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  • Les livres dans la poche

    Le livre publié au format poche est peut-être une des solutions à la crise qui traverse le monde de l’édition aujourd’hui. Son prix de vente et son accessibilité restent ses atouts majeurs.

    Au mois d’août Livres Hebdo constatait que les livres de poche, étaient les « champions de l’été » et que, dès fin juillet, les versions poche des long-sellers s’installaient durablement parmi les meilleures ventes.

    Henri Filipacchi, Daniel Filipacchi, Le Livre de Poche, Actualitte.com, Livres Hebdo, Guillaume Musso

    De nombreuses collections existent et beaucoup d’éditeurs ont la leur. Tous prennent exemple sur Le Livre de Poche « inventé » et popularisé en France par Henri Filipacchi le père du grand patron de presse Daniel Filipacchi. En 2017, France Culture lui consacrait une émission et écrivait : « Lorsqu'il lance la collection du Livre de Poche en 1953, Henri Filipacchi saisit une idée dans l'air du temps et qui a déjà fait son chemin à l'étranger, en Angleterre (avec la collection Penguin Books depuis 1935) et aux Etats-Unis notamment. Pour avoir travaillé sur de prestigieuses collections, telles que "La Pléiade", il a une grande connaissance du secteur de l'édition et de sa distribution. Il veut à présent impulser une nouvelle dynamique : rééditer dans un format plus petit et à moindre coût un classique pour le rendre plus accessible. Un idéal de démocratisation culturelle qu'il connaît bien, lui qui a sillonné les routes de France dans les années 1930 avec un "bibliobus", un bus transformé en bibliothèque. »

    Henri Filipacchi, Daniel Filipacchi, Le Livre de Poche, Actualitte.com, Livres Hebdo, Guillaume Musso« Sur les 50 livres les plus achetés en 2018, 32 étaient des “poche” » titre le site spécialisé Actualitté.com qui rajoute : « Avec 11,9 millions d’exemplaires écoulés en 2018, le format poche a été le grand vainqueur. Et les auteurs français ont manifestement brillé de mille feux. On sait que Guillaume Musso a été le meilleur vendeur avec 1,6 million d’exemplaires sur l’année. »

    L’édition au format de poche reste pour les éditeurs une formule très rentable puisque qu’elle permet de poursuivre l’exploitation de nouveautés parues dans un format plus conventionnel (et plus cher), mais aussi de puiser dans un fonds de titres classiques dont les droits sont désormais dans le domaine public.

    Autre atout du livre de poche sa diversité éditoriale, littérature générale, policiers, essais, documents, pratique, classiques, de quoi envisager son avenir avec sérénité.

    A lire également : http://marquepage.20minutes-blogs.fr/archive/2013/02/28/le-livre-c-est-dans-la-poche.html

  • Tomi Ungerer nous laisse ses livres

    Le monde de l’édition jeunesse est en deuil avec la disparition à 87 ans du dessinateur Tomi Ungerer.

    Des générations d’enfants ont lu Les trois brigands, Jean de la Lune, Otto, Allumette, Le géant de Zeralda, et ce ne sont que quelques titres de la bibliographie de cet auteur qui en compte plus de 140 tout genres confondus.

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    Dans une série d’entretiens diffusée par France Culture il expliquait « Je fais des livres qui m’auraient plu quand j’étais petit. J'ai toujours été en contradiction avec les pédagogues qui disent qu'il ne faut pas traumatiser les enfants. Il y a toujours des éléments de peur dans mes livres, mais les enfants en fin de compte n’ont jamais peur. [...] On sous-estime les enfants. »

    Si Tomi Ungerer s’est fait connaître très tardivement en France grâce aux albums édités par L’école des Loisirs, sa réputation internationale s’est bâtie aux Etats-Unis où il a travaillé dans les années 1960 pour des titres prestigieux de la presse tels que Esquire, Life, Harper’s Bazaar, The New York Times, et comme affichiste*.

    Ses pamphlets satiriques (The Party) décrivant la société américaine des années 1960 ont contribué à sa notoriété. En 1969, l’album de dessins érotiques Fornicon fera scandale et entraînera le retrait de ses livres pour enfants des bibliothèques américaines pendant plus de 30 ans. Dessinateur engagé il militera contre la guerre au Vietnam, le racisme, le racisme, et très récemment l’élection de Donald Trump. Dans une interview à L’Humanité il disait encore récemment : « Ne me parlez pas de la liberté aux États-Unis. J’étais sur la liste noire du FBI. J’ai été arrêté comme communiste. Tout ça parce que De Gaulle avait été un des premiers à reconnaître le régime chinois et que la revue Newsweek m’avait proposé d’être son premier reporter. Mon visa a été refusé et les États-Unis m’ont menacé de confisquer mes biens. La liberté, c’est d’abord « In gold we trust », et la statue de la liberté accueille les migrants en tournant le dos à l’Amérique. »

    Strasbourg, sa ville natale, a inauguré en 2007 un musée entièrement dédié à son œuvre. Tomi Ungerer lui confiera plus de 11.000 dessins originaux, des sculptures, sa collection de jouets et de nombreux livres.

