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Editeurs - Page 5

  • Les maux des correcteurs

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    Les correcteurs ont un rôle essentiel dans la réalisation d’un livre. Ce sont eux qui corrigent les fautes d’orthographe des auteurs, placent les virgules et les points au bon endroit, entre autres interventions sur le texte. Ce sont eux aussi qui vérifient les invraisemblances d’un récit et la cohérence des noms, des dates, des lieux. Ils portent un regard sur l’ensemble des signes, des caractères qui composent un manuscrit et veillent à ce qu’il soit correctement mis en forme avant d’être mis en page, imprimé, et diffusé.

    Mais voilà la crise de l’édition étant passée par-là et les éditeurs tentent, y compris dans ce domaine, de faire des économies. Si les grandes maisons d’édition ont encore des correcteurs attitrés et salariés, de plus en plus d’éditeurs externalisent ce travail pour faire baisser les coûts de revient ce qui amène les correcteurs professionnels à dénoncer une « ubérisation » de leur métier.

    En janvier 2018 on pouvait lire dans Le Figaro : « «Nos CDI nous contraignent à une rémunération fluctuante et à des périodes de chômage imposé non rémunéré et non indemnisé. Aucune obligation de salaire mensuel minimum n'est faite aux employeurs», déplorent les correcteurs qui ont lancé une pétition pour dénoncer leurs conditions de travail. Cette dernière a recueilli plus de 7.500 signatures dont celles de nombreux écrivains et de tous les membres de l'académie Goncourt. »

    Des négociations ont été entamées avec le syndicat national de l’édition (SNE) et portent sur les points suivants selon le site Actualitté.com :

    - les indemnités de licenciement, 

    - la cadence de travail, 

    - le lissage mensuel de la rémunération 

    - la compensation des pertes de revenus découlant d’un volume de travaux inférieur au volume annuel d’heures prévu dans la clause d’évaluation du niveau d’activité prévisible. 

    Les correcteurs ont même demandé l'intervention de la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, ex-éditrice faut-il le rappeler, et le ministère à répondu : « [S]ensible aux difficultés rencontrées par les correcteurs de l’édition », nous suivons « attentivement l’évolution des négociations en cours, conduites par les partenaires sociaux sous l’égide du ministère du Travail ».

    Les négociations continuent faute d'accord.

    Photo : Document Actualitté.com.

  • Mai 68 des pavés et des livres

    « J’ai décidé que je ne dirai rien pour les 50 ans de 68. J’ai fait les 2 ans, les 10 ans, les 15 ans, les 20 ans, les 25 ans, les 30 ans, les 35 ans, les 40 ans, les 45 ans, je n’ai plus rien à dire ! » a déclaré récemment Daniel Cohn-Bendit en acceptant toutefois un débat avec un autre meneur de l’époque Alain Geismar. D’autres se sont chargés de célébrer les événements de Mai 68 et notamment les éditeurs.

    Le site Babelio propose une liste d’ouvrages sur Mai 68. On y trouve les témoignages de ceux qui jeunes ont participé aux événements et ont ensuite poursuivi une belle carrière littéraire : Daniel Picouly avec « 68 mon amour » (Grasset), Thierry Jonquet « Rouge c’est la vie » (Seuil), Patrick Rotman « Mai 68 raconté à ceux qui ne l’ont pas vécu (Seuil), Jean-Bernard Pouy « Mes soixante huîtres » (éditions Folies d’encre), Hervé Hamon « Demandons l’impossible – Le roman-feuilleton de Mai 68 (Editions du Panama), Didier Daeninckx « Camarades de classe » (Gallimard).

    HO0870.jpgOn retrouve la plupart de ces titres sur BibliObs qui écrivait déjà en 2008 : « Si ça n'est pas une avalanche de pavés, ça y ressemble fort. Car chez les éditeurs, la frénésie commémorative est à son comble pour l'anniversaire de mai-68. Et il n'est pas sûr que l'imagination ait toujours pris le pouvoir... » Plusieurs des livres cités par Babelio y figurent mais sont complétés par des ouvrages d’analyse comme « 68 : une histoire collective [1962-1981] » (La Découverte) « Un ouvrage collectif de référence, dans lequel des chercheurs reviennent sur vingt années qui ont profondément transformé la société française », ou « Mai 68, la brèche, vingt ans après » (Fayard) avec les signatures d’Edgar Morin, Claude Lefort, Cornelius Castoriadis.

