenut.

    Le premier tome de « Destroy » autobiographie de Johnny Hallyday éditée par Michel Lafon a été publié en 1996. En 2003, les 3 tomes de la saga (689 pages) ont été proposés en intégrale dans un coffret bleu en imitation croco. Ce titre a été publié dans la collection le Livre de Poche.

    311563503.jpg« Johnny le guerrier » de Gilles Lhote est lui disponible en format broché et en format Kindle. Gilles Lhote a également publié « Johnny interdit »  en 2016 (Robert Laffont) et en 2012 « Johnny, le rock dans le sang » (Cherche midi), « Johnny le survivant » (Ramsay).

    Si Johnny Hallyday avait des fans inconditionnels, il avait aussi ses détracteurs. Le journal Charlie Hebdo a consacré plusieurs de ses couvertures au chanteur dont beaucoup étaient dessinées par Cabu. En 2011, le dessinateur a réuni ses dessins iconoclastes sur celui qui n’était visiblement pas son idole dans « Johnny c’est la France » (Les Echappés). johnny_1.jpg

    Bernard Violet, est aussi un auteur à s’être intéressé à Johnny avec deux livres : « Johnny : le rebelle amoureux » (Fayard, 2003) et « Johnny Hallyday pour les Nuls » (First, 2012).  Interviewé par L’Express après le décès du chanteur il dit : « Il était désarmant de franchise, très attachant. Lorsque je lui ai proposé de choisir une épitaphe, il a commencé par me dire: "Je veux quelque chose de très simple, avec Jean-Philippe Smet, pas Johnny Hallyday". Il aimait bien celle de Nikos Kazantzakis, l'auteur de Zorba le Grec: "Je ne crains rien. Je n'espère rien. Je suis libre". Et puis finalement, sa préférence est allée à: "Souvenez-vous de moi comme d'un homme sincère". »

    Dans-mes-yeux.jpgEnfin dernière autobiographie parue (en 2013) « Dans mes yeux » (Plon), écrite par Amanda Sthers. Une ultime confession dans laquelle il règle ses comptes avec le monde du show-business. In memoriam.

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