    En 2016, il déclarait lors d’une exposition réunissant nombre d’illustrateurs qui célébraient ses 85 ans : « Je suis un agent provocateur et c’est ma distraction ».

    Derniers livres publiés en 2018: Ni oui, ni non (Ecole des Loisirs), et In extremis (Les Cahiers dessinés).

    * Le Musée Tomi Ungerer présente jusqu’au 17 mars 2019 L’exposition América qui rassembre nombre de ses dessins de sa période américaine.

  • Polars à Lyon, Joël Dicker best-seller, ventes en berne, et Futuropolis en exposition

    Polar

    Gomorra.jpgBonne nouvelle pour le festival Quais du Polar qui se déroulera à Lyon du 29 au 31 mars à Lyon, la manifestation aura comme invité d'honneur le réalisateur de films policiers Brian de Palma. Selon 20 minutes sera également présent Roberto Saviano, journaliste et auteur italien spécialiste de la Mafia italienne connu notamment pour son livre Gomorra (Folio). En 2018, il a publié Piranhas (Gallimard), roman qui raconte le parcours d'enfants mafieux dans la vieille ville de Naples. Autres participants attendus : Michael Connelly, Elisabeth George, Arthur Perez-Reverte, James Sallis, Chris Offutt, Tim Willocks, David Grann, Leif Davidsen.

    Best-sellers

    France Info nous apprend que « Le romancier suisse Joël Dicker est l'auteur francophone le plus lu en 2018 ». Son nom figure dans le palmarès annuel des ventes établi par L'Express, RTL et Tite Live. D’autres noms figurent dans cette liste d’heureux auteurs, Nicolas Mathieu, Pierre Lemaître, mais aussi François Hollande, Amélie Nothomb, et Jean d’Ormesson pour ses deux derniers livres Et moi, je vis toujours et Un hosanna sans fin. Philippe Lançon est en quatrième position juste devant Guillaume Musso et Marc Levy, classé dixième.

    Méventes

    Le constat est inquiétant, Livres Hebdo annonce dans une étude publiée début février que les ventes de livres ont baissé en 2018 pour la deuxième année consécutive. La plus forte baisse depuis dix ans. France Info détaille « Les ventes de livres ont reculé de 1,7% l'an dernier par rapport à l'année précédente. L'année 2018 a été plombée par un très mauvais second semestre, analyse Livres Hebdo. Comparé au commerce, qui ne recule que de 0,2% en 2018, le livre est à la traîne. Si l'on excepte 2015 et 2016, le marché n'a cessé d'être en baisse depuis 2010. » Seul point positif la hausse de ventes des livres jeunesse, de la BD et des mangas, même si Vincent Monadé, président du Syndicat national de l'édition (SNE) estime que "le temps consacré à la lecture au quotidien ne cesse de reculer".

    Futuropolis

    Nicolas Mathieu, Pierre Lemaître,François Hollande, Amélie Nothomb,Philippe Lançon, Guillaume Musso, Livres Hebdo, Vincent Monadé, Futuropolis, Etienne Robial, Florence Cestac, Musée de la BD Angoulême, Michael Connelly, Elisabeth George, Arthur Perez-Reverte, James Sallis, Chris Offutt, Tim Willocks, David Grann, Quais du Polar, Brian de PalmaRoberto Saviano, Leif Davidsen, DargaudFrance InfoJean d’Ormesson,,Le musée de la bande dessinée à Angoulême présente jusqu’au 19 mai 2019, une exposition consacrée aux éditions Futuropolis et surtout à ses créateurs Etienne Robial et Florence Cestac. A propos de ses albums Etienne Robial explique : « Les personnages, les héros nous intéressaient moins que les auteurs. Nous étions centrés sur ces derniers. On voulait les mettre en avant avec leurs noms en grand sur la couverture. Et je n’intervenais jamais sur le contenu d’un livre. L’auteur arrivait avec un projet, je ne modifiais rien à l’intérieur. »

    Une livre retrace cette épopée éditoriale (1972-1994) : La Véritable histoire de Futuropolis, par Florence Cestac (paru en 2007 aux éditions Dargaud).

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