    Autre liste celle du site Des livres qui regroupe lui aussi un certain nombre de titres sur l’événement dont certains plus récents comme « Mai 68 par celles et ceux qui l’ont vécu » (éditions de l’Atelier/Médiapart), « Mai 68 un mouvement politique » (éditions Acratie), ou « Filles de Mai mon Mai à moi – Mémoires de femmes (éditions Le Bord de l’eau).

    De quoi lire en attendant les commémorations officielles - ou pas - du mois de mai 2018.

    En photo : la réédition par les éditions Hoëbeke/Gallimard du célèbre journal L’Enragé de Siné publié en 1968.

  • Quelques brèves sur l'actualité du livre

    Livre Paris et polémiques 2018

    Nouvelle polémique au salon Livre Paris après celle sur la rétribution des auteurs participants à des débats dans le cadre du salon Livre Paris (Marque Pages du 8 mars 2018), le président de la République Emmanuel Macron a ignoré lors de la visite inaugurale le stand Russe pourtant invité d’honneur de l’édition 2018. Un boycott justifié par la dénonciation par plusieurs pays de l'agression d'un opposant russe en Angleterre. Dans une lettre ouverte publiée par Actualitté.com « Natalia Turine, directrice de la librairie du Globe, qui anime le stand de la Russie à Livre Paris, et de la maison d'édition Louison, qui publie des auteurs russes, dénonce un geste qui pénalise à la fois son entreprise et les échanges culturels entre France et Russie. »

    L’aubaine d’un éditeur

    100 000 exemplaires vendus pour « Fils de la nation » présenté comme les mémoires de Jean-Marie Le Pen. D’après l’auteur, plusieurs maisons d’éditions auraient refusé son manuscrit finalement accepté par une petite maison d’édition. Selon Le Point : « Les éditions Muller, fondées en 1990 pour publier des récits militaires, n'avaient rien publié depuis 2014. Rachetées en 2009 par Guillaume de Thieulloy, proche des milieux économiques libéraux et catholiques traditionalistes, les éditions Muller comptent un peu plus de 80 titres à leur catalogue dont "10 très bonnes raisons de restaurer la monarchie". » Le tome 2 paraîtra en 2009. Chez le même éditeur.

    Tirez sur l’oiseau adaptateur

    Une nouvelle adaptation théâtrale du best-seller « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » de Harper Lee, disparue en 2016, ne semble ne pas plaire aux ayants-droit de l'écrivaine et comme toujours aux Etats-Unis cela passe par les avocats et les tribunaux. Selon TV5 Monde « inquiétés par des interviews d'Aaron Sorkin, chargé d'écrire le scénario de cette nouvelle adaptation, les héritiers de la romancière ont fait part de leurs inquiétudes au producteur. Après avoir consulté une première version de la pièce, ils ont notamment exprimé leur préoccupation quant à ce qu'ils considéraient comme une réécriture du personnage principal Atticus Finch. » L’AFP à l’origine de l’article précise que le livre « publié en 1960, prix Pulitzer en 1961, s’est vendu à plus de 40 millions d’exemplaires. Traduit en plus de 40 langues il s’en écoule encore 1 millions d’exemplaires chaque année. » Le livre a déjà été adapté au cinéma en 1962 et au théâtre en 1970 comme le rappelle le site de Radio Canada.

    Télé Gérard Collard

    Ceux qui auraient raté sur France 5 ou Sud Radio les chroniques littéraires de Gérard Collard libraire à St Maur-des-Fossés (La Griffe noire) doivent savoir que celui-ci a désormais sa propre chaîne télé sur YouTube « Griffenoiretv GérardCollard » où on le retrouve égal à lui-même.

    La vidéo du 8 mars 2018 :

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