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  • Lire un livre de 400 pages en 2 heures

    Connaissez-vous Magali Rozo ?

    Cette habitante de Grandville (Manche), "ancienne professeure de français, reconvertie en psychopédagogue", est la championne de France 2018 de lecture rapide, capable de lire un roman de plus de 400 pages en moins de deux heures, un titre remporté au cours des championnats organisés à la mi-août à Paris par l’Association pour l’apprentissage et le cerveau (Apac).

    Une surprise pour la lauréate comme l’explique Ouest-France : « après avoir lu un livre de 422 pages en 1 h 57, avec une moyenne de 600 mots lus à la minute, et répondu à une vingtaine de questions de compréhension « parfois très précises », Magali Rozo a été sacrée championne de France de lecture rapide. Un titre qu’elle ne pensait absolument pas décrocher : « C’est une belle surprise. Contrairement à la majorité des participants, je n’étais pas du tout préparée et je n’étais même pas venue pour ça. Il y avait une super ambiance, pas d’esprit de compétition entre les participants, dont le plus jeune avait seulement 12 ans et le plus âgé, 77. »

    France Inter qui relate l’événement (vidéo ci-dessous), nous apprend que les candidats utilisent une technique nommée "mind mapping", « une représentation schématique des idées qui permettrait au cerveau de mieux les enregistrer pour les restituer» inventée par Tony Buzan, psychologue anglais, dans les années 1970. Selon Mohamed Koussa, professeur de lettres et d'histoire qui « peut engloutir 940 mots à la minute, près de quatre fois la vitesse de lecture moyenne » et champion 2017, « rien ne sert de lire sans retenir » aussi enseigne-t-il à ses élèves les « les cartes mentale » qui donnent donne des résultats extraordinaires aux examens.

    Lire vite et bien semble un objectif largement partagé depuis longtemps et dès le plus jeune âge si l’on en juge par le nombre d’ouvrages proposés de « L’art de lire vite et bien ! » de Bettina Soulez (éditions d’Organisation), à « Savoir lire… vite, bien, avec plaisir de Pauline Bel (éditions Demos), en passant par le classique des écoles « Je saurai lire vite… et bien » de A.Décatoire et N.Tenoux (Hatier-Lavauzelle).

    Reste à savoir ce que l’on fait du temps gagné à la lecture rapide d’un ouvrage ? On en lit un autre ?

    Lire vite France Inter.png

  • Où les écrivains passent-ils leurs vacances ?

    Quand Sigolène Vinson ( Les Jouisseurs, éditions de L'Observatoire), raconte sur France Culture dans l’émission de Nathalie Azoulai, L'Ecriture est un sport comme les autres, sa passion pour le surf, Bernard Lehut dans son émission estivale sur RTL « Chemins d’écrivains » part tous les dimanches à 12h 45, à la rencontre des lieux qu’aiment fréquenter les écrivains, Nice pour Véronique Olmi, Christian Bobin « entre Morvan et Bourgogne », ou le Finistère pour Yann Queffelec.

    Se ressourcer, s’abstraire du quotidien, changer d’horizon, retrouver ses racines, les vacances pour les écrivains ressemblent beaucoup à celles de leurs lecteurs. Ou presque.

    Au mois de juillet dans une tribune publiée dans Actualitté, Delphine Bertholon expliquait : « certes, je suis en vacances, mais je corrige quand même un roman jeunesse à paraître en début d’année, je prépare des rencontres pour la rentrée et, bien sûr, je lis beaucoup. Lire, ça fait partie du job. C’est de la joie — et du job. Je nage, aussi. En nageant, l’esprit se perd, les idées germent. Je suis en vacances et, de fait, c’est de cela dont j’ai envie de parler : de la notion de vacance. De l’importance du « vide » dans la création. »

    Les séjours de vacances sont aussi liés aux attaches familiales. Dans Le Maine libre, Cécile Pivot parle de « la maison des étés et des grandes fêtes de famille » de son père à Quincié dans le Beaujolais : « En piles audacieuses, mangeurs d’espace et dévoreurs de temps, les romans peuplent les souvenirs de Cécile Pivot lors de ses séjours en Beaujolais. Elle évoque le bureau paternel à côté de sa chambre, avec le lit une place colonisé par les livres de la rentrée. Pour une lectrice gourmande, c’est la tentation à portée de mains. » (…) « Je m’abstiens pourtant d’en emprunter, surtout depuis que mon père préside le Goncourt. Je craindrais trop d’emporter celui qui pourrait décrocher le prix. »

    NathalieAzoulai, Bernard Lehut,Véronique Olmi, Christian Bobin, Sigolène Vinson, RTL, Actualitté, Delphine Bertholon, Le Maine libre, Cécile Pivot, Bernard Pivot, Vanity Fair, Albert Camus,Guy de Maupassant, Amélie Nothomb, Jean d'Ormesson, Tatiana de Rosnay, France Culture, Françoise Sagan, Marguerite Duras, Edgar Morin, François Mauriac Yann Queffelec,  En 2017, le magazine Vanity Fair menait aussi l’« enquête » et sous le titre « Cigales & Crustacés », dévoilait « Les lieux de vacances mythiques des écrivains » : Albert Camus (Tipasa en Algérie), Guy de Maupassant (Côte d’Azur), Amélie Nothomb (lac d’Annecy), Jean d’Ormesson (Corse), Tatiana de Rosnay (Côte basque). France Culture toujours, nous propose également de nous intéresser aux lieux de villégiatures de quelques auteurs et nous savons tout sur les endroits préférés de Françoise Sagan, Marguerite Duras, Edgar Morin, ou François Mauriac qui disait à propos de ses vacances « J’irai dans mes maisons mais dans ces maisons je mènerai exactement la même vie que je mène ici, qui est de lire et d’écrire un peu. »

    Photo : affiche du festival Des livres et moi organisé par le Centre François Mauriac à Malagar nom de la maison de l'écrivain.

  • Des romans trop réels, V.S Naipaul, et des visas refusés

    Des romans trop vrais pour être honnêtes

    L’écriture se nourrit de l’imagination de l’auteur-e, mais également de son vécu, de ses expériences, des personnes de son entourage. Il s’agit ensuite d’écrire une histoire, de l’inventer. Certains pourtant ignorent cette étape et ce contentent de copier-coller la réalité pour en faire un roman. Prenant prétexte des déclarations de Séverine Servat de Rugy, épouse du président de l'Assemblée nationale, qui estime que le roman "Vivre ensemble" d'Émilie Frèche, à paraître le 22 août, porte atteinte à sa vie privée, France Info rappelle les démêlés judiciaires de « cinq romanciers condamnés pour s'être (un peu trop) inspirés de la vraie vie ». Les ouvrages cités en exemple sont "Fragments d'une femme perdue" de Patrick Poivre d'Arvor, "Colères" de Lionel Duroy, "Les Petits" de Christine Angot, "Belle et bête" de Marcela Iacub, et "La Ballade de Rikers Island" de Régis Jauffret. France Info détaille le contenu du roman, les de la plainte, et les décisions de justice. Séverine Servat de Rugy n’a pas demandé l’interdiction du livre mais a obtenu qu’un encart précisant qu'il s'agissait bien d'une "œuvre de fiction" soit inséré dans le livre.

    9782264017499FS.gifLa disparition de V.S. Naipaul

    La mort à 85 ans de l’’écrivain britannique Vidiadhar Surajprasad Naipaul, prix Nobel de littérature en 2001 et auteur de plus de trente ouvrages, aurait pu passer inaperçue en plein mois d’août si quelques journalistes n’étaient pas encore partis en vacances.

    Télérama écrit : « Ce romancier et essayiste voyageur était « l’écrivain plus opposé aux idées reçues et à la bien-pensance qu'on puisse imaginer » (dixit Télérama), portant un regard sans concession sur les sociétés post-coloniales, et notamment sur la place de l'islam chez les peuples non arabes », et republie un grand entretien qu’il avait accordé au magazine en 2001. Libération publie la réponse à la question posée en 1985 par le quotidien « Pourquoi écrivez-vous ? » : « Ne pas écrire, c’est ne pas contempler ; ne pas contempler, c’est se révéler incapable d’extraire le sens réel, la pleine valeur de son expérience ; c’est laisser la vie, le temps, s’écouler sans avoir de signification», et Le Figaro recommande les « Cinq livres de V.S. Naipaul à lire.

    Livres sans frontières

    Livres Hebdo nous apprend que une douzaine d’auteurs invités au Festival international du livre d’Edimbourg qui se déroulera du 11 au 27 août, se sont vus refuser l’entrée sur le territoire britannique : « Le festival, qui invite 900 auteurs et illustrateurs de 55 pays, fournit régulièrement une assistance dans les démarches de demande de visa. Nick Barley, directeur du festival, dénonce dans The Guardian un "processus de demande humiliant" qui dissuade les auteurs de venir sur le sol britannique. "Nous avons tellement de problèmes avec les visas, nous avons réalisé que c’est systématique. Nous voulons en parler et résoudre ce souci. Pas seulement pour le festival mais aussi pour les organisations culturelles au Royaume-Uni" ».

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